Échelles d'évaluation psychiatriquePsychométrie et PersonnalitéSpectre de la Schizophrénie

Questionnaire de Personnalité Schizotypique – Version Brève (SPQ-B)

Le Questionnaire de Personnalité Schizotypique – Version Brève (SPQ-B) est un instrument psychométrique de 22 items évaluant les traits schizotypiques selon un modèle tri-factoriel : déficits cognitifs-perceptuels, déficits interpersonnels et désorganisation.

PUBLIÉ

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire de Personnalité Schizotypique – Version Brève (Schizotypal Personality Questionnaire – Brief, SPQ-B) est un instrument psychométrique auto-rapporté conçu initialement par Adrian Raine et ses collaborateurs en 1995 pour évaluer les traits de la personnalité schizotypique dans les populations générales et cliniques. Dérivé de la version intégrale à 74 items du SPQ (Raine, 1991), le SPQ-B a été développé pour pallier les contraintes de temps inhérentes aux contextes de recherche épidémiologique à grande échelle, aux protocoles neurobiologiques lourds et aux dépistages de première ligne.

L’instrument comporte 22 items dichotomiques (réponse par « Oui » ou « Non ») modélisés d’après les critères diagnostiques du trouble de la personnalité schizotypique selon le DSM-III-R et le DSM-IV. Il capture l’expression atténuée et sous-clinique des manifestations du spectre de la schizophrénie selon une structure tri-factorielle robuste et universellement répliquée : les Déficits Cognitifs-Perceptuels (traits positifs), les Déficits Interpersonnels (traits négatifs) et la Désorganisation.

Sur le plan psychométrique, le SPQ-B présente une cohérence interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,72 et 0,86 pour l’échelle globale, et entre 0,65 et 0,80 pour les trois sous-dimensions. Les corrélations avec la version complète du SPQ atteignent des niveaux très élevés (r > 0,89 à 0,94), démontrant une fidélité d’échantillonnage de contenu remarquable. Sa validité convergente, discriminante et prédictive vis-à-vis des anomalies cognitives, des endophénotypes neurophysiologiques et des états mentaux à très haut risque de psychose (Ultra-High Risk / UHR) en fait un standard de référence mondial dans l’étude dimensionnelle de la vulnérabilité psychotique.

2. Mots-clés / Keywords

Schizotypie, SPQ-B, questionnaire de personnalité schizotypique, psychométrie, spectre de la schizophrénie, vulnérabilité psychotique, évaluation dimensionnelle, déficits cognitivo-perceptuels, désorganisation, déficits interpersonnels, endophénotypes, dépistage psychologique.

3. Auteurs / Authors

Le développement du modèle théorique et de la métrique originale du SPQ et de son adaptation abrégée (SPQ-B) est principalement attribué à :

  • Adrian Raine, D.Phil. — Professeur émérite aux Départements de Criminologie, de Psychiatrie et de Psychologie, University of Pennsylvania, Philadelphie, États-Unis. Spécialiste mondial de la neurocriminologie et de la psychopathologie biologique du spectre schizophrénique. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Todd Lencz, Ph.D. — Professeur à l’Institut de recherche médicale Feinstein et au Zucker Hillside Hospital, Glen Oaks, New York, États-Unis. Expert de la génétique psychiatrique et des endophénotypes du spectre psychotique.
  • Collaborateurs psychométriciens clés : Shon Lewis, Patrick Corrigan, Michael T. Compton et Todd Bodner, ayant participé aux études fondamentales de validation factorielle et transnationale du format bref.

4. Objectif / Purpose

Le SPQ-B a été conçu avec un double objectif clinique et scientifique : fournir un instrument de criblage extrêmement rapide, valide et robuste permettant d’évaluer la sévérité et la typologie des traits schizotypiques chez des individus non institutionnalisés, tout en conservant une concordance étroite avec la nosographie psychiatrique internationale.

