1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire de Compétence Interpersonnelle (Interpersonal Competence Questionnaire, ICQ), développé par Duane Buhrmester, Wyndol Furman, Mark T. Wittenberg et Harry T. Reis en 1988, constitue l’un des instruments psychométriques les plus influents pour évaluer l’efficacité psychosociale dans les relations interpersonnelles. Contrairement aux approches globales et unidimensionnelles des compétences sociales prévalant dans les années 1970 et 1980, l’ICQ postule que la compétence relationnelle est une structure multidimensionnelle dépendante des contextes et des tâches spécifiques inhérentes aux dynamiques de groupe et aux relations dyadiques (amitiés, relations amoureuses, interactions professionnelles).
L’instrument se compose de 40 items auto-rapportés répartis équitablement sur cinq domaines fonctionnels distincts : l’initiation de relations (Initiating Relationships), l’affirmation de son mécontentement face aux comportements d’autrui (Asserting Displeasure), la révélation de soi ou dévoilement intime (Self-Disclosure), l’apport de soutien émotionnel (Providing Emotional Support), et la gestion des conflits interpersonnels (Managing Interpersonal Conflicts). Les participants évaluent leur niveau d’aisance et de compétence perçue sur une échelle de Likert en 5 points allant de 1 (« I’m poor at this » / très faible) à 5 (« I’m extremely good at this » / extrêmement compétent).
Sur le plan psychométrique, l’ICQ démontre une consistance interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,77 et 0,87 selon les sous-échelles et les populations cibles (relations d’amitié ou relations amoureuses). Les analyses factorielles confirmatoires appuient de manière récurrente la structure à cinq facteurs corrélés. L’outil présente une excellente validité convergente avec les mesures d’estime de soi, d’empathie, de sociabilité et d’adaptation psychosociale, ainsi qu’une validité discriminante solide par rapport à l’anxiété sociale, à la dépression et à l’introversion dysfonctionnelle. Largement utilisé en psychologie sociale, en psychologie du développement et en psychologie clinique, l’ICQ a donné lieu à des adaptations abrégées (notamment l’ICQ-15) et à de multiples validations transculturelles.
2. Mots-clés / Keywords
Compétence interpersonnelle, compétences sociales, relations entre pairs, initiation relationnelle, affirmation de soi, révélation de soi, soutien émotionnel, résolution de conflits, psychométrie, évaluation psychosociale, Duane Buhrmester, dynamique relationnelle.
3. Auteurs / Authors
L’Interpersonal Competence Questionnaire a été conçu et validé par une équipe de chercheurs de premier plan en psychologie sociale et développementale :
- Duane Buhrmester, Ph.D. : Professeur de psychologie et de développement humain à la School of Behavioral and Brain Sciences de l’Université du Texas à Dallas (UT Dallas), États-Unis. Spécialiste reconnu du développement socio-émotionnel des enfants, adolescents et jeunes adultes, ainsi que de l’amitié et de l’intimité relationnelle.
- Wyndol Furman, Ph.D. : John Evans Professor de psychologie à l’Université de Denver (University of Denver), Colorado, États-Unis. Ses travaux pionniers portent sur les réseaux de relations entre pairs, l’attachement chez l’adolescent et la transition vers les relations romantiques.
- Mark T. Wittenberg, Ph.D. : Chercheur en psychologie sociale à l’Université de Rochester (University of Rochester), New York, spécialisé dans les processus d’interaction sociale et la formation des impressions.
- Harry T. Reis, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie clinique et sociale à l’Université de Rochester (University of Rochester). Auteur de renommée mondiale sur la théorie de l’intimité, la réactivité interpersonnelle perçue (perceived partner responsiveness) et les interactions quotidiennes mesurées par l’échantillonnage de l’expérience (Experience Sampling Method).
4. Objectif / Purpose
Le développement de l’ICQ par Buhrmester et al. (1988) répondait à une lacune conceptuelle et méthodologique majeure dans la littérature de la psychologie sociale. Jusqu’au milieu des années 1980, les instruments d’évaluation des habiletés sociales traitaient la « compétence sociale » comme un trait global, monolithique et statique. Les échelles existantes mesuraient souvent une propension générale à l’extraversion, une absence globale d’anxiété sociale ou une conformité comportementale superficielle, sans rendre compte des exigences fonctionnelles variées et souvent contradictoires requises pour maintenir des relations dyadiques saines et durables.
