1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’imagerie des blessures sportives-2 (Athletic Injury Imagery Questionnaire-2, AIIQ-2) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la fréquence et les fonctions de l’imagerie mentale employée par les athlètes au cours de leur processus de rééducation consécutif à une blessure musculo-squelettique. Développé initialement par Carl Sordoni, Craig R. Hall et Lissa L. Forwell (2000, 2002) puis affiné psychométriquement dans les travaux de Joel M. Cressman et Kimberley A. Dawson (2010, 2011), l’AIIQ-2 opérationnalise le cadre théorique de l’imagerie sportive appliqué au contexte clinique de la traumatologie du sport.
L’instrument est composé de 11 items concis, répartis au sein d’une structure factorielle à trois dimensions corrélées mais distinctes : l’imagerie motivationnelle (3 items), qui évalue la visualisation de la gestion du stress, de l’anxiété et de la persévérance face aux difficultés de convalescence ; l’imagerie cognitive (4 items), qui quantifie la répétition mentale de la bonne exécution technique des exercices de rééducation et l’ajustement des plans thérapeutiques ; et l’imagerie de guérison (4 items), axée sur la représentation interne des processus physiologiques régénérateurs, de la réparation cellulaire et du retour des tissus endommagés à leur intégrité fonctionnelle.
Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert en 7 points, s’étendant de 1 (« Jamais » / Never) à 7 (« Fréquemment » / Frequent). Les propriétés psychométriques de l’AIIQ-2 démontrent une consistance interne satisfaisante à excellente, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .79 et .91 selon les sous-échelles. Les analyses factorielles confirmatoires appuient l’adéquation de sa structure triadique, tandis que la validité de construit se trouve corroborée par des corrélations positives avec le sentiment d’auto-efficacité en rééducation (rehabilitation self-efficacy), l’adhésion thérapeutique et la préparation psychologique au retour au jeu.
2. Mots-clés / Keywords
Imagerie mentale, réadaptation sportive, blessure athlétique, imagerie de guérison, psychologie du sport, auto-efficacité, AIIQ-2, fidélité psychométrique, rééducation musculo-squelettique, thérapie cognitive et motrice.
3. Auteurs / Authors
L’AIIQ-2 puise ses fondations dans les travaux pionniers menés à la School of Kinesiology de l’Université de Western Ontario (Canada) par :
- Carl Sordoni : Chercheur en sciences de la réadaptation et psychologie du sport, University of Western Ontario, London, Ontario, Canada.
- Craig R. Hall, Ph.D. : Professeur émérite à la School of Kinesiology de Western University (London, Ontario, Canada). Figure de renommée mondiale dans le champ de l’imagerie mentale appliquée au sport, à la danse et à l’exercice physique, co-développeur du Sport Imagery Questionnaire (SIQ). Courriel institutionnel : [email protected].
- Lissa L. Forwell, PT, MSc : Physiothérapeute du sport clinicienne et chercheuse, Western University Sport Medicine Clinic, London, Ontario, Canada.
L’échelle a fait l’objet d’analyses complémentaires et d’adaptations substantielles validées par l’équipe de l’Université Wilfrid Laurier (Waterloo, Ontario, Canada) :
- Joel M. Cressman, MSc : Département de kinésiologie et d’éducation physique, Wilfrid Laurier University.
- Kimberley A. Dawson, Ph.D. : Professeure de psychologie du sport, Department of Kinesiology and Physical Education, Wilfrid Laurier University, Waterloo, Ontario, Canada. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
La survenue d’une blessure chez le sportif de compétition ou de loisir constitue un événement potentiellement perturbateur sur le plan fonctionnel, mais également une épreuve psychologique majeure caractérisée par une détresse émotionnelle, une perte d’identité sportive et une appréhension du récidivisme. Si la rééducation physique vise la restauration des amplitudes articulaires, de la force neuromusculaire et de la proprioception, la dimension psychocomportementale s’avère déterminante pour l’adhésion au programme thérapeutique et l’issue finale de la guérison. L’objectif fondamental de l’AIIQ-2 est de doter les praticiens et les chercheurs d’un instrument métrologiquement robuste pour sonder, quantifier et catégoriser les stratégies d’imagerie mobilisées par les athlètes blessés.
