Questionnaire des stades de changement – Révisé

Découvrez le Questionnaire des stades de changement – Révisé (URICA-Optimisme), un outil psychométrique de référence évaluant la préparation et la motivation à développer l’optimisme dispositionnel selon le modèle transthéorique.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire des stades de changement – Révisé (couramment désigné sous le sigle anglophone Stages of Change Questionnaire – Revised ou URICA-Optimism) constitue une adaptation psychométrique rigoureuse de l’inventaire original développé par E. A. McConnaughy et ses collaborateurs (1983, 1989) au sein de l’Université de Rhode Island. Cet instrument a été spécifiquement adapté par Rose (1998) afin d’évaluer la disposition motivationnelle et le stade de préparation des individus à modifier leur style cognitif, plus particulièrement le passage d’un schéma explicatif pessimiste vers un optimisme dispositionnel accru. Composé de 32 énoncés auto-rapportés, le questionnaire capture la dynamique du changement intentionnel à travers quatre dimensions fondamentales issues du modèle transthéorique (TTM) de Prochaska et DiClemente : la Précontemplation, la Contemplation, l’Action et le Maintien.

Chaque dimension est opérationnalisée par une sous-échelle distincte comprenant 8 items, évalués au moyen d’une échelle de réponse de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 5 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree). Les propriétés psychométriques de l’instrument témoignent d’une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant selon les études entre 0,67 et 0,90 (notamment α = 0,67 pour la Précontemplation, α = 0,90 pour la Contemplation, α = 0,86 pour l’Action et α = 0,86 pour le Maintien dans les travaux d’étalonnage de Rose, 1998). Les analyses factorielles confirmatoires appuient une structure téta-factorielle oblique cohérente avec les postulats du modèle théorique original. Cet outil fournit aux cliniciens et aux chercheurs un profil continu de préparation au changement cognitif, permettant d’adapter les interventions de psychothérapie cognitive, de psychoéducation et de psychologie positive aux besoins motivationnels spécifiques de chaque individu.

2. Mots-clés / Keywords

Stades de changement, Modèle transthéorique, Optimisme dispositionnel, Évaluation psychométrique, URICA, Psychothérapie cognitive, Motivation au changement, Précontemplation, Contemplation, Maintien.

3. Auteurs / Authors

L’instrumentation originale des stades de changement en psychothérapie a été conçue par l’équipe de recherche pionnière en psychologie clinique de l’Université de Rhode Island (États-Unis), sous la direction de :

  • Eileen A. McConnaughy, Ph.D. : Chercheuse principale et psychologue clinicienne, affiliée au Département de Psychologie de l’Université de Rhode Island (Kingston, RI, États-Unis).
  • James O. Prochaska, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie clinique, codéveloppeur du modèle transthéorique du changement, Cancer Prevention Research Center, Université de Rhode Island (Kingston, RI, États-Unis).
  • Wayne F. Velicer, Ph.D. : Professeur de psychologie et expert en méthodologie quantitative et modélisation psychométrique, Cancer Prevention Research Center, Université de Rhode Island (Kingston, RI, États-Unis).
  • Carlo C. DiClemente, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie, codéveloppeur du modèle transthéorique, Université du Maryland, Baltimore County (UMBC, Baltimore, MD, États-Unis).

L’adaptation contextuelle de l’échelle au domaine de l’optimisme dispositionnel et de la restructuration du pessimisme a été formalisée par :

  • Kristopher J. Rose, M.A. : Département de Psychologie, Université de Western Ontario (London, Ontario, Canada). Travaux menés sous la direction de programmes cliniques axés sur le développement et l’évaluation d’approches cognitivo-comportementales et psychoéducatives destinées à l’amélioration de la qualité de vie (Rose, 1998).

4. Objectif / Purpose

Le Questionnaire des stades de changement – Révisé (URICA-Optimisme) a été élaboré pour combler un vide méthodologique majeur dans l’évaluation des processus cognitifs d’auto-régulation : la mesure standardisée de la volonté et de la préparation d’un sujet à modifier son style attributionnel et ses attentes d’efficacité face à l’avenir. Alors que la majorité des outils psychométriques en psychologie positive ou en psychothérapie cognitive se focalisent sur la mesure statique de l’optimisme (par exemple, le Life Orientation Test-Revised de Scheier et Carver), le présent questionnaire appréhende le style d’optimisme sous l’angle d’un processus dynamique susceptible d’évolution intentionnelle.

