1. Résumé
Le Trauma History Screen (THS), traduit en français par le Questionnaire de dépistage des antécédents traumatiques, est un instrument d’auto-évaluation psychométrique bref conçu par Eve B. Carlson et ses collaborateurs en 2011. Développé pour répondre aux impératifs d’efficience clinique et épidémiologique, cet outil évalue de manière ciblée l’exposition à un large spectre d’événements de vie potentiellement traumatiques et générateurs de détresse psychologique aiguë ou prolongée. Le questionnaire est composé de 14 items dichotomiques (réponse « Oui » ou « Non ») formulés dans un langage particulièrement accessible, requérant un niveau de lecture équivalent à la fin du cycle primaire (cinquième année d’enseignement primaire aux États-Unis, soit environ le CM2 en France). L’architecture conceptuelle du THS articule deux dimensions principales : l’exposition à des stresseurs de haute magnitude (High-Magnitude Stressor events, HMS), caractérisés par une menace objective vitale ou physique soudaine (accidents graves, catastrophes naturelles, violences armées, agressions physiques et sexuelles), et les événements associés à une détresse post-traumatique persistante (Persisting Posttraumatic Distress events, PPD), qui englobent des bouleversements interpersonnels et médicaux majeurs causant une perturbation subjective prolongée durant au moins un mois.
Pour chaque événement confirmé, l’instrument quantifie la fréquence d’occurrence (de 1 à 5 fois et plus), la durée de la détresse émotionnelle (moins d’un mois versus un mois ou plus) ainsi que l’intensité du fardeau psychologique ressenti au moment des faits et au cours de la période actuelle (évaluée sur une échelle de type Likert de 1 à 5). Dépourvu de note de coupure rigide diagnostique, le THS fournit aux cliniciens et chercheurs deux indices cumulatifs robustes (indices HMS et PPD) et permet de cartographier la chronologie et l’impact subjectif des traumatismes cumulés. Les propriétés psychométriques établies sur de larges cohortes diversifiées (anciens combattants, patients psychiatriques hospitalisés et ambulatoires, échantillons communautaires et étudiants universitaires) démontrent une fidélité test-retest remarquable (coefficients de corrélation variant de 0,61 à 0,95 selon les intervalles temporels de 1 semaine à 2 mois) ainsi qu’une excellente validité convergente avec des mesures de référence plus étendues telles que le Traumatic Life Events Questionnaire (r = 0,73 à 0,77). Disponible gratuitement dans le domaine public, le THS s’affirme comme un standard psychométrique international pour le repérage initial du trauma psychologique.
2. Mots-clés
traumatisme psychologique, dépistage du trauma, stress post-traumatique, stresseurs de haute magnitude, détresse émotionnelle persistante, psychométrie, évaluation clinique, traumatologie, événements de vie indésirables, fidélité test-retest.
3. Auteurs
Le Trauma History Screen a été élaboré par une équipe pluridisciplinaire d’experts reconnus en psychotraumatologie, rattachés aux centres de recherche sur les vétérans et à des institutions universitaires de premier plan aux États-Unis :
- Eve B. Carlson, Ph.D. — National Center for PTSD, Dissemination and Training Division, VA Palo Alto Health Care System, Palo Alto, Californie, États-Unis. Spécialiste de l’évaluation standardisée du trauma et des troubles dissociatifs.
- Steven R. Smith, Ph.D. — Department of Counseling, Clinical, and School Psychology, University of California, Santa Barbara, Californie, États-Unis.
- Patrick A. Palmieri, Ph.D. — Summa Health System, Center for the Treatment and Study of Traumatic Stress, Akron, Ohio, États-Unis.
- Constance J. Dalenberg, Ph.D. — Trauma Research Institute, California School of Professional Psychology, Alliant International University, San Diego, Californie, États-Unis.
- Josef I. Ruzek, Ph.D. — National Center for PTSD, VA Palo Alto Health Care System ; Stanford University Department of Psychiatry and Behavioral Sciences, Stanford, Californie, États-Unis.