L’objectif central de l’ICQ est de décomposer la compétence relationnelle en domaines comportementaux et motivationnels spécifiques qui interviennent à différents stades du cycle relationnel :
- Différenciation des profils relationnels : Un individu peut exceller dans l’établissement du premier contact (initiation) tout en étant incapable de tolérer la vulnérabilité émotionnelle nécessaire à l’intimité (révélation de soi). Inversement, une personne empathique et capable de fournir un soutien affectif exceptionnel peut souffrir d’un déficit marqué en affirmation de soi, la rendant vulnérable à l’exploitation ou au ressentiment silencieux. L’ICQ vise à cartographier ce profil intra-individuel à grain fin.
- Applications en recherche fondamentale et développementale : L’échelle permet d’examiner comment les compétences sociales évoluent de la préadolescence à l’âge adulte, d’analyser les mécanismes liant l’attachement précoce à la qualité des relations amoureuses, et d’explorer les corrélats neurobiologiques et affectifs de la satisfaction relationnelle.
- Applications cliniques et psychothérapeutiques : En psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC), en thérapie interpersonnelle (TIP) de Klerman et Weissman, ou en thérapie de couple, l’ICQ sert d’outil d’évaluation diagnostique initiale et de mesure de progrès. Il permet au thérapeute d’identifier précisément les cibles thérapeutiques (ex. entraînement aux habiletés d’affirmation, désensibilisation à l’intimité émotionnelle, régulation de la colère en situation conflictuelle).
- Psychologie organisationnelle et coaching : L’outil est également mobilisé pour évaluer et développer le leadership transformationnel, la collaboration en équipe, la gestion des crises relationnelles en milieu professionnel et l’intelligence émotionnelle appliquée au travail.
5. Construit psychologique / Construct
L’Interpersonal Competence Questionnaire repose sur une modélisation multidimensionnelle opérationnalisée en cinq sous-échelles de 8 items chacune. Chaque domaine représente un défi adaptatif fondamental dans les interactions humaines :
1. Initiation de relations (Initiating Relationships)
Ce domaine évalue la capacité proactive d’un individu à entrer en contact avec de nouvelles personnes, à briser la glace, à proposer des activités communes et à faire une première impression favorable. Il implique des comportements tels que s’introduire auprès d’un inconnu, téléphoner à une nouvelle connaissance pour planifier une sortie, ou participer à des rassemblements sociaux dans l’intention de nouer des liens. Ce construit est étroitement corrélé à la sociabilité, mais s’en distingue par son orientation instrumentale et intentionnelle vers l’engagement relationnel plutôt que par une simple préférence pour la stimulation sociale.
2. Affirmation négative / Assertion de son mécontentement (Asserting Displeasure with Others)
Cette dimension mesure l’assertivité interpersonnelle face aux comportements transgressifs, inappropriés ou irrespectueux d’autrui. Elle examine la capacité à exprimer fermement et clairement ses limites, ses droits et ses désaccords sans sombrer dans l’agressivité destructrice ni dans la passivité soumise. Les situations types incluent : refuser une demande déraisonnable, confronter un pair qui n’a pas respecté un engagement, ou exprimer son indignation lorsqu’on se sent négligé.
3. Révélation de soi et intimité (Self-Disclosure)
La révélation de soi concerne la disposition à partager des pensées intimes, des émotions vulnérables, des doutes secrets ou des éléments biographiques délicats avec un pair ou un partenaire. Ce construit repose sur la prise de risque interpersonnelle : abandonner son armure défensive pour permettre à l’autre d’accéder au « soi authentique ». Une compétence élevée dans cette dimension ne reflète pas une désinhibition verbale indiscriminée, mais une capacité calibrée à approfondir la connexion dyadique en partageant ce qui suscite de l’anxiété ou de la pudeur.
