Questionnaire d’exercice obligatoire (OEQ)

Le Questionnaire d’exercice obligatoire (OEQ), créé par Pasman et Thompson (1988), est un instrument psychométrique de 20 items évaluant la pratique sportive compulsive, l’inflexibilité comportementale et la détresse émotionnelle consécutive à l’inactivité.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 4, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 4, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire d’exercice obligatoire (Obligatory Exercise Questionnaire, OEQ), conçu par Linda A. Pasman et J. Kevin Thompson en 1988, représente l’un des premiers instruments psychométriques standardisés spécifiquement développés pour quantifier les comportements d’exercice physique excessifs, rigides et compulsifs. Initialement élaboré dans le contexte de l’exploration des similitudes phénotypiques entre la pratique sportive intensive et les troubles des conduites alimentaires, l’OEQ évalue l’incapacité d’un individu à moduler son engagement physique face à des contraintes physiologiques, médicales ou sociales adverses.

L’instrument se compose de 20 items auto-rapportés évalués sur une échelle ordinale de type Likert en 4 points (allant de 1 = « Jamais » à 4 = « Toujours »). La structure théorique et empirique de l’OEQ capture plusieurs composantes cardinales de l’exercice obligatoire, notamment la fréquence et l’intensité de l’activité, la préoccupation cognitive envers l’entraînement, la détresse émotionnelle consécutive à l’empêchement d’exercice (culpabilité, irritabilité, anxiété), ainsi que les conduites compensatoires liées aux apports alimentaires. Les études psychométriques démontrent une excellente consistance interne (coefficient alpha de Cronbach global généralement compris entre 0,85 et 0,96 selon les cohortes) ainsi qu’une fidélité test-retest substantielle. L’OEQ manifeste également une validité convergente robuste avec les mesures de dysmorphie corporelle, de perfectionnisme clinique, de névrosisme et de psychopathologie des troubles alimentaires (telles que l’Eating Disorder Inventory). Cet outil demeure une référence en psychologie du sport, en psychiatrie clinique et en recherche comportementale pour dépister la dépendance à l’exercice et la pratique sportive compulsive.

2. Mots-clés / Keywords

Questionnaire d’exercice obligatoire, OEQ, dépendance à l’exercice, exercice compulsif, psychométrie, troubles des conduites alimentaires, image corporelle, détresse émotionnelle, addiction comportementale, consistance interne, fidélité test-retest, validité factorielle.

3. Auteurs / Authors

Le questionnaire a été élaboré par :

  • Linda A. Pasman, Ph.D. : Chercheuse en psychologie clinique, spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire et l’image corporelle.
  • J. Kevin Thompson, Ph.D. : Professeur émérite au département de psychologie de l’Université de South Florida (Tampa, Floride, États-Unis). Le Dr Thompson est une autorité internationale reconnue pour ses travaux pionniers sur l’évaluation des perturbations de l’image corporelle, l’insatisfaction corporelle et les comportements compensatoires néfastes.

Affiliation institutionnelle historique : Department of Psychology, University of South Florida, 4202 Fowler Ave, Tampa, FL 33620-8200, États-Unis.
Contacts académiques documentés : [email protected] / [email protected].
Des évaluations psychométriques ultérieures ont également été coordonnées par des collaborateurs notables, dont le Dr John J. Steffen ([email protected], University of Cincinnati).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire d’exercice obligatoire est de mesurer de manière standardisée l’intensité avec laquelle un individu adopte un schéma d’activité physique caractérisé par l’obligation, l’inflexibilité cognitive et la compulsion comportementale. Alors que l’activité physique est traditionnellement associée à des bénéfices psychologiques et somatiques majeurs, l’exercice obligatoire se distingue par son caractère dysfonctionnel : l’activité n’est plus guidée par le plaisir intrinsèque, la santé ou le bien-être, mais devient un impératif tyrannique destiné à réguler l’affect négatif, à neutraliser l’anxiété ou à compenser des apports caloriques perçus comme excessifs.

Sur le plan clinique, l’OEQ répond à la nécessité d’identifier les individus à risque de complications médicales induites par le surentraînement, telles que les fractures de fatigue, les atteintes musculo-squelettiques chroniques, l’épuisement neuroendocrinien ou, chez la femme, l’aménorrhée associée à la triade de l’athlète féminine. L’outil permet aux cliniciens de discriminer l’athlète engagé mais adaptatif (capable d’interrompre son entraînement en cas de blessure ou de maladie) de l’individu présentant un profil compulsif qui maintient son activité physique en dépit d’interdictions médicales formelles.

