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Questionnaire des forces et des difficultés – Version auto-rapportée

Revue psychométrique complète du Questionnaire des forces et des difficultés (SDQ) – Version auto-rapportée : structure factorielle, validité, fidélité et cotation.

PUBLIÉ

1. Résumé

Le Questionnaire des forces et des difficultés (Strengths and Difficulties Questionnaire – SDQ), dans sa version auto-rapportée, constitue l’un des instruments de dépistage psychologique et d’évaluation comportementale les plus largement diffusés et étudiés à l’échelle internationale chez les enfants et adolescents âgés de 11 à 17 ans (avec des extensions et adaptations dès 7 ans). Conçu initialement par le pédopsychiatre britannique Robert Goodman à la fin des années 1990, cet outil multidimensionnel bref se distingue fondamentalement des échelles cliniques traditionnelles en intégrant de manière symétrique l’évaluation des forces adaptatives positives et l’identification des difficultés psychopathologiques.

L’instrument se compose de 25 items répartis équitablement en cinq sous-échelles de 5 items : les symptômes émotionnels, les troubles des conduites, l’hyperactivité/inattention, les problèmes relationnels avec les pairs, et le comportement prosocial. Les quatre premières dimensions forment un score global de difficultés (allant de 0 à 40), tandis que la sous-échelle de comportement prosocial capture les ressources relationnelles et l’empathie du jeune. Les réponses s’effectuent sur une échelle ordinale de type Likert en 3 points (0 = « Non véridique / Pas vrai », 1 = « Partiellement véridique / Un peu vrai », 2 = « Tout à fait véridique / Certainement vrai »).

D’un point de vue psychométrique, l’outil présente des caractéristiques robustes dans de nombreuses populations occidentales, tout en soulevant des débats épistémologiques et statistiques lors de ses adaptations transculturelles (notamment en Amérique du Sud, comme en Équateur). Si les analyses factorielles confirmatoires appuient régulièrement la structure originale à cinq facteurs ou un modèle hiérarchique regroupant les difficultés en dimensions internalisées et externalisées, la consistance interne varie selon les cohortes d’âge, les langues et les contextes socio-économiques. Cet article propose une revue exhaustive des fondements théoriques, de la structure dimensionnelle, de la validité transculturelle et des critères métrologiques de la version auto-rapportée du SDQ.

2. Mots-clés

psychométrie, psychologie de l’adolescent, dépistage comportemental, validation transculturelle, analyse factorielle, comportements internalisés, comportements externalisés, santé mentale des jeunes, évaluation clinique, questionnaire auto-rapporté

3. Auteurs

Auteur principal de l’instrument original :

Auteurs clés des études d’adaptation transculturelle et validation latino-américaine :

  • Paúl Arias-Medina, Faculté de Psychologie, Université de Cuenca, Cuenca, Équateur (Courriel : [email protected]).

4. Objectif

L’objectif fondamental du Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ) auto-rapporté est de fournir une évaluation brève, standardisée et multidimensionnelle de l’état émotionnel, comportemental et relationnel des adolescents. Dans le champ de la psychopathologie développementale et de la santé publique, le dépistage précoce des troubles mentaux chez les jeunes constitue un impératif clinique et sociétal. Le SDQ a été développé pour pallier la lourdeur des batteries d’évaluation préexistantes (telles que le Child Behavior Checklist – CBCL d’Achenbach) tout en offrant un instrument accessible, économique et facilement intégrable en milieu scolaire, en soins primaires ou dans les études épidémiologiques à grande échelle.

La version auto-rapportée répond à une nécessité clinique spécifique : recueillir la perspective subjective de l’adolescent. Les recherches démontrent de façon constante que les informateurs adultes (parents, enseignants) sous-estiment fréquemment les manifestations internalisées (dépression, anxiété, plaintes somatiques, angoisse existentielle) par rapport aux comportements externalisés bruyants (agressivité, agitation motrice, opposition). L’auto-évaluation permet ainsi de donner une voix directe au jeune, favorisant une alliance thérapeutique précoce et une précision diagnostique accrue dans la détection de la détresse psychologique intériorisée.