4. Apport de soutien émotionnel (Providing Emotional Support)
Cette dimension évalue l’aptitude à agir comme un refuge sécurisant pour autrui en situation de détresse, d’incertitude ou de tristesse. Elle englobe l’écoute active et non défensive, la validation empathique des états affectifs du partenaire, la patience face aux débordements émotionnels d’autrui et la capacité à offrir des conseils bien reçus sans infantiliser l’interlocuteur. Cette compétence est indispensable à la constitution de l’intimité partagée et de l’attachement sécure adulte.
5. Gestion des conflits interpersonnels (Managing Interpersonal Conflicts)
Le dernier domaine mesure la compétence à désamorcer, négocier et résoudre les tensions et désaccords inévitables au sein des relations étroites. Il nécessite des compétences sophistiquées de régulation émotionnelle, notamment : admettre ses torts lors d’une dispute, adopter la perspective de l’autre (perspective-taking), éviter les généralisations abusives (« tu fais toujours ça »), et inhiber l’impulsion de représailles ou de cris afin de préserver l’intégrité du lien relationnel.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’ICQ s’ancre à la croisée de plusieurs courants théoriques majeurs de la psychologie contemporaine :
La théorie interpersonnelle de Sullivan et le modèle circulaire
L’approche de Buhrmester et al. puise ses racines dans la théorie psychiatrique interpersonnelle de Harry Stack Sullivan (1953), qui postulait que la personnalité se forge et se manifeste exclusivement dans les relations avec des « personnes significatives » (chums durant la préadolescence). L’amitié intime y est vue comme un laboratoire crucial pour l’acquisition de la mutualité, de l’altruisme et de la validation consensuelle. L’ICQ s’aligne également sur le modèle circumplexe interpersonnel développé par Timothy Leary (1957) et opérationnalisé plus tard par Wiggins, qui structure les comportements sociaux le long de deux axes orthogonaux fondamentaux : l’Agentisme (domination, statut, affirmation de soi) et la Communion (chaleur, affiliation, soutien émotionnel). Les sous-échelles de l’ICQ capturent avec précision des nuances d’agentisme (Affirmation, Initiation) et de communion (Soutien, Révélation de soi, Gestion des conflits).
La théorie socio-cognitive et les théories du traitement de l’information sociale
Le cadre théorique de l’apprentissage socio-cognitif d’Albert Bandura (1986) sous-tend l’auto-évaluation de la compétence. Les scores à l’ICQ reflètent le sentiment d’auto-efficacité interpersonnelle (interpersonal self-efficacy). Une compétence élevée ne découle pas seulement de la possession d’un répertoire comportemental mécanique, mais de la croyance de l’individu en sa capacité à déployer ce comportement efficacement sous pression affective. De plus, les modèles de traitement de l’information sociale (Crick & Dodge, 1994) expliquent pourquoi la gestion des conflits et l’affirmation requièrent un décodage précis des indices sociaux, une clarification des objectifs relationnels et l’inhibition des biais d’attribution hostile.
La théorie de la réciprocité et de la réactivité interpersonnelle
Les travaux théoriques de Harry Reis et Phillip Shaver (1988) sur l’intimité interpersonnelle fournissent la justification conceptuelle de l’articulation entre révélation de soi et soutien émotionnel. L’intimité est conceptualisée comme un processus interactif dynamique : la révélation de soi par la personne A nécessite une réponse perçue comme compréhensive, validante et attentionnée de la personne B (perceived partner responsiveness). L’ICQ capture précisément ces deux faces de la médaille relationnelle.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’ICQ a été établie à travers une série d’études rigoureuses menées lors de sa création et confirmée par des décennies de réplications empiriques.
Validité convergente
Dans l’étude princeps de Buhrmester et al. (1988), les sous-échelles de l’ICQ ont montré des corrélations attendues et significatives avec des mesures standardisées établies :
- La sous-échelle Initiation de relations corrèle fortement et positivement avec la sociabilité globale (r = 0,55 à 0,65) et l’extraversion, et négativement avec la timidité et la solitude (évaluée par l’échelle UCLA Loneliness Scale, r = -0,40 à -0,50).
- La sous-échelle Affirmation de son mécontentement corrèle positivement avec l’assertivité générale mesurée par le Rathus Assertiveness Schedule (r = 0,45 à 0,58) et avec les mesures d’agentisme personnel.