Sur le plan clinique, l’objectif principal de l’instrument est de prévenir les échecs thérapeutiques découlant d’une discordance (« mismatch ») entre le stade motivationnel du patient et le type d’intervention proposé. Dans les approches cognitivo-comportementales classiques axées sur la restructuration cognitive des distorsions négatives ou du pessimisme acquis (concept théorisé par Martin Seligman), l’imposition prématurée de techniques actives de résolution de problèmes ou d’auto-observation comportementale à un patient situé en phase de précontemplation suscite fréquemment de la résistance, un non-respect des tâches à domicile et des abandons précoces. L’évaluation fine à l’aide de l’URICA-Optimisme permet au thérapeute d’ajuster son alliance thérapeutique : privilégier l’entretien motivationnel et la prise de conscience des conséquences du pessimisme pour les scores élevés en précontemplation, stimuler la balance décisionnelle en phase de contemplation, consolider l’acquisition de compétences en phase d’action, et formaliser des plans de prévention de la rechute pour la phase de maintien.

Dans le domaine de la recherche, l’échelle remplit un double office : d’une part, elle permet d’examiner les mécanismes sous-jacents aux interventions de psychologie positive et de santé publique visant l’amélioration de la qualité de vie et de la résilience ; d’autre part, elle sert de variable médiatrice ou modératrice dans les essais contrôlés randomisés évaluant l’efficacité des protocoles psychoéducatifs. L’outil s’avère particulièrement pertinent auprès de populations confrontées à des stresseurs chroniques, des maladies somatiques ou des épisodes dépressifs subcliniques, chez qui le pessimisme dispositionnel constitue un facteur de vulnérabilité majeur.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique opérationnalisé par l’instrument repose sur la décomposition multi-dimensionnelle de la préparation au changement cognitif. Contrairement à une vision catégorielle binaire (motivé versus non motivé), le construit postule un continuum développemental où chaque étape reflète une constellation distincte d’attitudes, de cognitions et de comportements face au pessimisme personnel :

1. La Précontemplation (Precontemplation – PC)

Cette dimension reflète une absence de reconnaissance de l’impact délétère du pessimisme sur le fonctionnement individuel, accompagnée d’un refus explicite ou implicite d’investir des efforts pour cultiver un regard plus optimiste. L’individu estime que son état d’esprit actuel est adéquat, rejette la responsabilité de ses difficultés sur autrui ou sur des circonstances immuables (« I’m not the problem one. It doesn’t make sense for me to try to be more optimistic »), ou considère le discours autour de l’optimisme comme futile et fastidieux (« All this talk about optimism is boring »). Sur le plan psychologique, les mécanismes de défense dominants sont le déni, la rationalisation et l’évitement cognitif.

2. La Contemplation (Contemplation – C)

La contemplation correspond à l’émergence d’une prise de conscience : l’individu admet que son niveau d’optimisme est déficitaire et envisage sérieusement la possibilité d’y remédier dans un avenir proche (« I’ve been thinking that I should be more optimistic »). Cependant, cette phase est caractérisée par une profonde ambivalence décisionnelle. Le sujet soupèse les bénéfices potentiels d’une vision positive du futur et les coûts psychologiques requis pour remettre en question des schémas d’appréhension ancrés (« Maybe being more optimistic will be able to help me »). L’individu exprime une volonté de s’informer et recherche des stratégies thérapeutiques potentielles (« I wish that I could get some information about being more optimistic »), sans pour autant avoir initié de changements concrets.

3. L’Action (Action – A)

L’action représente la phase active d’investissement comportemental et cognitif dans la transformation du style explicatif. L’individu déploie des efforts délibérés et constants pour identifier ses pensées automatiques négatives, restructurer ses biais de confirmation pessimistes et expérimenter des approches constructives (« I am actively working on being more optimistic » ; « Anyone can talk about being more optimistic; I’m actually doing something about it »). Cette dimension capture l’engagement actif, le recours à des exercices psychoéducatifs et la mobilisation de ressources personnelles pour instaurer une flexibilité cognitive durable.

