Questionnaire des aspects positifs : maladie

Le Questionnaire des aspects positifs : maladie (Silver Lining Questionnaire [SLQ]) évalue la perception de bénéfices et la croissance adaptative chez les personnes confrontées à une affection médicale. Cet article présente sa structure à 38 items, ses bases théoriques et ses propriétés psychométriques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire des aspects positifs : maladie (en anglais, The Silver Lining Questionnaire: illness [SLQ]) est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour mesurer l’attribution de conséquences positives et la perception de bénéfices personnels chez des individus confrontés à une pathologie somatique aiguë ou chronique. Développé initialement au début des années 2000 par les chercheurs britanniques S. C. Sodergren et M. E. Hyland, cet outil s’inscrit au carrefour de la psychologie de la santé et de la psychologie positive. Il vise à opérationnaliser le phénomène par lequel une épreuve existentielle menaçante, telle qu’une affection médicale grave (affections respiratoires, cancers, maladies cardiovasculaires ou rhumatologiques), suscite des remaniements adaptatifs favorables dans la vie du patient.

Dans sa forme intégrale de référence, le questionnaire comprend 38 items formulés sous forme d’affirmations positives relatives aux changements induits par la maladie. Les participants expriment leur degré d’adhésion sur une échelle de réponse ordinale de type Likert en 5 points, allant de 1 (« fortement en désaccord » / strongly disagree) à 5 (« fortement d’accord » / strongly agree), avec un point neutre intermédiaire (3 = « incertain » / not sure). L’analyse de la structure interne révèle généralement une architecture multidimensionnelle recouvrant entre cinq et six facteurs distincts selon les populations cliniques étudiées : l’appréciation renouvelée de la vie, le renforcement et la clarification des relations interpersonnelles, la perception d’une plus grande force intérieure et d’une meilleure connaissance de soi, l’émergence d’une tolérance accrue et de changements spirituels ou philosophiques, ainsi que l’impact perçu sur l’entourage.

Sur le plan métrologique, l’échelle démontre d’excellentes qualités de cohérence interne (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,90 et 0,95 pour l’échelle globale, et entre 0,70 et 0,88 pour les sous-échelles), une stabilité temporelle satisfaisante au test-retest, ainsi qu’une validité de construit robuste. Le SLQ est corrélé positivement avec le développement post-traumatique, les stratégies de coping centré sur le sens et la réévaluation cognitive positive, tout en conservant une indépendance théorique et statistique par rapport aux simples mesures de détresse psychologique ou de déni.

2. Mots-clés / Keywords

Silver Lining Questionnaire, SLQ, perception de bénéfices, croissance post-traumatique, psychologie de la santé, adaptation à la maladie, évaluation psychométrique, réévaluation cognitive, maladies chroniques, oncologie, bien-être psychologique, résilience somatique.

3. Auteurs / Authors

Le Silver Lining Questionnaire: illness a été conçu et validé par une équipe de chercheurs en psychologie de la santé et médecine comportementale rattachée à l’Université de Plymouth et aux centres hospitaliers universitaires britanniques associés :

  • Dr. S. C. Sodergren : Chercheure en psychologie clinique et de la santé, School of Psychology, University of Plymouth (Royaume-Uni), et School of Health Sciences, University of Southampton. Spécialiste de la qualité de vie liée à la santé et de l’adaptation psychosociale aux pathologies chroniques.
  • Prof. Michael E. Hyland : Professeur émérite de psychologie de la santé, School of Psychology, University of Plymouth (Royaume-Uni). Théoricien de renom dans le domaine des modèles holistiques de la santé, du contrôle cognitif et de l’effet placebo.
  • Collaborateurs cliniques associés : Sally J. Singh et Linzy Sewell (Department of Pulmonary Rehabilitation, Glenfield Hospital, University Hospitals of Leicester NHS Trust), impliqués dans les études de validation auprès de patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et d’autres pathologies respiratoires.

4. Objectif / Purpose

L’avènement d’une maladie somatique grave constitue l’un des stresseurs existentiels les plus radicaux auxquels un individu puisse être confronté. Historiquement, la psychopathologie et la psychologie médicale ont appréhendé l’impact de l’affection physique presque exclusivement sous le prisme du déficit, de la perte, de l’anxiété réactionnelle, de la dépression et de la dégradation de la qualité de vie. Bien que cette perspective déficitaire demeure cliniquement indispensable pour diagnostiquer et traiter la détresse somatopsychique, elle s’avère incomplète. Elle omet un pan fondamental de la phénoménologie humaine : la capacité adaptative d’auto-transcendance et la découverte de sens à travers la souffrance.

