1. Résumé
Le Duke-UNC Functional Social Support Questionnaire (DUFSS), élaboré à la fin des années 1980 par W. E. Broadhead et ses collaborateurs à la Duke University et à l’University of North Carolina at Chapel Hill, est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu pour mesurer la dimension qualitative et subjective du soutien social fonctionnel perçu par les individus. Développé initialement pour la recherche clinique et la pratique en médecine générale et communautaire, le DUFSS se distingue fondamentalement des instruments évaluant le soutien social structurel (tel que la taille du réseau social ou la fréquence brute des contacts) en ciblant le degré d’adéquation et de satisfaction éprouvé par l’individu à l’égard de l’aide émotionnelle, instrumentale et communicationnelle qu’il reçoit.
Dans sa forme abrégée et la plus largement validée à l’échelle internationale, le questionnaire comporte 8 items (la version expérimentale initiale en comptait 14). Chaque énoncé évalue une fonction précise du soutien social sous la forme introductive « I get… » (« Je reçois… »), auquel le répondant attribue une note sur une échelle de type Likert à 5 points allant de 1 (« Beaucoup moins que je ne le souhaiterais » / Much less than I would like) à 5 (« Autant que je le souhaiterais » / As much as I would like). L’analyse psychométrique originale met en évidence une structure bifactorielle robuste comprenant le soutien de confidence (Confidant support), caractérisé par la possibilité d’aborder des problèmes intimes, professionnels ou financiers, et le soutien affectif (Affective support), mesurant les marques d’amour, d’affection et d’attention bienveillante. Le DUFSS présente une excellente consistance interne (coefficient alpha de Cronbach généralement compris entre 0,85 et 0,92 selon les populations étudiées), une stabilité test-retest confirmée ainsi qu’une remarquable validité de construit et prédictive, particulièrement en ce qui concerne la détection des états anxio-dépressifs, l’utilisation des soins de santé primaires et l’adaptation aux pathologies somatiques chroniques.
2. Mots-clés
Soutien social fonctionnel, DUFSS, Duke-UNC, psychométrie, médecine de famille, soutien affectif, soutien de confidence, perception du soutien, santé communautaire, relations interpersonnelles, échelle d’évaluation, épidémiologie psychosociale, stress et coping.
3. Auteurs
Le Questionnaire de soutien social fonctionnel de Duke-UNC a été conçu par une équipe interdisciplinaire de cliniciens, d’épidémiologistes et de sociologues médicaux rattachés à deux institutions universitaires majeures de Caroline du Nord :
- W. E. Broadhead, MD, PhD : Département de médecine communautaire et de famille (Department of Community and Family Medicine), Centre médical de l’Université Duke, Durham, Caroline du Nord, États-Unis. Épidémiologiste clinique spécialisé dans la santé psychosociale en soins de première ligne.
- Stephen H. Gehlbach, MD, MPH : Département de médecine communautaire et de famille, Duke University Medical Center ; ultérieurement doyen de la School of Public Health and Health Sciences à l’University of Massachusetts Amherst.
- Frank V. deGruy III, MD, MSFM : Département de médecine familiale, Duke University ; ultérieurement titulaire de la chaire de médecine familiale à l’University of Colorado School of Medicine, reconnu pour ses travaux pionniers sur l’intégration des soins de santé mentale en médecine générale.
- Bertram H. Kaplan, PhD, MPH : Département d’épidémiologie, School of Public Health, University of North Carolina at Chapel Hill (UNC). Sociologue et épidémiologiste de renommée mondiale, pionnier des modèles théoriques reliant l’environnement social, le stress et les maladies cardiovasculaires.
4. Objectif
Contexte clinique et épidémiologique
Le développement du DUFSS à la fin des années 1980 répondait à une lacune méthodologique majeure identifiée dans les services de soins primaires et les consultations de médecine générale. Historiquement, l’évaluation des ressources sociales des patients reposait quasi exclusivement sur des paramètres quantitatifs ou structurels : le statut marital, le nombre de membres de la famille résidant sous le même toit, l’appartenance à des clubs communautaires ou la fréquence absolue des visites interpersonnelles. Or, les recherches en épidémiologie psychosociale et en médecine comportementale ont démontré de manière répétée que le volume brut des connexions sociales ne préjuge en rien de leur qualité protectrice, et peut même être source de stress chronique ou de relations conflictuelles.
