1. Résumé
Le Questionnaire des buts d’accomplissement (Achievement Goals Questionnaire, AGQ), développé et validé empiriquement par les psychologues Andrew J. Elliot et Holly A. McGregor en 2001, constitue l’instrument psychométrique fondateur matérialisant le modèle conceptuel 2×2 de la motivation à l’accomplissement. Cet outil d’évaluation standardisé a été conçu pour mesurer avec précision la manière dont les individus définissent et orientent leurs compétences et leurs efforts dans des contextes de réussite, principalement académiques, mais également extrapolables aux domaines sportif, organisationnel et du comportement du consommateur. Le modèle sous-jacent croise deux dimensions fondamentales orthogonales : la définition de la compétence (selon un standard absolu/intrapersonnel dit de « maîtrise » versus un standard normatif/interpersonnel dit de « performance ») et la valence de la motivation (l’« approche » orientée vers le succès ou un résultat positif désirable versus l’« évitement » centré sur l’esquive de l’échec ou d’une issue défavorable).
L’instrument se compose de 12 items répartis équitablement en quatre sous-échelles distinctes comprenant chacune trois énoncés : les buts de maîtrise-approche (Mastery-Approach, MAP), de maîtrise-évitement (Mastery-Avoidance, MAV), de performance-approche (Performance-Approach, PAP) et de performance-évitement (Performance-Avoidance, PAV). Les participants répondent au moyen d’une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout vrai pour moi ») à 7 (« Très vrai pour moi »). Sur le plan des qualités psychométriques, les études de validation initiale menées auprès de cohortes universitaires (échantillons de N = 180 à N = 474 participants) ont démontré une consistance interne satisfaisante à excellente, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,71 et 0,87 selon les dimensions (MAP : 0,75–0,82 ; MAV : 0,71–0,74 ; PAP : 0,79–0,87 ; PAV : 0,80–0,86). L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) a solidement corroboré l’adéquation empirique de la structure tétradiadique 2×2 face aux modèles concurrents unidimensionnels, bidimensionnels ou tridimensionnels. L’AGQ offre une validité convergente, discriminante et prédictive robuste face à des variables critiques telles que l’auto-efficacité, la peur de l’échec, les stratégies de traitement cognitif en profondeur versus de surface, ainsi que les performances réelles aux examens.
2. Mots-clés
Buts d’accomplissement, motivation académique, modèle 2×2, maîtrise-approche, maîtrise-évitement, performance-approche, performance-évitement, psychométrie, analyse factorielle confirmatoire, autorégulation.
3. Auteurs
Le questionnaire des buts d’accomplissement a été élaboré par des chercheurs rattachés au département de psychologie clinique et sociale de l’Université de Rochester (État de New York, États-Unis) :
- Andrew J. Elliot, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Rochester. Spécialiste internationalement reconnu des théories motivationnelles, de l’émotion et de la psychologie de la personnalité. Auteur principal de la conceptualisation hiérarchique de l’approche et de l’évitement dans la motivation humaine. Courriel institutionnel : [email protected].
- Holly A. McGregor, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne affiliée durant les travaux fondateurs à l’Université de Rochester, ayant largement contribué aux investigations expérimentales liant les construits de peur de l’échec, de menaces identitaires et d’orientation vers les buts scolaires.
4. Objectif
L’objectif fondamental du Questionnaire des buts d’accomplissement (AGQ) réside dans l’opérationnalisation et la mesure empirique fine des orientations motivationnelles adoptées par les individus lorsqu’ils sont confrontés à des tâches nécessitant le déploiement de compétences. Avant la publication du modèle d’Elliot et McGregor (2001), les théories classiques de l’orientation vers les buts (notamment issues des travaux de Carol Dweck, John Nicholls et Carole Ames) postulaient une dichotomie simple entre buts d’apprentissage/maîtrise et buts de performance/compétence, ou une trichotomie incorporant l’évitement uniquement au niveau de la performance. L’AGQ a été expressément formulé pour formaliser et évaluer l’existence autonome de la quatrième modalité théorique jusqu’alors négligée : les buts de maîtrise-évitement.
L’AGQ cherche à élucider les raisons téléologiques et les représentations cognitives qui guident l’action : pourquoi un individu s’investit-il dans une tâche d’apprentissage et quel critère sélectionne-t-il pour juger de son succès ou de son insuccès ? L’instrument est conçu pour dissocier non seulement la base de référence utilisée par le sujet pour évaluer sa compétence (soit la tâche et le progrès individuel, soit la comparaison normative à autrui), mais également le système attentionnel et affectif mobilisé par la valence de l’événement anticipé (maximiser une opportunité positive ou minimiser un risque négatif).