- Les dimensions Révélation de soi et Soutien émotionnel corrèlent fortement avec l’empathie dispositionnelle (Interpersonal Reactivity Index de Davis), l’orientation communautaire et la tendance au dévoilement intime mesurée par le Jourard Self-Disclosure Questionnaire.
Validité discriminante
Les cinq sous-échelles présentent des intercorrélations modérées (variant généralement de 0,20 à 0,55), ce qui confirme que l’ICQ mesure des compétences interpersonnelles distinctes et non redondantes. De surcroît, les chercheurs ont démontré que l’ICQ ne se confond pas avec la désirabilité sociale : les corrélations avec les échelles de mensonge ou de biais d’approbation (comme l’échelle de Marlowe-Crowne) demeurent systématiquement faibles (r < 0,20).
Validité prédictive et écologique (évaluation dyadique)
L’une des plus grandes forces méthodologiques de la validation originale de Buhrmester et al. (1988) réside dans l’utilisation d’évaluations par des pairs (peer ratings) et des colocataires :
- Les auto-évaluations des participants sur les 5 dimensions prédisent de manière statistiquement significative les évaluations indépendantes fournies par leurs amis proches et colocataires (corrélations dyadiques allant de 0,35 à 0,52, p < 0,001).
- Les compétences en apport de soutien émotionnel et en gestion des conflits prédisent directement la satisfaction relationnelle mutuelle et la longévité des amitiés et relations de couple sur une période de suivi longitudinal de 6 mois à 2 ans.
- Chez les adolescents, les scores d’initiation et de soutien à l’ICQ prédisent le statut sociométrique (popularité acceptée par les pairs) et un niveau moindre d’anxiété de rejet (Buhrmester, 1990).
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’ICQ satisfont aux standards psychométriques les plus exigeants de l’American Psychological Association (APA).
Consistance interne (Alpha de Cronbach)
Lors de l’échantillonnage normatif initial réalisé auprès d’étudiants universitaires évaluant leurs compétences soit avec des amis du même sexe, soit avec des partenaires amoureux potentiels (dates), les coefficients de consistance interne ont atteint d’excellents niveaux :
- Initiation de relations : α = 0,86 (contexte amical) ; α = 0,85 (contexte amoureux).
- Affirmation de son mécontentement : α = 0,85 (amitié) ; α = 0,86 (contexte amoureux).
- Révélation de soi : α = 0,82 (amitié et contexte amoureux combinés).
- Apport de soutien émotionnel : α = 0,86 (contexte amical) ; α = 0,87 (contexte amoureux).
- Gestion des conflits interpersonnels : α = 0,77 (amitié et contexte amoureux).
Ces coefficients ont été largement répliqués dans les études ultérieures à l’échelle internationale. Par exemple, la version abrégée germanophone ICQ-15 (Coroiu et al., 2015) présente des coefficients de fiabilité composite oméga de McDonald (ω) et des alphas oscillant entre 0,75 et 0,84 pour l’ensemble des sous-échelles dans un échantillon représentatif de la population générale.
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Les évaluations de la stabilité temporelle sur un intervalle de 4 à 6 semaines indiquent des coefficients de corrélation test-retest satisfaisants, s’échelonnant de r = 0,69 à r = 0,83 pour l’ensemble des dimensions. Cette stabilité démontre que l’instrument capture des compétences dispositionnelles relativement stables tout en restant sensible aux interventions d’entraînement aux compétences relationnelles et aux psychothérapies axées sur l’attachement.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La validité factorielle de l’ICQ a été examinée par des méthodes exploratoires et confirmatoires rigoureuses.
Analyses factorielles exploratoires (AFE) initiales
Lors de la phase de création de l’outil, une analyse en facteurs principaux avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) a été menée sur un ensemble initial de 70 items décrivant des scénarios de vie quotidienne. Les critères d’extraction (critère de Kaiser des valeurs propres supérieures à 1 et examen du diagramme de Cattell / scree plot) ont clairement dégagé une solution robuste à cinq facteurs :
- Cette structure pentafactorielle expliquait approximativement 52 % de la variance totale des scores.