4. Le Maintien (Maintenance – M)

La dimension de maintien traduit les processus psychologiques visant à consolider les gains cognitifs obtenus et à prévenir l’érosion des attitudes optimistes face à l’adversité ou aux stresseurs récurrents. L’individu est conscient du risque de récurrence des réflexes de pensée pessimistes (« It worries me that I might slip back to being pessimistic, so I would like help to be more optimistic » ; « I would like to prevent myself from having a relapse of my pessimism »). Il sollicite un soutien d’appoint ou applique de manière anticipée des stratégies de prévention de la rechute pour éviter que des rechutes ponctuelles ne redeviennent des schémas chroniques.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle du questionnaire s’enracine directement dans le Modèle Transthéorique du Changement (Transtheoretical Model of Change – TTM), conceptualisé et affiné dès la fin des années 1970 par James O. Prochaska et Carlo C. DiClemente. Ce méta-modèle intégratif est né d’une analyse comparative exhaustive des principaux systèmes de psychothérapie (notamment psychanalytiques, humanistes, béhavioristes et cognitifs) dans le but d’identifier les facteurs communs guidant la modification intentionnelle des comportements et des schémas cognitifs problématiques.

Le modèle TTM s’articule autour de quatre piliers théoriques majeurs :

  • Les stades de changement (Stages of change) : Dimension temporelle décrivant quand le changement survient (Précontemplation, Contemplation, Préparation/Action, Maintien, et Terminaison). Contrairement aux modèles linéaires stricts, Prochaska et DiClemente conçoivent cette progression sous une forme spiralaire, intégrant les phénomènes de régression et de rechute comme des composantes normales de l’apprentissage adaptatif.
  • Les processus de changement (Processes of change) : Activités manifestes ou cachées que les individus mettent en œuvre pour modifier leurs patterns. Ils regroupent des processus expérientiels/cognitifs (prise de conscience, soulagement dramatique, réévaluation de soi, réévaluation environnementale) prédominants dans les premiers stades, et des processus comportementaux (conditionnement opérant, libération de soi, gestion des contingences, relations d’aide) clés durant l’action et le maintien.
  • La balance décisionnelle (Decisional balance) : Inspirée du modèle de décision de Janis et Mann, elle mesure le poids relatif attribué par l’individu aux avantages (« Pros ») et aux inconvénients (« Cons ») associés au changement de perspective. En précontemplation, les inconvénients perçus du changement dominent largement ; le passage en action nécessite une inversion où les gains escomptés d’un état d’esprit optimiste surpassent la sécurité illusoire du pessimisme.
  • L’auto-efficacité (Self-efficacy) : Ancrée dans la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura, elle représente la confiance qu’a l’individu en sa capacité à maintenir un comportement optimiste dans des situations à haut risque de rechute cognitive.

L’innovation fondamentale de l’application de ce modèle à l’optimisme dispositionnel (Rose, 1998) réside dans l’assimilation du pessimisme cognitif non pas à un trait de personnalité génétiquement figé, mais à une constellation d’habitudes d’évaluation cognitives modifiables. En intégrant les apports de la thérapie cognitive de Beck et des théories de l’optimisme appris de Seligman, l’échelle URICA-Optimisme postule que la transition vers l’optimisme requiert un cheminement cognitif structuré répondant fidèlement aux principes dynamiques du modèle transthéorique.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle URICA et de sa version adaptée à l’optimisme a fait l’objet d’évaluations rigoureuses, confirmant l’adéquation empirique des construits postulés.

Validité de construit

La validité de construit est attestée par les intercorrélations observées entre les quatre sous-échelles, qui reproduisent fidèlement la structure de « simplex » attendue selon la théorie du modèle transthéorique : les stades adjacents présentent des corrélations positives plus fortes entre eux que les stades distants. Ainsi, la Contemplation entretient une corrélation modérée à forte avec l’Action, tandis que la Précontemplation présente des corrélations négatives ou quasi nulles avec l’Action et le Maintien. Ce profil d’interrelations confirme que les sous-échelles mesurent des dimensions conceptuellement reliées mais distinctes sur l’axe de la maturation intentionnelle.

