Questionnaire de personnalité d’Eysenck

Le Questionnaire de personnalité d’Eysenck (EPQ) mesure les trois dimensions fondamentales du tempérament (Psychoticisme, Extraversion, Névrosisme) et inclut une échelle de mensonge.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 24, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 24, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire de personnalité d’Eysenck (Eysenck Personality Questionnaire, EPQ) constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et les plus rigoureusement validés dans l’histoire de la psychologie de la personnalité et de la psychométrie différentielle. Conçu par Hans J. Eysenck et Sybil B. G. Eysenck en 1975 en tant qu’évolution majeure du Maudsley Personality Inventory (MPI) et de l’Eysenck Personality Inventory (EPI), l’EPQ opérationnalise le modèle dimensionnel et biopsychologique PEN. Cet acronyme renvoie aux trois super-facteurs orthogonaux d’ordre supérieur de la personnalité humaine : le Psychoticisme (P), l’Extraversion (E) et le Névrosisme (N, ou instabilité émotionnelle), auxquels s’adjoint une échelle de validité et de contrôle méthodologique, l’échelle de Mensonge (L, pour Lie scale), destinée à détecter la désirabilité sociale et le biais d’acquiescement.

Dans sa forme standard intégrale, l’EPQ comprend 90 items formulés sous forme d’interrogations directes invitant à une modalité de réponse strictement dichotomique (Oui / Non). La fidélité de l’instrument s’avère particulièrement robuste dans la littérature internationale : les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscillent classiquement entre 0,82 et 0,88 pour l’Extraversion et le Névrosisme, entre 0,78 et 0,84 pour l’échelle de Mensonge, et entre 0,68 et 0,78 pour le Psychoticisme, dimension historiquement plus hétérogène. La fidélité test-retest à moyen terme dépasse régulièrement 0,80 pour l’ensemble des dimensions. La validité transculturelle et l’invariance factorielle de l’EPQ ont été confirmées empiriquement à travers plus de 35 pays, consolidant son statut d’outil de référence tant dans la recherche fondamentale en neurosciences comportementales et en génétique quantitative que dans les contextes appliqués de la psychologie clinique, de la psychiatrie et de la psychologie médico-légale.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire de personnalité d’Eysenck, modèle PEN, psychométrie, extraversion, névrosisme, psychoticisme, échelle de mensonge, Hans Eysenck, personnalité biologique, analyse factorielle, évaluation psychologique, différences individuelles, désirabilité sociale, tempérament.

3. Auteurs / Authors

Le questionnaire a été développé par deux figures majeures de la psychologie différentielle contemporaine :

  • Hans Jürgen Eysenck, PhD, DSc (1916–1997) : Professeur titulaire et fondateur du Département de psychologie à l’Institute of Psychiatry, King’s College London (anciennement rattaché au Maudsley Hospital et au Bethlem Royal Hospital), Londres, Royaume-Uni. Auteur de plus de 80 ouvrages et d’un millier d’articles scientifiques, pionnier de l’approche dimensionnelle et neurophysiologique de la personnalité.
  • Sybil B. G. Eysenck, BSc, PhD (1927–2020) : Psychologue clinicienne, chercheuse associée à l’Institute of Psychiatry du King’s College de Londres, co-auteure des principaux manuels d’évaluation psychométrique d’Eysenck (EPI, EPQ, EPQ-R, J-EPQ) et coordinatrice de nombreux programmes internationaux d’étalonnage transculturel.
  • Adaptations notables : Dans les pays francophones, divers travaux d’étalonnage et de validation ont été menés, notamment par Michel Gauquelin, Françoise Gauquelin et Sybil Eysenck, ainsi que par des équipes universitaires universitaires européennes (p. ex., Sanderman et al. pour la sphère néerlandophone et belge).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire de personnalité d’Eysenck réside dans la quantification précise, parcimonieuse et scientifiquement reproductible des variations individuelles du tempérament et de la personnalité chez l’adulte. Contrairement aux approches typologiques fermées (comme l’indicateur Myers-Briggs) ou aux répertoires lexicaux excessivement larges (comme le modèle en seize facteurs de Raymond Cattell), Eysenck a conçu l’EPQ pour isoler les super-facteurs universels sous-tendus par des substrats neurobiologiques identifiables et héréditaires.