- Rachel Kimerling, Ph.D. — National Center for PTSD, VA Palo Alto Health Care System ; Center for Innovation to Implementation (Ci2i), Menlo Park, Californie, États-Unis.
- Thomas A. Burling, Ph.D. — National Center for PTSD, VA Palo Alto Health Care System, Palo Alto, Californie, États-Unis.
- David A. Spain, M.D. — Department of Surgery, Stanford University School of Medicine, Stanford, Californie, États-Unis.
4. Objectif
L’objectif fondamental du Trauma History Screen est de combler une lacune méthodologique majeure au sein de la pratique psychologique et de la recherche épidémiologique : le besoin pressant d’un instrument d’évaluation de l’exposition aux traumatismes qui soit simultanément bref, rigoureux, accessible au grand public et libre de droits. Historiquement, l’investigation des antécédents traumatiques reposait sur des entretiens cliniques approfondis ou sur de longs inventaires auto-rapportés comptant souvent plus de quarante items détaillés (tels que le Traumatic Life Events Questionnaire ou le Life Events Checklist). Bien qu’exhaustifs, ces outils s’avèrent excessivement chronophages, génèrent une charge cognitive importante pour les personnes vulnérables, et augmentent le risque d’abandon ou de décompensation chez des sujets présentant des troubles cognitifs légers, un niveau d’alphabétisation modeste ou une détresse émotionnelle aiguë.
Le THS a ainsi été structuré pour servir de dispositif de dépistage rapide (screening tool) lors de l’admission en milieu psychiatrique, en médecine générale, dans les centres d’urgence médico-psychologique ou dans les enquêtes populationnelles de grande envergure. L’outil poursuit une triple finalité fonctionnelle :
- La documentation objective de l’exposition : Déterminer avec précision si l’individu a été confronté, au cours de sa vie, à des événements répondant aux définitions nosologiques du critère A du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) pour le trouble de stress post-traumatique (TSPT), tout en incluant des stresseurs relationnels et de santé ayant un pouvoir désorganisateur équivalent.
- L’évaluation différentielle de la persistance : Discriminer les incidents traumatiques ayant suscité une réaction aiguë résolutive de ceux qui ont engendré une détresse psychologique prolongée au-delà du seuil critique d’un mois. Cette distinction est cruciale dans la modélisation pronostique, car la persistance de la détresse émotionnelle est le précurseur le plus direct du développement d’un TSPT chronique, de troubles dépressifs majeurs ou de conduites addictives secondaires.
- L’étayage de la formulation de cas clinique : Fournir au praticien une base factuelle synthétique permettant d’orienter l’entretien d’anamnèse, d’identifier les expériences cibles pour les psychothérapies axées sur le trauma (telles que l’exposition prolongée, l’EMDR ou la thérapie de traitement cognitif), et de surveiller l’évolution longitudinale des symptômes résiduels.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par le THS repose sur une conceptualisation bidimensionnelle du fardeau traumatique cumulatif, distinguant la nature objective de l’événement et sa trajectoire de résonance subjective dans le temps. Contrairement aux approches réductionnistes qui assimilent le traumatisme à un simple dénombrement d’incidents extérieurs, le modèle de Carlson et al. (2011) intègre les données de la psychologie différentielle et des neurosciences affectives relatives à la réactivité au stress.
1. Les stresseurs de haute magnitude (High-Magnitude Stressors – HMS)
Cette dimension opérationnalise les événements soudains, extrêmes et impersonnels ou interpersonnels qui constituent une menace immédiate pour l’intégrité corporelle de l’individu ou de ses proches. Les stresseurs de haute magnitude regroupent les accidents graves de transport (voiture, train, avion), les catastrophes environnementales (séismes, inondations, incendies de grande ampleur), les agressions physiques au sein ou en dehors du cadre familial, les abus sexuels sous contrainte physique ou psychologique, ainsi que les agressions armées et les situations d’exposition à des scènes de guerre lors du service militaire. D’un point de vue psychométrique, ces événements possèdent une valence hautement toxique universelle : ils provoquent une effraction traumatique chez la très grande majorité des individus exposés, indépendamment des vulnérabilités prémorbides. Le score cumulé HMS reflète ainsi la charge globale d’exposition à des traumatismes sévères de type I (événements uniques violents) ou de type II (traumatismes répétés ou cumulatifs).