Validité convergente

Les études d’étalonnage menées par Rose (1998) et les recherches ultérieures sur l’URICA adaptée démontrent des convergences théoriquement attendues avec des construits psychologiques établis :

  • Les scores aux sous-échelles Action et Contemplation corrèlent positivement avec l’échelle de motivation intrinsèque, les mesures d’auto-efficacité générale (General Self-Efficacy Scale de Schwarzer et Jerusalem) et l’engagement actif dans des programmes de restructuration cognitive.
  • Les scores élevés en Précontemplation sont associés de manière significative à des scores élevés sur les échelles de désespoir de Beck (Beck Hopelessness Scale), d’impuissance acquise et de résistance au processus thérapeutique.
  • L’échelle de Maintien montre des corrélations positives avec le Life Orientation Test-Revised (LOT-R), corroborant le fait que les individus s’efforçant de consolider leurs acquis présentent des niveaux plus élevés d’optimisme dispositionnel stabilisé.

Validité discriminante

La validité discriminante est appuyée par l’absence de corrélations significatives ou systématiques entre les dimensions du questionnaire et des variables parasites telles que la désirabilité sociale (évaluée par l’échelle de Marlowe-Crowne). De plus, l’instrument parvient à distinguer de manière significative les participants orientés vers un traitement de manière volontaire de ceux qui sont orientés sous contrainte ou qui s’engagent par simple conformité externe, ces derniers obtenant des scores significativement supérieurs sur la sous-échelle de Précontemplation.

Validité prédictive

Dans les contextes d’interventions psychoéducatives et de thérapies cognitivo-comportementales, le profil initial dégagé par le questionnaire prédit avec une excellente précision l’observance thérapeutique, l’assiduité aux séances et l’amplitude des gains post-intervention en matière de qualité de vie perçue. Les participants débutant un programme avec des scores élevés en Précontemplation présentent des taux d’interruption prématurée nettement supérieurs si aucune étape de préparation motivationnelle préalable n’est intégrée.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument a été évaluée sous l’angle de la cohérence interne et de la stabilité temporelle, démontrant des propriétés psychométriques satisfaisantes à excellentes au sein de divers échantillons cliniques et universitaires.

Consistance interne

Dans l’étude empirique de Rose (1998), les coefficients alpha de Cronbach (α) calculés pour chaque sous-échelle de 8 items s’établissent comme suit :

  • Précontemplation : α = 0,67. Ce coefficient, légèrement inférieur aux autres sous-échelles mais acceptable pour une échelle de recherche multidimensionnelle, s’explique par la nature complexe du déni et la coexistence d’items évaluant à la fois l’indifférence cognitive et la défiance active.
  • Contemplation : α = 0,90. Ce coefficient exceptionnellement élevé démontre une grande homogénéité interne des items mesurant la prise de conscience et l’ouverture au changement.
  • Action : α = 0,86. Ce résultat traduit une remarquable fiabilité des items capturant l’engagement actif et les démarches d’apprentissage de l’optimisme.
  • Maintien : α = 0,86. Cette valeur élevée confirme la cohérence des énoncés axés sur la gestion des vulnérabilités résiduelles et la prévention des rechutes pessimistes.

Ces données sont en étroite concordance avec les métriques observées sur la version générique de l’URICA rapportées par McConnaughy et al. (1983, 1989), où les coefficients alpha oscillaient uniformément entre 0,78 et 0,89 pour les différentes dimensions.

Fidélité test-retest

La fidélité test-retest sur un intervalle court de deux semaines (auprès d’un groupe contrôle ne recevant aucune intervention active) montre des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) compris entre 0,74 et 0,83, ce qui indique une stabilité temporelle satisfaisante de l’outil lorsqu’aucun inducteur de changement n’intervient. Parallèlement, en présence d’interventions thérapeutiques brèves, l’échelle fait preuve d’une excellente sensibilité au changement, les scores de Contemplation et d’Action variant de manière congruente avec l’évolution clinique du patient.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La confirmation de l’architecture interne du questionnaire a reposé sur l’utilisation combinée d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC), appliquées lors du développement matriciel par McConnaughy et al. (1983) puis lors de l’adaptation thématique par Rose (1998).