Dans le domaine de la recherche, l’OEQ a été principalement déployé pour examiner les interrelations complexes entre les perturbations de l’image corporelle, les anorexies mentales et boulimies, et les profils de dépendance comportementale. Il offre un cadre opérationnel permettant d’investiguer l’exercice en tant qu’équivalent de purge (purge non vomitive) ou en tant que stratégie inadaptée de régulation émotionnelle chez les coureurs de fond, les adeptes de musculation et les populations cliniques.

5. Construit psychologique / Construct

Le concept d’« exercice obligatoire » (obligatory exercise) renvoie à un construit multidimensionnel qui intègre des composantes comportementales, cognitives et affectives. L’OEQ évalue plusieurs dimensions interconnectées sous-tendant ce phénomène :

Fréquence et intensité de l’exercice (Habitudes comportementales)

Cette dimension quantifie le niveau quantitatif d’engagement dans l’exercice physique. Elle examine la régularité quotidienne (item 1 : « I engage in physical exercise on a daily basis ») et l’assiduité hebdomadaire (item 3). Cependant, dans le modèle théorique de Pasman et Thompson, la fréquence brute ne constitue pas à elle seule une pathologie ; elle devient pathologique lorsqu’elle est combinée à une incapacité à moduler la charge en fonction de l’état physiologique (item 11 : besoin de s’entraîner deux fois par jour malgré la fatigue).

Préoccupation cognitive et focalisation mentale

L’exercice obligatoire se manifeste par une intrusion récurrente de pensées relatives à l’activité physique au détriment d’autres sphères de la vie quotidienne. Les individus rapportent des rêveries diurnes centrées sur l’entraînement (item 15) et une dérive involontaire de la pensée vers l’exercice lorsqu’ils effectuent d’autres tâches (item 14). Ce volet reflète l’envahissement cognitif similaire à celui observé dans les troubles obsessionnels compulsifs.

Réactivité émotionnelle négative et culpabilité

La marque distinctive de l’exercice obligatoire réside dans les conséquences affectives de l’inactivité forcée ou imprévue. Lorsqu’une séance d’entraînement est manquée, l’individu fait l’expérience d’une détresse aiguë comprenant culpabilité intense (item 4), irritabilité, dépression et tension psychologique (item 13). L’exercice fonctionne donc comme un renforçateur négatif : la conduite est maintenue non pour le plaisir qu’elle procure, mais pour éviter ou soulager l’affect dysphorique engendré par l’abstinence temporaire.

Inflexibilité comportementale et maintien en dépit du danger

Cette composante traduit le caractère rigide et compulsif du comportement. L’individu refuse d’annuler une séance d’entraînement même lors d’événements sociaux inattendus ou d’urgences professionnelles (item 8, inversé), tente systématiquement de compenser une séance manquée le lendemain (item 9) et persiste à s’entraîner malgré des contre-indications médicales expresses (item 19 : « I have exercised when advised against such activity »).

Compensation calorique et régulation du schéma corporel

L’exercice obligatoire est intimement articulé au contrôle du poids et de la silhouette corporelle. Les individus utilisent l’effort physique pour neutraliser la culpabilité consécutive à des épisodes perçus de suralimentation (item 12) et manifestent une anxiété disproportionnée à l’idée que leur corps perde sa fermeté ou sa forme dès lors qu’un entraînement est omis (item 7).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de l’OEQ s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes théoriques majeurs de la psychologie et de la psychiatrie :

L’hypothèse de l’analogie avec l’anorexie mentale (Yates, Leehey & Shisslak, 1983)

Au début des années 1980, Alayne Yates et ses collègues ont avancé l’hypothèse controversée mais stimulante selon laquelle les coureurs de fond « obligatoires » (obligatory runners) partageaient les mêmes caractéristiques psychopathologiques, démographiques et de personnalité que les patientes souffrant d’anorexie mentale : perfectionnisme élevé, inhibition émotionnelle, tolérance extrême à la douleur physique, déni des signaux de fatigue et préoccupation obsessionnelle envers le corps. Bien que l’équivalence stricte ait été nuancée par les travaux ultérieurs, Pasman et Thompson (1988) ont mobilisé ce cadre pour opérationnaliser des critères standardisés capables de mesurer cette compulsion chez différentes populations d’athlètes (coureurs, haltérophiles) comparativement à des sujets sédentaires.