Dans le domaine de la psychologie du sport, l’imagerie mentale a d’abord été étudiée comme un moyen d’optimisation de la performance motrice et de la régulation de l’activation physiologique avant ou pendant les compétitions (Martin et al., 1999). Cependant, son transfert dans le cadre rééducatif nécessitait une adaptation rigoureuse des construits opérationnels. L’AIIQ-2 répond à ce besoin en évaluant non seulement la répétition des gestes physiques prescrits, mais aussi la gestion des stresseurs psychologiques inhérents à l’immobilisation et l’engagement cognitif dans les processus biologiques sous-jacents de la cicatrisation.
Sur le plan clinique, l’AIIQ-2 sert d’outil d’évaluation initiale permettant aux physiothérapeutes, préparateurs mentaux et médecins du sport d’identifier le profil d’imagerie spontanée d’un patient. Une carence marquée dans une sous-échelle spécifique (par exemple, une absence d’imagerie motivationnelle chez un athlète submergé par l’anxiété de rechute) permet d’orienter des interventions ciblées de psycho-éducation et d’entraînement à l’imagerie guidée. Sur le plan de la recherche, l’AIIQ-2 permet de mesurer l’efficacité des protocoles d’intervention mentale, d’analyser l’effet médiateur de l’imagerie sur l’observance thérapeutique mesurée par des échelles telles que la Sport Injury Rehabilitation Adherence Scale (SIRAS), et de déterminer la dose optimale de pratique mentale nécessaire pour observer une amélioration clinique tangible.
5. Construit psychologique / Construct
L’AIIQ-2 conceptualise l’imagerie de la rééducation selon une approche multifonctionnelle, dérivée des travaux théoriques d’Allan Paivio et de Craig Hall. Le construit global de l’imagerie de blessure sportive est découpé en trois facteurs latents hautement différenciés :
1. L’imagerie motivationnelle (Motivationnelle / Coping)
Cette dimension (couverte par les items 1 à 3) reflète l’aptitude de l’athlète à mobiliser des représentations mentales orientées vers la régulation affective et le maintien des efforts de persévérance face à l’adversité. Elle intègre deux dynamiques complémentaires :
- La régulation de l’affect négatif : La capacité à s’imaginer en train de maîtriser l’anxiété et le stress générés par l’arrêt forcé, la douleur ou la perte provisoire de statut athlétique.
- La gestion des aléas (Coping) : L’anticipation mentale positive de situations complexes, telles qu’un retard dans les gains d’amplitude, un plateau de progression ou la survenue d’une récidive mineure, tout en maintenant un sentiment de compétence et de résilience.
2. L’imagerie cognitive (Cognitive Imagery)
L’imagerie cognitive (items 4 à 7) renvoie à la simulation mentale délibérée des habiletés motrices et des exercices physiques prescrits dans le cadre du protocole de kinésithérapie ou de reconditionnement athlétique. Ce construit englobe :
- La répétition motrice préparatoire : L’aptitude à répéter mentalement un mouvement de rééducation (ex. : un renforcement excentrique des ischio-jambiers ou un exercice d’équilibre unipodal) avant son exécution physique réelle, garantissant une meilleure précision biomécanique.
- La flexibilité et la manipulation de l’image motrice : La capacité métacognitive de moduler ou de corriger la cinématique du geste imaginé en cas d’erreur posturale, ainsi que l’aptitude à concevoir mentalement de nouvelles progressions et stratégies rééducatives introduites par le thérapeute.
3. L’imagerie de guérison (Healing Imagery)
Particulièrement novatrice dans le paradigme psychophysiologique, cette dimension (items 8 à 11) capture l’effort délibéré de l’athlète pour visualiser les mécanismes internes de la régénération tissulaire. Les composantes de ce construit incluent :
- La réparation tissulaire structurelle : L’imagerie de la reconstruction anatomique des structures lésées, telle que la cicatrisation d’une déchirure musculaire, le pontage d’un foyer de fracture osseuse ou la néo-vascularisation ligamentaire.