Dans la recherche fondamentale et appliquée en psychologie de l’éducation, l’AGQ est largement employé pour diagnostiquer les profils d’engagement métacognitif des étudiants, dépister les risques de procrastination académique, comprendre les manifestations du trac ou de l’anxiété évaluative, et anticiper l’abandon scolaire. Au plan clinique et de l’orientation, il aide à discerner le perfectionnisme inadapté lié à la crainte d’obsolescence cognitive ou à l’angoisse de commettre des erreurs. Dans la sphère organisationnelle et managériale, l’outil éclaire les mécanismes de rétroaction, la prise de risque innovante et la résilience face à l’échec opérationnel. Enfin, dans le champ de la recherche sur le comportement du consommateur, l’échelle s’est révélée prédictive de la façon dont les individus traitent les informations publicitaires éducatives, adoptent des produits novateurs complexes ou s’appuient sur des marques prestigieuses à des fins de réassurance statutaire.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par l’AGQ repose sur une taxonomie croisée intégrant deux axes orthogonaux majeurs : la définition du standard de compétence et la valence motivationnelle. Cette matrice engendre quatre orientations distinctes, chacune sous-tendue par des dynamiques psychologiques spécifiques :
1. Buts de maîtrise-approche (Mastery-Approach, MAP)
Les buts de maîtrise-approche correspondent à une motivation intrinsèquement orientée vers la compréhension approfondie, l’assimilation conceptuelle et le développement intrapersonnel. L’individu cherche à maîtriser la tâche pour sa valeur intrinsèque et à surpasser son niveau de compétence antérieur. Les apprenants affichant des scores élevés sur cette sous-échelle conçoivent la compétence comme malléable et perfectionnable. Par exemple, un étudiant s’inscrivant dans cette optique cherchera à résoudre un problème théorique ardu dans le seul but de saisir la structure logique sous-jacente, consacrera un temps important à des lectures complémentaires non requises par l’examen, et percevra les erreurs comme des vecteurs normaux et instructifs d’apprentissage.
2. Buts de maîtrise-évitement (Mastery-Avoidance, MAV)
Représentant l’apport novateur central du modèle 2×2 d’Elliot et McGregor, les buts de maîtrise-évitement émergent lorsqu’un standard absolu ou intrapersonnel est combiné à une valence négative axée sur la prévention d’un échec personnel. Le focus psychologique de l’individu n’est pas d’être dépassé par les autres, mais de ne pas réussir à maîtriser parfaitement la tâche, de perdre ses connaissances, de laisser dépérir ses aptitudes ou de ne pas se montrer à la hauteur de ses propres exigences perfectionnistes. Ce profil se rencontre particulièrement chez les professionnels chevronnés redoutant le déclin cognitif, les perfectionnistes cliniques craignant de commettre la moindre imperfection, ou les étudiants confrontés à une matière exigeante qui s’alarment de ne pas être en mesure d’intégrer l’ensemble des subtilités du programme d’études.
3. Buts de performance-approche (Performance-Approach, PAP)
Les buts de performance-approche orientent l’individu vers la démonstration publique de sa compétence par rapport à une norme sociale comparative. Le succès est défini de manière strictement relative : triompher, obtenir de meilleures notes, être classé parmi l’élite ou susciter l’admiration de ses pairs et évaluateurs. Les élèves adoptant cette modalité sont hautement compétitifs et motivés par l’affirmation de leur statut. Par exemple, un étudiant guidé par un but PAP se focalisera prioritairement sur l’obtention du score maximal au partiel afin de surpasser la moyenne de sa cohorte, optimisant son investissement stratégique en fonction des exigences précises du barème d’évaluation.
4. Buts de performance-évitement (Performance-Avoidance, PAV)
Les buts de performance-évitement reposent sur la crainte exacerbée de paraître incompétent, stupide ou inférieur en comparaison d’autrui. La régulation psychologique est gouvernée par la prévention de l’humiliation sociale, du rejet ou de la sanction normative. Un sujet dominé par ce type de but déploiera des stratégies de repli, d’auto-handicap (telles que procrastiner délibérément pour imputer un éventuel mauvais résultat au manque de temps plutôt qu’à un déficit intellectuel), et manifestera une anxiété débilitante lors des sessions d’examen en situation de surveillance collective.