2. Les événements à détresse post-traumatique persistante (Persisting Posttraumatic Distress – PDD)
La dimension PDD capture les situations d’adversité dont le pouvoir pathogène réside dans l’intensité et la chronicité de la réponse affective induite plutôt que dans la seule violence physique instantanée de l’agent stresseur. Elle inclut notamment la mort subite ou la maladie dévastatrice d’un proche, mais également d’autres bouleversements majeurs de vie (tels que la rupture conjugale abrupte, l’abandon ou des crises socio-émotionnelles intenses) pour lesquels l’individu ressent des affects négatifs envahissants durant une période supérieure ou égale à un mois. Cette distinction est essentielle sur le plan conceptuel : elle reconnaît que certains événements de vie non catégorisés traditionnellement comme des traumatismes à danger de mort immédiat peuvent engendrer des réactions de deuil traumatique, de honte toxique, de culpabilité ou d’impuissance tout aussi délétères pour le fonctionnement psychosocial.
3. L’évaluation dimensionnelle de la détresse subjective
Pour chaque événement confirmé, le THS opérationnalise la détresse à travers deux axes temporels distincts : l’impact émotionnel péritraumatique (l’intensité du choc au moment où l’événement s’est produit) et l’impact émotionnel différé/résiduel (l’intensité de la détresse ressentie au moment présent). Ce gradient dimensionnel permet d’observer la trajectoire d’extinction de la détresse ou, à l’inverse, l’absence de résolution émotionnelle propre aux états de stress post-traumatique chroniques.
6. Cadre théorique
Le cadre théorique du Trauma History Screen s’inscrit au carrefour du modèle transactionnel du stress et du coping formalisé par Richard Lazarus et Susan Folkman, et de la théorie du traitement cognitif du trauma élaborée par Edna Foa et Patricia Resick. Selon cette perspective théorique unifiée, l’impact pathogène d’une exposition ne découle pas exclusivement des propriétés physiques objectives de l’événement stresseur, mais de l’interaction dynamique entre les paramètres de l’événement, l’évaluation cognitive primaire (évaluation de la menace pour la survie et le soi) et l’évaluation cognitive secondaire (perception des ressources de régulation disponibles).
En psychotraumatologie contemporaine, l’hypothèse de la mémoire traumatique stipule que les événements caractérisés par une terreur péritraumatique intense altèrent l’encodage mnésique hippocampique et suractivent l’amygdale cérébrale, conduisant à des représentations non contextualisées qui réapparaissent sous forme d’intrusions, de cauchemars et d’hyperactivation neurovégétative. La persistance de ces réactions au-delà du premier mois marque la rupture entre les réactions normales de stress aigu (adaptatives sur le plan évolutif) et l’organisation d’une pathologie post-traumatique installée. En isolant les événements ayant suscité une détresse excédant un mois, le THS s’aligne fidèlement sur les critères diagnostiques temporels du TSPT validés par la communauté psychiatrique internationale.
Par ailleurs, la structure du THS prend appui sur le modèle de la charge allostatique développé par Bruce McEwen. La répétition d’événements de haute magnitude ou la persistance indéfinie de stress chroniques impose un coût biologique et psychologique cumulatif (l’usure allostatique). Le THS rend compte de ce fardeau allostatique en intégrant le dénombrement précis des occurrences multiples (1, 2, 3, 4, 5 fois ou plus), offrant ainsi une estimation opérationnelle du traumatisme cumulatif et des micro-traumatismes répétés essentiels à la compréhension des présentations de trauma complexe.