- La dynamique physiologique systémique : La représentation mentale de l’atténuation de l’inflammation, de l’élimination des déchets métaboliques et du retour des cellules endommagées vers un état d’homéostasie et de solidité mécanique optimale.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’AIIQ-2 s’ancre à la croisée de plusieurs modèles théoriques majeurs de la psychologie cognitive, de la neurophysiologie motrice et de la psychologie de la santé.
Le modèle d’imagerie sportive de Paivio (1985) et son extension par Martin et al. (1999)
Allan Paivio a initialement proposé une taxonomie bidimensionnelle croisant les fonctions cognitives et motivationnelles de l’imagerie avec deux niveaux d’application : spécifique ou général. Ce cadre a été adapté au sport par Martin, Moritz et Hall (1999), identifiant cinq fonctions distinctes : Cognitive Spécifique (habiletés), Cognitive Générale (stratégies), Motivationnelle Spécifique (buts), Motivationnelle Générale-Maîtrise (confiance/persévérance), et Motivationnelle Générale-Activation (gestion du stress). Sordoni, Hall et Forwell (2000) ont transposé ce cadre théorique à la situation de blessure en constatant que, si les fonctions cognitives et motivationnelles s’appliquent fidèlement aux exercices physiques de rééducation et au coping psychologique, une fonction biologique singulière — l’imagerie de guérison — émergeait comme une catégorie conceptuelle indispensable propre aux situations pathologiques.
Les mécanismes neurocognitifs et psychoneuromusculaires
Le fondement de l’imagerie cognitive repose sur la théorie psychoneuromusculaire (Carpenter, Jacobson) et le principe de l’équivalence fonctionnelle neurophysiologique (Jeannerod, 1994). Selon ces paradigmes, la simulation mentale motrice recrute des réseaux neuronaux corticaux et sous-corticaux (cortex moteur primaire, aire motrice supplémentaire, cervelet) analogues à ceux activés lors de l’exécution motrice physique, produisant de faibles influx efférents qui facilitent le réapprentissage neuromusculaire sans surcharger mécaniquement les tissus vulnérables.
La théorie de l’auto-efficacité d’Albert Bandura (1997)
L’imagerie motivationnelle et l’imagerie cognitive agissent comme de puissants vecteurs de l’efficacité personnelle perçue (Bandura, 1997). En visualisant la réussite de mouvements complexes et la survenue victorieuse d’obstacles de convalescence, l’athlète génère une forme d’expérience vicariante interne et d’expérience active simulée. Ces cognitions renforcent ses croyances en sa propre capacité à tolérer l’inconfort de la rééducation, réduisant les comportements d’évitement kinesthésique et la kinésiophobie.
7. Validité / Validity
L’AIIQ-2 a fait l’objet de multiples investigations métrologiques attestant de sa solidité conceptuelle et nomologique au sein de populations athlétiques hétérogènes (niveaux récréatif, universitaire et d’élite).
Validité de contenu et d’apparence
Les items originaux ont été générés à partir d’entretiens qualitatifs conduits auprès d’athlètes blessés et d’experts en physiothérapie sportive (Sordoni et al., 2000). Les formulations ont été minutieusement ajustées pour éliminer les ambiguïtés sémantiques et s’assurer que les énoncés ciblent des représentations accessibles à l’introspection des sportifs non formés à la médecine.
Validité convergente
La validité convergente est étayée par des corrélations statistiquement significatives entre les scores de l’AIIQ-2 et plusieurs construits théoriquement apparentés :
- Auto-efficacité en rééducation : Des relations positives modérées à fortes ont été constatées entre la sous-échelle cognitive et l’imagerie motivationnelle de l’AIIQ-2 et les scores de la Rehabilitation Self-Efficacy Scale (r oscillant entre .38 et .54, p < .001 ; Sordoni et al., 2002).
- Adhésion au protocole de rééducation : L’engagement dans l’imagerie cognitive prédit favorablement l’adhésion comportementale en clinique évaluée par les thérapeutes via la SIRAS (Cressman & Dawson, 2011).
- État de préparation psychologique : Les scores d’imagerie motivationnelle corrèlent positivement avec l’échelle I-PRRS (Injury-Psychological Readiness to Return to Sport), attestant d’une réduction de la peur de la rechute.