L’objectif fondamental du Silver Lining Questionnaire: illness est d’opérationnaliser et de quantifier systématiquement ce que l’idiome anglophone nomme « silver lining » (l’éclaircie ou le revers positif d’une situation sombre), c’est-à-dire l’attribution de conséquences et de transformations constructives à l’expérience même de la maladie. L’échelle a été conçue pour répondre à un double impératif, à la fois scientifique et appliqué :

Applications de recherche fondamentale et épidémiologique

En recherche psychosociale, le SLQ permet de tester empiriquement les modèles transactionnels du stress et les théories de l’adaptation cognitive. Il sert d’instrument étalon pour explorer dans quelle mesure la perception de gains existentiels ou relationnels modère la relation entre la gravité objective du diagnostic médical (stade tumoral, obstruction ventilatoire, invalidité fonctionnelle) et le fonctionnement affectif à long terme. L’outil permet également de comparer les trajectoires de croissance post-traumatique selon différentes pathologies (pathologies respiratoires obstructives, affections oncologiques, troubles cardiovasculaires, affections auto-immunes) et d’analyser les déterminants sociodémographiques ou dispositionnels (optimisme, sentiment d’auto-efficacité, soutien social) favorisant ce repositionnement herméneutique.

Applications cliniques et psychothérapeutiques

Dans la pratique clinique, notamment en milieu hospitalier, en réhabilitation respiratoire, en soins palliatifs ou en psycho-oncologie, le SLQ constitue un levier d’évaluation diagnostique et d’intervention narrative. L’administration du questionnaire fournit au clinicien une cartographie précise des ressources noétiques et adaptatives mobilisées par le patient. Il ne s’agit en aucun cas d’imposer une injonction tyrannique au positivisme — ce qui constituerait une violence psychologique invalidant la douleur légitime —, mais plutôt d’offrir un espace structuré de reconnaissance pour les remaniements constructifs que le patient a déjà amorcés. Identifier les domaines où le sujet perçoit un bénéfice (par exemple, une communication plus authentique avec ses proches, un tri salutaire dans ses priorités d’existence ou une atténuation de l’angoisse de performance) permet d’ancrer les interventions psychothérapeutiques, d’encourager la réévaluation cognitive et de soutenir le processus de résilience.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par le SLQ s’enracine dans le concept de benefit finding (perception de bénéfices) et de croissance liée à l’adversité (adversity-activated development). Ce construit postule que la confrontation avec la vulnérabilité physique et la finitude brise les hypothèses implicites de sécurité et d’invulnérabilité du sujet (les assumptive worlds), l’obligeant à un travail cognitif actif de restructuration schématique. Le SLQ opérationnalise ce phénomène à travers 38 items reflétant des gains subjectifs concrets, organisés autour de plusieurs dimensions phénoménologiques majeures :

Dimension / Domaine Description conceptuelle Exemples d’items révélateurs
1. Appréciation renouvelée de la vie Réévaluation des priorités quotidiennes, prise de conscience aiguë de la préciosité du temps, intensité accrue dans le vécu du moment présent et réorientation vers ce qui a du sens. Item 1 (« I appreciate life more… »), Item 4 (« …live life to its fullest »).
2. Force intérieure et autonomie Prise de conscience de capacités de résistance insoupçonnées, augmentation du sentiment d’auto-efficacité face aux aléas, moindre préoccupation du regard ou de l’approbation d’autrui, affirmation de soi. Item 15 (« …more confidence »), Item 20 (« …more aware of my strengths »), Item 31 (« …stand up for myself »).
3. Réalignement et tri relationnel Approfondissement de l’intimité relationnelle avec les proches significatifs, élagage des relations toxiques ou futiles, empathie accrue envers la vulnérabilité d’autrui. Item 25 (« …strengthened my relationships… »), Item 32 (« …put an end to troublesome relationships »).
4. Sérénité, tolérance et acceptation Diminution de l’irritabilité ou de l’impatience, acceptation accrue du cours imprévisible des événements, moindre angoisse face à l’échec et jugement social plus clément. Item 5 (« …easier to accept what life has in store »), Item 11 (« …calmer person »), Item 33 (« …less judgmental »).
5. Métanoïa spirituelle et philosophique Approfondissement de la vie spirituelle ou religieuse, ouverture à d’autres visions du monde, exploration active de la question de la finalité et du but de l’existence. Item 6 (« …true purpose of life »), Item 7 (« …spiritual beliefs deepened »), Item 8 (« …open to other religions »).
6. Rôle social et exemplarité pour autrui Perception de constituer une source d’inspiration pour son entourage, capacité accrue à aider d’autres malades, impact transformateur positif sur les proches. Item 34 (« …inspiration to others »), Item 36 (« …changed other people for the better »).