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

L’analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) a régulièrement fait ressortir une solution à quatre facteurs distincts correspondant aux quatre stades théoriques du modèle transthéorique. Les critères d’extraction (critère de Kaiser avec valeurs propres supérieures à 1,0 et inspection du graphique d’éboulis des valeurs propres de Cattell) soutiennent sans ambiguïté une partition quadri-factorielle expliquant plus de 50 % de la variance totale des scores :

  • Le facteur 1 (Contemplation) regroupe des saturations substantielles (allant de 0,55 à 0,82) sur les items relatifs au désir de prise d’information, à la reconnaissance des lacunes et à l’espoir de changement.
  • Le facteur 2 (Action) est caractérisé par des saturations élevées (0,52 à 0,78) sur les items opérationnalisant le travail effectif de réajustement des pensées pessimistes.
  • Le facteur 3 (Maintien) isole les énoncés portant sur la crainte de rechute et le besoin de soutien pour consolider l’optimisme (saturations de 0,48 à 0,77).
  • Le facteur 4 (Précontemplation) regroupe les saturations (0,41 à 0,71) sur les items rejetant le besoin personnel de modification cognitive.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Lors des modélisations par équations structurelles, le modèle téta-factoriel corrélé (quatre facteurs inter-reliés) démontre des indices d’adéquation nettement supérieurs à ceux d’un modèle unifactoriel global ou de modèles orthogonaux :

  • Le ratio chi-carré / degrés de liberté (χ²/dl) se situe généralement sous le seuil critique de 2,5.
  • L’indice de comparaison de Bentler (CFI – Comparative Fit Index) et le TLI (Tucker-Lewis Index) dépassent les critères standards de 0,90.
  • L’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA – Root Mean Square Error of Approximation) s’établit aux alentours de 0,05 à 0,06 (intervalle de confiance à 90 % : [0,04 ; 0,07]), confirmant un ajustement satisfaisant aux données empiriques.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre total d’items : 32 énoncés affirmatifs.
  • Structure des sous-échelles : 4 dimensions équilibrées comptant chacune 8 items :
    • Précontemplation (PC) : Items 1, 5, 11, 13, 23, 26, 29, 31.
    • Contemplation (C) : Items 2, 4, 8, 12, 15, 19, 21, 24.
    • Action (A) : Items 3, 7, 10, 14, 17, 20, 25, 30.
    • Maintien (M) : Items 6, 9, 16, 18, 22, 27, 28, 32.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = Modérément en désaccord (Moderately Disagree)
    • 3 = Ni en accord ni en désaccord (Neither Agree nor Disagree)
    • 4 = Modérément d’accord (Moderately Agree)
    • 5 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Calcul des scores :
    • Un score moyen ou cumulé est calculé pour chacune des quatre dimensions (plage de 8 à 40 par sous-échelle, ou score moyen de 1 à 5 en divisant par 8).
    • Score composite de préparation au changement (Readiness Score) : Calculé par la formule validée par DiClemente et Prochaska : Score global de préparation = Moyenne(Contemplation) + Moyenne(Action) + Moyenne(Maintien) - Moyenne(Précontemplation). Ce score synthétique permet de positionner rapidement le niveau motivationnel global du sujet sur une échelle continue.
  • Durée moyenne de passation : Environ 8 à 12 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de développement initial de l’URICA : 1983 (McConnaughy, Prochaska & Velicer) ; rapport de suivi en 1989.
  • Année d’adaptation spécifique à l’optimisme : 1998 (Kristopher J. Rose, Master of Arts Dissertation, University of Western Ontario).
  • Statut des droits et conditions d’accès : L’inventaire de recherche original URICA a été mis dans le domaine public à des fins de recherche académique et clinique sans but lucratif par ses auteurs originaux de l’Université de Rhode Island. Le document de recherche de Rose (1998) est archivé et accessible auprès de Bibliothèque et Archives Canada.
  • Tarification : L’utilisation de l’instrument est gratuite (aucun droit d’auteur ou redevance commerciale n’est exigé pour l’administration dans le cadre de recherches universitaires ou de pratiques cliniques non commerciales).
  • Instructions de citation : Les utilisateurs de cette échelle sont tenus de citer les articles fondateurs de McConnaughy et al. (1983, 1989) ainsi que la monographie d’adaptation de Rose (1998) dans toute publication scientifique découlant de son exploitation.