6. Cadre théorique
Le cadre théorique structurant l’AGQ s’enracine dans la théorie des buts d’accomplissement (Achievement Goal Theory), issue des travaux pionniers menés dans les années 1970 et 1980 en psychologie de l’éducation par Carol Dweck, John Nicholls, Carole Ames et Martin Maehr. Dans sa formulation primitive dichotomique, la théorie distinguait deux grands schémas : les buts de tâche ou d’apprentissage (centrés sur le développement de l’habileté) et les buts d’ego ou de performance (centrés sur la démonstration d’une habileté supérieure).
Au milieu des années 1990, Andrew J. Elliot et ses collaborateurs ont proposé une révision théorique majeure en intégrant les principes fondamentaux de la perspective évolutionniste et motivationnelle classique d’approche et d’évitement formulée originellement par Kurt Lewin, David McClelland et John Atkinson. Dans son modèle hiérarchique de la motivation à l’accomplissement, Elliot postule que les buts représentent des engagements cognitifs concrets et proximaux canalisant des motifs affectifs et distaux plus profonds, tels que le besoin d’accomplissement (need for achievement) ou la peur de l’échec (fear of failure).
La synthèse théorique culmine en 2001 avec la publication par Elliot et McGregor du modèle 2×2. Selon cette conceptualisation :
- La dimension de compétence (Standard) : La compétence peut être jaugée selon deux prismes. Soit elle est relative à la tâche elle-même ou aux progrès historiques de l’individu (référence absolue/intrapersonnelle, étiquetée « Maîtrise ») ; soit elle est définie par rapport aux performances relatives d’un groupe de référence externe (référence normative, étiquetée « Performance »).
- La dimension de valence (Direction) : L’organisme réagit de manière différentielle selon que le stimulus motivationnel est porteur d’une opportunité positive à saisir (mécanisme comportemental d’approche orienté vers l’atteinte d’un gain) ou d’une menace à neutraliser (mécanisme comportemental d’inhibition et d’évitement centré sur la protection contre une perte).
Ce croisement épistémologique résout l’incohérence historique des théories antérieures qui postulaient l’existence d’une orientation d’évitement pour les buts de performance mais omettaient la possibilité logique et clinique d’une orientation d’évitement pour les buts de maîtrise. Le cadre théorique 2×2 s’est par la suite étendu et a servi d’assise aux extensions ultérieures, notamment le modèle 3×2 d’Elliot, Murayama et Pekrun (2011), lequel affine la dimension de maîtrise en séparant les standards basés sur la tâche de ceux basés sur soi.
7. Validité
Les propriétés métrologiques relatives à la validité de l’AGQ ont fait l’objet d’explorations quantitatives rigoureuses dans l’étude princeps d’Elliot et McGregor (2001) ainsi que dans une multitude de réplications internationales ultérieures.
Validité de construit et structurale
L’analyse factorielle confirmatoire démontre une adéquation exemplaire entre les données recueillies et le modèle théorique tétradiadique 2×2. Les comparaisons statistiques systématiques menées via des tests de rapport de vraisemblance (Δχ²) prouvent que le modèle à 4 facteurs corrélés surpasse significativement les modèles alternatifs concurrents (modèle unidimensionnel global, modèle à deux facteurs approche vs évitement, modèle à deux facteurs maîtrise vs performance, ou modèle trichotomique traditionnel). Les indices de qualité d’ajustement respectent les seuils les plus exigeants de la psychométrie contemporaine (χ²/dl ≤ 2,0 ; CFI > 0,95 ; TLI > 0,93 ; RMSEA ≤ 0,05).
Validité convergente et discriminante
La validité convergente et discriminante a été examinée en mettant en relation les quatre sous-échelles de l’AGQ avec des antécédents motivationnels distaux et des construits psychologiques établis :
- Besoin d’accomplissement (Need for Achievement) : Corrélé positivement et sélectivement avec les buts de maîtrise-approche (MAP) et de performance-approche (PAP), confirmant que ces deux types de buts canalisent un élan proactif vers le succès.
- Peur de l’échec (Fear of Failure) : Associée de façon hautement significative aux dimensions d’évitement (performance-évitement et maîtrise-évitement) ainsi qu’aux buts de performance-approche, reflétant la nature complexe et ambivalente de ces derniers.
- Sentiment d’auto-efficacité (Self-Efficacy) : Prédit positivement et puissamment les buts de maîtrise-approche, tandis qu’il présente des corrélations négatives ou nulles avec les buts de performance-évitement.
Validité prédictive et critériée
Les données longitudinales confirment la valeur prédictive différenciée de l’AGQ sur les processus cognitifs et les résultats scolaires réels :
- Les buts de maîtrise-approche (MAP) prédisent de manière robuste l’engagement dans un traitement cognitif en profondeur (intégration conceptuelle, métacognition), la persistance face aux difficultés, l’intérêt intrinsèque soutenu et l’affect positif en situation d’apprentissage.
