Questionnaire des Sentiments Personnels-2 (PFQ-2)

Le Questionnaire des Sentiments Personnels-2 (PFQ-2), conçu par Harder et Lewis, est un instrument psychométrique de référence permettant d’évaluer de manière fiable et différentielle la propension à la honte et à la culpabilité à travers 22 items affectifs.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé

Le Questionnaire des Sentiments Personnels-2 (Personal Feelings Questionnaire-2 ou PFQ-2), développé initialement par David W. Harder et Zalman J. Lewis en 1987 puis révisé et consolidé par Harder, Rockart et Cutler (1993), est l’un des instruments psychométriques d’auto-évaluation les plus reconnus pour mesurer la propension dispositionnelle à éprouver de la honte (shame proneness) et de la culpabilité (guilt proneness). Contrairement aux échelles basées sur des scénarios hypothétiques (telles que le TOSCA de Tangney), le PFQ-2 adopte une approche directe focalisée sur des adjectifs et de courtes locutions affectives, demandant aux participants d’évaluer l’intensité ou la fréquence à laquelle ils font l’expérience d’états émotionnels spécifiques au cours de leur vie quotidienne.

L’instrument se compose d’un total de 22 items évalués sur une échelle de type Likert en 5 points allant de 0 (« Je n’éprouve pas ce sentiment ») à 4 (« J’éprouve ce sentiment très fortement »). Parmi ces 22 énoncés, 10 items mesurent spécifiquement la propension à la honte, 6 items quantifient la propension à la culpabilité, et 6 items distracteurs (« filler items ») évaluent des états affectifs neutres, positifs ou généraux (comme la tristesse, l’euphorie ou la rage) afin de limiter les biais de désirabilité sociale et la focalisation excessive du répondant sur la détresse morale.

Sur le plan métrologique, le PFQ-2 démontre une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,76 et 0,85 pour la sous-échelle de honte, et entre 0,72 et 0,78 pour celle de culpabilité. Sa validité de construit, explorée à travers des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, confirme la séparation nette entre le pôle de la honte (associé à une dévaluation globale du soi, à l’impuissance et à l’anxiété sociale) et celui de la culpabilité (orienté vers des actes répréhensibles particuliers et le remords). Il s’agit d’un outil fondamental pour la recherche clinique, la psychopathologie et la psychologie de la personnalité.

2. Mots-clés

Honte dispositionnelle, culpabilité morale, psychométrie, évaluation de la personnalité, régulation émotionnelle, psychopathologie, affectivité négative, auto-évaluation, retrait social, réparation morale, PFQ-2, David W. Harder.

3. Auteurs

Le Questionnaire des Sentiments Personnels a été conçu et validé par une équipe de chercheurs nord-américains spécialisés en psychologie clinique et en évaluation de la personnalité :

  • David W. Harder, Ph.D. : Psychologue clinicien, professeur honoraire de psychologie à l’Université Tufts (Tufts University, Medford, Massachusetts, États-Unis). Ses travaux majeurs portent sur l’évaluation des affects moraux conscients et inconscients, les mécanismes de défense et les troubles de l’adaptation psychologique chez l’adulte.
  • S. J. (Zalman) Lewis, Ph.D. : Collaborateur scientifique initial ayant participé à la modélisation de la première version de l’instrument (PFQ-1) en 1987 au sein des programmes de recherche sur les traits de personnalité.
  • Lisa Rockart, Ph.D. et Leslie Cutler, Ph.D. : Chercheuses en psychologie clinique affiliées au département de psychologie de l’Université Tufts, co-auteures de l’étude de validation et d’extension empirique du PFQ-2 publiée en 1993.

Contact académique institutionnel : Département de Psychologie, Tufts University, 490 Boston Avenue, Medford, MA 02155, États-Unis.

4. Objectif

L’objectif fondamental du Personal Feelings Questionnaire-2 (PFQ-2) est d’isoler, de mesurer et de différencier empiriquement la vulnérabilité individuelle aux deux affects moraux négatifs prééminents que sont la honte et la culpabilité. Bien que fréquemment confondus dans le langage vernaculaire et dans certaines conceptualisations psychodynamiques anciennes, ces deux construits opèrent selon des dynamiques intrapsychiques, relationnelles et comportementales distinctes.