Sur le plan de la recherche, le SDQ est utilisé pour quantifier l’efficacité des interventions thérapeutiques, étudier les trajectoires développementales de la psychopathologie infantile et analyser l’impact des déterminants sociaux de la santé mentale. Dans les contextes transculturels et les pays à revenu faible ou intermédiaire (comme dans la région andine de l’Équateur marquée par de fortes dynamiques migratoires), l’évaluation standardisée via le SDQ permet d’étudier la réplicabilité des construits de vulnérabilité et de résilience chez les jeunes confrontés à des stress psychosociaux particuliers.

5. Construit psychologique

Le modèle sous-jacent du SDQ repose sur une conception dimensionnelle et non strictement catégorielle de la psychopathologie juvénile, complétée par l’approche de la psychologie positive. Il évalue cinq dimensions interconnectées mais conceptuellement distinctes :

1. Symptômes émotionnels (Emotional Symptoms)

Cette sous-échelle mesure la sphère internalisée du malaise affectif. Elle comprend les manifestations de l’anxiété (inquiétudes excessives, peurs inexpliquées, appréhension des situations nouvelles), les affects dépressifs (tristesse, désespoir, pleurs fréquents) ainsi que la somatisation (céphalées récurrentes, maux d’estomac, nausées sans étiologie médicale avérée). Ces items capturent la souffrance tournée vers l’intérieur, souvent imperceptible pour l’entourage immédiat.

2. Problèmes de conduite (Conduct Problems)

Cette dimension évalue les comportements externalisés perturbateurs caractérisés par la transgression des règles sociales, l’hostilité et l’agressivité interpersonnelle. Les items ciblent les crises de colère intenses, les comportements d’opposition et de désobéissance, les bagarres physiques fréquentes, la manipulation ou le mensonge, ainsi que le vol d’objets appartenant à autrui dans différents contextes (domicile, école).

3. Hyperactivité et inattention (Hyperactivity/Inattention)

Ce domaine opérationnalise la triade symptomatique associée au Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH). Il évalue l’agitation psychomotrice (incapacité à rester en place, tortillements permanents), l’impulsivité cognitive et motrice (agir sans réfléchir au préalable) ainsi que les difficultés majeures de concentration et de maintien de l’attention sur une tâche scolaire ou quotidienne jusqu’à son terme.

4. Problèmes relationnels avec les pairs (Peer Relationship Problems)

Cette sous-échelle mesure l’intégration sociale et les difficultés d’affiliation avec les jeunes du même âge. Elle s’intéresse à l’isolement social (préférence marquée pour la solitude), à l’absence de relations d’amitié privilégiée, au sentiment de rejet ou de non-acceptation par le groupe de pairs, à la victimisation par le harcèlement scolaire, et à une orientation préférentielle inhabituelle vers les adultes au détriment des relations horizontales.

5. Comportement prosocial (Prosocial Behaviour)

Contrairement aux quatre dimensions déficitaires, ce domaine mesure les compétences psychosociales positives, l’empathie cognitive et affective, et l’altruisme. Les items évaluent l’attention portée aux sentiments d’autrui, le partage spontané de ressources (nourriture, jeux), la bienveillance et la sollicitude envers les enfants plus jeunes, ainsi que la propension à proposer son aide lorsqu’une personne est blessée, contrariée ou en détresse.

6. Cadre théorique

Le cadre théorique du SDQ s’articule autour de deux courants majeurs de la psychologie contemporaine : l’approche empirico-taxonomique de la psychopathologie développementale (incarnée notamment par Thomas Achenbach) et le paradigme du développement positif des jeunes (Positive Youth Development).

Dans l’approche psychopathologique quantitative, les troubles de l’enfant ne sont pas conçus comme des entités discrètes et mutuellement exclusives (telles que classifiées dans le DSM ou la CIM), mais comme des dimensions continues le long desquelles les individus varient. Au niveau structurel supérieur, ces dimensions s’organisent classiquement en deux grands spectres :

  • Le spectre internalisé : associant les troubles de l’humeur, l’anxiété et le retrait social, regroupant au sein du SDQ les symptômes émotionnels et les difficultés relationnelles avec les pairs.
  • Le spectre externalisé : caractérisé par le sous-contrôle des émotions et des conduites, regroupant les problèmes de conduite et l’hyperactivité/inattention.