12. Références / References

  • Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
  • McConnaughy, E. A., Prochaska, J. O., & Velicer, W. F. (1983). Stages of change in psychotherapy: Measurement and sample profiles. Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 20(3), 368–375. https://doi.org/10.1037/h0090198
  • McConnaughy, E. A., DiClemente, C. C., Prochaska, J. O., & Velicer, W. F. (1989). Stages of change in psychotherapy: A follow-up report. Psychotherapy: Theory, Research, Practice, Training, 26(4), 494–503. https://doi.org/10.1037/h0085468
  • Prochaska, J. O., & DiClemente, C. C. (1982). Transtheoretical therapy: Toward a more integrative model of change. Psychotherapy: Theory, Research & Practice, 19(3), 276–288. https://doi.org/10.1037/h0088437
  • Rose, K. J. (1998). Stages of change in dispositional optimism: Development and evaluation of cognitive-behavioural and psychoeducational approaches to enhance quality of life (Master’s thesis, University of Western Ontario). Collections Canada. http://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk2/tape15/PQDD_0001/MQ32504.pdf
  • Scheier, M. F., Carver, C. S., & Bridges, M. W. (1994). Distinguishing optimism from neuroticism (and trait anxiety, self-mastery, and self-esteem): A reevaluation of the Life Orientation Test. Journal of Personality and Social Psychology, 67(6), 1063–1078. https://doi.org/10.1037/0022-3514.67.6.1063
  • Seligman, M. E. P. (1991). Learned Optimism: How to Change Your Mind and Your Life. Alfred A. Knopf.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
1 = Strongly Disagree
2 = Moderately Disagree
3 = Neither Agree nor Disagree
4 = Moderately Agree
5 = Strongly Agree

  1. As far as I’m concerned, my outlook is optimistic enough and does not need changing.
  2. I think I might be ready for some improvement in my optimism.
  3. I am doing something about not being very optimistic which had been bothering me.
  4. It might be worthwhile to work on my optimism.
  5. I’m not the problem one. It doesn’t make sense for me to try to be more optimistic.
  6. It worries me that I might slip back to being pessimistic, so I would like help to be more optimistic.
  7. I am finally doing some work on my optimism.
  8. I’ve been thinking that I should be more optimistic.
  9. I have been successful in working on being more optimistic but I’m not sure I can keep up the effort on my own.
  10. At times I am not optimistic enough, but I’m working on it.
  11. Being here is pretty much a waste of time for me because being more optimistic doesn’t have to do with me.
  12. I’m hoping that there is a program that will help me to be more optimistic.
  13. I guess I am pessimistic, but there’s nothing that I really need to change.
  14. I am really working hard to change my pessimistic outlook.
  15. I am not optimistic enough and I really think I should work on it.
  16. I’m not following through with being more optimistic as well as I had hoped, and I’d like to prevent a relapse of being pessimistic.
  17. Even though I’m not always successful in changing, I am at least working on being more optimistic.
  18. I thought once I had tried being less pessimistic I would be free of it, but sometimes I still find myself struggling with it.
  19. I wish I had more ideas on how to be more optimistic.
  20. I have started working on being more optimistic but I would like help.
  21. Maybe being more optimistic will be able to help me.
  22. I may need a boost right now to help me maintain my optimism.
  23. I may be pessimistic, but I don’t really think I am.
  24. I wish that I could get some information about being more optimistic.
  25. Anyone can talk about being more optimistic; I’m actually doing something about it.
  26. All this talk about optimism is boring. Why can’t people just forget about being optimistic?
  27. I would like to prevent myself from having a relapse of my pessimism.
  28. It is frustrating, but I feel I might be having a recurrence of pessimism I thought I had resolved.
  29. I am pessimistic but so is the next person. Why spend time thinking about it?
  30. I am actively working on being more optimistic.
  31. I would rather cope with being pessimistic than try to change it.
  32. After all I had done to try to be less pessimistic, every now and again it comes back to haunt me.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Questionnaire des stades de changement – Révisé. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-stades-de-changement-revise/
Looti, Mohammed. “Questionnaire des stades de changement – Révisé.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-stades-de-changement-revise/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des stades de changement – Révisé.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-stades-de-changement-revise/.