1. Résumé
Le Questionnaire de soutien social fonctionnel (en anglais, Duke-UNC Functional Social Support Questionnaire ou DUFSS), développé initialement par W. E. Broadhead et ses collaborateurs en 1988 au sein des départements de médecine familiale de la Duke University et de l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu pour évaluer la perception qualitative et fonctionnelle des ressources relationnelles dont dispose un individu. Contrairement aux approches structurelles qui quantifient la taille du réseau social ou la fréquence des contacts, le DUFSS mesure le degré de satisfaction éprouvé par la personne vis-à-vis de l’aide émotionnelle, instrumentale et communicative reçue de son entourage.
Dans sa version de référence standardisée comprenant 8 items (dérivée de la version exploratoire initiale à 14 items), l’échelle explore principalement deux dimensions fondamentales : le soutien de confidence (ou soutien informatif/émotionnel profond, explorant les possibilités d’aborder des problèmes personnels, familiaux ou financiers) et le soutien affectif (portant sur les manifestations d’amour, d’affection et de sollicitude générale). Les réponses sont enregistrées selon une échelle de type Likert continue ou ordonnée à 5 niveaux, ancrée entre les bornes « Autant que je le souhaiterais » et « Beaucoup moins que je ne le souhaiterais ».
Les études psychométriques mettent en évidence une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,76 et 0,89 selon les populations cliniques et communautaires évaluées. La stabilité temporelle test-retest s’avère satisfaisante sur des intervalles de plusieurs semaines. L’outil présente une validité de construit solide, manifestant des corrélations négatives significatives avec les symptômes dépressifs, l’anxiété et l’utilisation disproportionnée des services de soins primaires, tout en étant positivement associé à la qualité de vie liée à la santé et au bien-être psychologique.
2. Mots-clés
Soutien social fonctionnel, DUFSS, Duke-UNC, psychométrie, soutien affectif, soutien de confidence, médecine générale, épidémiologie sociale, stress perçu, santé communautaire
3. Auteurs
Le questionnaire a été conçu et validé par une équipe interdisciplinaire de cliniciens, d’épidémiologistes et de sociologues médicaux américains :
- W. Eugene Broadhead, MD, PhD : Épidémiologiste et médecin de famille, Département de médecine communautaire et familiale (Department of Community and Family Medicine), Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.
- Stephen H. Gehlbach, MD, MPH : Professeur de médecine préventive et d’épidémiologie clinique, Duke University Medical Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis.
- Frank V. deGruy III, MD, MSFM : Clinicien et chercheur en santé mentale en soins primaires, Duke University Medical Center (plus tard professeur émérite à l’Université du Colorado), États-Unis.
- Bertram H. Kaplan, PhD, MPH : Professeur d’épidémiologie, École de santé publique (Gillings School of Global Public Health), Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, États-Unis. Spécialiste reconnu de l’épidémiologie psychosociale et du rôle du réseau social dans l’étiologie des maladies chroniques.
4. Objectif
L’objectif fondamental du Duke-UNC Functional Social Support Questionnaire réside dans l’opérationnalisation et la quantification standardisée du soutien social fonctionnel perçu au sein des populations de soins primaires et des recherches épidémiologiques. Durant les décennies 1970 et 1980, la littérature médicale a mis en évidence une confusion récurrente entre deux aspects majeurs de l’environnement social : le soutien structurel (taille du réseau, statut matrimonial, nombre d’interactions hebdomadaires) et le soutien fonctionnel (la nature qualitative, la valeur protectrice et l’adéquation de l’aide réellement ressentie). Les auteurs ont développé le DUFSS pour combler cette lacune méthodologique en fournissant un outil bref, facile d’administration et cliniquement pertinent.