Dans le domaine de la recherche fondamentale, le PFQ-2 vise à surmonter les limitations des tests projectifs (comme le Test de Rorschach ou le TAT) et des échelles basées exclusivement sur des récits situationnels complexes. En proposant des marqueurs affectifs directs, l’instrument saisit l’accessibilité cognitive et la récurrence expérientielle brute des sentiments de honte et de culpabilité. Cette approche par adjectifs affectifs permet d’étudier comment les prédispositions émotionnelles interagissent avec d’autres dimensions de la personnalité, comme le névrosisme, le perfectionnisme inadapté, l’estime de soi globale et la propension à l’alexithymie.

Sur le plan des applications cliniques et psychopathologiques, le PFQ-2 permet d’objectiver la détresse silencieuse du patient. La recherche clinique contemporaine a démontré que la honte chronique est intimement corrélée aux troubles dépressifs majeurs, aux phobies sociales, au syndrome de stress post-traumatique (SSPT), aux conduites addictives (notamment l’abus d’alcool comme stratégie d’évitement ou d’auto-médication) et aux troubles du comportement alimentaire. À l’inverse, une culpabilité modérée peut refléter une adaptation morale saine, tandis qu’une culpabilité disproportionnée, ruminative ou persécutrice peut précipiter des décompensations obsessionnelles-compulsives ou dépressives. Le PFQ-2 fournit ainsi aux psychothérapeutes un profil diagnostique rapide pour identifier si la souffrance psychique est ancrée dans un effondrement de l’image de soi (honte) ou dans un conflit lié à la transgression de normes interpersonnelles (culpabilité).

5. Construit psychologique

Le PFQ-2 articule sa structure autour de deux construits centraux, accompagnés d’items tampons destinés au contrôle de validité écologique :

5.1. La propension à la honte (Shame Proneness)

La propension à la honte désigne la tendance stable d’un individu à réagir aux échecs, aux erreurs ou aux jugements d’autrui par une dévalorisation globale et douloureuse de sa propre identité. Selon les formulations théoriques intégrées au PFQ-2, l’expérience de la honte se caractérise par :

  • Une atteinte identitaire holistique : Le sujet ne se dit pas « J’ai fait une erreur », mais « Je suis une personne intrinsèquement défectueuse, ridicule ou méprisable ». Les items tels que Feeling ridiculous (Sentiment d’être ridicule), Feeling « stupid » (Se sentir idiot) ou Feeling laughable (Se sentir risible) illustrent cette mise à mal globale du soi.
  • Des corrélats somatiques et végétatifs intenses : La honte se manifeste par des réactions physiologiques visibles et incontrôlables, mesurées par l’item Feelings of blushing (Sensations de rougir).
  • Une impuissance réflexive et un désir de disparition : L’affect s’accompagne d’une paralysie psychique (Feeling helpless, paralyzed) et d’une prise de conscience aiguë de son exposition au regard critique d’autrui (Self-consciousness, Feeling disgusting to others, Feeling humiliated).

5.2. La propension à la culpabilité (Guilt Proneness)

La propension à la culpabilité renvoie à la disposition à ressentir une tension morale, des remords ou une souffrance intérieure spécifiquement consécutive à une action, une inaction ou une pensée perçue comme dommageable pour autrui ou contraire à son propre code moral. Le focus n’est pas placé sur le soi dans sa totalité, mais sur un comportement identifiable :

  • L’inquiétude empathique et la crainte du préjudice : L’individu manifeste une préoccupation active quant aux conséquences de ses actes (Worry about hurting or injuring someone).
  • L’évaluation normative et le jugement de justice : Le sujet reconnaît qu’un blâme extérieur ou intérieur est légitime en raison de sa conduite fautive (Feeling you deserve criticism for what you did).
  • L’affect de réparation et de repentance : La culpabilité se traduit par des affects de contrition (Remorse, Regret, Mild guilt, Intense guilt) qui incitent classiquement l’individu à confesser sa faute, à s’excuser ou à réparer le tort causé.

5.3. Les affects distracteurs (Filler Items)

Les 6 items non comptabilisés dans les scores diagnostiques de honte et de culpabilité sont : Sadness (Tristesse), Depression (Dépression), Rage (Rage), Euphoria (Euphorie), Mild happiness (Légère joie) et Enjoyment (Plaisir). Ils permettent d’éviter que le test ne devienne un inducteur massif d’affect négatif stéréotypé et diluent l’intention de mesure auprès du sujet pour préserver la spontanéité des réponses.