Ce construit se distingue nettement d’un simple optimisme naïf : il ne postule pas que la maladie est un événement souhaitable ou intrinsèquement bénéfique, mais évalue l’aptitude constructive du sujet à métaboliser un événement néfaste en source de remaniement identificatoire positif.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement du SLQ s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes fondateurs de la psychologie contemporaine, articulant modèles cognitifs du stress, phénoménologie existentielle et psychologie positive.

1. Le modèle transactionnel du stress et du coping (Lazarus & Folkman)

Selon la théorie transactionnelle de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress ne réside pas dans l’événement lui-même mais dans la transaction cognitive opérée par l’individu. L’évaluation primaire (qui apprécie la menace ou la perte) est immédiatement suivie d’évaluations secondaires et d’une réévaluation cognitive (cognitive reappraisal). Dans les prolongements ultérieurs du modèle, notamment le meaning-focused coping (coping centré sur le sens développé par Folkman en 1997 dans le contexte des pathologies létales), la recherche de bénéfices apparaît comme une stratégie métacognitive essentielle permettant de générer des affects positifs au cœur même de l’adversité chronique. Le SLQ mesure directement le produit de ce processus de réévaluation centrée sur le sens.

2. Le modèle de la croissance post-traumatique (Tedeschi & Calhoun)

Le cadre conceptuel du développement ou de la croissance post-traumatique (Posttraumatic Growth [PTG]), formulé par Richard Tedeschi et Lawrence Calhoun (1996, 2004), constitue le socle herméneutique le plus direct du SLQ. Tedeschi et Calhoun postulent que le traumatisme agit comme un « séisme cognitif » qui anéantit les schémas mentaux préexistants du sujet concernant la justice du monde, la prévisibilité et le contrôle personnel. La reconstruction cognitive qui succède à cette rupture permet l’émergence de gains dans cinq domaines majeurs : perception de nouvelles opportunités, relations interpersonnelles plus intimes, sentiment accru de force personnelle, appréciation de la vie et changements spirituels. Le SLQ adapte spécifiquement ces postulats à l’expérience intéroceptive et biographique de la maladie physique, intégrant les spécificités de la menace corporelle continue.

3. La logothérapie et l’analyse existentielle (Viktor Frankl)

Sur le plan philosophique et existentiel, le SLQ s’enracine dans la tradition de la logothérapie initiée par Viktor Frankl (1946). Frankl soutenait que même dans les conditions de dénuement et de souffrance physique les plus extrêmes (la « triade tragique » : douleur, culpabilité, mort), l’être humain conserve l’ultime liberté de choisir son attitude face aux circonstances. La découverte d’une signification positive dans l’expérience de la maladie constitue la matérialisation empirique de ce que Frankl décrivait comme la transformation de la tragédie personnelle en accomplissement humain.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du Silver Lining Questionnaire a fait l’objet de nombreuses investigations dans divers contextes cliniques internationaux, notamment auprès de cohortes de patients atteints d’affections respiratoires chroniques (Sodergren et al., 2002), de pathologies oncologiques (sein, prostate, mélanome, hémopathies ; McBride et al., 2000 ; Llewellyn et al., 2007) et de maladies chroniques dégénératives.

Validité de contenu

La validité de contenu a été établie dès la phase initiale de conception par une approche qualitative rigoureuse (Sodergren & Hyland, 2000). Les concepteurs ont extrait les thèmes fondamentaux à partir d’entretiens semi-structurés approfondis conduits auprès de patients somatiques, garantissant que les 38 formulations reflètent authentiquement le langage, les métaphores et les préoccupations phénoménologiques des malades, plutôt que des projections a priori des chercheurs.

