- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire de Force Mentale (Mental Toughness Questionnaire, MTQ48), développé par le professeur Peter Clough et ses collaborateurs en 2002, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents et largement étudiés pour évaluer la force mentale (mental toughness). Conçu initialement pour la psychologie du sport avant d’être étendu à la psychologie du travail, aux contextes organisationnels et au domaine de l’éducation, le MTQ48 opérationnalise la force mentale à travers le modèle théorique intégratif dit des « 4C » : le Contrôle (Control, subdivisé en contrôle des émotions et contrôle de sa vie), l’Engagement (Commitment), le Défi (Challenge) et la Confiance (Confidence, décomposée en confiance en ses capacités et confiance interpersonnelle).
L’instrument comprend 48 items auto-rapportés évalués au moyen d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). D’un point de vue psychométrique, les études initiales et subséquentes ont mis en évidence une consistance interne globale robuste, caractérisée par un coefficient alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,85 et 0,91 pour le score global, ainsi qu’une fidélité test-retest satisfaisante sur des intervalles de plusieurs mois. Les analyses factorielles confirmatoires ont soutenu la structure hiérarchique à quatre facteurs d’ordre supérieur et six sous-dimensions de premier ordre, bien que des débats méthodologiques substantiels persistent au sein de la littérature spécialisée quant à l’indépendance statistique absolue de certaines sous-échelles.
Le MTQ48 présente une validité de critère remarquable, prédisant de manière significative la performance en situation de stress aigu, la résistance au burnout professionnel, le bien-être subjectif, la résilience psychologique et l’efficacité académique. Cet article propose une analyse épistémologique et psychométrique approfondie du MTQ48, de ses fondements théoriques, de ses controverses structurelles et de ses applications pratiques.
2. Mots-clés / Keywords
Force mentale, MTQ48, modèle des 4C, résilience, psychométrie, psychologie du sport, psychologie du travail, contrôle émotionnel, engagement, confiance en soi, validité de construit, évaluation psychologique.
3. Auteurs / Authors
Le Mental Toughness Questionnaire-48 (MTQ48) a été formalisé et opérationnalisé par :
- Peter J. Clough — Professeur émérite de psychologie appliquée, affilié successivement à l’Université de Hull (University of Hull), à l’Université métropolitaine de Manchester (Manchester Metropolitan University) et à l’Université de Huddersfield, Royaume-Uni. Courriel institutionnel académique : contact via le département de psychologie de la Manchester Metropolitan University (mmu.ac.uk).
- Keith Earle — Chercheur et maître de conférences en psychologie du sport et de l’exercice, Université de Hull, Kingston upon Hull, Royaume-Uni.
- David Sewell — Professeur et chercheur spécialisé en physiologie appliquée et sciences du sport, Université de Hull et Université de St Andrews, Écosse, Royaume-Uni.
Le développement commercial, la distribution internationale et la gestion des droits psychométriques sont assurés conjointement avec Doug Strycharczyk et l’organisation AQR International (Chester, Royaume-Uni).
4. Objectif / Purpose
Le MTQ48 a été élaboré dans l’intention explicite de combler une lacune conceptuelle et méthodologique majeure dans l’étude des caractéristiques de personnalité favorisant la performance humaine optimale sous contrainte. Pendant plusieurs décennies, le concept de « force mentale » est demeuré un idiome vernaculaire couramment employé par les entraîneurs sportifs, les dirigeants d’entreprise et les instructeurs militaires, mais dépourvu d’une définition opérationnelle rigoureuse et d’un étalonnage psychométrique standardisé. Le modèle de Clough, Earle et Sewell (2002) a structuré cette notion en postulant que la force mentale est un trait de personnalité modulable qui détermine la manière dont un individu gère le stress, les pressions, les opportunités et les défis, indépendamment des circonstances externes.