L’innovation théorique majeure introduite par Robert Goodman réside dans le rejet d’un modèle purement déficitaire de la santé mentale. En intégrant des indicateurs de fonctionnement adaptatif et de compétences prosociales au sein du même questionnaire bref, le SDQ s’aligne sur la perspective écosystémique de Urie Bronfenbrenner et les théories de la résilience psychologique. Cette orientation théorique postule que la présence de ressources interpersonnelles solides (telles que l’empathie et la coopération) peut agir comme un facteur de protection modérateur, atténuant l’impact des vulnérabilités neurodéveloppementales ou des stress environnementaux sur le pronostic clinique à long terme.

7. Validité

La validité psychométrique du SDQ auto-rapporté a fait l’objet d’investigations exhaustives à travers le monde, confirmant globalement sa pertinence tout en soulignant des particularités lors des adaptations transculturelles.

Validité de construit et structurelle

La structure dimensionnelle a été validée dans de vastes échantillons épidémiologiques européens (par exemple au Royaume-Uni, en Espagne, en Scandinavie). Les études confirmatoires démontrent une adéquation satisfaisante du modèle à cinq facteurs corrélés, ainsi que du modèle à trois facteurs d’ordre supérieur (Internalisation, Externalisation, Prosocial) proposé par Goodman et al. (2010) pour les populations générales non cliniques. Dans l’étude de validation équatorienne menée par Arias-Medina sur 1 470 collégiens et lycéens, l’analyse par matrices de corrélation polychoriques avec estimateur DWLS a permis de comparer rigoureusement ces modèles concurrents.

Validité convergente et discriminante

Le SDQ auto-rapporté montre de fortes corrélations positives avec des instruments de référence tels que la Youth Self-Report (YSR) d’Achenbach, l’inventaire de dépression de Kovacs (CDI) et l’échelle d’anxiété pour enfants (MASC). Les scores de la sous-échelle d’hyperactivité corrèlent significativement avec les évaluations neuropsychologiques de l’attention et les diagnostics formels de TDAH selon les critères du DSM. La validité discriminante est établie par la capacité de l’outil à différencier nettement les adolescents issus de la population générale de ceux suivis en pédopsychiatrie ou en centres spécialisés de rééducation comportementale.

Validité transculturelle et d’adaptation

Lors du transfert de l’outil dans des contextes linguistiques et socio-culturels spécifiques (comme en Amérique latine), la validité de contenu exige une adaptation rigoureuse des idiomes locaux par des comités pluridisciplinaires (psychologues, linguistes, éducateurs). Les études soulignent l’importance de s’assurer de l’invariance de mesure à travers les groupes d’âge et les sexes avant d’établir des normes cliniques transnationales.

8. Fidélité

L’évaluation de la fidélité de la version auto-rapportée du SDQ révèle des nuances métrologiques importantes qui soulignent que la consistance interne n’est pas une propriété statique de l’instrument, mais dépend intimement de l’âge des participants, de la langue et des caractéristiques de l’échantillon.

Consistance interne

Dans les échantillons normatifs adolescents britanniques et européens (13-17 ans), les coefficients Alpha de Cronbach ($\alpha$) se situent généralement dans des fourchettes acceptables pour un outil de dépistage bref (5 items par échelle) :

  • Score total de difficultés : $\alpha = 0{,}75 \text{ à } 0{,}82$
  • Symptômes émotionnels : $\alpha = 0{,}68 \text{ à } 0{,}76$
  • Hyperactivité / Inattention : $\alpha = 0{,}65 \text{ à } 0{,}72$
  • Problèmes de conduite : $\alpha = 0{,}58 \text{ à } 0{,}66$
  • Problèmes avec les pairs : $\alpha = 0{,}52 \text{ à } 0{,}61$
  • Comportement prosocial : $\alpha = 0{,}65 \text{ à } 0{,}73$