- Les buts de performance-approche (PAP) constituent le prédicteur direct le plus constant de la performance académique brute (notes aux examens finaux, classements), bien qu’ils s’associent parfois à des stratégies de traitement de surface (mémorisation mécanique) et à une instabilité émotionnelle en cas de rétroaction défavorable.
- Les buts de performance-évitement (PAV) entraînent un pattern systématiquement délétère : traitement de surface des données, anxiété de test élevée, désorganisation cognitive, auto-handicap et faibles notes d’examen.
- Les buts de maîtrise-évitement (MAV) prédisent une hypervigilance cognitive, des tendances perfectionnistes maladaptatives et une anxiété modérée d’apprentissage, tout en maintenant un intérêt intrinsèque partiel envers la discipline étudiée.
8. Fidélité
La fidélité de l’AGQ a été étayée par l’évaluation de la cohérence interne de ses sous-échelles et de sa stabilité temporelle à travers différentes cohortes universitaires et professionnelles.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans les échantillons initiaux rapportés par Elliot et McGregor (2001) impliquant des cohortes de 180 à 474 étudiants universitaires inscrits dans des cursus de psychologie, les estimations de cohérence interne calculées par le coefficient α de Cronbach se sont avérées remarquablement robustes malgré la concision extrême de chaque dimension (trois items par facteur) :
- Maîtrise-approche (MAP) : α = 0,75 à 0,82 selon les vagues d’administration.
- Maîtrise-évitement (MAV) : α = 0,71 à 0,74.
- Performance-approche (PAP) : α = 0,79 à 0,87.
- Performance-évitement (PAV) : α = 0,80 à 0,86.
Ces coefficients dépassent tous largement le seuil conventionnel de 0,70 recommandé par Nunnally pour la recherche fondamentale, ce qui atteste d’une homogénéité sémantique et psychométrique remarquable sans redondance excessive entre les énoncés.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Les coefficients de stabilité test-retest mesurés sur des intervalles allant de trois à six semaines durant un même semestre universitaire indiquent des indices de corrélation intraclasse oscillant entre r = 0,65 et r = 0,78. Cette stabilité modérée à forte confirme que l’AGQ évalue des orientations dispositionnelles relativement stables dans un contexte situationnel donné, tout en conservant une sensibilité écologique adéquate pour enregistrer les fluctuations consécutives à des modifications pédagogiques de l’environnement de classe.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle du questionnaire a été rigoureusement confirmée par modélisation d’équations structurelles et analyses factorielles confirmatoires (AFC) dès la phase de conception initiale.
Méthodologie et indices d’adéquation
L’estimation des paramètres a été effectuée selon la méthode du maximum de vraisemblance (ML). Le modèle quadri-factoriel théorique spécifie que les 12 items saturent exclusivement sur leur facteur latent respectif, sans corrélation d’erreurs résiduelles autorisée a priori. Les corrélations entre les quatre facteurs latents étaient librement estimées.
Les résultats d’adéquation rapportés pour le modèle théorique à 4 facteurs sont les suivants :
- Ratio Chi-deux sur degrés de liberté : χ²(48) = 75,44, soit un ratio χ²/dl de 1,57, très nettement inférieur au seuil critique de 2,00 ou 3,00.
- Comparative Fit Index (CFI) : 0,98.
- Tucker-Lewis Index (TLI) : 0,97.
- Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,041 (intervalle de confiance à 90 % [0,022 ; 0,058]).
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : 0,039.
Saturations factorielles des items (λ)
Toutes les saturations factorielles standardisées se révèlent statistiquement significatives au seuil p < 0,001 et présentent des magnitudes substantielles comprises entre 0,64 et 0,91 :
- Facteur MAP : Les saturations des items s’échelonnent de 0,73 à 0,84, traduisant une part de variance extraite hautement satisfaisante pour l’orientation d’apprentissage en profondeur.
- Facteur MAV : Les saturations oscillent entre 0,64 et 0,78, confirmant la cohésion interne de cette dimension émergente centrée sur la peur de ne pas tout apprendre ou de régresser.
- Facteur PAP : Les saturations s’établissent entre 0,78 et 0,91, manifestant une capture nette de la composante comparative ascendante et concurrentielle.
- Facteur PAV : Les saturations varient de 0,71 à 0,86, mesurant avec rigueur la fuite de l’incompétence relative.