Broadhead et ses collègues ont cherché à opérationnaliser le concept de soutien social fonctionnel, défini comme la mesure dans laquelle les besoins relationnels fondamentaux d’un patient sont effectivement comblés par son entourage. L’objectif était de construire un outil standardisé qui soit suffisamment bref pour être administré en routine clinique (en moins de trois minutes), hautement acceptable pour les patients, et doté de qualités métrologiques irréprochables pour isoler l’impact du déficit relationnel sur la santé globale.
Applications en recherche et en pratique médicale
L’utilisation du DUFSS s’étend à plusieurs domaines stratégiques de la santé et des sciences comportementales :
- Dépistage des vulnérabilités psychosociales en soins primaires : Le DUFSS permet aux médecins de famille, infirmiers et travailleurs sociaux d’identifier les patients à haut risque d’isolement perçu, facilitant l’orientation précoce vers des interventions de soutien psychosocial.
- Compréhension de l’utilisation des services de santé : Les études fondatrices des auteurs ont révélé que les individus percevant un soutien social inadéquat consultent plus fréquemment les services de soins de première ligne et présentent une consommation accrue d’examens complémentaires, souvent en réponse à une détresse émotionnelle somatisée.
- Gestion des maladies chroniques : L’outil est largement employé dans le suivi des patients atteints de diabète de type 2, d’insuffisance cardiaque, de cancer ou de douleurs chroniques, conditions dans lesquelles le soutien fonctionnel prédit l’adhésion thérapeutique, l’autogestion et la qualité de vie liée à la santé.
- Recherche en santé mentale : Le DUFSS sert de variable explicative ou médiatrice dans l’évaluation des troubles anxieux, de la dépression majeure du post-partum et du syndrome d’épuisement professionnel.
5. Construit psychologique
Le DUFSS mesure le soutien social fonctionnel perçu, un construit psychologique subjectif qui renvoie à l’évaluation cognitive par l’individu de la disponibilité et de l’adéquation qualitative des ressources relationnelles apportées par son réseau social. Contrairement aux approches objectives qui comptabilisent les aides matérielles fournies, le DUFSS se concentre sur l’écart entre le niveau de soutien désiré et le niveau de soutien réellement reçu.
Dans sa structure factorielle établie, le construit se décompose principalement en deux dimensions fondamentales :
1. Le soutien de confidence (Confidant Support)
Cette dimension évalue l’accès perçu à une personne digne de confiance avec laquelle l’individu peut s’exprimer librement, partager ses préoccupations intimes et explorer des solutions à des problèmes concrets sans craindre le rejet ou le jugement dévalorisant. Elle regroupe quatre facettes communicationnelles et cognitives :
- La communication sur les difficultés quotidiennes et professionnelles : La possibilité d’extérioriser les tensions liées à l’emploi ou à la gestion du foyer (Item 3).
- La confidence relative aux problèmes personnels et familiaux : L’accès à une relation privilégiée et sécurisante permettant de discuter des crises affectives ou conjugales (Item 4).
- L’échange sur les préoccupations financières : La capacité d’aborder une thématique souvent taboue et génératrice d’un stress existentiel intense, à savoir la gestion matérielle et les soucis d’argent (Item 5).
- L’orientation cognitive et les conseils avisés : La perception de pouvoir recevoir des recommandations éclairées et constructives face aux choix cruciaux de l’existence (Item 7).
2. Le soutien affectif (Affective Support)
Cette sous-échelle quantifie les manifestations émotionnelles positives, l’estime interpersonnelle et l’appartenance sociale ressenties par le sujet au sein de sa communauté relationnelle. Elle explore les besoins d’attachement et de validation humaine :
- Le sentiment d’importance pour autrui : Savoir que d’autres personnes se soucient sincèrement de ce qui peut lui arriver (Item 1).
- L’amour et l’affection inconditionnels : L’expérience explicite d’attachement tendre et de chaleur émotionnelle (Item 2).
- L’intégration et les loisirs partagés : La sollicitation pour des activités récréatives et sociales extérieures, brisant la monotonie et l’isolement physique (Item 6).
- Le soutien instrumental en période de vulnérabilité aiguë : L’assurance de pouvoir compter sur une assistance bienveillante lorsqu’on est alité ou malade (Item 8).
Un aspect méthodologique crucial du DUFSS réside dans son ancrage évaluatif : chaque dimension n’est pas mesurée sur une échelle de fréquence objective (ex. « Combien de fois par semaine ? »), mais sur un continuum d’adéquation subjective (« Autant que je le souhaiterais » versus « Beaucoup moins que je ne le souhaiterais »). Cette formulation capture précisément la congruence entre les besoins internes de la personne et la réponse environnementale, éliminant le biais lié aux différences individuelles d’introversion ou de besoins d’affiliation.