Cependant, dans des tranches d’âge plus jeunes (7-11 ans) ou dans des contextes d’adaptation transculturelle spécifiques (tels que documentés dans l’échantillon équatorien de Biblián), certains coefficients de consistance interne ($lpha$ de Cronbach et $\omega$ de McDonald) peuvent chuter de façon marquée sur des sous-échelles spécifiques (par exemple les problèmes avec les pairs ou les conduites, tombant parfois sous les $0{,}30$). Ces fluctuations s’expliquent par le faible nombre d’items (5 par sous-échelle), la présence d’items inversés cognitifs qui perturbent les plus jeunes enfants, et la formulation de certains construits sociaux spécifiques.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Les études de stabilité temporelle (sur des intervalles de 2 à 6 semaines) rapportent des coefficients de corrélation intra-classe (CCI) satisfaisants ($r = 0{,}62 \text{ à } 0{,}78$), indiquant une bonne stabilité des scores de traits comportementaux et émotionnels chez les adolescents.

9. Analyse factorielle

L’architecture interne du SDQ a fait l’objet de centaines d’études factorielles à l’échelle internationale, utilisant à la fois l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Analyses factorielles exploratoires (AFE)

Lorsque le SDQ auto-rapporté est soumis à une AFE sans contrainte théorique préalable (en utilisant la décomposition en composantes principales ou l’extraction en facteurs communs avec rotation oblique Promax ou Oblimin), les résultats retrouvent généralement les cinq dimensions théoriques fondamentales. Les 25 items saturent de façon préférentielle sur leurs facteurs respectifs (saturations factorielles $\lambda > 0{,}40$). Toutefois, des saturations croisées apparaissent régulièrement entre les items de problèmes relationnels et les symptômes émotionnels, ainsi qu’entre certains items de conduite et d’hyperactivité.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC)

L’analyse confirmatoire sur données catégorielles/ordinales (via les estimateurs WLSMV ou DWLS et matrices polychoriques) a permis de tester et de comparer formellement quatre structures théoriques majeures :

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: For each item, please mark the box for Not True, Somewhat True or Certainly True. It would help us if you answered all items as best you can even if you are not absolutely certain. Please give your answers on the basis of how things have been for you over the last six months.
Response Scale: 25 items, 3-point ordinal Likert scale (0: 'not true', 1: 'somewhat true', 2: 'certainly true')
Scoring / Reverse Items: Subscale scores (5 items each, range 0-10): Emotional Symptoms (Items 3, 8, 13, 16, 24), Conduct Problems (Items 5, 7*, 12, 18, 22), Hyperactivity/Inattention (Items 2, 10, 15, 21*, 25*), Peer Relationship Problems (Items 6, 11*, 14*, 19, 23), Prosocial Behaviour (Items 1, 4, 9, 17, 20). Items marked with an asterisk (*) are reverse scored (0 = Certainly True, 1 = Somewhat True, 2 = Not True). Total Difficulties Score is calculated by summing the four problem subscales (Emotional + Conduct + Hyperactivity + Peer Problems; range 0-40).
Scoring Formula: ScoringItems are summed within their respective subscales to generate domain scores. A total difficulties score can be generated by summing the four deficit subscales.
1

I try to be nice to other people. I care about their feelings
2

I am restless, I cannot stay still for long
3

I get a lot of headaches, stomach-aches or sickness
4

I usually share with others, for example CDs, games, food
5

I get very angry and often lose my temper
6

I would rather be alone than with people of my age
7

I usually do as I am told
8

I worry a lot
9

I am helpful if someone is hurt, upset or feeling ill
10

I am constantly fidgeting or squirming
11

I have one good friend or more
12

I fight a lot. I can make other people do what I want
13

I am often unhappy, down-hearted or tearful
14

Other people my age generally like me
15

I am easily distracted, I find it difficult to concentrate
16

I am nervous in new situations. I easily lose confidence
17

I am kind to younger children
18

I am often accused of lying or cheating
19

Other children or young people pick on me or bully me
20

I often volunteer to help others (parents, teachers, children)
21

I think before I do things
22

I take things that are not mine from home, school or elsewhere
23

I get on better with adults than with people my own age
24

I have many fears, I am easily scared
25

I finish the work I'm doing. My attention is good

Dans l’étude équatorienne d’Arias-Medina ($N = 1,470$), une stratégie de validation croisée (scission aléatoire de l’échantillon) a mis en lumière des variations développementales significatives entre le groupe des 7-12 ans et celui des 13-17 ans, démontrant que la différenciation cognitive des émotions et des comportements s’affine avec l’âge.