- Les 40 items finaux (8 par facteur) ont été sélectionnés en raison de leurs saturations factorielles élevées sur leur facteur théorique cible (la quasi-totalité des saturations étant comprises entre 0,48 et 0,78) et de l’absence quasi-totale de saturations croisées significatives (< 0,25 sur les facteurs secondaires).
Analyses factorielles confirmatoires (AFC)
Des travaux ultérieurs (ex. Coroiu et al., 2015) ont soumis les données de l’ICQ à des modélisations par équations structurelles (SEM / AFC). Les modèles à 5 facteurs corrélés ont systématiquement démontré des indices d’ajustement supérieurs aux modèles unidimensionnels ou hiérarchiques de second ordre simplistes :
- Indices d’ajustement typiques du modèle à 5 facteurs : Comparative Fit Index (CFI) > 0,93, Tucker-Lewis Index (TLI) > 0,92, et Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ 0,055 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,048 et 0,062).
- L’invariance de mesure à travers le genre a également été confirmée au niveau métrique et scalaire partiel, autorisant des comparaisons valides entre hommes et femmes sur les différentes facettes de la compétence.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom complet de l’instrument : Questionnaire de Compétence Interpersonnelle (Interpersonal Competence Questionnaire – ICQ).
- Auteurs : Duane Buhrmester, Wyndol Furman, Mark T. Wittenberg, et Harry T. Reis (1988).
- Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (auto-évaluation) ; peut également être administré sous forme d’hétéro-évaluation par des pairs ou des partenaires.
- Nombre total d’items : 40 items (une version brève validée de 15 items, l’ICQ-15, existe également).
- Organisation des sous-échelles : 5 sous-échelles comprenant chacune 8 items :
- Initiation de relations (Initiating relationships) : Items 1, 6, 11, 16, 21, 26, 31, 36.
- Affirmation de son mécontentement (Asserting displeasure with others’ actions) : Items 2, 7, 12, 17, 22, 27, 32, 37.
- Révélation de soi (Self-disclosure) : Items 3, 8, 13, 18, 23, 28, 33, 38.
- Apport de soutien émotionnel (Providing emotional support) : Items 4, 9, 14, 19, 24, 29, 34, 39.
- Gestion des conflits interpersonnels (Managing interpersonal conflicts) : Items 5, 10, 15, 20, 25, 30, 35, 40.
- Échelle de réponse (Format Likert en 5 points) :
- 1 = I’m poor at this (Je suis très faible / incompétent dans cette situation)
- 2 = I’m only fair at this (Je suis plutôt moyen / passable)
- 3 = I’m OK at this (Je m’en sors correctement / convenable)
- 4 = I’m good at this (Je suis bon / compétent)
- 5 = I’m extremely good at this (Je suis extrêmement compétent / j’excelle)
- Cotation et calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont calculés en effectuant la moyenne arithmétique (ou la somme) des 8 items constitutifs. Aucun item n’est inversé (cotation directe de 1 à 5). Les scores par sous-échelle varient donc d’une moyenne de 1,00 à 5,00 (ou d’une somme de 8 à 40 points). Un score moyen global de compétence interpersonnelle peut également être calculé sur les 40 items, bien que l’analyse des scores par profil dimensionnel soit fortement recommandée sur le plan clinique.
- Temps de passation estimé : 10 à 15 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication princeps : 1988 (dans le Journal of Personality and Social Psychology).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Déposés auprès de l’American Psychological Association (APA).
- Tarifs et conditions d’accès : L’ICQ est considéré comme un outil disponible gratuitement pour la recherche universitaire, l’enseignement clinique et l’évaluation à but non lucratif. Les cliniciens et chercheurs peuvent reproduire les items pour leurs travaux académiques sans s’acquitter de redevances commerciales, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Buhrmester et al. (1988).
- Utilisation commerciale ou corporative : Toute intégration de l’échelle au sein d’une plateforme logicielle commerciale, d’un outil payant de ressources humaines ou de matériel d’édition commerciale requiert une autorisation écrite préalable accordée par l’APA Permissions Office.