6. Cadre théorique
L’assise conceptuelle du DUFSS plonge ses racines dans les théories sociologiques et psycho-épidémiologiques du stress développées au cours des années 1970 et 1980, principalement influencées par les travaux séminaux de John Cassel (1976), Sidney Cobb (1976), et ultérieurement de Sheldon Cohen et Thomas Wills (1985).
Le modèle de Cassel et l’effet modérateur (« Stress-Buffering Hypothesis »)
John Cassel, épidémiologiste à l’Université de Caroline du Nord où Kaplan et ses collègues ont mené leurs recherches, a formulé l’hypothèse selon laquelle les facteurs environnementaux et psychosociaux agissent non pas comme des agents pathogènes directs spécifiques, mais en modifiant la susceptibilité générale de l’organisme face aux agressions biologiques et physiques. Selon Cassel, le réseau social agit comme un tampon protecteur (buffer) amortissant l’impact délétère des stresseurs de la vie quotidienne sur les systèmes neuroendocrinien et immunitaire.
Cobb (1976) a complété cette conceptualisation en définissant le soutien social comme une information menant l’individu à croire qu’il est aimé, estimé et qu’il appartient à un réseau d’obligations mutuelles. Broadhead et son équipe ont directement traduit ce corpus théorique en concevant le DUFSS : ils ont postulé que pour exercer cet effet tampon contre la maladie somatique et la dépression, le soutien doit être fonctionnel. La présence brute d’un conjoint ou de collègues ne protège pas si l’individu ne ressent pas la sécurité psychologique nécessaire pour verbaliser ses angoisses ou s’il se sent incompris.
Le modèle transactionnel du stress de Lazarus et Folkman
Le DUFSS s’articule également avec le modèle cognitif et transactionnel du stress développé par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon cette théorie, le stress psychologique émerge lorsque l’individu évalue une situation environnementale comme excédant ses ressources personnelles et menaçant son bien-être (évaluation primaire et secondaire). Le soutien social fonctionnel intervient précisément au niveau de l’évaluation secondaire : la certitude d’avoir accès à des conseils éclairés (soutien de confidence) et à des marques d’affection réparatrices (soutien affectif) modifie favorablement l’évaluation de ses propres capacités de coping, désamorçant ainsi les cascades neuro-végétatives associées au stress prolongé.
7. Validité
Les propriétés psychométriques du DUFSS ont été rigoureusement analysées lors de sa validation initiale auprès de patients de médecine générale (Broadhead et al., 1988) et confirmées ultérieurement par de multiples études d’adaptation transculturelle à travers le monde.
Validité de construit et structurelle
Lors de l’étude princeps menée auprès de 401 patients adultes vus en clinique de médecine familiale, Broadhead et al. ont soumis les items à une analyse en composantes principales avec rotation varimax. La structure a clairement fait émerger les dimensions de « Confidant Support » et « Affective Support », expliquant une part prépondérante de la variance totale. Les saturations factorielles de tous les items retenus étaient supérieures à 0,55 sur leur facteur respectif, démontrant une excellente homogénéité du construit.
Validité convergente
La validité convergente du DUFSS a été démontrée par des corrélations statistiquement significatives et orientées dans le sens théoriquement attendu avec divers instruments validés :
- Santé mentale et bien-être : Le score global de DUFSS présente des corrélations négatives robustes avec les scores de dépression mesurés par la Center for Epidemiologic Studies Depression Scale (CES-D) et l’échelle d’anxiété de Zung ($r$ compris entre -0,38 et -0,52, $p < 0,001$). Les patients rapportant un soutien fonctionnel pauvre présentent une prévalence de détresse psychologique nettement plus élevée.
- Profil de santé Duke (Duke Health Profile) : Les corrélations entre le DUFSS et les dimensions de santé mentale, sociale et perçue du profil de Duke sont positives et modérées à fortes ($r = 0,40$ à $0,60$).
- Autres échelles de soutien : Des corrélations élevées ($r > 0,70$) sont retrouvées avec le Medical Outcomes Study Social Support Survey (MOS-SSS), confirmant que l’outil capte précisément les dimensions fonctionnelles de l’entraide.