10. Instrument de mesure

  • Nom de l’instrument : Questionnaire des forces et des difficultés – Version auto-rapportée (Strengths and Difficulties Questionnaire – Self-Report Version – SDQ).
  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique et comportementale (Self-report screening tool).
  • Population cible : Enfants et adolescents âgés de 7 à 17 ans (validé de façon optimale entre 11 et 17 ans).
  • Nombre total d’items : 25 items répartis en 5 sous-échelles de 5 items.
  • Format des réponses : 25 items, 3-point ordinal Likert scale (0: ‘not true’, 1: ‘somewhat true’, 2: ‘certainly true’).
  • Modalités de passation : Passation individuelle ou collective, sur support papier-crayon ou format informatisé/en ligne (durée moyenne de passation : 5 à 10 minutes).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque item est coté de 0 à 2.
    • Symptômes émotionnels : Items 3, 8, 13, 16, 24 (Score : 0 à 10).
    • Problèmes de conduite : Items 5, 7*, 12, 18, 22 (Score : 0 à 10).
    • Hyperactivité / Inattention : Items 2, 10, 15, 21*, 25* (Score : 0 à 10).
    • Problèmes avec les pairs : Items 6, 11*, 14*, 19, 23 (Score : 0 à 10).
    • Comportement prosocial : Items 1, 4, 9, 17, 20 (Score : 0 à 10).
    • Règle d’inversion : Les 5 items signalés par un astérisque (*) font l’objet d’une cotation inversée (0 = Certainement vrai, 1 = Un peu vrai, 2 = Pas vrai).
    • Score total de difficultés : Somme des 4 sous-échelles de difficultés (Émotionnel + Conduite + Hyperactivité + Pairs), variant de 0 à 40 points. L’échelle prosociale n’est pas incluse dans ce total.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de création originale : 1997-1999 (Robert Goodman) ; version auto-rapportée standardisée en 1999-2003.
  • Détenteur des droits et copyright : Robert Goodman / Youthinmind Ltd.
  • Conditions d’utilisation et politique tarifaire :
    • Accès pour la recherche et la pratique clinique individuelle : Le questionnaire SDQ est disponible en accès libre et sans frais pour les cliniciens, éducateurs et chercheurs universitaires non commerciaux, téléchargeable dans plus de 80 langues sur le site officiel (www.sdqinfo.org).
    • Utilisation commerciale ou intégration dans des systèmes tiers : Nécessite une autorisation formelle et le paiement de droits de licence auprès de Youthinmind Ltd.
    • Reproduction et modifications : La modification des items, de l’ordre de présentation ou de l’échelle de réponse est strictement encadrée pour préserver la validité métrologique et l’intégrité de l’instrument.