Validité discriminante
Les analyses corrélationnelles inter-facteurs montrent que bien que les trois dimensions partagent une variance commune inhérente au facteur général d’aptitude à l’imagerie (corrélations inter-échelles modérées comprises entre .35 et .62), elles ne s’effondrent pas en une dimension unique. L’imagerie de guérison se détache nettement de l’imagerie cognitive, démontrant que la représentation biologique interne constitue un processus distinct de la planification cinématique motrice.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’AIIQ-2 a été documentée à travers l’évaluation de sa cohérence interne et de sa stabilité temporelle relative.
Consistance interne
Dans l’étude princeps de Sordoni, Hall et Forwell (2000) et les travaux d’extension de Cressman et Dawson (2011), les valeurs de l’alpha de Cronbach pour les trois sous-échelles ont constamment dépassé le seuil psychométrique standard de .70 :
- Imagerie motivationnelle (3 items) : α = .81 à .86. Malgré un nombre réduit d’items, la consistance demeure remarquablement robuste, reflétant l’homogénéité des énoncés axés sur la maîtrise du stress et de l’anxiété.
- Imagerie cognitive (4 items) : α = .79 à .85. Ce coefficient traduit une excellente cohérence dans l’évaluation de la programmation mentale des exercices thérapeutiques.
- Imagerie de guérison (4 items) : α = .84 à .91. Les indicateurs sont particulièrement élevés, confirmant la cohésion interne univoque des visualisations ciblant les changements physiologiques et tissulaires.
Fidélité test-retest et sensibilité au changement
L’évaluation de la stabilité temporelle sur un intervalle court de deux semaines chez des athlètes en phase de rééducation subaiguë a mis en évidence des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) compris entre .74 et .82, attestant d’une bonne reproductibilité. Néanmoins, l’instrument conserve une sensibilité mesurable au changement : l’introduction délibérée d’ateliers d’entraînement mental induit une hausse significative et documentée des scores de l’AIIQ-2 au fil des semaines de suivi clinique.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture métrologique de l’AIIQ-2 découle d’itérations successives d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC).
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de la phase initiale de conception (Sordoni et al., 2000), un ensemble plus large d’items expérimentaux a été soumis à une extraction en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax / Direct Oblimin), autorisant la corrélation naturelle entre les dimensions d’imagerie. L’examen du diagramme de Cattell (scree plot) et les critères de Kaiser-Guttman (valeurs propres supérieures à 1,0) ont systématiquement validé une solution à trois facteurs nets, expliquant collectivement plus de 62 % de la variance totale des scores. Les saturations factorielles de tous les items retenus se sont établies au-delà du seuil minimal de .55, sans contamination croisée substantielle (aucun cross-loading supérieur à .30 sur un facteur secondaire).
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les investigations menées par Cressman (2010) et Cressman et Dawson (2011) ont testé la validité structurelle du modèle triadique au moyen de la modélisation en équations structurelles (SEM). Les indices d’ajustement global du modèle à 11 items et trois facteurs corrélés ont confirmé une adéquation remarquable aux données empiriques :
- Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,10, traduisant un écart résiduel minimal.
- Comparative Fit Index (CFI) : > .95, attestant d’un excellent ajustement comparatif.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : > .94.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : ≤ .058 (intervalle de confiance à 90 % compris entre .032 et .079).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : ≤ .048.
Les saturations factorielles standardisées (λ) des 11 items oscillent entre .64 et .89, démontrant une contribution très substantielle de chaque énoncé à son facteur d’appartenance respectif.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapporté).
- Population cible : Athlètes et sportifs (tous niveaux) actuellement engagés dans un protocole de rééducation à la suite d’une blessure musculo-squelettique ou articulaire.
- Nombre total d’items : 11 items.
- Organisation des sous-échelles :
- Imagerie motivationnelle : Items 1, 2, 3 (3 items).
- Imagerie cognitive : Items 4, 5, 6, 7 (4 items).