En pratique clinique de médecine générale et de soins ambulatoires, le DUFSS remplit une fonction de dépistage précoce. L’isolement social fonctionnel représente un déterminant majeur de mortalité prématurée, de mauvaise observance thérapeutique et de décompensation de pathologies chroniques (telles que le diabète de type 2, l’insuffisance cardiaque ou l’hypertension artérielle). En identifiant les patients qui perçoivent un déficit substantiel dans leurs relations intimes (« beaucoup moins que souhaité »), le praticien peut orienter ses interventions biopsychosociales, mobiliser les services de travail social ou prévenir l’émergence d’états dépressifs réactionnels.
Dans le domaine de la recherche translationnelle et de la psychologie de la santé, le DUFSS est largement employé comme variable modératrice ou médiatrice dans les modèles d’adaptation au stress (coping). Il permet d’étudier comment la perception d’un réseau soutenant amortit l’impact physiologique des agents stresseurs environnementaux sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le système immunitaire. Sa brièveté (8 items) évite la surcharge cognitive des répondants au sein de protocoles d’enquêtes épidémiologiques d’envergure nationale ou internationale.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique mesuré par le DUFSS repose sur la notion de soutien social perçu fonctionnel, défini comme le jugement subjectif porté par un individu sur la disponibilité, l’accessibilité et la qualité des ressources d’aide fournies par les membres de son entourage social immédiat. Ce construit est intrinsèquement relatif : il ne mesure pas la quantité brute d’aide reçue, mais le degré de concordance entre les besoins individuels d’affiliation et l’apport perçu de l’environnement.
Le DUFSS isole deux dimensions fonctionnelles majeures identifiées empiriquement :
1. Le soutien de confidence (Confidant Support)
Cette dimension renvoie à l’opportunité d’établir des communications intimes, réflexives et transparentes avec autrui au sujet d’aspects critiques de l’existence quotidienne. Elle englobe :
- Le partage des tensions professionnelles et domestiques : la possibilité d’extérioriser les stresseurs liés au travail rémunéré ou aux charges ménagères sans craindre le jugement ou l’indifférence.
- La confidence personnelle et familiale : l’existence d’une personne de confiance absolue avec laquelle il est possible de dévoiler des conflits familiaux intimes ou des vulnérabilités psychologiques.
- Les préoccupations matérielles et financières : la capacité de discuter de difficultés financières, un domaine souvent frappé d’un tabou social important et générateur d’anxiété chronique.
- L’accès à des conseils constructifs : l’apport d’orientations cognitives utiles et de conseils éclairés sur les grandes décisions existentielles.
2. Le soutien affectif (Affective Support)
Cette dimension reflète le sentiment fondamental d’être aimé, valorisé, entouré et considéré comme ayant une valeur intrinsèque aux yeux des autres. Elle se manifeste par :
- L’amour et l’affection explicites : l’expression verbale et non verbale de sentiments bienveillants et d’attachement chaleureux de la part de l’entourage.
- Le souci bienveillant : la conviction profonde qu’il existe des individus qui se préoccupent sincèrement de ce qui peut advenir du sujet dans son existence quotidienne.
Certaines conceptualisations de l’échelle intègrent également des manifestations complémentaires comme l’aide instrumentale d’urgence (l’assistance tangible en cas de maladie alitée) et l’intégration sociale informelle (les invitations à sortir et partager des activités récréatives), formant ainsi un gradient continu allant de la réassurance émotionnelle à la solidarité concrète.
6. Cadre théorique
Le développement du Questionnaire de soutien social fonctionnel s’inscrit au carrefour de la théorie du stress biopsychosociale et des modèles épidémiologiques de John Cassel (1976) et Sidney Cobb (1976). Ces pionniers ont postulé que les liens sociaux n’agissent pas simplement comme des commodités agréables, mais constituent des modérateurs biologiques fondamentaux protégeant l’organisme des conséquences physiopathologiques des agressions environnementales.