Sur le plan de la justification théorique, l’EPQ vise à combler le fossé entre la taxonomie descriptive et la psychologie expérimentale. L’évaluation de l’Extraversion permet d’appréhender le niveau d’excitabilité et de réactivité corticale de l’individu face aux stimulations environnementales. La mesure du Névrosisme permet de déterminer la labilité émotionnelle et l’activation du système nerveux autonome sous l’effet du stress. L’introduction novatrice du Psychoticisme dans l’EPQ répond à la nécessité d’évaluer une dimension continue de vulnérabilité aux comportements antisociaux, à la dureté émotionnelle, à la non-conformité et aux troubles psychotiques non affectifs, sans présumer d’un diagnostic binaire de maladie mentale.

Dans la pratique clinique et psychiatrique, l’EPQ constitue un outil de dépistage rapide permettant d’orienter le diagnostic différentiel, de prédire la réactivité aux psychothérapies cognitives et comportementales, et d’évaluer la prédisposition aux troubles anxiodépressifs ou aux troubles de la personnalité du groupe B. En criminologie et en psychologie judiciaire, les profils combinant un fort score de Psychoticisme, un fort score d’Extraversion et un fort score de Névrosisme (« profil PEN élevé ») ont permis de modéliser les prédispositions à la récidive et à la délinquance impulsivo-agressive. Enfin, dans le domaine de la recherche organisationnelle et de la médecine comportementale, l’EPQ est couramment employé pour étudier les relations entre le tempérament biologique, la réponse immunitaire, la tolérance à la douleur et l’adaptation aux environnements professionnels extrêmes.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle PEN articulé au sein de l’EPQ repose sur une organisation hiérarchique pyramidale : les réponses spécifiques aux items s’agrègent en habitudes comportementales, lesquelles s’organisent en traits primaires, eux-mêmes regroupés sous quatre dimensions majeures orthogonales et indépendantes :

Extraversion (E) — 21 items

La dimension d’Extraversion-Introversion capture le continuum de sociabilité, de dynamisme et de recherche de stimulations externes. L’individu obtenant un score élevé en Extraversion (l’extraverti typique) est caractérisé par l’aisance relationnelle, le goût pour les rassemblements collectifs, la loquacité, l’affirmation de soi, la recherche de sensations fortes, l’impulsivité optimiste et la propension à s’ennuyer en situation de privation sensorielle. Par contraste, l’introverti (score bas) fait preuve de retenue, privilégie les activités solitaires ou les cercles relationnels restreints, planifie rigoureusement ses actions, évite les foules bruyantes et privilégie un mode de vie calme et structuré. Des items tels que « Do you enjoy meeting new people? » ou « Do you like plenty of bustle and excitement around you? » opérationnalisent ce trait.

Névrosisme (N) — 23 items

Le Névrosisme (ou Instabilité Émotionnelle) quantifie la vulnérabilité psychologique face aux agents stressants, l’anxiété chronique et la tendance à ressentir des affects négatifs intenses. Un score élevé signale une propension marquée aux sautes d’humeur imprévisibles, à l’inquiétude récurrente, aux ruminations post-événementielles, aux sensations de tension interne, aux symptômes psychosomatiques (céphalées, inconforts gastriques, troubles du sommeil) et au sentiment d’insuffisance personnelle. L’individu à faible score en Névrosisme (stabilité émotionnelle) réagit avec flegme, récupère promptement après un choc émotionnel et maintient une homéostasie affective face à la pression. Ce construit est illustré par des items comme « Does your mood often go up and down? » ou « Do you find it hard to fall asleep because of worrying thoughts? ».

Psychoticisme (P) — 25 items

Dimension introduite avec l’EPQ pour dépasser les limites de l’EPI, le Psychoticisme (parfois désigné sous le terme de dureté de caractère ou tough-mindedness) ne doit pas être confondu avec un état psychotique clinique avéré. Il s’agit d’un continuum de personnalité disposant d’une distribution asymétrique positive dans la population générale. Les individus obtenant des scores élevés en P se distinguent par l’insensibilité émotionnelle, le manque d’empathie, l’indifférence au danger, l’agressivité verbale ou physique, le rejet des normes sociales et institutionnelles, la manipulation autrui et le goût pour les farces cruelles (practical jokes). Toutefois, dans les contextes favorables, un score modérément élevé en Psychoticisme s’associe à une forte créativité divergente, à l’indépendance de pensée et à l’originalité artistique. Des énoncés comme « Would you take drugs which may have strange or dangerous effects? » ou « Would it upset you a lot to see a child or an animal suffer? » (inversé) ciblent cette dimension.