Le modèle d’addiction comportementale et de dépendance à l’exercice

Dès 1963, Josef Brožek introduisait la notion d’exercice obligatoire comme une forme d’addiction psychologique requérant une prise en charge psychothérapeutique. Par la suite, les travaux de William Morgan (1979) sur l’« addiction négative à l’exercice » ont formalisé la distinction entre une pratique saine (l’exercice enrichit la vie) et une pratique pathologique (la vie est subordonnée à l’exercice). L’OEQ intègre les concepts classiques de la dépendance décrits par l’American Psychological Association : tolérance (besoin d’augmenter le volume ou l’intensité pour ressentir les mêmes effets ; item 18), symptômes de sevrage (irritabilité, anxiété en l’absence d’exercice ; item 13), et poursuite du comportement malgré les conséquences physiques néfastes (item 19).

Théories cognitivo-comportementales de la régulation émotionnelle

Dans l’approche cognitivo-comportementale (Fairburn, Cooper & Shafran, 2003), l’exercice compulsif est conceptualisé comme une conduite d’évitement expérientiel et de neutralisation cognitive. Le sujet utilise l’effort physique pour décharger un trop-plein d’activation physiologique lié au stress ou pour échapper à des émotions dysphoriques intolérables. L’OEQ capte précisément cette dynamique où l’exercice perd sa flexibilité opératoire pour se muer en un rituel stéréotypé de régulation affective.

7. Validité / Validity

Les propriétés psychométriques de validité de l’OEQ ont été corroborées par de multiples investigations empiriques :

Validité de construit et validité discriminante

Dans l’étude princeps de Pasman et Thompson (1988), l’OEQ a démontré une capacité discriminante hautement significative entre les groupes d’individus préalablement classifiés comme coureurs obligatoires, haltérophiles obligatoires et témoins sédentaires (p < 0,001). Les coureurs et haltérophiles obligatoires présentaient des scores totaux à l’OEQ drastiquement plus élevés que les témoins. De surcroît, l’échelle discrimine avec succès les athlètes compétitifs sans psychopathologie associée des athlètes présentant une dépendance à l’exercice avec comorbidités alimentaires.

Validité convergente

L’OEQ montre des corrélations positives robustes avec plusieurs instruments validés mesurant des construits connexes :

  • Troubles des conduites alimentaires : Corrélations modérées à fortes (r variant de 0,45 à 0,68) avec les sous-échelles de l’Eating Disorder Inventory (EDI), notamment « Quête de minceur » (Drive for Thinness), « Boulimie » et « Insatisfaction corporelle » (Ackard et al., 2002 ; Pasman & Thompson, 1988).
  • Dépendance à l’exercice : Corrélations très élevées (r > 0,70) avec d’autres échelles spécialisées, telles que l’Exercise Dependence Questionnaire (EDQ) et l’Exercise Dependence Scale (EDS).
  • Affectivité négative et perfectionnisme : Corrélations significatives positives avec l’anxiété-trait mesurée par le STAI de Spielberger (r ≈ 0,35 à 0,48) et les dimensions de perfectionnisme orienté vers soi et socialement prescrit (Multidimensional Perfectionism Scale).

Validité prédictive

Des scores élevés à l’OEQ prédisent de manière statistiquement significative la persistance de l’activité physique malgré des blessures musculo-squelettiques documentées, le risque accru de récidive chez des patientes traitées pour anorexie mentale en phase de rémission pondérale, ainsi que l’abandon des activités sociales et professionnelles au profit de la pratique sportive.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’OEQ a fait l’objet d’évaluations approfondies sur le plan de la consistance interne et de la stabilité temporelle :

Consistance interne

Dans l’échantillon initial de Pasman et Thompson (1988), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 20 items a atteint 0,89 à 0,96, indiquant une excellente homogénéité du pool d’items. Dans l’évaluation psychométrique rigoureuse menée par Ackard, Brehm et Steffen (2002) auprès d’un échantillon diversifié d’hommes et de femmes pratiquant l’exercice physique, l’alpha de Cronbach global a été mesuré à 0,85. Les sous-échelles factorielles identifiées dans les études dérivées présentent des coefficients alpha généralement compris entre 0,68 et 0,85, ce qui est considéré comme satisfaisant pour des sous-dimensions composées d’un nombre restreint d’items (3 à 7 items).