Sur le plan fondamental, la recherche contemporaine en psychiatrie et en psychologie clinique repose largement sur le modèle dimensionnel de la schizotypie. Ce modèle postule qu’il existe un continuum phénotypique s’étendant du fonctionnement psychologique sain jusqu’à la schizophrénie floride, en passant par des expériences atténuées de type psychotique (Psychotic-Like Experiences, PLEs). L’administration d’échelles de 70 à 100 items s’avère souvent impraticable dans le cadre de protocoles d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), d’électroencéphalographie (EEG/ERP), d’études génomiques à grande cohorte ou d’évaluations épidémiologiques en population scolaire ou universitaire. Le SPQ-B résout cette contrainte en condensant l’évaluation en 22 items, administrables en moins de 3 à 5 minutes.

Sur le plan clinique, le SPQ-B intervient comme outil d’identification précoce des individus présentant des profils à haut risque de transition psychotique. Bien que la schizotypie ne soit pas synonyme d’une maladie mentale imminente, un score élevé, particulièrement sur la dimension combinée des déficits cognitifs-perceptuels et de la désorganisation, constitue un marqueur d’alerte indiquant la nécessité d’une investigation psychopathologique plus approfondie (par exemple, à l’aide d’entretiens structurés comme la SANS, la SAPS ou la CAARMS).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le SPQ-B est la personnalité schizotypique, appréhendée non pas uniquement comme un trouble de la personnalité rigide de l’Axe II (selon l’ancienne nomenclature DSM), mais comme une organisation sous-jacente de la personnalité reflétant une vulnérabilité biologique et neurodéveloppementale aux pathologies du spectre de la schizophrénie. Le questionnaire échantillonne 8 des 9 domaines diagnostiques originaux, regroupés en 3 méta-dimensions empiriquement validées :

1. Déficits Cognitifs-Perceptuels (Dimension Positive)

Cette dimension capture les distorsions cognitives, les anomalies perceptuelles et les croyances inhabituelles qui constituent les homologues atténués des délires et des hallucinations. Elle se compose de :

  • Idées de référence : tendance à interpréter des événements neutres de l’environnement comme ayant une signification personnelle directe (ex. penser que des inconnus parlent de soi).
  • Croyances magiques / Pensée magique : conviction en l’influence de forces surnaturelles, de la télépathie, de l’astrologie ou de la précognition onirique sur le cours des événements quotidiens.
  • Expériences perceptuelles inhabituelles : distorsions cénesthésiques ou perceptives transitoires (sensation d’une présence invisible, auras, murmures auditifs atténués).
  • Méfiance et idéation paranoïde : sentiment persistant que l’entourage a des intentions malveillantes ou complote en secret.

2. Déficits Interpersonnels (Dimension Négative)

Cette composante reflète les altérations de la sphère relationnelle, affective et communicationnelle, homologues aux symptômes négatifs de la schizophrénie :

  • Anxiété sociale excessive : appréhension sociale généralisée, souvent alimentée par des craintes paranoïdes plutôt que par une simple crainte du jugement social d’incompétence.
  • Absence d’amis proches / Isolement social : retrait relationnel actif ou passif et manque de confidents en dehors des parents au premier degré.
  • Émoussement affectif / Réserve émotionnelle : difficulté à vivre ou à exprimer des émotions chaleureuses et partagées, tendance à l’évitement du contact intime.

3. Désorganisation (Dimension Désorganisée)

Cette dimension regroupe les perturbations structurelles de la communication et les singularités comportementales :

  • Comportement bizarre ou excentrique : manières, postures, présentation générale ou habitudes perçues par autrui comme étranges ou non conventionnelles.
  • Pensée et langage bizarres : discours tangentiel, vague, sur-élaboré ou métaphorique inhabituel, rendant le cheminement de la pensée difficile à suivre pour autrui.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique du SPQ-B s’enracine dans la tradition psychiatrique et psychologique dimensionnelle initiée par Paul E. Meehl (1962, 1990) et enrichie par les travaux de Gordon Claridge (1997) et d’Adrian Raine (1991, 1995).