Validité convergente

La validité convergente du SLQ est attestée par ses corrélations statistiquement significatives et positives avec des instruments mesurant des construits théoriquement apparentés :

  • Croissance post-traumatique : Les scores totaux et factoriels du SLQ présentent de fortes corrélations positives ($r = 0,60$ à $r = 0,78$, $p < 0,001$) avec l’Inventaire de Croissance Post-Traumatique (PTGI ; Tedeschi & Calhoun, 1996).
  • Stratégies d’adaptation centrées sur la réévaluation positive : Corrélations modérées à fortes ($r = 0,45$ à $r = 0,62$) avec la sous-échelle de réévaluation positive du COPE Inventory (Carver et al., 1989).
  • Affectivité positive et satisfaction de vie : Corrélations positives significatives avec les échelles de bien-être subjectif (SWLS) et d’affects positifs (PANAS-PA), démontrant que la perception de bénéfices est étroitement liée à la vitalité psychologique.

Validité discriminante

Le SLQ montre une indépendance conceptuelle et statistique solide vis-à-vis des construits divergents :

  • Les corrélations avec les mesures de détresse psychologique, telles que l’échelle d’anxiété et de dépression hospitalière (HADS), sont faibles à négligeables ($r = -0,08$ à $r = -0,18$, non significatives ou faiblement négatives). Cela prouve que le SLQ ne constitue pas simplement un miroir inversé de la détresse : un individu peut éprouver une souffrance clinique réelle tout en identifiant simultanément des bénéfices existentiels substantiels.
  • Les corrélations avec les mesures d’évitement, de déni psychologique ou de désirabilité sociale (ex. échelle de Marlowe-Crowne) sont quasi nulles ($r < 0,12$), réfutant l’hypothèse selon laquelle l’attribution de bénéfices résulterait d’un déni défensif ou d’une conformité sociale feinte.

Validité prédictive et longitudinale

Les études longitudinales ont démontré que des scores initiaux élevés au SLQ prédisent une meilleure adaptation psychosociale à long terme, une adhésion accrue aux programmes de réhabilitation médicale (par exemple, maintien des exercices respiratoires dans la BPCO) et une atténuation de l’impact fonctionnel perçu de la maladie, même après contrôle statistique de la sévérité médicale objective.

8. Fidélité / Reliability

L’évaluation des qualités métrologiques de fidélité du Silver Lining Questionnaire confirme la grande stabilité et la précision de la mesure à travers le temps et les échantillons.

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Les études princeps et les réplications indépendantes rapportent des niveaux d’homogénéité interne remarquables :

  • Échelle totale (38 items) : Les coefficients $\alpha$ de Cronbach se situent systématiquement entre 0,92 et 0,96, indiquant une consistance interne globale exceptionnelle sans redondance d’items excessive.
  • Sous-échelles / Facteurs : Selon les solutions factorielles extraites, les valeurs d’alpha varient généralement entre 0,72 et 0,89 :
    • Appréciation de la vie : $\alpha \approx 0,84 – 0,88$
    • Force personnelle et introspection : $\alpha \approx 0,81 – 0,86$
    • Relations interpersonnelles : $\alpha \approx 0,78 – 0,85$
    • Changements philosophiques / spirituels : $\alpha \approx 0,70 – 0,79$

Stabilité temporelle (Fidélité Test-Retest)

La reproductibilité des scores a été évaluée à différents intervalles temporels chez des patients cliniquement stables :

  • À un intervalle de 2 à 4 semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) ou de Pearson pour le score total oscille entre 0,82 et 0,89, attestant d’une excellente stabilité temporelle à court terme.
  • À 6 mois d’intervalle, la stabilité demeure substantielle ($r \approx 0,70 – 0,75$), reflétant la nature dispositionnelle et schématique des remaniements de sens opérés par le sujet, tout en autorisant une sensibilité aux évolutions majeures de la trajectoire clinique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du SLQ a fait l’objet d’investigations approfondies au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).