Échelle de Mensonge (L) — 21 items

L’échelle de Mensonge (Lie Scale) remplit une double fonction méthodologique et psychologique. Conçue initialement pour identifier les tentatives délibérées de faking good (présentation de soi exagérément favorable) et d’acquiescement non critique, elle consiste en des affirmations décrivant des comportements socialement idéaux mais statistiquement presque impossibles à respecter universellement dans la vie quotidienne (ex. « Are all your habits good and desirable ones? » ou « Have you ever said anything bad or nasty about anyone? » [inversé]). Chez les sujets non incités à tricher, un score très élevé à l’échelle L peut également révéler une immaturité psychologique, une conformité sociale rigide ou un manque d’introspection réflexive.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le cadre théorique de l’EPQ est ancré dans la théorie causale et biologique de la personnalité élaborée par Hans Eysenck au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Contrairement aux approches purement statistiques ou humanistes, Eysenck postule que les super-facteurs de personnalité ne sont pas de simples fictions verbales descriptives, mais correspondent à des systèmes neuro-anatomiques, physiologiques et neurochimiques bien réels, hérités génétiquement.

Le fondement biologique de l’Extraversion s’appuie sur le modèle de l’éveil cortical (arousal), régulé par la formation réticulée ascendante (ou système réticulaire activateur ascendant, SARA). Selon l’hypothèse d’inhibition d’Eysenck :

  • Les introvertis possèdent un niveau d’éveil cortical basal naturellement élevé et un système réticulaire hyper-réactif. Face à des stimuli faibles, ils atteignent rapidement leur niveau optimal d’activation ; ils évitent donc la sur-stimulation sensorielle et adoptent des comportements d’évitement de l’agitation sociale.
  • Les extravertis possèdent un niveau d’éveil cortical basal faible (chroniquement sous-activés). Pour atteindre le niveau d’éveil optimal défini par la loi de Yerkes-Dodson, ils sont contraints de rechercher activement des stimuli externes intenses, bruyants et stimulants.

Le Névrosisme trouve son origine biologique dans le seuil d’activation du système limbique (le « cerveau viscéral », comprenant l’amygdale, l’hippocampe, le septum et l’hypothalamus) et le système nerveux autonome sympathique. Les individus à fort Névrosisme présentent une réactivité limbique accrue et prolongée aux stimuli menaçants ou imprévus, se traduisant par une tachycardie, une vasoconstriction périphérique et des décharges hormonales d’adrénaline et de cortisol plus intenses face aux micro-stress quotidiens.

Le Psychoticisme, quant à lui, a été corrélé théoriquement et empiriquement aux systèmes endocriniens et aux métabolismes monoaminergiques. Eysenck a mis en évidence le rôle des androgènes (taux de testostérone) et une balance monoaminergique spécifique : un faible niveau de monoamine oxydase plaquettaire (MAO) et une activité dopaminergique fronto-striatale élevée, couplée à une régulation sérotoninergique affaiblie. Cette configuration neurobiologique favorise la désinhibition comportementale, l’atténuation du conditionnement d’évitement passif et l’insensibilité aux indices sociaux d’approbation ou de sanction.

7. Validité / Validity

L’EPQ a fait l’objet de centaines d’investigations psychométriques indépendantes à l’échelle internationale, démontrant des indices de validité remarquables à travers différentes cultures et cohortes cliniques :

Validité de construit et validité factorielle

Des analyses factorielles confirmatoires conduites dans plus de 34 pays par Eysenck et Eysenck (1982, 1985) ont apporté la preuve formelle de l’invariance transculturelle de la structure à quatre facteurs. Les indices de congruence factorielle de Wrigley-Neuhaus dépassent systématiquement le seuil critique de 0,95 pour l’Extraversion et le Névrosisme, et 0,90 pour le Psychoticisme et l’échelle de Mensonge, que ce soit dans des sociétés occidentales, asiatiques, moyen-orientales ou africaines.