7. Validité
La validation empirique du THS a été rigoureusement démontrée par Carlson et al. (2011) à travers une série d’études multi-échantillons menées auprès de populations aux profils démographiques et cliniques hautement contrastés (N total > 1 000 participants) : des anciens combattants suivis en milieu hospitalier, des patients d’unités psychiatriques ambulatoires et résidentielles, des membres de la communauté générale et des cohortes universitaires.
Validité de contenu et d’apparence
La validité de contenu a été établie par consultation d’un panel d’experts seniors du National Center for PTSD. Les items ont été formulés à partir des catégories fondamentales d’événements traumatiques répertoriées dans la littérature internationale, en veillant à éliminer les formulations ambiguës, le jargon clinique et les constructions syntaxiques complexes. L’indice de lisibilité Flesch-Kincaid confirme que l’échelle est parfaitement compréhensible pour des personnes possédant un niveau de lecture de cinquième année d’école primaire (CM2), ce qui minimise considérablement les biais d’incompréhension chez les individus en situation de précarité cognitive ou éducative.
Validité convergente
La validité convergente du THS a été évaluée par comparaison directe avec le Traumatic Life Events Questionnaire (TLEQ), une mesure d’exposition approfondie largement validée. Les analyses corrélationnelles ont révélé des associations très élevées entre les scores cumulés d’exposition du THS et ceux du TLEQ :
- Dans l’échantillon d’anciens combattants : r = 0,77 (p < 0,001).
- Dans la cohorte de jeunes adultes universitaires : r = 0,73 (p < 0,001).
De surcroît, le score d’événements PDD (détresse persistante) du THS présente des corrélations positives modérées à fortes avec des mesures validées de la sévérité des symptômes de stress post-traumatique, telles que la PTSD Checklist (PCL), et avec des inventaires de dépression générale (comme le BDI), attestant que les événements retenus sous cette dimension capturent fidèlement la morbidité psychologique actuelle.
Validité discriminante
Le THS montre une capacité probante à discriminer les populations cliniques des populations non cliniques : les moyennes des scores HMS et PDD sont significativement plus élevées chez les vétérans et les patients psychiatriques que chez les étudiants et les adultes de la communauté générale. En outre, la corrélation entre le nombre d’événements HMS rapportés et les échelles mesurant la désirabilité sociale s’avère non significative, indiquant que l’outil est remarquablement résistant aux biais de présentation favorable de soi.
8. Fidélité
En raison de la nature d’inventaire d’exposition aux événements de vie (checklist format), l’évaluation de la cohérence interne par le coefficient alpha de Cronbach n’est pas conceptuellement adaptée à l’échelle globale : vivre un accident de voiture n’implique pas statistiquement qu’un individu soit plus susceptible d’avoir subi une catastrophe naturelle. Par conséquent, les auteurs ont concentré l’évaluation de la fidélité sur la stabilité temporelle (fidélité test-retest) et sur l’accord inter-items au sein des dimensions homogènes.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle du THS a été mesurée dans quatre échantillons indépendants sur des intervalles temporels s’échelonnant d’une semaine à deux mois :
- Intervalle court (1 à 2 semaines) : Les coefficients de corrélation test-retest pour le nombre total d’événements HMS rapportés se sont révélés exceptionnellement élevés, se situant entre 0,82 et 0,95. Les accords kappa de Cohen calculés item par item démontrent une concordance substantielle à quasi-parfaite (κ = 0,68 à 0,91).
- Intervalle modéré (1 à 2 mois) : Dans les cohortes universitaires et communautaires réévaluées après un délai allant jusqu’à 8 semaines, les corrélations test-retest pour les indices d’exposition sont restées fortes à très fortes, avec des valeurs oscillant entre 0,61 et 0,85.
Les estimations de la fidélité temporelle pour la dimension PPD (persistance de la détresse pendant au moins 1 mois) oscillent entre 0,65 et 0,78, une performance psychométrique remarquable compte tenu du fait que la perception subjective de la détresse émotionnelle passée peut fluctuer au gré des états affectifs du moment.