6. Cadre théorique

Le développement du PFQ-2 s’inscrit au carrefour de la théorie psychodynamique moderne de l’affect et de la psychologie cognitive des émotions. Trois figures théoriques majeures constituent le socle conceptuel de l’instrument :

6.1. La conceptualisation pionnière de Helen Block Lewis (1971)

Dans son ouvrage de référence Shame and Guilt in Neurosis (1971), la psychanalyste et chercheuse Helen Block Lewis a posé la distinction fondamentale reprise par Harder et Lewis :

« Dans la honte, le soi est la cible directe de l’évaluation hostile (« Je suis mauvais »), ce qui provoque l’impuissance, la paralysie et l’état de fusion entre le juge et le jugé. Dans la culpabilité, le soi demeure intact et c’est l’acte qui devient l’objet de la réprobation (« J’ai commis une mauvaise action »), laissant le sujet actif pour réparer. »

Cette dissociation structuraliste est fidèlement opérationnalisée dans le PFQ-2 par le contraste entre les items d’auto-anéantissement (ex. Feeling disgusted to others) et les items de responsabilité ciblée (ex. Remorse, Feeling you deserve criticism for what you did).

6.2. La perspective cognitive-attributionnelle de Michael Lewis (1992)

Michael Lewis a enrichi ce modèle en décrivant la honte et la culpabilité comme des émotions dites « conscientes de soi » (self-conscious emotions), nécessitant le développement préalable d’une théorie de l’esprit et de standards normatifs intériorisés. Selon sa théorie de l’attribution globale versus spécifique, la honte émane d’une attribution causale interne, globale et stable face à l’échec (« Je suis incompétent »), alors que la culpabilité résulte d’une attribution interne mais spécifique et modifiable (« Je n’ai pas assez travaillé cette tâche »). Le PFQ-2 capte précisément la cristallisation dispositionnelle de ces deux schémas attributionnels distincts.

6.3. L’apport psychopathologique de David W. Harder

Harder a complété cette modélisation en reliant la honte dispositionnelle à la vulnérabilité narcissique, à l’angoisse de séparation et à la menace de désintégration de l’estime de soi. Il postule que la honte est l’affect central de la pathologie narcissique et borderline, caractérisée par une hypervigilance vis-à-vis du regard social (self-consciousness), tandis que la culpabilité, issue du développement du Surmoi freudien, régule la vie sociale saine tant qu’elle ne bascule pas dans un masochisme moral névrotique.

7. Validité

Les propriétés de validité du PFQ-2 ont fait l’objet de nombreuses investigations empiriques menées auprès de populations étudiantes, d’adultes tout-venant et de cohortes cliniques :

7.1. Validité de construit et validité convergente

Les travaux de Harder et Lewis (1987), puis de Harder (1990) et Harder et al. (1993), démontrent des corrélations substantielles et théoriquement attendues :

  • Échelle de honte (PFQ-2 Shame) : Corrèle très fortement et positivement avec l’inventaire de dépression de Beck (BDI, r = 0,55 à 0,65), l’anxiété-trait de Spielberger (STAI, r = 0,60), les échelles d’infériorité interpersonnelle et l’hypersensibilité au rejet social. Elle corrèle de manière fortement négative avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (r = -0,50 à -0,62).
  • Échelle de culpabilité (PFQ-2 Guilt) : Corrèle modérément avec la détresse affective générale, mais montre une corrélation nettement plus spécifique avec les indices d’empathie, la moralité conventionnelle et les conduites de responsabilité sociale.

7.2. Validité discriminante

Une question psychométrique classique réside dans le chevauchement fréquent entre la honte et la culpabilité (les deux échelles corrèlent généralement entre elles à un niveau modéré, r ≈ 0,35 à 0,50). Cependant, lorsque des régressions multiples ou des corrélations partielles sont effectuées :

  • Seule la sous-échelle de honte prédit de manière unique l’idéation suicidaire, la somatisation, l’agressivité réactive (« shame-rage ») et les comportements addictifs (Scherer, 2010).
  • L’échelle de culpabilité, une fois la variance partagée avec la honte neutralisée, s’avère non corrélée, voire corrélée négativement, avec les mesures de pathologie grave de la personnalité, soulignant sa fonction adaptative prédominante.