Le cadre de référence principal est le modèle du tamponnage du stress (Stress-Buffering Hypothesis) formalisé par Sheldon Cohen et Thomas A. Wills (1985). Selon ce modèle théorique, le soutien social protège les individus contre les effets délétères du stress aigu ou chronique selon deux mécanismes distincts :
- L’évaluation cognitive primaire et secondaire : la perception préalable qu’un soutien adéquat sera disponible réduit l’évaluation d’une situation comme étant menaçante ou incontrôlable (théorie transactionnelle de Lazarus et Folkman).
- La régulation émotionnelle et comportementale : lorsque l’événement stresseur survient, la réception d’un soutien affectif et informatif atténue la réponse neuroendocrine (diminution de la sécrétion de cortisol, réduction de la réactivité cardiovasculaire) et prévient l’adoption de comportements néfastes pour la santé (consommation d’alcool, tabagisme, sédentarité).
Broadhead et al. (1988) ont enrichi ce cadre en insistant sur la dichotomie essentielle entre la structure du réseau social (sa densité, son étendue, ses composantes morphologiques) et ses propriétés fonctionnelles. Alors que les sociologues quantifiaient fréquemment le nombre d’amis ou de visites, les auteurs ont démontré que c’est la qualité fonctionnelle perçue — et en particulier la congruence entre les attentes du sujet et les réponses apportées par l’entourage — qui possède la plus forte valeur prédictive quant à l’état de santé physique et psychologique.
7. Validité
Les propriétés de validité du DUFSS ont été documentées dans une grande variété de cohortes épidémiologiques, d’études cliniques en médecine de famille et d’enquêtes transnationales :
Validité de construit
Dans l’étude princeps menée auprès de 401 patients consultant en médecine familiale (Broadhead et al., 1988), la validité de construit a été démontrée par des corrélations hautement significatives avec les indicateurs de santé mentale et physique. Un score élevé de soutien social fonctionnel était inversement corrélé au score de détresse psychologique générale évalué par le General Health Questionnaire (GHQ) et positivement corrélé à l’échelle de bien-être du Duke Health Profile.
Validité convergente
Le DUFSS corrèle de manière modérée à forte (r = 0,55 à 0,72, p < 0,001) avec d’autres échelles renommées de soutien social, telles que l’Interpersonal Support Evaluation List (ISEL) de Cohen et Hoberman ou l’échelle multidimensionnelle de soutien social perçu (MSPSS) de Zimet. Les analyses montrent que la sous-dimension de confidence du DUFSS est particulièrement corrélée avec les sous-échelles d’appréciation et d’appartenance de ces instruments.
Validité prédictive
L’étude longitudinale de Broadhead, Gehlbach, deGruy et Kaplan (1989) a exploré la validité pronostique du DUFSS relative à l’utilisation des services de santé. Les résultats ont confirmé que les patients présentant un faible niveau de soutien fonctionnel (scores situés dans le quartile inférieur) présentaient un taux de consultations non programmées et de recours aux soins ambulatoires significativement plus élevé, indépendamment de la gravité objective de leur état somatique. D’autres recherches épidémiologiques ont confirmé que des scores bas au DUFSS constituent un facteur prédictif indépendant d’incidence de dépression majeure post-partum et d’altération de l’espérance de vie sans incapacité chez les personnes âgées.
Validité discriminante
Le DUFSS discrimine avec netteté les patients présentant des pathologies psychiatriques avérées (dépression caractérisée, troubles anxieux généralisés) des sujets sains issus de la communauté. De plus, il présente une corrélation faible à non significative (r < 0,20) avec les mesures de simple taille brute du réseau social ou le nombre de contacts physiques mensuels, confirmant qu’il mesure une réalité psychologique distincte de la simple composition démographique de l’environnement relationnel.