L’objectif fondamental du MTQ48 est d’offrir une mesure quantitative multidimensionnelle capable de dissocier les facettes distinctes de cette endurance psychologique. Sur le plan de la recherche, l’instrument permet d’étudier les corrélats neurobiologiques, comportementaux et environnementaux de l’adaptation au stress aigu et chronique. Les chercheurs emploient le MTQ48 pour modéliser les trajectoires de réussite dans les cohortes universitaires, élucider les mécanismes de protection contre l’épuisement professionnel chez les personnels soignants ou militaires, et examiner la tolérance à la douleur physique et à la fatigue cognitive dans le sport d’élite.
Sur le plan des applications appliquées et cliniques, le questionnaire sert d’outil diagnostique de référence dans le coaching exécutif, la sélection du personnel pour des postes à haute responsabilité ou à exposition critique (services d’urgence, aviation civile, forces armées), et la préparation psychologique des athlètes. L’évaluation fine des sous-dimensions permet de concevoir des programmes d’entraînement cognitivo-comportemental sur mesure : une personne présentant un score faible en contrôle émotionnel mais élevé en engagement bénéficiera davantage d’interventions de régulation affective que de modules de fixation d’objectifs.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit de la force mentale mesuré par le MTQ48 repose sur le modèle des 4C, qui s’articule autour de quatre dimensions majeures, dont deux sont ramifiées en sous-échelles spécifiques, totalisant ainsi six composantes fonctionnelles distinctes :
1. Le Contrôle (Control)
Cette dimension évalue l’étendue selon laquelle une personne perçoit qu’elle exerce une influence déterminante sur son existence, son environnement et ses réactions subjectives face aux stresseurs. Elle se divise en deux sous-dimensions de 7 et 6 items respectivement :
- Contrôle de la vie (Life Control) : Lié étroitement au concept de lieu de contrôle interne (locus of control de Julian Rotter). Les individus avec un score élevé estiment que leurs choix dictent leur destinée, refusant la posture de fatalisme ou de victimisation contextuelle. Exemple : l’individu croit fermement que sa préparation personnelle prévaut sur les aléas extérieurs.
- Contrôle des émotions (Emotional Control) : Capacité à réguler, contenir et dissimuler les réponses affectives perturbatrices face à l’adversité ou à la provocation. Un score élevé dénote une propension à maintenir une stabilité émotionnelle apparente et fonctionnelle, minimisant l’impact nuisible de la colère, de l’anxiété ou du découragement sur l’action en cours.
2. L’Engagement (Commitment)
Composée de 11 items, cette dimension évalue la persévérance, la ténacité et la propension à poursuivre des objectifs à long terme malgré les obstacles, la fatigue, la douleur ou les distractions (analogue au concept contemporain de grit ou persévérance de passion décrit par Angela Duckworth). Un sujet « engagé » ne se contente pas de planifier ; il honore systématiquement ses promesses, démontre une autodiscipline constante et évite la procrastination, même lorsque la tâche devient routinière, fastidieuse ou exigeante.
3. Le Défi (Challenge)
Formée de 8 items, cette dimension quantifie l’orientation cognitive face aux changements, aux imprévus et aux menaces perçues. Plutôt que d’interpréter les mutations environnementales et les transitions difficiles comme des sources d’angoisse ou des risques délétères, les personnes fortes mentalement sur cette échelle les perçoivent comme des opportunités d’apprentissage, d’expérimentation et d’auto-dépassement. Cela implique une forte curiosité cognitive, une tolérance élevée à l’ambiguïté et une disposition à sortir de sa zone de confort.
4. La Confiance (Confidence)
La quatrième composante examine l’assurance intrinsèque de l’individu quant à ses compétences et à sa légitimité sociale, également scindée en deux sous-échelles :
- Confiance en ses propres capacités (Confidence in Abilities) : Reflète un sentiment élevé d’auto-efficacité personnelle (Bandura). La personne est persuadée de posséder les aptitudes techniques, intellectuelles ou athlétiques requises pour mener à bien des missions complexes, nécessitant peu de validation ou de réassurance externe.