12. Références

  • Arias-Medina, P. (2019). Psychometric properties of the self-report version of the Strengths and Difficulties Questionnaire in Ecuadorian adolescents. BMC Psychology, 7, Article 72. https://doi.org/10.1186/s40359-019-0328-6
  • Bøe, T., Hysing, M., Skogen, J. C., & Breivik, K. (2016). The Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ): Factor structure and gender equivalence in Norwegian adolescents. PLOS ONE, 11(5), Article e0152202. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0152202
  • Cronbach, L. J. (1951). Coefficient alpha and the internal structure of tests. Psychometrika, 16(3), 297–334. https://doi.org/10.1007/BF02310555
  • Curvis, W., McNulty, S., & Qualter, P. (2014). The validation of the self-report strengths and difficulties questionnaire for use by 6- to 10-year-old children in the UK. British Journal of Clinical Psychology, 53(4), 422–437. https://doi.org/10.1111/bjc.12025
  • Goodman, A., & Goodman, R. (2009). Strengths and difficulties questionnaire as a dimensional measure of child mental health. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 48(4), 400–403. https://doi.org/10.1097/CHI.0b013e3181985068
  • Goodman, A., Lamping, D. L., & Ploubidis, G. B. (2010). When to use broader internalising and externalising subscales instead of the hypothesised five subscales on the Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ): Data from British parents, teachers and children. Journal of Abnormal Child Psychology, 38(8), 1179–1191. https://doi.org/10.1007/s10802-010-9434-x
  • Goodman, R. (1997). The Strengths and Difficulties Questionnaire: A research note. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 38(5), 581–586. https://doi.org/10.1111/j.1469-7610.1997.tb01545.x
  • Goodman, R. (1999). The extended version of the Strengths and Difficulties Questionnaire as a guide to child psychiatric caseness and consequent burden. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 40(5), 791–799. https://doi.org/10.1111/1469-7610.00494
  • Goodman, R. (2001). Psychometric properties of the strengths and difficulties questionnaire. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 40(11), 1337–1345. https://doi.org/10.1097/00004583-200111000-00015
  • Goodman, R., Meltzer, H., & Bailey, V. (2003). The Strengths and Difficulties Questionnaire: A pilot study on the validity of the self-report version. International Review of Psychiatry, 15(1–2), 173–177. https://doi.org/10.1080/0954026021000046137
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • McDonald, R. P. (1999). Test theory: A unified treatment. Lawrence Erlbaum Associates.
  • Muris, P., Meesters, C., & van den Berg, F. (2003). The Strengths and Difficulties Questionnaire (SDQ): Further evidence for its reliability and validity in a community sample of Dutch children and adolescents. European Child & Adolescent Psychiatry, 12(1), 1–8. https://doi.org/10.1007/s00787-003-0298-2
  • Ortuño-Sierra, J., Fonseca-Pedrero, E., Paino, M., Sastre, I., Riba, S., & Muñiz, J. (2015). Screening mental health problems during adolescence: Psychometric properties of the Spanish version of the Strengths and Difficulties Questionnaire. Journal of Adolescence, 38, 49–56. https://doi.org/10.1016/j.adolescence.2014.11.001
  • Polanczyk, G. V., Salum, G. A., Sugaya, L. S., Caye, A., & Rohde, L. A. (2015). Annual research review: A meta-analysis of the worldwide prevalence of mental disorders in children and adolescents. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 56(3), 345–365. https://doi.org/10.1111/jcpp.12381

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: 25 items, 3-point ordinal Likert scale (0: ‘not true’, 1: ‘somewhat true’, 2: ‘certainly true’)

  1. I try to be nice to other people. I care about their feelings
  2. I am restless, I cannot stay still for long
  3. I get a lot of headaches, stomach-aches or sickness
  4. I usually share with others, for example CDs, games, food
  5. I get very angry and often lose my temper
  6. I would rather be alone than with people of my age
  7. I usually do as I am told
  8. I worry a lot
  9. I am helpful if someone is hurt, upset or feeling ill
  10. I am constantly fidgeting or squirming
  11. I have one good friend or more
  12. I fight a lot. I can make other people do what I want
  13. I am often unhappy, down-hearted or tearful
  14. Other people my age generally like me
  15. I am easily distracted, I find it difficult to concentrate
  16. I am nervous in new situations. I easily lose confidence
  17. I am kind to younger children
  18. I am often accused of lying or cheating
  19. Other children or young people pick on me or bully me
  20. I often volunteer to help others (parents, teachers, children)
  21. I think before I do things
  22. I take things that are not mine from home, school or elsewhere
  23. I get on better with adults than with people my own age
  24. I have many fears, I am easily scared
  25. I finish the work I’m doing. My attention is good

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Questionnaire des forces et des difficultés – Version auto-rapportée. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-forces-et-des-difficultes-version-auto-rapportee/
memjavad. “Questionnaire des forces et des difficultés – Version auto-rapportée.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-forces-et-des-difficultes-version-auto-rapportee/.
memjavad. “Questionnaire des forces et des difficultés – Version auto-rapportée.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-forces-et-des-difficultes-version-auto-rapportee/.