Selon la théorie de Paul Meehl, une anomalie génétique sous-jacente — qu’il nommait « schizotaxie » — induit une dysfonction neuronale synaptique intégrative (« aberration synaptique »). Dans la majorité des cas, cette configuration neurobiologique ne débouche pas sur une psychose clinique déclarée, mais évolue vers une structure de personnalité spécifique qualifiée de « schizotypie ». Meehl considérait la schizotypie comme la manifestation phénotypique universelle de la schizotaxie, au sein de laquelle seule une fraction des individus (« décompensation ») développe une schizophrénie, sous l’influence de facteurs épigénétiques, environnementaux, neurodéveloppementaux et de stress socio-affectif.

Parallèlement, les théories dimensionnelles de Claridge ont proposé que la schizotypie représente une dimension naturelle de la variation de la personnalité humaine (« schizotypie pleinement dimensionnelle »), liée à la créativité, à la pensée latérale et à la flexibilité cognitive, tout en devenant désadaptative lorsqu’elle franchit un certain seuil d’intensité (« quasi-dimensionnalité » pathologique).

Le SPQ-B opérationnalise cette approche en traduisant les critères catégoriels du DSM en variables continues quantifiables. Il permet ainsi de réconcilier les approches cliniques psychiatriques (axées sur les symptômes) et les modèles de la psychologie différentielle (axés sur les traits stables de la personnalité).

7. Validité / Validity

Les études de validation du SPQ-B démontrent d’excellentes qualités métrologiques à travers des échantillons variés, incluant des étudiants universitaires, la population générale adulte et des cohortes cliniques de sujets à haut risque :

  • Validité de construit et corrélations avec l’instrument complet : Dans l’étude princeps de Raine et al. (1995), les scores aux sous-échelles du SPQ-B présentaient des corrélations extrêmement élevées avec les échelles correspondantes du SPQ original (r = 0,89 pour les Déficits Cognitifs-Perceptuels, r = 0,90 pour les Déficits Interpersonnels, r = 0,84 pour la Désorganisation, et r = 0,94 pour le score total).
  • Validité convergente : Le SPQ-B corrèle significativement avec d’autres mesures réputées de propension psychotique, telles que la Community Assessment of Psychic Experiences (CAPE), l’Oxford-Liverpool Inventory of Feelings and Experiences (O-LIFE) et les échelles de Chapman (Échelle d’aberration perceptuelle, Échelle d’idéation magique, Échelle d’anhédonie physique et sociale). Les corrélations observées s’échelonnent typiquement entre r = 0,55 et r = 0,78.
  • Validité discriminante : Les dimensions du SPQ-B se distinguent nettement des mesures d’anxiété générale, de dépression unifactorielle ou des traits de personnalité du modèle du Big Five (notamment le névrosisme pur et l’introversion simple), bien qu’une corrélation modérée existe entre les déficits interpersonnels et l’introversion/névrosisme.
  • Validité prédictive et endophénotypique : Des scores élevés au SPQ-B sont prédictifs de déficits neurocognitifs subtils typiques du spectre schizophrénique, tels que des altérations de la mémoire de travail (tâche N-back), des anomalies de l’inhibition latente, une diminution de l’inhibition du réflexe de sursaut (prepulse inhibition / PPI), ainsi que des perturbations des mouvements oculaires de poursuite visuelle lente.