- Confiance interpersonnelle (Interpersonal Confidence) : Mesure l’aisance à s’affirmer dans les interactions sociales et de groupe. Elle traduit la capacité à exprimer son opinion face à des figures d’autorité, à argumenter dans des contextes conflictuels, à supporter le regard critique d’autrui et à ne pas se laisser intimider lors de négociations serrées.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ancrage épistémologique du MTQ48 puise ses fondations directes dans la théorie de l’endurance psychologique (hardiness) conceptualisée par Suzanne C. Kobasa et Salvatore Maddi à la fin des années 1970. Kobasa cherchait à expliquer pourquoi certains cadres d’entreprise exposés à un stress professionnel extrême développaient des pathologies somatiques et cardiovasculaires graves, tandis que d’autres demeuraient en excellente santé et prospéraient sur le plan professionnel. Le modèle de Kobasa articulait trois dimensions (les « 3C ») : le Contrôle, l’Engagement et le Défi.
Clough, Earle et Sewell ont postulé que, bien que le modèle de la hardiness soit fondamental, il s’avérait incomplet pour capturer l’ensemble du répertoire comportemental requis dans des environnements compétitifs hautement dynamiques, tels que le sport de haut niveau ou les négociations de crise. Ils ont ainsi greffé un quatrième élément décisif : la Confiance (Confidence). Ce quatrième « C » incorpore les apports capitaux de la théorie sociale cognitive d’Albert Bandura, notamment les constructions relatives à l’auto-efficacité perçue et à l’affirmation de soi interpersonnelle.
De surcroît, le cadre théorique du MTQ48 s’inscrit au carrefour de la théorie transactionnelle du stress et du coping de Richard Lazarus et Susan Folkman (1984). Selon cette perspective, le stress n’est pas une caractéristique objective de l’environnement mais une transaction résultant de l’évaluation primaire (l’évaluation de la menace versus le défi) et de l’évaluation secondaire (l’estimation des ressources d’adaptation disponibles). Les individus dotés d’une force mentale élevée ont tendance à opérer une évaluation primaire orientée préférentiellement vers le « défi » et une évaluation secondaire orientée vers la confiance en leurs ressources propres de contrôle et d’adaptation active.
Enfin, le MTQ48 s’articule avec la tradition des traits de personnalité du Big Five. La force mentale partage une relation inverse marquée avec le Névrosisme (stabilité émotionnelle) et des corrélations positives substantielles avec l’Extraversion, la Conscience et l’Ouverture à l’expérience. Les théoriciens du MTQ48 insistent toutefois sur le fait que la force mentale ne constitue pas un trait rigide immuable, mais un « trait plastique » susceptible d’être entraîné et consolidé par des apprentissages vicariants et des stratégies cognitives ciblées.
7. Validité / Validity
Les propriétés psychométriques relatives à la validité du MTQ48 ont fait l’objet d’un examen empirique extensif dans de multiples domaines :
Validité de construit et convergente
La validité convergente du MTQ48 est amplement étayée par ses associations statistiques robustes avec divers construits psychologiques établis :
- Résilience : Des corrélations positives élevées (généralement r = 0,60 à 0,78, p < 0,001) ont été documentées entre le score global au MTQ48 et l’échelle de résilience de Connor-Davidson (CD-RISC).
- Auto-efficacité : Les corrélations avec la General Self-Efficacy Scale (GSES) de Schwarzer et Jerusalem atteignent des valeurs comprises entre 0,55 et 0,68.
- Endurance de Kobasa (Hardiness) : Des associations convergentes notables (r > 0,65) confirment l’affiliation théorique du construit.
- Traits du Big Five : Les études attestent de corrélations négatives puissantes avec le Névrosisme mesuré par le NEO-PI-R (souvent comprises entre r = -0,50 et -0,68) et de corrélations positives avec la Conscience (r ≈ 0,40 à 0,52).
Validité discriminante
L’instrument montre une capacité à discriminer la force mentale de constructs potentiellement confondants, tels que le narcissisme grandiose, l’optimisme aveugle ou l’alexithymie. Les corrélations avec la désirabilité sociale demeurent modestes (typiquement r < 0,25), indiquant que les réponses au MTQ48 ne résultent pas simplement d’un biais d’auto-présentation favorable.