Études exploratoires initiales (Sodergren et al., 2002)

Lors de la validation inaugurale menée auprès de patients atteints de maladies respiratoires, une analyse en composantes principales (ACP) suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin, tenant compte de l’intercorrélation théorique attendue entre les dimensions de croissance) a permis de dégager initialement une structure multi-factorielle. Bien que l’ensemble des items sature fortement sur un facteur général de second ordre (justifiant l’usage d’un score composite global de benefit finding), l’analyse des valeurs propres (critère de Kaiser > 1 et examen du diagramme de Cattell / scree plot) a mis en évidence plusieurs facteurs distincts expliquant plus de 50 % de la variance totale :

  • Facteur 1 : Amélioration de la vie et perspective renouvelée (items saturant fortement : 1, 2, 3, 4, 10). Saturations factorielles comprises entre 0,55 et 0,81.
  • Facteur 2 : Connaissance de soi et affirmation personnelle (items 14, 15, 17, 18, 19, 20, 31). Saturations entre 0,48 et 0,75.
  • Facteur 3 : Clarification et amélioration relationnelle (items 25, 27, 28, 29, 30, 32). Saturations entre 0,45 et 0,72.
  • Facteur 4 : Sérénité et tolérance face à l’existence (items 5, 11, 12, 13, 16, 33). Saturations entre 0,42 et 0,69.
  • Facteur 5 : Transformation spirituelle et philosophique (items 6, 7, 8). Saturations entre 0,58 et 0,84.
  • Facteur 6 : Influence et valeur pour autrui (items 34, 35, 36, 37, 38). Saturations entre 0,50 et 0,78.

Modélisation confirmatoire et formes abrégées

Des travaux ultérieurs (notamment dans des populations oncologiques britanniques et européennes) ont testé la validité de cette structure au moyen de l’AFC. Les indices d’ajustement soutiennent généralement un modèle hiérarchique composé de facteurs de premier ordre corrélés chapeautés par un méta-facteur général de « perception de bénéfices de la maladie » ($\chi^2/df < 2,5$ ; Comparative Fit Index [CFI] > 0,90 ; Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] < 0,06). Dans certaines études cliniques cherchant à alléger le temps de passation pour les patients très fatigués, des versions abrégées (ex. SLQ-8 ou SLQ-24) ont été dérivées, préservant une invariance de mesure robuste par rapport à la version intégrale de 38 items.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : The Silver Lining Questionnaire: illness (SLQ).
  • Nom traduit en français : Questionnaire des aspects positifs : maladie.
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé / en ligne. Peut être lu au patient par un évaluateur neutre en cas d’incapacité motrice ou visuelle.
  • Durée moyenne de passation : 10 à 15 minutes pour l’ensemble des 38 items.
  • Nombre d’items : 38 items rédigés sous forme d’assertions affirmatives directes.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points :
    • 5 = Tout à fait d’accord (strongly agree)
    • 4 = D’accord (agree)
    • 3 = Incertain / Pas sûr (not sure)
    • 2 = Pas d’accord (disagree)
    • 1 = Fortement en désaccord (strongly disagree)
  • Procédure de cotation et scores :
    • Tous les items sont cotés de manière positive et directe (aucun item inversé dans la version canonique de 38 items).
    • Score total global : Somme des 38 items. Le score total s’échelonne de 38 à 190 points. Un score plus élevé indique un niveau plus élevé d’attribution de bénéfices et d’adaptation positive à la maladie.
    • Scores dimensionnels : Calculés en sommant ou en moyennant les items assignés à chacun des facteurs identifiés par l’analyse factorielle.
    • Gestion des données manquantes : La substitution par la moyenne de la sous-échelle est recommandée si moins de 10 % des items d’une dimension sont manquants. Au-delà, le score du sous-domaine doit être considéré comme non évaluable.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de conception initiale : 2000 (premières études qualitatives de Sodergren & Hyland) ; publication officielle de la structure factorielle et psychométrique en 2002.
  • Statut du droit d’auteur (Copyright) : Détenu originellement par les auteurs (Dr. S. C. Sodergren, Prof. M. E. Hyland) et les éditeurs scientifiques académiques de la revue Psychology & Health (Taylor & Francis).
  • Tarifs et conditions d’accès : L’instrument est généralement mis à disposition gratuitement pour la recherche académique, l’enseignement universitaire et les travaux cliniques non commerciaux sans but lucratif. L’utilisation commerciale ou l’intégration dans des essais cliniques industriels requiert l’autorisation formelle préalable des auteurs ou des ayants droit.
  • Directives pour l’utilisation : Les chercheurs désireux d’utiliser le SLQ sont tenus de citer explicitement les publications princeps de Sodergren et al. (2002) dans tous leurs rapports et publications scientifiques.