Validité convergente et discriminante

Les corrélations avec d’autres batteries psychométriques contemporaines corroborent la validité du construit de l’EPQ :

  • L’échelle d’Extraversion de l’EPQ présente de très fortes corrélations positives avec le domaine Extraversion du NEO-PI-R de Costa et McCrae (r = 0,72 à 0,80) et avec les échelles de sociabilité du CPI de Gough.
  • L’échelle de Névrosisme de l’EPQ corrèle massivement avec le domaine Neuroticism du Big Five (r = 0,75 à 0,85) ainsi qu’avec l’inventaire d’anxiété état-trait de Spielberger (STAI-T, r > 0,70).
  • La dimension de Psychoticisme (P) corrèle négativement de manière substantielle avec les dimensions d’Agréabilité (A, r = -0,45 à -0,60) et de Caractère consciencieux (C, r = -0,35 à -0,50) du modèle à cinq facteurs (FFM), ce qui prouve que la dimension P regroupe l’opposé des comportements prosociaux et de la conformité consciencieuse.

Validité prédictive et critères externes

Sur le plan électrophysiologique et expérimental, les extravertis mesurés par l’EPQ manifestent des latences de potentiel évoqué auditif (P300) plus lentes en situation passive et une meilleure résistance à la privation de sommeil lors de tâches vigilantes prolongées, conformément aux prédictions neurophysiologiques d’Eysenck. Dans le domaine clinique, des scores élevés combinés en N et P prédisent significativement les rechutes chez les patients toxicomanes et les comportements suicidaires, tandis qu’en milieu carcéral, les condamnés pour crimes violents obtiennent des scores moyens en P significativement supérieurs (d de Cohen > 0,85) aux groupes témoins appariés.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de cohérence interne et de stabilité temporelle de l’EPQ se situent largement au-dessus des standards psychométriques académiques conventionnels :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’échantillon normatif initial britannique de 1975 (comportant plusieurs milliers d’hommes et de femmes), les coefficients de consistance interne se sont établis comme suit :

  • Névrosisme (N) : α = 0,84 à 0,88 selon le sexe (très forte homogénéité des énoncés de réactivité émotionnelle).
  • Extraversion (E) : α = 0,82 à 0,86 (excellente cohérence du cluster sociabilité et audace motrice).
  • Échelle de Mensonge (L) : α = 0,78 à 0,84 (indicateur constant de désirabilité sociale).
  • Psychoticisme (P) : α = 0,68 à 0,76 dans la version initiale de l’EPQ 90 items. La fidélité plus basse de P dans les premières moutures s’expliquait par la forte asymétrie de distribution (distribution de Poisson) et la diversité apparente des items (recherche de risque, cruauté envers les animaux, non-conformisme) ; cette dimension a été remaniée ultérieurement dans l’EPQ-R pour dépasser 0,78.

Fidélité test-retest (Stabilité temporelle)

Les études longitudinales de stabilité temporelle démontrent la nature pérenne et tempéramentale des traits évalués :

  • À un mois d’intervalle, les corrélations test-retest se situent entre 0,85 et 0,92 pour l’Extraversion et le Névrosisme, et entre 0,75 et 0,83 pour le Psychoticisme.
  • À six mois et un an d’intervalle, les indices de fidélité se maintiennent au-delà de 0,78 pour les super-facteurs N et E, confirmant que l’EPQ capture des traits dispositionnels stables tout au long du cycle de vie adulte et non de simples fluctuations de l’humeur passagère (états).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement de l’EPQ repose intégralement sur des procédures itératives d’analyse factorielle exploratoire (AFE) suivies d’analyses confirmatoires (AFC). À partir d’un vivier initial de plusieurs centaines d’items expérimentaux administrés à de larges cohortes normales et cliniques, Eysenck a appliqué l’analyse en composantes principales avec rotation orthogonale (Varimax) et rotation oblique (Promax).

Les résultats empiriques ont démontré que les quatre facteurs extraits expliquent une proportion substantielle de la variance totale commune. Le postulat théorique selon lequel les trois dimensions de personnalité sont mutuellement indépendantes (orthogonales) a été largement vérifié :

  • Les corrélations inter-facteurs entre E et N sont systématiquement quasi-nulles (r généralement compris entre -0,05 et +0,08).
  • Les corrélations entre E et P, ou N et P, restent minimes dans les échantillons généraux (r oscillant entre 0,02 et 0,15), validant le principe d’orthogonalité structurelle.
  • L’échelle de Mensonge (L) s’isole distinctement en un quatrième facteur sans saturer significativement sur les axes de traits tempéramentaux.