Validité prédictive et de critère
La validité prédictive du MTQ48 s’avère particulièrement saillante dans des contextes réels soumis à de fortes contraintes :
- Performance sportive : Les athlètes classés comme compétiteurs internationaux ou nationaux affichent des scores systématiquement et significativement supérieurs à ceux des sportifs de niveau régional ou amateur (d de Cohen compris entre 0,60 et 0,95 selon les études).
- Tolérance à la douleur et à la charge physique : Dans des protocoles de laboratoire impliquant l’épreuve du froid (Cold Pressor Task) ou des tests d’effort maximal sur cycloergomètre, les sujets à score élevé au MTQ48 démontrent des seuils de tolérance significativement plus longs.
- Milieu professionnel et académique : Le score d’engagement et de contrôle prédit négativement l’intention de quitter l’entreprise, le présentéisme dégradé et l’épuisement émotionnel (burnout), tout en prédisant positivement la moyenne générale (GPA) des étudiants universitaires confrontés aux examens de fin d’année.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité du questionnaire MTQ48 a été documentée par de nombreuses investigations indépendantes portant sur des échantillons sportifs, militaires et de populations actives :
Consistance interne (Cohérence des items)
Les indices de cohérence interne calculés par le coefficient alpha de Cronbach (α) sont conformes aux standards psychométriques les plus stricts pour l’échelle globale :
- Score global MTQ48 : Les valeurs de l’alpha de Cronbach s’échelonnent régulièrement entre 0,87 et 0,91 à travers la littérature (par exemple, Clough et al., 2002 ; Perry et al., 2013).
- Sous-échelle Contrôle (global) : α = 0,73 à 0,81 (Contrôle de la vie : α ≈ 0,70 ; Contrôle des émotions : α ≈ 0,74).
- Sous-échelle Engagement : α = 0,78 à 0,84.
- Sous-échelle Défi : α = 0,71 à 0,79.
- Sous-échelle Confiance (globale) : α = 0,80 à 0,85 (Confiance en ses capacités : α ≈ 0,75 ; Confiance interpersonnelle : α ≈ 0,78).
Certains auteurs récents ont également calculé l’indice oméga de McDonald (ω), confirmant une fiabilité composite robuste pour le score global (souvent ω > 0,88).
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les études examinant la fidélité test-retest ont montré des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) ou des corrélations de Pearson élevées sur des intervalles courts et moyens. Clough et al. ont rapporté un coefficient test-retest global de 0,90 sur un intervalle de trois semaines. Sur des périodes plus longues de 3 à 6 mois, la corrélation test-retest se stabilise aux alentours de 0,75 à 0,82 en l’absence d’interventions ciblées, ce qui confirme que la force mentale fonctionne bien comme un trait relativement stable à court et moyen terme, tout en restant perméable à des modifications plastiques au cours du temps.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du MTQ48 a fait l’objet de vifs débats théoriques et statistiques au sein de la psychométrie contemporaine :
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE) initiales
Lors de la phase de conception initiale menée par Clough, Earle et Sewell (2002) sur une cohorte de sportifs et d’employés, l’analyse en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax) a extrait quatre facteurs majeurs reflétant les quatre « C », avec une variance totale expliquée satisfaisante. Une analyse secondaire plus détaillée a permis d’isoler les subdivisions sous-jacentes au Contrôle et à la Confiance.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et modélisation en équations structurales
La validation de la structure factorielle a été soumise à des vérifications rigoureuses. Notamment, l’étude approfondie de Perry, Clough, Crust, Earle et Nicholls (2013), menée sur un échantillon considérable de N = 8 207 participants, a testé plusieurs modèles concurrents au moyen de modélisations en équations structurelles (SEM) :
- Modèle unifactoriel (une seule dimension globale indifférenciée) : ajustement très médiocre.
- Modèle à 4 facteurs corrélés (les 4C bruts) : ajustement acceptable mais sous-optimal.