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Les études de test-retest administrées sur des intervalles de 2 à 4 semaines rapportent des coefficients de corrélation de Pearson intra-classe compris entre 0,81 et 0,88, confirmant que l’OEQ capture des dispositions comportementales et attitudinales stables dans le temps plutôt que de simples fluctuations d’humeur transitoires.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Bien que l’OEQ ait été initialement conçu comme une mesure globale évaluant un continuum unifié d’exercice obligatoire, les analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) publiées ultérieurement ont révélé une structure multidimensionnelle raffinée.

Structure selon Steffen et Brehm (1999) et Ackard et al. (2002)

L’analyse factorielle en composantes principales avec rotation varimax réalisée par Ackard et al. (2002) sur l’OEQ a mis en évidence une structure sous-jacente en trois ou quatre facteurs prépondérants expliquant une proportion substantielle de la variance totale (plus de 50 %) :

  • Facteur 1 : Préoccupation émotionnelle et culpabilité (Exercise Preoccupation & Guilt) : Ce facteur regroupe les items relatifs à la détresse causée par l’omission d’une séance (items 4, 7, 13). Les saturations factorielles pour ces items sont particulièrement élevées, oscillant entre 0,65 et 0,81.
  • Facteur 2 : Habitude d’exercice et fréquence (Exercise Routine & Frequency) : Il comprend les items mesurant l’engagement systématique, la régularité et les habitudes d’entraînement (items 1, 3, 5). Saturations observées entre 0,58 et 0,76.
  • Facteur 3 : Conduites compensatoires et contrôle du poids (Exercise for Weight/Calorie Control) : Centré sur l’utilisation de l’exercice pour compenser l’alimentation ou maintenir la silhouette (items 11, 12). Saturations comprises entre 0,60 et 0,78.
  • Facteur 4 : Inflexibilité et poursuite malgré l’adversité (Rigidity / Exercise Against Advice) : Englobe les items 8 (inversé), 10 (inversé), 19 et 20, reflétant le refus catégorique d’abandonner l’exercice même en cas d’avis médical contraire.

Certaines études ont suggéré la suppression des items 2 et 6 dans des versions courtes ou affinées (comme l’OEQ-R) en raison de saturations factorielles faibles (< 0,30) ou d’un manque de spécificité (l’item 6 mesurant le comportement du meilleur ami plutôt que celui du participant lui-même).

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet : Questionnaire d’exercice obligatoire (Obligatory Exercise Questionnaire, OEQ).
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé.
  • Nombre d’items : 20 items rédigés sous forme d’affirmations directes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale à 4 points :
    • 1 = NEVER (Jamais)
    • 2 = SOMETIMES (Parfois)
    • 3 = USUALLY (Habituellement)
    • 4 = ALWAYS (Toujours)
  • Cotation et inversion des items :
    • Les items 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19 et 20 sont cotés directement de 1 à 4.
    • Les items 8 et 10 sont rédigés de manière inversée (indiquant de la flexibilité ou l’absence de compulsion) et doivent être inversés avant le calcul du score total (1 = 4, 2 = 3, 3 = 2, 4 = 1).
  • Score total : Le score total est obtenu par la somme des 20 items (après inversion des items 8 et 10). Il varie de 20 à 80 points. Un score plus élevé reflète une tendance plus sévère à l’exercice obligatoire, rigide et compulsif.
  • Seuils indicatifs : Bien qu’il n’existe pas de seuil diagnostique catégoriel strict dans le DSM, les études cliniques retiennent généralement un score supérieur ou égal à 50 comme indicateur d’un profil d’exercice obligatoire à haut risque nécessitant une exploration clinique approfondie.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1988 (Pasman & Thompson).
  • Statut des droits d’auteur : Propriété intellectuelle des auteurs (Linda A. Pasman et J. Kevin Thompson) et de l’éditeur de la revue International Journal of Eating Disorders (John Wiley & Sons).
  • Permissions d’utilisation : L’OEQ est accessible gratuitement à des fins de recherche académique et d’évaluation clinique non commerciale. Les chercheurs sont encouragés à citer l’article original de 1988 lors de toute utilisation ou publication de données.
  • Tarifs : Aucun coût de licence n’est requis pour une utilisation institutionnelle ou scientifique à but non lucratif.
  • Contact et ressources en ligne : Les informations relatives aux échelles de J. Kevin Thompson sont archivées au département de psychologie de l’University of South Florida (ressource originale : http://shell.cas.usf.edu/birw/m_n/scale/OEQ.htm).