Corrélations factorielles inter-dimensions
L’analyse des intercorrélations latentes confirme la différenciation conceptuelle tout en corroborant les liens attendus : les dimensions partageant un standard commun (MAP avec MAV, PAP avec PAV) ou une valence commune (MAP avec PAP, MAV avec PAV) affichent des corrélations positives modérées (généralement comprises entre r = 0,20 et r = 0,45). À l’inverse, l’orthogonalité théorique entre maîtrise-approche (MAP) et performance-évitement (PAV) se manifeste par des corrélations faibles, oscillant autour de zéro ou non significatives, ce qui valide l’indépendance de ces deux modes motivationnels polaires.
10. Instrument de mesure
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (auto-rapport standardisé).
- Domaine d’application : Psychologie de l’éducation, psychologie différentielle, psychologie de la motivation, comportement organisationnel.
- Nombre d’items : 12 items répartis symétriquement en 4 sous-échelles de 3 items.
- Format de réponse : Échelle de Likert à 7 degrés d’accord :
1 = not at all true of me(Pas du tout vrai pour moi)
2
3
4(Neutre / Moyennement vrai)
5
6
7 = very true of me(Très vrai pour moi) - Modalités de calcul des scores :
- Le score pour chaque sous-échelle s’obtient en calculant la moyenne arithmétique des trois items qui la composent (somme des items divisée par 3).
- Sous-échelle Performance-Approche (PAP) : moyenne des items 1, 6 et 10.
- Sous-échelle Maîtrise-Approche (MAP) : moyenne des items 2, 5 et 9.
- Sous-échelle Maîtrise-Évitement (MAV) : moyenne des items 3, 7 et 11.
- Sous-échelle Performance-Évitement (PAV) : moyenne des items 4, 8 et 12.
- Aucun item inversé (aucun recodage requis). L’obtention d’un score moyen global est déconseillée car les dimensions représentent des profils motivationnels distincts et non un continuum unitaire.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 2001.
- Auteurs et copyright : Andrew J. Elliot et Holly A. McGregor. Publié sous l’égide de l’American Psychological Association (APA).
- Statut d’utilisation et politique tarifaire : L’utilisation du questionnaire est entièrement gratuite dans le cadre exclusif de la recherche scientifique académique, de l’enseignement universitaire et des travaux de thèse non commerciaux. Les chercheurs sont autorisés à reproduire et adapter les items pour leurs protocoles d’investigation en mentionnant rigoureusement la source originale (Elliot & McGregor, 2001).
- Usage commercial et consultatif : Toute exploitation de l’AGQ dans des environnements commerciaux lucratifs, de sélection de personnel, d’audit d’entreprise ou dans des progiciels d’évaluation psychométrique payants requiert une autorisation écrite préalable formelle auprès des détenteurs du droit moral et de l’éditeur gestionnaire des droits (APA Permissions Department).
12. Références
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Elliot, A. J., & McGregor, H. A. (2001). A 2×2 achievement goal framework. Journal of Personality and Social Psychology, 80(3), 501–519. https://doi.org/10.1037/0022-3514.80.3.501
Elliot, A. J., Murayama, K., & Pekrun, R. (2011). A 3×2 achievement goal model. Journal of Educational Psychology, 103(3), 632–648. https://doi.org/10.1037/a0023952
Midgley, C., Kaplan, A., Middleton, M., Maehr, M. L., Urdan, T., Anderman, L. H., Anderman, E., & Roeser, R. (1998). The development and validation of scales assessing students’ achievement goal orientations. Contemporary Educational Psychology, 23(2), 113–131. https://doi.org/10.1006/ceps.1998.0965
Pintrich, P. R. (2000). An achievement goal theory perspective on issues in motivation terminology, theory, and research. Contemporary Educational Psychology, 25(1), 92–104. https://doi.org/10.1006/ceps.1999.1017
VandeWalle, D. (1997). Development and validation of a work domain goal orientation instrument. Educational and Psychological Measurement, 57(6), 995–1015. https://doi.org/10.1177/0013164497057006009
13. Questions et items du questionnaire
Response scale: 7-point Likert scale (1 = not at all true of me to 7 = very true of me)
- It is important for me to do better than other students.
- I want to learn as much as possible from this class.
- I worry that I may not learn all that I possibly could in this class.
- I just want to avoid doing poorly in this class.
- It is important for me to understand the content of this course as thoroughly as possible.
- It is important for me to perform better than the other students.
- Sometimes I’m afraid that I may not understand the content of this class as thoroughly as I’d like.
- My goal in this class is to avoid performing poorly.
- I desire to completely master the material presented in this course.
- My goal in this class is to get a better grade than most of the other students.
- I am often concerned that I may not learn all that there is to learn in this class.
- My fear of performing poorly in this class is often what motivates me.