- Modèle hiérarchique corrélé à 6 facteurs de premier ordre (Contrôle émotionnel, Contrôle de vie, Engagement, Défi, Confiance en soi, Confiance interpersonnelle) chapeauté par un facteur général de second ordre (la Force Mentale globale) : ce modèle a démontré les meilleurs indices d’ajustement : RMSEA ≈ 0,042 à 0,048 ; CFI ≈ 0,91 à 0,93 ; TLI ≈ 0,90 ; SRMR ≈ 0,050.
Controverses et réplications critiques
Il importe de noter que certains chercheurs, à l’instar de Daniel Gucciardi et ses collègues (2012, 2013), ont émis des réserves critiques à l’égard de la structure interne du MTQ48. Leurs travaux ont parfois révélé des saturations factorielles croisées substantielles pour certains items réversibles (items inversés) et des indices d’adéquation plus modérés lors de l’application de normes strictes de modélisation bayésienne ou d’analyses bifactorielles. Ces débats méthodologiques ont conduit les concepteurs du MTQ à développer des versions affinées ultérieures (telles que le MTQ-Plus et le MTQGlobal), tout en confirmant la robustesse pratique et prédictive de la version originale MTQ48 dans les études appliquées.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument se présente sous un format standardisé de passation individuelle ou collective :
- Type d’évaluation : Questionnaire psychométrique auto-rapporté (self-report inventory).
- Nombre d’items : 48 propositions descriptives comportementales et cognitives.
- Temps de passation estimé : Entre 10 et 15 minutes en moyenne.
- Modalité d’administration : Disponible sous format papier-crayon ou sur plateforme informatique sécurisée en ligne.
- Format des réponses : Échelle ordinale de Likert en 5 points graduée comme suit :
- 1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
- 2 = Plutôt pas d’accord (Disagree)
- 3 = Ni d’accord ni en désaccord (Neither agree nor disagree)
- 4 = Plutôt d’accord (Agree)
- 5 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
- Système de cotation (Scoring) :
- L’instrument comprend un ensemble d’items formulés positivement et d’items formulés négativement (items inversés).
- Les items négatifs doivent faire l’objet d’une inversion de score préalable (un score de 1 devenant 5, 2 devenant 4, etc.).
- La sommation des items par sous-échelle donne des scores bruts pour les 6 sous-dimensions, les 4 dimensions mères, et un score global composite de force mentale oscillant théoriquement entre 48 et 240 points.
- Dans les contextes appliqués, les scores bruts sont fréquemment convertis en scores standardisés « STEN » (échelle standardisée en 10 points avec moyenne = 5,5 et écart-type = 2) à l’aide de tables d’étalonnage normatives selon le genre, la tranche d’âge et le secteur d’activité.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 2002 (formalisation académique dans l’ouvrage collectif d’I. Cockerill).
- Statut du droit d’auteur : Le questionnaire MTQ48 est une œuvre originale protégée par le droit de la propriété intellectuelle et les lois internationales sur le copyright, détenue conjointement par Peter Clough et l’éditeur psychométrique international AQR International.
- Permissions pour la recherche universitaire : L’accès gratuit ou à tarif préférentiel peut être octroyé aux étudiants en master, doctorants et chercheurs académiques pour des projets de recherche non commerciaux, sous condition de soumission d’une demande officielle auprès d’AQR International et de signature d’un accord d’intégrité de la recherche.
- Tarifs et utilisation commerciale : Pour une utilisation en entreprise, en recrutement, en coaching de direction ou en conseil organisationnel, la licence d’utilisation est payante. Elle inclut l’achat de crédits de passation en ligne et l’accès à une plateforme d’analyse qui génère des rapports narratifs détaillés (rapport de développement, rapport d’évaluation des risques, profil organisationnel).
12. Références / References
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman. https://psycnet.apa.org/record/1997-08589-000
- Clough, P. J., Earle, K., & Sewell, D. (2002). Mental toughness: The concept and its measurement. In I. Cockerill (Ed.), Solutions in sport psychology (pp. 32–43). Thomson Learning.
- Clough, P. J., & Strycharczyk, D. (2012). Developing mental toughness: Improving performance, wellbeing and positive behaviour in others. Kogan Page Publishers.