8. Fidélité / Reliability

L’estimation de la fidélité du SPQ-B a fait l’objet de nombreuses investigations dans des contextes transculturels (américain, francophone, espagnol, chinois, italien) :

  • Cohérence interne (Alpha de Cronbach) :
    • Score total SPQ-B : les valeurs rapportées se situent de manière consistante entre α = 0,76 et α = 0,86.
    • Sous-échelle Cognitive-Perceptuelle (8 items) : α = 0,71 à 0,78.
    • Sous-échelle Interpersonnelle (8 items) : α = 0,72 à 0,80.
    • Sous-échelle Désorganisation (6 items) : α = 0,63 à 0,74. La valeur légèrement inférieure observée pour la désorganisation est classiquement attribuée au nombre réduit d’items et à l’hétérogénéité structurelle entre bizarrerie motrice et particularités du langage.
  • Stabilité temporelle (Test-Retest) : Sur un intervalle de 2 mois, le coefficient de fidélité test-retest r de Pearson atteint 0,82 à 0,87 pour le score total, attestant de la stabilité dispositionnelle des traits évalués au-delà des fluctuations d’humeur transitoires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle du SPQ-B a été examinée par des analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.

Les analyses confirmatoires (AFC) conduites par Compton et al. (2007), Axelrod et al. (2001) et Dumas et al. (2000) ont systématiquement validé la supériorité statistique du modèle tri-factoriel corrélé comparativement aux modèles uni-factoriels ou bi-factoriels. Les indices d’ajustement structurel confirment une adéquation remarquable avec les données empiriques (ex. Comparative Fit Index [CFI] > 0,93, Tucker-Lewis Index [TLI] > 0,92, et Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] ≤ 0,05).

La répartition factorielle standard des items s’établit comme suit :

  • Facteur 1 : Déficits Cognitifs-Perceptuels — Items 1, 6, 7, 9, 13, 15, 18, 21. Les saturations factorielles de ces items s’échelonnent typiquement de 0,48 à 0,77.
  • Facteur 2 : Déficits Interpersonnels — Items 2, 4, 8, 10, 12, 16, 19, 22. Les saturations factorielles varient entre 0,51 et 0,81.
  • Facteur 3 : Désorganisation — Items 3, 5, 11, 14, 17, 20. Les saturations factorielles sont comprises entre 0,45 et 0,74.

Certains auteurs ont exploré des variantes à 4 facteurs (séparant l’idéation paranoïde en une composante distincte), mais le modèle à trois dimensions demeure la norme psychométrique universelle pour le calcul et l’interprétation des profils.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet : Questionnaire de Personnalité Schizotypique – Version Brève (Schizotypal Personality Questionnaire – Brief, SPQ-B).
  • Type de test : Auto-questionnaire psychométrique dimensionnel standardisé.
  • Nombre d’items : 22 items brefs formulés à la première personne ou sous forme interrogative directe.
  • Format et échelle de réponse : Format dichotomique strict : Dichotomous: Yes / No (1 = Yes, 0 = No).
  • Cotation et calcul des scores :
    • Chaque réponse « Oui » (Yes) reçoit 1 point.
    • Chaque réponse « Non » (No) reçoit 0 point.
    • Score Total SPQ-B : Somme des 22 items (étendue possible : 0 à 22).
    • Sous-échelle Déficits Cognitifs-Perceptuels : Somme des items 1, 6, 7, 9, 13, 15, 18, 21 (étendue : 0 à 8).
    • Sous-échelle Déficits Interpersonnels : Somme des items 2, 4, 8, 10, 12, 16, 19, 22 (étendue : 0 à 8).
    • Sous-échelle Désorganisation : Somme des items 3, 5, 11, 14, 17, 20 (étendue : 0 à 6).
  • Temps de passation moyen : 3 à 5 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale du SPQ : 1991 (Adrian Raine).
  • Année de validation du SPQ-B : 1995 (Raine, Lencz, Reynolds, et al.).
  • Statut du droit d’auteur et accessibilité : Le SPQ-B est dans le domaine public académique à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement clinique.
  • Tarifs : Gratuit (aucun coût d’acquisition de licence pour les chercheurs et praticiens universitaires). L’utilisation dans le cadre d’essais cliniques financés par l’industrie pharmaceutique requiert l’accord préalable de l’auteur principal.