8. Fidélité
L’évaluation des qualités métrologiques du DUFSS met en évidence des indices de fidélité remarquables pour un questionnaire d’une telle concision :
Consistance interne
Dans l’échantillon initial de Broadhead et al. (1988), le coefficient alpha de Cronbach de l’échelle globale à 8 items atteignait 0,88. Pour les sous-échelles, le coefficient était de 0,85 pour le soutien de confidence (5 items) et de 0,78 pour le soutien affectif (3 items). Les adaptations transculturelles ultérieures (notamment les versions espagnole, portugaise, française et italienne) ont rapporté des coefficients alpha de Cronbach globaux compris entre 0,76 et 0,92, témoignant d’une excellente homogénéité des items quelle que soit la langue de passation.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
La fidélité test-retest a été évaluée à différents intervalles temporels :
- À un intervalle de deux semaines, le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) ou le r de Pearson oscille entre 0,75 et 0,84 chez des participants dont la situation de vie est demeurée stable.
- À un intervalle de trois mois, le coefficient se maintient autour de 0,65, ce qui reflète à la fois la stabilité du trait perçu et la sensibilité attendue de l’instrument aux modifications réelles survenant dans le réseau social ou lors d’événements de vie majeurs (séparation, deuil, déménagement).
Corrélations item-total
Les corrélations inter-items corrigées se situent de manière constante au-dessus de 0,50 pour l’ensemble des 8 items, avec des valeurs maximales atteignant 0,74 pour les items relatifs à la confidence personnelle et au sentiment d’être aimé.
9. Analyse factorielle
L’architecture factorielle du Questionnaire de soutien social fonctionnel a fait l’objet de nombreuses investigations par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).
Analyses princeps (Broadhead et al., 1988)
À partir du pool initial de 14 items, une analyse en composantes principales suivie d’une rotation varimax a été réalisée sur les données de patients de soins primaires. Les résultats ont révélé une structure claire à deux facteurs expliquant plus de 60 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Soutien de confidence (Confidant Support), saturé principalement par les items explorant les occasions de parler de problèmes personnels, de difficultés professionnelles ou domestiques, de questions d’argent, et d’obtenir des conseils utiles (saturations factorielles allant de 0,62 à 0,81).
- Facteur 2 : Soutien affectif (Affective Support), saturé par les items évaluant le fait d’avoir des personnes qui se soucient de son sort, de recevoir de l’amour et de l’affection, et de recevoir des invitations à sortir (saturations factorielles comprises entre 0,58 et 0,79).
L’item concernant le fait d’obtenir de l’aide en cas de maladie (« help when I’m sick in bed ») présentait parfois des saturations croisées ou s’associait préférentiellement au soutien affectif selon la nature des échantillons étudiés.
Analyses confirmatoires et variantes unidimensionnelles
Dans plusieurs validations transculturelles (notamment les travaux menés en médecine générale en Europe par Bellón et al., 1996), les analyses factorielles confirmatoires ont comparé un modèle unifactoriel global à un modèle bifactoriel corrélé. Bien que le modèle à deux facteurs corrélés (r > 0,65 entre les facteurs) présente des indices d’adéquation légèrement supérieurs (RMSEA < 0,06, CFI > 0,95, TLI > 0,94), la forte corrélation entre les deux dimensions justifie pleinement l’utilisation d’un score global unifié représentant le niveau global de soutien social fonctionnel perçu.
10. Instrument de mesure
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (patient-reported outcome measure – PROM).
- Population cible : Adultes et adolescents (dès 16 ans) en soins primaires, en milieu hospitalier ou en population générale.
- Nombre d’items : 8 items dans la version standard validée de Broadhead et al. (1988).
- Modalités de réponse : Échelle de Likert à 5 points, évaluant le degré de satisfaction par rapport aux souhaits du répondant :
- 1 = Much less than I would like (Beaucoup moins que je ne le souhaiterais)
- 2 = Less than I would like (Moins que je ne le souhaiterais)
- 3 = Some, but would like more (Un peu, mais je souhaiterais davantage)
- 4 = Almost as much as I would like (Presque autant que je le souhaiterais)
- 5 = As much as I would like (Autant que je le souhaiterais)
- Calcul du score :
- Score global : Somme des scores des 8 items (étendue théorique de 8 à 40) ou moyenne générale des items (étendue de 1 à 5). Un score plus élevé reflète un soutien social fonctionnel optimal.