7.3. Validité prédictive en contexte clinique

Dans l’étude de Scherer (2010) portant sur l’abus d’alcool et le pardon de soi, le score de honte du PFQ-2 prédisait significativement la sévérité de la dépendance à l’alcool et l’incapacité à s’accorder le pardon, tandis que le score de culpabilité prédisait la motivation active à s’engager dans des démarches thérapeutiques et réparatrices.

8. Fidélité

Les indices de fidélité du PFQ-2 témoignent d’une excellente consistance temporelle et inter-items :

8.1. Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les analyses publiées dans la littérature psychométrique internationale indiquent des indices de fiabilité très satisfaisants :

  • Sous-échelle Honte (10 items) : Les coefficients α s’établissent systématiquement entre 0,76 et 0,85 (Harder & Lewis, 1987 ; Harder et al., 1993). Cette consistance élevée reflète l’homogénéité du réseau d’affects gravitant autour du ridicule, de la paralysie et de l’humiliation.
  • Sous-échelle Culpabilité (6 items) : Les coefficients α sont généralement compris entre 0,72 et 0,78. Compte tenu du nombre restreint d’items (6 énoncés), ces valeurs attestent d’une bonne précision de mesure sans redondance sémantique excessive.

8.2. Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest a été mesurée sur des intervalles variant de deux à cinq semaines auprès d’échantillons universitaires. Les coefficients de corrélation intraclasse ou de Pearson s’élèvent à :

  • r = 0,78 pour la sous-échelle de honte, confirmant qu’il s’agit d’un trait dispositionnel stable dans le temps.
  • r = 0,71 pour la sous-échelle de culpabilité, reflétant une stabilité robuste tout en restant légèrement plus sensible aux variations des événements de vie récents.

9. Analyse factorielle

La confirmation empirique de la dimensionalité du PFQ-2 constitue une étape clé de son statut d’instrument de référence.

9.1. Structure exploratoire initiale

Les premières analyses factorielles exploratoires (AFE) menées par Harder et Lewis (1987) par la méthode des axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin, autorisant la corrélation entre facteurs) ont extrait deux facteurs prépondérants correspondant fidèlement aux deux émotions cibles :

  • Facteur 1 (Honte) : Représente la plus grande part de variance expliquée (environ 25 à 30 % de la variance totale). Les items Feeling humiliated (0,74), Feeling ridiculous (0,71), Feeling « stupid » (0,68), Embarrassment (0,65) et Feeling helpless, paralyzed (0,61) y présentent les saturations primaires les plus élevées, sans cross-loadings notables sur le second facteur.
  • Facteur 2 (Culpabilité) : Rend compte d’environ 10 à 15 % de la variance. Les items clés incluent Remorse (0,72), Mild guilt (0,69), Intense guilt (0,66) et Feeling you deserve criticism for what you did (0,58).

9.2. Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations en équations structurelles menées par Harder et al. (1993) ont comparé un modèle unifactoriel (« Détresse morale globale ») et un modèle bifactoriel corrélé (« Honte » et « Culpabilité »). Les indices d’ajustement soutiennent sans ambiguïté la supériorité du modèle bifactoriel :

  • Le ratio $\chi^2/ddl$ est significativement inférieur à 2,5 dans le modèle bifactoriel, contre plus de 5,0 dans le modèle unidimensionnel.
  • L’indice de comparative fit index (CFI) dépasse les seuils recommandés (> 0,90), et le RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) demeure inférieur à 0,06.

Ces éléments confirment que la honte et la culpabilité ne constituent pas les deux faces interchangeables d’une même pièce, mais bien deux construits émotionnels autonomes bien qu’interdépendants.