Validité discriminante
L’instrument démontre une excellente capacité à discriminer le soutien subjectif des paramètres socio-démographiques bruts. Par exemple, les corrélations entre le DUFSS et la taille brute du ménage ou le nombre de contacts sociaux formels sont faibles ($r = 0,15$ à $0,25$), confirmant que le DUFSS ne mesure pas la quantité de relations mais leur qualité fonctionnelle perçue. De même, le DUFSS se distingue nettement des mesures de personnalité telles que le névrosisme ou l’extraversion, démontrant qu’il n’est pas un simple reflet d’un trait d’humeur négatif.
Validité prédictive et clinique
Sur le plan épidémiologique, l’étude longitudinale de Broadhead et al. (1989) a mis en lumière la valeur pronostique du DUFSS : les patients présentant de faibles scores de soutien fonctionnel affichent des taux de consultation médicale significativement plus élevés au cours des 12 mois de suivi, même après ajustement pour l’âge, le sexe et la sévérité objective des pathologies chroniques. Dans les cohortes de réadaptation cardiaque et d’oncologie, un score bas au DUFSS prédit une moindre adhésion aux modifications de style de vie et une reprise fonctionnelle plus lente.
8. Fidélité
La fidélité métrologique du DUFSS a été établie selon des critères psychométriques stricts, portant à la fois sur l’homogénéité interne et sur la stabilité temporelle.
Consistance interne
Dans l’échantillon initial de Broadhead et al. (1988), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 8 items s’élevait à 0,85, témoignant d’une très forte cohérence interne sans redondance excessive des items. Pour les sous-échelles :
- Sous-échelle Soutien de confidence (4 items) : $\alpha = 0,82$ à $0,86$ selon les études.
- Sous-échelle Soutien affectif (4 items) : $\alpha = 0,76$ à $0,83$.
Dans les versions adaptées ultérieurement (notamment la version espagnole validée par Bellón et al. en 1996, et les adaptations francophones en santé au travail et en périnatalité), le coefficient alpha global se maintient systématiquement dans la fourchette optimale de 0,85 à 0,92.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’échantillons cliniques stables sur des intervalles variant de une à quatre semaines :
- Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) ou le rho de Spearman oscille entre 0,77 et 0,88, indiquant une reproductibilité satisfaisante à court terme.
- Ces résultats confirment que le DUFSS évalue une disposition d’évaluation relativement stable tout en restant sensible aux changements relationnels majeurs (séparation, deuil, nouvelle union) lorsqu’il est répété à moyen ou long terme.
9. Analyse factorielle
L’architecture factorielle du DUFSS a fait l’objet de nombreuses investigations par analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Structure originale (Broadhead et al., 1988)
L’analyse en composantes principales initiale avec rotation orthogonale a isolé deux facteurs distincts ayant une valeur propre (eigenvalue) supérieure à 1,0 :
- Facteur 1 : Soutien de confidence (Confidant Support)
- Item 3 (discuter des problèmes de travail ou de maison) : saturation ~ 0,78
- Item 4 (parler à quelqu’un de confiance de ses problèmes personnels et familiaux) : saturation ~ 0,84
- Item 5 (discuter de questions d’argent) : saturation ~ 0,72
- Item 7 (recevoir des conseils utiles sur les choses importantes de la vie) : saturation ~ 0,69
- Facteur 2 : Soutien affectif (Affective Support)
- Item 1 (personnes qui se soucient de ce qui m’arrive) : saturation ~ 0,74
- Item 2 (amour et affection) : saturation ~ 0,80
- Item 6 (invitations à sortir et faire des activités) : saturation ~ 0,58
- Item 8 (aide lorsque je suis malade au lit) : saturation ~ 0,65
Confirmations et modèles alternatifs
Les études contemporaines d’analyse factorielle confirmatoire (AFC) modélisant des équations structurelles ont testé la supériorité du modèle bifactoriel corrélé par rapport à un modèle unidimensionnel strict. Dans la plupart des travaux (par exemple, l’étude de Bellón et al., 1996 sur 346 patients), le modèle à deux facteurs corrélés ($r \approx 0,65$ entre les deux dimensions) présente d’excellents indices d’ajustement :
- Indice de fixation comparative (CFI) > 0,95
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,93
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,06 (IC 90 % : 0,04 – 0,08)
Néanmoins, en raison de la forte covariance entre les facteurs et de la consistance interne élevée de l’ensemble, de nombreux cliniciens et chercheurs utilisent valablement le score total composite comme indice global de soutien social fonctionnel.
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (peut également être administré sous forme d’entretien direct par un professionnel de santé).
- Format d’administration : Papier-crayon ou interface numérique sécurisée.
- Nombre d’items : 8 items dans la forme standardisée abrégée de référence.