- Score de Soutien de confidence : Moyenne ou somme des items 3, 4, 5 et 7.
- Score de Soutien affectif : Moyenne ou somme des items 1, 2, 6 et 8.
- Interprétation clinique : Un score moyen inférieur à 3 (ou score total < 24) indique généralement un soutien social perçu déficitaire ou perçu comme critique, nécessitant une évaluation psychosociale approfondie. Dans l’adaptation espagnole classique de Bellón et al. (1996), un seuil percentile (≤ 15e percentile ou score brut < 32 sur une version à 11 items) a été standardisé pour identifier les patients à haut risque d’isolement social.
- Temps d’administration : Environ 2 à 3 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication princeps : 1988.
- Statut du droit d’auteur : L’article original et l’instrument ont été publiés dans la revue scientifique médicale Medical Care sous les droits de l’éditeur Lippincott Williams & Wilkins (Wolters Kluwer Health).
- Tarifs et conditions d’accès : L’utilisation du DUFSS à des fins de recherche académique non commerciale, de pratique clinique individuelle ou d’enseignement est généralement accessible sans frais (libre d’accès sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Broadhead et al., 1988). Pour toute intégration dans des protocoles sponsorisés par l’industrie ou des logiciels commerciaux fermés, l’accord préalable de l’éditeur détenteur des droits peut être requis via le centre de gestion des droits d’auteur (Copyright Clearance Center).
12. Références
Les sources scientifiques de référence pour la conception, la validation et l’utilisation du DUFSS sont présentées ci-dessous :
- Bellón, J. A., Delgado, A., Luna del Castillo, J. D., & Lardelli, P. (1996). Validez y fiabilidad del cuestionario de apoyo social funcional Duke-UNC-11 [Validity and reliability of the Duke-UNC-11 functional social support questionnaire]. Atención Primaria, 18(4), 153–163.
- Broadhead, W. E., Gehlbach, S. H., de Gruy, F. V., & Kaplan, B. H. (1988). The Duke-UNC Functional Social Support Questionnaire: Measurement of social support in family medicine patients. Medical Care, 26(7), 709–723. https://doi.org/10.1097/00005650-198807000-00006
- Broadhead, W. E., Gehlbach, S. H., de Gruy, F. V., & Kaplan, B. H. (1989). Functional versus structural social support and health care utilization in a family medicine outpatient practice. Medical Care, 27(2), 221–233. https://doi.org/10.1097/00005650-198902000-00008
- Cassel, J. (1976). The contribution of the social environment to host resistance: The Fourth Wade Hampton Frost Lecture. American Journal of Epidemiology, 104(2), 107–123. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a112281
- Cobb, S. (1976). Social support as a moderator of life stress. Psychosomatic Medicine, 38(5), 300–314. https://doi.org/10.1097/00006842-197609000-00003
- Cohen, S., & Wills, T. A. (1985). Stress, social support, and the buffering hypothesis. Psychological Bulletin, 98(2), 310–357. https://doi.org/10.1037/0033-2909.98.2.310
- McDowell, I. (2006). Measuring Health: A Guide to Rating Scales and Questionnaires (3rd ed.). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195165678.001.0001
13. Questions et items du questionnaire
Instructions / Item Stem:
« I get . . . »
Response scale:
As much as I would like ____________________ Much less than I would like
- people who care what happens to me
- love and affection
- chances to talk to someone about problems at work or with my housework
- chances to talk to someone I trust about my personal and family problems
- chances to talk about money matters
- invitations to go out and do things with other people
- useful advice about important things in life
- help when I’m sick in bed