- Gucciardi, D. F., Hanton, S., & Mallett, C. J. (2012). Progressing measurement in mental toughness: A response to Clough, Earle, Perry and Cummins. Sport, Exercise, and Performance Psychology, 1(3), 194–214. https://doi.org/10.1037/a0027583
- Kobasa, S. C. (1979). Stressful life events, personality, and health: An inquiry into hardiness. Journal of Personality and Social Psychology, 37(1), 1–11. https://doi.org/10.1037/0022-3514.37.1.1
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
- Nicholls, A. R., Polman, R. C., Levy, A. R., & Backhouse, S. H. (2009). Mental toughness in sport: Achievement level, gender, age, experience, and sport type differences. Personality and Individual Differences, 47(1), 73–75. https://doi.org/10.1016/j.paid.2009.02.006
- Perry, J. L., Clough, P. J., Crust, L., Earle, K., & Nicholls, A. R. (2013). Factorial validity of the Mental Toughness Questionnaire-48. Personality and Individual Differences, 54(5), 587–592. https://doi.org/10.1016/j.paid.2012.11.020
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Strycharczyk, D., & Clough, P. (2015). Developing mental toughness in young people: Approaches to achievement, wellbeing, and positive behaviour. Karnac Books.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Statut de propriété intellectuelle : Les items officiels complets du Mental Toughness Questionnaire-48 (MTQ48) sont sous copyright exclusif d’AQR International et des auteurs (Clough et al.). Conformément aux lois sur le droit d’auteur et aux règles déontologiques de diffusion psychométrique, l’inventaire intégral officiel ne peut pas être reproduit dans le domaine public sans autorisation expresse de l’éditeur.
Le questionnaire est structuré autour des 4 échelles principales et 6 sous-dimensions suivantes réparties sur 48 items :
Format de Réponse (Échelle de Likert en 5 points) :
- 1 = Pas du tout d’accord
- 2 = Plutôt pas d’accord
- 3 = Ni d’accord ni en désaccord
- 4 = Plutôt d’accord
- 5 = Tout à fait d’accord
Répartition conceptuelle des 48 items par dimension :
-
Échelle du Contrôle (14 items au total) :
- Sous-dimension Contrôle des Émotions (Emotional Control) : 7 items évaluant la capacité à réguler l’anxiété, la colère et les manifestations émotionnelles sous tension (ex. tendance à garder son calme lors d’événements imprévus ou à ne pas extérioriser son énervement).
- Sous-dimension Contrôle de sa Vie (Life Control) : 7 items explorant le sentiment d’auto-détermination et l’illusion d’impuissance versus le locus de contrôle interne (ex. conviction intime d’être le moteur principal de son propre destin et de ses réussites).
-
Échelle de l’Engagement (11 items au total) :
11 items évaluant la discipline d’exécution, le respect scrupuleux des engagements pris envers autrui et soi-même, ainsi que l’aptitude à mener les tâches difficiles à leur terme sans se laisser détourner par des distractions externes ou la lassitude.
-
Échelle du Défi (8 items au total) :
8 items quantifiant l’appétence pour la nouveauté, la perception des changements environnementaux et des imprévus comme des opportunités stimulantes de développement personnel plutôt que comme des menaces directes pour la sécurité psychologique.
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Échelle de la Confiance (15 items au total) :
- Sous-dimension Confiance en ses Capacités (Confidence in Abilities) : 8 items mesurant l’auto-efficacité perçue, la foi en ses compétences techniques ou intellectuelles et l’absence de doute invalidant face à des épreuves complexes.
- Sous-dimension Confiance Interpersonnelle (Interpersonal Confidence) : 7 items mesurant l’aisance dans l’affirmation de soi, la prise de parole face à des figures d’autorité ou un auditoire et la capacité à défendre son point de vue lors de confrontations dialectiques.
Note d’accès officiel : Les chercheurs et praticiens certifiés souhaitant administrer l’inventaire psychométrique complet doivent se procurer les formulaires officiels auprès de l’éditeur AQR International (www.aqrinternational.co.uk) ou consulter l’ouvrage méthodologique original de Clough et collaborateurs (2002).