12. Références / References

  • Axelrod, S. R., Widiger, T. A., Trull, T. J., & Corbitt, E. M. (2001). Relations of schizotypal personality features to the five-factor model of personality. Journal of Abnormal Psychology, 110(2), 297–307. https://doi.org/10.1037/0021-843X.110.2.297
  • Claridge, G. (Ed.). (1997). Schizotypy: Implications for illness and health. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/med:psych/9780198523536.001.0001
  • Cohen, A. S., Matthews, R. A., Najolia, G. M., & Brown, L. A. (2010). Toward a more psychometrically sound brief measure of schizotypal traits: Introducing the SPQ-Brief Revised. Journal of Personality Disorders, 24(4), 516–537. https://doi.org/10.1521/pedi.2010.24.4.516
  • Compton, M. T., Chien, V. H., & Bollini, A. M. (2007). Psychometric properties of the Brief Version of the Schizotypal Personality Questionnaire in an urban, predominantly African American, sample of normal controls and first-episode psychosis patients. Psychiatry Research, 152(2-3), 283–289. https://doi.org/10.1016/j.psychres.2006.12.015
  • Dumas, P., Rosenfeld, F., Saoud, M., Dalery, J., & d’Amato, T. (2000). Validation de la version française du questionnaire de personnalité schizotypique de Raine (SPQ). L’Encéphale, 26(5), 23–29.
  • Meehl, P. E. (1962). Schizotaxia, schizotypy, schizophrenia. American Psychologist, 17(12), 827–838. https://doi.org/10.1037/h0041029
  • Raine, A. (1991). The SPQ: A scale for the assessment of schizotypal personality based on DSM-III-R criteria. Schizophrenia Bulletin, 17(4), 555–564. https://doi.org/10.1093/schbul/17.4.555
  • Raine, A., Reynolds, C., Lencz, T., Scerbo, A., Triphon, N., & Kim, D. (1994). Cognitive-perceptual, interpersonal, and disorganized schizotypal traits: Multifactorial, supportive, and twin data. Journal of Abnormal Psychology, 103(2), 203–216. https://doi.org/10.1037/0021-843X.103.2.203

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: Dichotomous: Yes / No (1 = Yes, 0 = No)

  1. People sometimes find me aloof and distant.
  2. I have had experiences with the supernatural and astrology.
  3. People sometimes comment on my unusual mannerisms and habits.
  4. I find it hard to be « emotionally close » to other people.
  5. I sometimes avoid going to places where there will be many people because I will get nervous.
  6. Have you ever had the sense that some person or force is around you, even though you cannot see anyone?
  7. People sometimes find it hard to understand what I am saying.
  8. I feel very uncomfortable in social situations involving unfamiliar people.
  9. Do you ever feel that people talking to each other are really talking about you?
  10. Have you ever noticed a common spark of light or special aura around someone you were looking at?
  11. I am an odd, unusual person.
  12. I have sometimes felt that people are talking about me behind my back.
  13. I tend to keep my feelings to myself.
  14. Do you sometimes see hidden messages in ordinary events?
  15. Some people think that I talk in a peculiar, vague, or rambling way.
  16. I sometimes forget what I am trying to say.
  17. I find it difficult to make new friends easily.
  18. Do you believe that dreams can accurately predict the future?
  19. Other people seem to see me as eccentric or different from other people.
  20. I often feel that others have it in for me.
  21. I feel nervous when I have to speak to a stranger.
  22. I often hear voices when there is no one around.

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memjavad (2026, septembre 4). Questionnaire de Personnalité Schizotypique – Version Brève (SPQ-B). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-de-personnalite-schizotypique-version-breve-spq-b/
memjavad. “Questionnaire de Personnalité Schizotypique – Version Brève (SPQ-B).” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-de-personnalite-schizotypique-version-breve-spq-b/.
memjavad. “Questionnaire de Personnalité Schizotypique – Version Brève (SPQ-B).” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-de-personnalite-schizotypique-version-breve-spq-b/.