12. Références / References
Voici les références bibliographiques fondamentales liées au développement et à la validation de l’Interpersonal Competence Questionnaire :
- Buhrmester, D., Furman, W., Wittenberg, M. T., & Reis, H. T. (1988). Five domains of interpersonal competence in peer relationships. Journal of Personality and Social Psychology, 55(6), 991–1008. https://doi.org/10.1037/0022-3514.55.6.991
- Buhrmester, D. (1990). Intimacy of friendship, interpersonal competence, and adjustment during preadolescence and adolescence. Child Development, 61(4), 1101–1111. https://doi.org/10.2307/1130878
- Coroiu, A., Meyer, A., Gomez-Garibello, C. A., Feldstain, A., Balo, A., & Körner, A. (2015). Brief Form of the Interpersonal Competence Questionnaire (ICQ-15): Development and preliminary validation with a German population sample. European Journal of Psychological Assessment, 31(4), 272–279. https://doi.org/10.1027/1015-5759/a000234
- Reis, H. T., & Shaver, P. (1988). Intimacy as an interpersonal process. In S. Duck (Ed.), Handbook of Personal Relationships: Theory, Research and Interventions (pp. 367–389). John Wiley & Sons.
- Sullivan, H. S. (1953). The Interpersonal Theory of Psychiatry. W. W. Norton & Company.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1 = I’m poor at this
2 = I’m only fair at this
3 = I’m OK at this
4 = I’m good at this
5 = I’m extremely good at this
* Note: Items marked with an asterisk (*) are included in the brief version.
- Asking or suggesting to someone new that you get together and do something‚ e.g.‚ go out together.
- Telling a companion you don’t like a certain way he or she has been treating you.
- Revealing something intimate about yourself while talking with someone you’re just getting to know.
- Helping a close companion work through his or her thoughts and feelings about a major life decision‚ e.g.‚ a career choice.
- Being able to admit that you might be wrong when a disagreement with a close companion begins to build into a serious fight.*
- Finding and suggesting things to do with new people whom you find interesting and attractive.*
- Saying « no » when a date/acquaintance asks you to do something you don’t want to do.
- Confiding in a new friend/date and letting him or her see your softer‚ more sensitive side.*
- Being able to patiently and sensitively listen to a companion « let off steam » about outside problems s/he is having.
- Being able to put begrudging (resentful) feelings aside when having a fight with a close companion.
- Carrying on conversations with someone new whom you think you might like to get to know.
- Turning down a request by a companion that is unreasonable.
- Telling a close companion things about yourself that you’re ashamed of.
- Helping a close companion get to the heart of a problem s/he is experiencing.*
- When having a conflict with a close companion‚ really listening to his or her complaints and not trying to « read » his/her mind.
- Being an interesting and enjoyable person to be with when first getting to know people.
- Standing up for your rights when a companion is neglecting you or being inconsiderate.
- Letting a new companion get to know the « real you. »*
- Helping a close companion cope with family or roommate problems.
- Being able to take a companion’s perspective in a fight and really understand his or her point of view.*
- Introducing yourself to someone you might like to get to know (or date).*
- Telling a date/acquaintance that he or she is doing something that embarrasses you.
- Letting down your protective « outer shell » and trusting a close companion.*
- Being a good and sensitive listener for a companion who is upset.
- Refraining from saying things that might cause a disagreement to build into a big fight.
- Calling (on the phone) a new date/acquaintance to set up a time to get together and do something.*
- Confronting your close companion when he or she has broken a promise.*
- Telling a close companion about the things that secretly make you feel anxious or afraid.
- Being able to say and do things to support a close companion when s/he is feeling down.*
- Being able to work through a specific problem with a companion without resorting to global accusations (« you always do that »).
- Presenting good first impressions to people you might like to become friends with (or date).
- Telling a companion that he or she has done something to hurt your feelings.*
- Telling a close companion how much you appreciate and care for him or her.
- Being able to show genuine empathetic concern even when a companion’s problem is uninteresting to you.
- When angry with a companion‚ being able to accept that s/he has a valid point of view even if you don’t agree with that view.
- Going to parties or gatherings where you don’t know people well in order to start up new relationships.
- Telling a date/acquaintance that he or she has done something that made you angry.*
- Knowing how to move a conversation with a date/acquaintance beyond superficial talk to really get to know each other.
- When a close companion needs help and support‚ being able to give advice in ways that are well received.*
- Not exploding at a close companion (even when it is justified) in order to avoid a damaging conflict.*