Les saturations factorielles des items sur leur facteur cible sont typiquement élevées, généralement situées entre 0,40 et 0,70, tandis que les saturations croisées sur les autres facteurs secondaires demeurent inférieures à 0,20. Dans les modélisations en équations structurelles (SEM) et analyses confirmatoires récentes, les indices d’ajustement (CFI > 0,90 ; RMSEA < 0,05) confirment la pertinence de la matrice quadri-dimensionnelle de l’EPQ pour les 90 items originaux.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’outil : Questionnaire de personnalité d’Eysenck (Eysenck Personality Questionnaire — EPQ).
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé, passation individuelle ou collective en groupe.
  • Nombre d’items : 90 items (forme adulte standard).
  • Échelle de réponse : Format dichotomique obligatoire — Oui / Non (Yes / No).
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes.
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans (il existe une version spécifique Junior EPQ pour les enfants de 7 à 15 ans).
  • Composition des sous-échelles :
    • Psychoticisme (P) : 25 items
    • Extraversion (E) : 21 items
    • Névrosisme (N) : 23 items
    • Échelle de Mensonge (L) : 21 items
  • Procédure de cotation : Chaque réponse en accord avec la grille de correction reçoit 1 point ; les réponses contraires reçoivent 0 point. Les scores bruts sont calculés pour chacune des quatre dimensions puis convertis en scores T (moyenne = 50, écart-type = 10) ou en percentiles selon les tables d’étalonnage par sexe et tranche d’âge.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1975 (forme EPQ standard) ; développements préliminaires EPI en 1964 ; forme révisée EPQ-R parue en 1985.
  • Détenteurs des droits et statut légal : Les droits originaux de publication de l’EPQ sont détenus par Hodder & Stoughton Educational, repris ultérieurement par Pearson Assessment et l’Eysenck Personality Trust.
  • Conditions d’utilisation et tarifs : L’administration de l’EPQ dans des contextes d’évaluation diagnostique, de recrutement ou de pratique clinique requiert l’acquisition des livrets officiels et des grilles de cotation auprès des distributeurs agréés (matériel payant sous licence). Dans le cadre strict de la recherche scientifique et académique à but non lucratif, de nombreuses institutions universitaires bénéficient d’autorisations de reproduction accordées sur demande académique préalable.

12. Références / References

Les sources académiques de référence suivantes documentent la conception, les fondements biologiques et la validation psychométrique de l’instrument :

  • Barrett, P. T., Petrides, K. V., Eysenck, S. B. G., & Eysenck, H. J. (1998). The Eysenck Personality Questionnaire: An examination of the factorial similarity of P, E, N, and L across 34 countries. Personality and Individual Differences, 25(5), 805–819. https://doi.org/10.1016/S0191-8869(98)00026-9
  • Eysenck, H. J. (1967). The biological basis of personality. Charles C. Thomas Publisher. https://doi.org/10.1037/14382-000
  • Eysenck, H. J., & Eysenck, S. B. G. (1975). Manual of the Eysenck Personality Questionnaire (Junior and Adult). Hodder and Stoughton.
  • Eysenck, S. B. G., Eysenck, H. J., & Barrett, P. (1985). A revised version of the Psychoticism scale. Personality and Individual Differences, 6(1), 21–29. https://doi.org/10.1016/0191-8869(85)90026-1
  • Sanderman, R., Arrindell, W. A., Ranchor, A. V., Eysenck, H. J., & Eysenck, S. B. G. (1991). Het meten van persoonlijkheidskenmerken met de Eysenck Personality Questionnaire (EPQ): Een handleiding. Noordelijk Centrum voor Gezondheidsvraagstukken, Rijksuniversiteit Groningen.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Dichotomous (Yes / No)