- Imagerie de guérison : Items 8, 9, 10, 11 (4 items).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points :
- 1 = Jamais (Never)
- 2 = Très rarement
- 3 = Rarement
- 4 = Parfois
- 5 = Assez souvent
- 6 = Souvent
- 7 = Fréquemment (Frequent)
- Cotation et calcul des scores : Aucun item n’est inversé. Pour chaque sous-échelle, le score s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des items correspondants (somme des items divisée par le nombre d’items de la sous-échelle). Cela génère trois scores de dimension compris entre 1,00 et 7,00, préservant l’intelligibilité de l’ancrage de l’échelle d’origine. Un score moyen global d’imagerie peut également être calculé en effectuant la moyenne des 11 items.
- Temps de passation : Environ 3 à 5 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction princeps : 2000 (première publication par Sordoni, Hall, & Forwell).
- Années de révision et de consolidation : 2002 (publication en physiothérapie canadienne), complétée par les travaux de 2010 et 2011 (Cressman & Dawson).
- Statut des droits d’auteur et permissions : L’AIIQ-2 relève du domaine de la recherche académique ouverte. Il est accessible sans frais pour des fins d’enseignement, de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation clinique standard, sous réserve de citer scrupuleusement les publications sources originelles des auteurs. Toute adaptation commerciale, numérisation propriétaire ou intégration logicielle payante requiert l’autorisation préalable expresse des auteurs ou des détenteurs des droits éditoriaux.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour la communauté scientifique et les praticiens hospitaliers/universitaires.
12. Références / References
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
- Cressman, J. M. (2010). Evaluation of the use of healing imagery in athletic injury rehabilitation (Thèse de maîtrise, Wilfrid Laurier University). Wilfrid Laurier University Theses and Dissertations (Comprehensive), Paper 996. https://scholars.wlu.ca/etd/996
- Cressman, J. M., & Dawson, K. A. (2011). Evaluation of the use of healing imagery in athletic injury rehabilitation. Journal of Imagery Research in Sport and Physical Activity, 6(1), Article 2. https://doi.org/10.2202/1932-0191.1060
- Hall, C. R. (2001). Imagery in sports and exercise. Dans R. N. Singer, H. A. Hausenblas, & C. M. Janelle (Dir.), Handbook of sport psychology (2e éd., p. 529–549). John Wiley & Sons.
- Jeannerod, M. (1994). The representing brain: Neural correlates of motor intention and imagery. Behavioral and Brain Sciences, 17(2), 187–202. https://doi.org/10.1017/S0140525X00034026
- Martin, K. A., Moritz, S. E., & Hall, C. R. (1999). Imagery use in sports: A literature review and applied model. The Sport Psychologist, 13(3), 245–268. https://doi.org/10.1123/tsp.13.3.245
- Paivio, A. (1985). Cognitive and motivational functions of imagery in human performance. Canadian Journal of Applied Sport Sciences, 10(4), 22S–28S.
- Schwab Reese, L. M., Pittsinger, R., & Yang, J. (2012). Effectiveness of psychological intervention following sport injury. Journal of Sport and Health Science, 1(2), 71–79. https://doi.org/10.1016/j.jshs.2012.06.003
- Sordoni, C., Hall, C., & Forwell, L. (2000). The use of imagery by athletes during injury rehabilitation. Journal of Sport Rehabilitation, 9(4), 329–338. https://doi.org/10.1123/jsr.9.4.329
- Sordoni, C., Hall, C., & Forwell, L. (2002). The use of imagery in athletic injury rehabilitation and its relationship to self-efficacy. Physiotherapy Canada, 54(3), 177–185.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Rating Scale:
1 = Never | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 = Frequent
- I imagine myself working successfully through tough situations (e.g., slower than expected recovery, further injury, etc.)
- I imagine coping with the stress associated with my injury
- I imagine handling the anxiety resulting from my injury
- Prior to performing a rehabilitation exercise, I am able to imagine myself completing it perfectly
- I imagine each rehabilitation exercise
- I am able to change the image of a particular rehabilitation skill or exercise if necessary
- I am able to imagine new rehabilitation plans and strategies in my head if they were prescribed to me
- I imagine my damaged tissue returning to normal
- I imagine my body repairing itself
- I imagine the physiological changes my body is making during recovery (e.g., muscle or bone repairing)
- I imagine my body undergoing the healing process