- Amorce du questionnaire : Chaque item débute par l’affirmation commune « I get . . . » (« Je reçois . . . »).
- Échelle de réponse : Échelle de type Likert ordinale à 5 niveaux d’ancrage, évaluant le degré d’adéquation perçue entre le soutien reçu et le soutien désiré :
- 1 = Much less than I would like (Beaucoup moins que je ne le souhaiterais)
- 2 = Less than I would like (Moins que je ne le souhaiterais)
- 3 = Some, but would like more (Un peu, mais je souhaiterais davantage)
- 4 = Almost as much as I would like (Presque autant que je le souhaiterais)
- 5 = As much as I would like (Autant que je le souhaiterais)
- Modalités de cotation :
- Score total brut : Somme directe des réponses aux 8 items, comprise entre 8 et 40 points.
- Score moyen : Somme divisée par le nombre d’items (score de 1 à 5), facilitant l’interprétation clinique directe sur l’échelle Likert.
- Scores des sous-échelles :
- Soutien de confidence : Items 3, 4, 5, 7 (score brut de 4 à 20).
- Soutien affectif : Items 1, 2, 6, 8 (score brut de 4 à 20).
- Interprétation clinique : Des scores plus élevés indiquent un soutien social fonctionnel plus fort et plus satisfaisant. Dans la pratique épidémiologique standardisée de Broadhead et al., un score global inférieur à un seuil prédéfini (souvent le quartile inférieur de la population de référence, ou un score brut ≤ 28 à 32) signe un déficit relationnel fonctionnel cliniquement significatif, associé à un risque majoré de dépression et de décompensation de pathologies chroniques.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication initiale : 1988 (article fondateur dans la revue Medical Care).
- Statut du droit d’auteur : Le DUFSS a été développé dans le cadre de recherches académiques financées par des fonds publics et universitaires. L’échelle est tombée dans le domaine de la recherche académique ouverte.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation non commerciale dans la pratique clinique, l’enseignement et les protocoles de recherche biomédicale ou psychologique.
- Conditions d’autorisation : Aucune redevance n’est exigée. Les utilisateurs sont tenus de citer rigoureusement l’article original de Broadhead et collaborateurs (1988) dans toute publication, thèse ou rapport scientifique exploitant les données issues de l’instrument. Pour les utilisations commerciales ou l’intégration dans des dispositifs médicaux numériques propriétaires, il convient de se référer aux politiques relatives aux droits de diffusion de l’Université Duke ou de l’éditeur original de la revue (Lippincott Williams & Wilkins).
12. Références
Bellón, J. A., Delgado, A., Luna del Castillo, J. D., & Lardelli, P. (1996). Validez y fiabilidad del cuestionario de apoyo social funcional Duke-UNC-11 [Validity and reliability of the Duke-UNC-11 functional social support questionnaire]. Atención Primaria, 18(4), 153–163.
Broadhead, W. E., Gehlbach, S. H., de Gruy, F. V., & Kaplan, B. H. (1988). The Duke-UNC Functional Social Support Questionnaire: Measurement of social support in family medicine patients. Medical Care, 26(7), 709–723. https://doi.org/10.1097/00005650-198807000-00006
Broadhead, W. E., Gehlbach, S. H., de Gruy, F. V., & Kaplan, B. H. (1989). Functional versus structural social support and health care utilization in a family medicine outpatient practice. Medical Care, 27(2), 221–233. https://doi.org/10.1097/00005650-198902000-00008
Cassel, J. (1976). The contribution of the social environment to host resistance. American Journal of Epidemiology, 104(2), 107–123. https://doi.org/10.1093/oxfordjournals.aje.a112281
Cobb, S. (1976). Social support as a moderator of life stress. Psychosomatic Medicine, 38(5), 300–314. https://doi.org/10.1097/00006842-197609000-00003
Cohen, S., & Wills, T. A. (1985). Stress, social support, and the buffering hypothesis. Psychological Bulletin, 98(2), 310–357. https://doi.org/10.1037/0033-2909.98.2.310
Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
McDowell, I. (2006). Measuring Health: A Guide to Rating Scales and Questionnaires (3rd ed.). Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780195165678.001.0001
13. Questions et items du questionnaire
I get . . .
Response format:
As much as I would like —————————— Much less than I would like
- people who care what happens to me
- love and affection
- chances to talk to someone about problems at work or with my housework
- chances to talk to someone I trust about my personal and family problems
- chances to talk about money matters
- invitations to go out and do things with other people
- useful advice about important things in life
- help when I’m sick in bed