9. Analyse factorielle
La structure factorielle d’un inventaire de traumatismes diffère de celle d’un trait de personnalité ou d’un trouble émotionnel unifié : les items représentent des variables indicatrices causales (modèle formatif) plutôt que des manifestations réflexives d’une variable latente unique. Néanmoins, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) conduites par Carlson et al. (2011) sur les matrices de covariation de la détresse associée aux items ont apporté un soutien empirique déterminant à la partition conceptuelle de l’outil.
Structure à deux facteurs
Les modèles d’équations structurelles ont testé l’adéquation d’un modèle bifactoriel hiérarchique distinguant :
- Facteur 1 : Traumatismes physiques et agressions directes (Stresseurs de haute magnitude – HMS). Ce facteur rassemble les items 1 à 11 et 13 (accidents graves de transport, catastrophes naturelles, violences conjugales ou familiales, agressions par des inconnus, abus sexuels intra- et extra-familiaux, agressions avec armes, scènes de guerre mortelles et témoins directs de morts violentes). Les saturations factorielles standardisées pour ces items sur la composante latente de trauma de haute magnitude se situent majoritairement entre 0,48 et 0,81.
- Facteur 2 : Adversités socio-médicales et pertes traumatiques (Persisting Posttraumatic Distress – PDD). Ce facteur regroupe de manière préférentielle les items d’atteintes relationnelles majeures, de mort subite ou de maladie létale d’un proche (items 10 et 12) et l’item ouvert capturant d’autres situations d’adversité génératrices d’un ressentiment ou d’une détresse prolongée (item 14), avec des saturations factorielles oscillant entre 0,52 et 0,74.
Les indices d’ajustement du modèle bifactoriel confirment une adéquation satisfaisante aux données empiriques (RMSEA ≤ 0,05 ; CFI > 0,92 ; TLI > 0,90), validant l’utilisation séparée des scores cumulés HMS et PDD dans les protocoles de recherche avancés et la modélisation des profils de traumatisation complexe.
10. Instrument de mesure
Le Trauma History Screen se présente sous la forme d’un protocole standardisé en auto-passation (ou hétéro-passation guidée par le clinicien), structuré comme suit :
- Type de test : Inventaire auto-rapporté de dépistage et de quantification de l’exposition aux événements traumatiques.
- Format d’administration : Version papier-crayon ou informatisée, administrable individuellement ou en passation collective.
- Temps de passation : Environ 5 à 10 minutes selon le nombre d’événements endossés.
- Nombre d’items : 14 items rédigés sous forme d’énoncés concrets et clairs.
- Format de réponse (Architecture en deux étapes) :
- Partie 1 (Occurrence de l’événement) : Choix dichotomique « Oui » (Yes) / « Non » (No). Si l’item reçoit une réponse positive (« Oui »), le participant indique la fréquence d’occurrence :
1/2/3/4/5+. - Partie 2 (Pour les événements confirmés) :
- Durée de la détresse : « Moins d’un mois » (Less than 1 month) / « 1 mois ou plus » (1 month or more).
- Intensité de la détresse : Évaluée à deux moments temporels (au moment où c’est arrivé et maintenant) sur une échelle Likert en 5 points allant de
1 = Pas du tout (Not at all)à5 = Énormément / Très fortement (Very much).
- Partie 1 (Occurrence de l’événement) : Choix dichotomique « Oui » (Yes) / « Non » (No). Si l’item reçoit une réponse positive (« Oui »), le participant indique la fréquence d’occurrence :
- Modalités de cotation et scores dérivés :
- Score total d’événements de haute magnitude (HMS Count) : Somme totale des items HMS confirmés (score de 0 à 12).
- Score d’événements à détresse persistante (PPD Count) : Nombre d’événements confirmés ayant entraîné une perturbation émotionnelle d’une durée égale ou supérieure à 1 mois.
- Indices dimensionnels de sévérité : Calcul possible de la moyenne ou de la somme de la détresse péritraumatique (lors de l’événement) et de la détresse actuelle.
- Seuil de coupure diagnostique : Aucun seuil quantitatif unique n’est imposé, le THS étant conçu comme un écran de dépistage clinique orientant vers des entretiens nosologiques structurés (ex. CAPS-5, MINI).