12. Références / References

  • Carver, C. S., Scheier, M. F., & Weintraub, J. K. (1989). Assessing coping strategies: A theoretically based approach. Journal of Personality and Social Psychology, 56(2), 267–283. https://doi.org/10.1037/0022-3514.56.2.267
  • Folkman, S. (1997). Positive psychological states and coping with severe stress. Social Science & Medicine, 45(8), 1207–1221. https://doi.org/10.1016/S0277-9536(97)00040-3
  • Frankl, V. E. (1946). Man’s search for meaning. Beacon Press.
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Llewellyn, C. D., McGurk, M., & Weinman, J. (2007). How do patients with head and neck cancer perceive their illness? The development and validation of the Silver Lining Questionnaire. Psycho-Oncology, 16(6), 564–572. https://doi.org/10.1002/pon.1093
  • McBride, C. M., Clipp, E., Peterson, B. L., Lipkus, I. M., & Demark-Wahnefried, W. (2000). Psychological impact of diagnosis and treatment of cancer on survivors: Exploring positive and negative consequences. Cancer Epidemiology, Biomarkers & Prevention, 9(12), 1369–1376.
  • Sodergren, S. C., & Hyland, M. E. (2000). Qualitative analysis of what patients consider to be the positive effects of illness. Psychology & Health, 15(1), 85–104. https://doi.org/10.1080/08870440008400290
  • Sodergren, S. C., Hyland, M. E., Singh, S. J., & Sewell, L. (2002). The development and factor structure of the Silver Lining Questionnaire: illness. Psychology & Health, 17(3), 335–354. https://doi.org/10.1080/08870440290025785
  • Tedeschi, R. G., & Calhoun, L. G. (1996). The Posttraumatic Growth Inventory: Measuring the positive legacy of trauma. Journal of Traumatic Stress, 9(3), 455–471. https://doi.org/10.1002/jts.2490090305
  • Tedeschi, R. G., & Calhoun, L. G. (2004). Posttraumatic growth: Conceptual foundations and empirical evidence. Psychological Inquiry, 15(1), 1–18. https://doi.org/10.1207/s15327965pli1501_01

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format:

5 = strongly agree
4 = agree
3 = not sure
2 = disagree
1 = strongly disagree

  1. I appreciate life more because of my illness
  2. My illness gave me a new start in life
  3. My life is much better now than it was before
  4. My illness has made me live life to its fullest
  5. Because of my illness I find it easier to accept what life has in store
  6. My illness made me think about the true purpose of life
  7. My religious/spiritual beliefs deepened because of my illness
  8. I am now more open to other religions because of my illness
  9. My illness made me a better person
  10. I became a happier person because of my illness
  11. I am a calmer person because of my illness
  12. My illness made me more mature
  13. My illness made me a more tolerant person
  14. My illness made me realise that I matter as a person
  15. My illness gave me more confidence
  16. I am less concerned about failure because of my illness
  17. My illness gave me permission to do things for myself
  18. My illness made me a more determined person
  19. My illness helped me find myself
  20. My illness made me more aware of my strengths
  21. Through my illness I discovered a talent I didn’t know I had
  22. I can face whatever is around the corner because of my illness
  23. My illness encouraged me to reflect on how I feel about myself.
  24. My illness made me face up to problem areas of my life
  25. My illness strengthened my relationships with others
  26. My illness made me less concerned with the approval of others
  27. Because of my illness I have more to offer other people
  28. My illness made me more at ease with others
  29. I see others in their true colours because of my illness
  30. My illness gave me the opportunity to meet new people
  31. My illness taught me how to stand up for myself
  32. My illness made me put an end to troublesome relationships
  33. My illness made me less judgmental of others
  34. I have been an inspiration to others
  35. People can be more open with me since my illness
  36. My illness changed other people for the better
  37. My illness changed other people’s perception of me for better
  38. Other people appreciate me more because of my illness
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Questionnaire des aspects positifs : maladie. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-aspects-positifs-maladie-slq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire des aspects positifs : maladie.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-aspects-positifs-maladie-slq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire des aspects positifs : maladie.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-des-aspects-positifs-maladie-slq/.