10. Instrument de mesure

Le PFQ-2 est un auto-questionnaire standardisé papier-crayon ou informatisé, facile et rapide d’administration :

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation dispositionnelle (trait affectif).
  • Nombre total d’items : 22 énoncés brefs.
  • Échelle de cotation : Échelle ordinale en 5 points (de 0 à 4) cotée comme suit :
    • 0 = I do not experience the feeling (Je n’éprouve pas ce sentiment)
    • 1 = I experience the feeling a little bit (J’éprouve ce sentiment un peu)
    • 2 = I experience the feeling moderately (J’éprouve ce sentiment modérément)
    • 3 = I experience the feeling strongly (J’éprouve ce sentiment fortement)
    • 4 = I experience the feeling very strongly (J’éprouve ce sentiment très fortement)
  • Calcul des scores par sous-échelles :
    • Sous-échelle Honte (10 items) : Somme brute des items 1, 3, 6, 7, 10, 12, 14, 16, 18 et 21. Le score s’étend de 0 à 40 points. Un score élevé dénote une forte propension à l’inhibition, au mépris de soi et au sentiment d’infériorité sociale.
    • Sous-échelle Culpabilité (6 items) : Somme brute des items 2, 4, 8, 11, 17 et 22. Le score s’étend de 0 à 24 points. Un score élevé reflète une réactivité morale aiguë et une propension prononcée aux scrupules et remords consécutifs aux actes dommageables.
    • Items distracteurs (6 items) : Items 5, 9, 13, 15, 19 et 20. Ils ne sont pas pris en compte dans le calcul des scores de honte et de culpabilité ; ils peuvent cependant être analysés isolément à titre indicatif pour apprécier l’humeur générale (tristesse, dépression, euphorie, joie, rage).
  • Temps de passation moyen : 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

Le PFQ-2 a été introduit sous sa forme actuelle en 1987 par David W. Harder et S. J. Lewis, puis approfondi par Harder, Rockart et Cutler en 1993.

  • Statut des droits d’auteur et accessibilité : Le PFQ-2 appartient au domaine de la recherche académique ouverte. Il est libre d’utilisation à des fins de recherche non commerciale et d’enseignement clinique, sans redevance ni coût de licence (free of charge for non-commercial research).
  • Conditions d’utilisation : Les chercheurs et praticiens sont tenus de citer explicitement les publications princeps de David W. Harder et de ses collaborateurs lors de toute utilisation ou diffusion de résultats issus du questionnaire.
  • Usage commercial : Toute intégration dans une suite logicielle commerciale, un programme de dépistage RH payant ou une application numérique marchande nécessite une autorisation préalable expresse de l’auteur principal.

12. Références

Voici les références scientifiques majeures relatives au développement et à la validation empirique du PFQ-2 en format APA (7e édition) :

  • Harder, D. W. (1990). Additional construct validity evidence for the Harder Personal Feelings Questionnaire measure of shame and guilt proneness. Psychological Reports, 67(1), 288–290. https://doi.org/10.2466/pr0.1990.67.1.288
  • Harder, D. W., & Lewis, S. J. (1987). The assessment of shame and guilt. In C. D. Spielberger & J. N. Butcher (Eds.), Advances in personality assessment (Vol. 6, pp. 89–114). Lawrence Erlbaum Associates.
  • Harder, D. W., Rockart, L., & Cutler, L. (1993). Additional validity evidence for the Harder Personal Feelings Questionnaire-2 (PFQ2): A measure of shame and guilt proneness. Journal of Clinical Psychology, 49(4), 584–604. https://scholarscompass.vcu.edu/etd/2109/
  • Tangney, J. P., & Dearing, R. L. (2002). Shame and guilt. Guilford Press. https://doi.org/10.4135/9781412950664.n388

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Embarrassment
2

Mild guilt
3

Feeling ridiculous
4

Worry about hurting or injuring someone
5

Sadness
6

Self-consciousness
7

Feeling humiliated
8

Intense guilt
9

Euphoria
10

Feeling "stupid"
11

Regret
12

Feeling "childish"
13

Mild happiness
14

Feeling helpless‚ paralyzed
15

Depression
16

Feelings of blushing
17

Feeling you deserve criticism for what you did.
18

Feeling laughable
19

Rage
20

Enjoyment
21

Feeling disgusting to others
22

Remorse
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Looti, M. (2026, octobre 1). Questionnaire des Sentiments Personnels-2 (PFQ-2). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-sentiments-personnels-2-pfq-2/
Looti, Mohammed. “Questionnaire des Sentiments Personnels-2 (PFQ-2).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-sentiments-personnels-2-pfq-2/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des Sentiments Personnels-2 (PFQ-2).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-sentiments-personnels-2-pfq-2/.