  1. Do you have many different hobbies?
  2. Do you stop to think things over before doing anything?
  3. Does your mood often go up and down?
  4. Have you ever taken the praise for something you knew someone else had really done?
  5. Are you a talkative person?
  6. Would being in debt worry you?
  7. Do you ever feel ‘just miserable’ for no reason?
  8. Were you ever greedy by helping yourself to more than your share of anything?
  9. Do you lock up your house carefully at night?
  10. Are you rather lively?
  11. Would it upset you a lot to see a child or an animal suffer?
  12. Do you often worry about things you should not have done or said?
  13. If you say you will do something, do you always keep your promise no matter how inconvenient it might be?
  14. Can you usually let yourself go and enjoy yourself at a lively party?
  15. Are you an irritable person?
  16. Have you ever blamed someone for doing something you knew was really your fault?
  17. Do you enjoy meeting new people?
  18. Do you believe insurance schemes are a good idea?
  19. Are your feelings easily hurt?
  20. Are all your habits good and desirable ones?
  21. Do you tend to keep in the background on social occasions?
  22. Would you take drugs which may have strange or dangerous effects?
  23. Do you often feel ‘fed-up’?
  24. Have you ever taken anything (even a pin or a button) that belonged to someone else?
  25. Do you like going out a lot?
  26. Do you enjoy hurting people you love?
  27. Are you often troubled about feelings of guilt?
  28. Do you sometimes talk about things you know nothing about?
  29. Do you prefer reading to meeting people?
  30. Do you have enemies who want to harm you?
  31. Would you call yourself a nervous person?
  32. Do you have many friends?
  33. Do you enjoy practical jokes that can sometimes really hurt people?
  34. Are you a worrier?
  35. As a child were you ever cheeky to your parents?
  36. Would you call yourself happy-go-lucky?
  37. Does it matter to you very much that other people should like you?
  38. Do you worry about your health?
  39. Have you ever said anything bad or nasty about anyone?
  40. Do you like telling jokes and funny stories to your friends?
  41. Does nearly everything seem dull or boring to you?
  42. Do you like a good drink?
  43. Do you ever worry about your looks?
  44. Are you always polite, even to people who are disagreeable?
  45. Can you get a party going?
  46. Do you think people spend too much time safeguarding their future with savings and insurances?
  47. Have you ever wished that you were dead?
  48. Would you dodge paying taxes if you were sure you could never be found out?
  49. Can you get a party going?
  50. Do you try not to be rude to people?
  51. Do you worry too long after an embarrassing experience?
  52. Have you ever insisted on having your own way?
  53. When you catch a train, do you arrive at the last minute?
  54. Do you suffer from ‘nerves’?
  55. Do your friendships break up easily without it being your fault?
  56. Do you often feel lonely?
  57. Do you always practice what you preach?
  58. Do you like playing pranks on others?
  59. Do you easily get hurt when people find fault with you or the work you do?
  60. Have you ever been late for an appointment or work?
  61. Do you like plenty of bustle and excitement around you?
  62. Would you like other people to be afraid of you?
  63. Are you sometimes bubbling over with energy and sometimes very sluggish?
  64. Do you sometimes put off until tomorrow what you ought to do today?
  65. Do other people think of you as being very lively?
  66. Do people tell you a lot of lies?
  67. Are you touchy about some things?
  68. Are you always willing to admit it when you have made a mistake?
  69. Would you feel very sorry for an animal caught in a trap?
  70. Do you find it hard to take ‘no’ for an answer?
  71. Do you often feel restless, as if you want something without knowing what?
  72. Do you sometimes boast a little?
  73. Can you usually get people to do what you want?
  74. Is it better to follow the rules of society than go your own way?
  75. Do you worry about awful things that might happen?
  76. Have you ever broken or lost something belonging to someone else?
  77. Do you usually take the initiative in making new friends?
  78. Would you like to do things that are a bit frightening?
  79. Does your mind often wander when you are trying to concentrate?
  80. Do you like doing things in which you have to act quickly?
  81. Have you ever said anything bad or nasty about anyone?
  82. Do you find it hard to fall asleep because of worrying thoughts?
  83. Do you prefer to do things in your own way rather than by the rules?
  84. Do you enjoy having people around you?
  85. Are you easily hurt when people criticize you?
  86. Do you like gambling?
  87. Are you troubled by aches and pains?
  88. Would you feel very guilty if you let down someone who had helped you?
  89. Would you call yourself a tense or ‘highly-strung’ person?
  90. Do you like meeting people?
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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 24). Questionnaire de personnalité d’Eysenck. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-de-personnalite-deysenck/
Looti, Mohammed. “Questionnaire de personnalité d’Eysenck.” Base de données de psychologie en français, 24 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-de-personnalite-deysenck/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire de personnalité d’Eysenck.” Base de données de psychologie en français. septembre 24, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-de-personnalite-deysenck/.