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication originale : 2011 (version initiale diffusée sous forme de rapport technique dès 2005 par le VA Medical Center).
- Droits d’auteur et statut légal : Le Trauma History Screen a été développé par des chercheurs financés par des fonds publics fédéraux du gouvernement des États-Unis (Département des Anciens Combattants – National Center for PTSD). À ce titre, l’instrument relève du domaine public aux États-Unis.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit (accès libre sans redevance ni coût par passation).
- Conditions d’utilisation : Libre d’accès pour les praticiens de la santé mentale, les psychiatres, les chercheurs universitaires et les structures hospitalières à des fins cliniques et de recherche non commerciale, sous réserve de citer la référence princeps des auteurs originaux (Carlson et al., 2011). Toute modification du libellé des items originaux annule la validité psychométrique standardisée.
12. Références
Les publications de référence ci-dessous détaillent le développement, la validation psychométrique et les applications internationales du Trauma History Screen :
- Carlson, E. B., Smith, S. R., Palmieri, P. A., Dalenberg, C. J., Ruzek, J. I., Kimerling, R., Burling, T. A., & Spain, D. A. (2011). Development and validation of a brief self-report measure of trauma exposure: The Trauma History Screen. Psychological Assessment, 23(2), 463–477. https://doi.org/10.1037/a0022294
- Foa, E. B., Keane, T. M., Friedman, M. J., & Cohen, J. A. (Eds.). (2008). Effective treatments for PTSD: Practice guidelines from the International Society for Traumatic Stress Studies. Guilford Press.
- Jaber, S. (2012). Developing a self-help guide for traumatised university students in Iraq (Doctoral dissertation, University of Nottingham, United Kingdom). University of Nottingham Theses Repository. https://eprints.nottingham.ac.uk/
- Kubany, E. S., Haynes, S. N., Leisen, M. B., Owens, J. A., Kaplan, A. S., Watson, S. B., & Burns, K. (2000). Development and preliminary validation of a brief broad-spectrum measure of trauma exposure: The Traumatic Life Events Questionnaire. Psychological Assessment, 12(2), 210–224. https://doi.org/10.1037/1040-3590.12.2.210
- National Center for PTSD. (2005). The Trauma History Screen (THS). United States Department of Veterans Affairs. https://www.ptsd.va.gov/
- Weathers, F. W., Litz, B. T., Keane, T. M., Palmieri, P. A., Marx, B. P., & Schnurr, P. P. (2018). The PTSD Checklist for DSM-5 (PCL-5). National Center for PTSD. https://www.ptsd.va.gov/
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale & Instructions
For each event listed below, please indicate whether it happened to you.
Part 1 (Event occurrence): Yes / No
If Yes, Number of times: 1 / 2 / 3 / 4 / 5+
Part 2 (For endorsed events):
• Distress duration: Less than 1 month / 1 month or more
• Amount of distress experienced when it happened: 1 = Not at all, 2 = A little bit, 3 = Moderately, 4 = Quite a bit, 5 = Very much
• Amount of distress experienced now: 1 = Not at all, 2 = A little bit, 3 = Moderately, 4 = Quite a bit, 5 = Very much
Scale Items
- A really bad car, boat, train, or airplane accident
- A really bad accident at work or home
- A hurricane, flood, earthquake, tornado, or great fire
- Hit or kicked hard, beaten up, or physically hurt by someone in your family or someone you were dating
- Hit or kicked hard, beaten up, or physically hurt by someone not in your family
- Forced to have sex or do sexual things with anyone when you didn’t want to by someone in your family or someone you were dating
- Forced to have sex or do sexual things with anyone when you didn’t want to by someone not in your family
- Attack with a gun, knife, or other weapon
- During military service, seeing something terrible happen or being in life-threatening situations
- Sudden death of close family or friend
- Seeing someone die suddenly or get badly hurt or killed
- Sudden or great illness of close family or friend
- Other really bad or terrifying thing
- Other event that happened to you that you still have a lot of hard feelings about