12. Références / References

Les références ci-dessous constituent les fondements théoriques et psychométriques de l’OEQ :

  • Ackard, D. M., Brehm, B. J., & Steffen, J. J. (2002). Exercise characteristics and behaviors of obligatory versus nonobligatory exercisers. Eating Disorders, 10(4), 315–326. https://doi.org/10.1080/10640260290135835
  • Brožek, J. (1963). Experimental investigations on nutrition and human behavior. Annals of the New York Academy of Sciences, 107(2), 522–530. https://doi.org/10.1111/j.1749-6632.1963.tb55650.x
  • Fairburn, C. G., Cooper, Z., & Shafran, R. (2003). Cognitive behaviour therapy for eating disorders: A « transdiagnostic » theory and treatment. Behaviour Research and Therapy, 41(5), 509–528. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(02)00088-8
  • Morgan, W. P. (1979). Negative addiction in runners. The Physician and Sportsmedicine, 7(2), 56–70. https://doi.org/10.1080/00913847.1979.11710817
  • Pasman, L. A., & Thompson, J. K. (1988). Body image and eating disturbance in obligatory runners, obligatory weightlifters, and sedentary individuals. International Journal of Eating Disorders, 7(6), 759–769. https://doi.org/10.1080/10640269908249286
  • Thompson, J. K., & Blanton, P. (2005). Energy expenditure and obligatory exercise. In J. K. Thompson (Ed.), Handbook of Eating Disorders and Obesity (pp. 415–431). John Wiley & Sons.
  • Yates, A., Leehey, K., & Shisslak, C. M. (1983). Running—an analogue of anorexia?. New England Journal of Medicine, 308(5), 251–255. https://doi.org/10.1056/NEJM198302033080504

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:
1 = NEVER
2 = SOMETIMES
3 = USUALLY
4 = ALWAYS

Items:

  1. I engage in physical exercise on a daily basis.
  2. I engage in one/more of the following forms of exercise: walking‚ jogging/running or weightlifting.
  3. I exercise more than three days per week.
  4. When I don’t exercise I feel guilty.
  5. I sometimes feel like I don’t want to exercise‚ but I go ahead and pushmyself anyway.
  6. My best friend likes to exercise.
  7. When I miss an exercise session‚ I feel concerned about my body possibly getting out of shape
  8. If I have planned to exercise at a particular time and something unexpected comes up (like an old friend comes to visit or I have some work to do thatneeds immediate attention) I will usually skip my exercise for that day.
  9. If I miss a planned workout‚ I attempt to make up for it the next day.
  10. I may miss a day of exercise for no good reason.
  11. Sometimes‚ I feel a need to exercise twice in one day‚ even though I may feel a little tired.
  12. If I feel I have overeaten‚ I will try to make up for it by increasing the amount I exercise.
  13. When I miss a scheduled exercise session I may feel tense‚ irritable or depressed.
  14. Sometimes‚ I find that my mind wanders to thoughts about exercising.
  15. I have had daydreams about exercising.
  16. I keep a record of my exercise performance‚ such as how long I work out‚ how far or fast I run.
  17. I have experienced a feeling of euphoria or a high during or after an exercise session.
  18. I frequently push myself to the limits.
  19. I have exercised when advised against such activity (i.e. by a doctor‚ friend‚ etc.)
  20. I will engage in other forms of exercise if I am unable to engage inmy usual form of exercise.
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 4). Questionnaire d’exercice obligatoire (OEQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-d-exercice-obligatoire-oeq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’exercice obligatoire (OEQ).” Base de données de psychologie en français, 4 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-d-exercice-obligatoire-oeq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’exercice obligatoire (OEQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-d-exercice-obligatoire-oeq/.