- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
Les troubles musculosquelettiques (TMS) représentent l’un des fardeaux sanitaires et économiques les plus considérables à l’échelle mondiale dans le milieu du travail, particulièrement pour les salariés soumis à des contraintes biomécaniques et physiques intenses. Historiquement, les interventions en santé au travail se sont focalisées sur des approches individuelles, telles que la formation aux gestes et postures, l’apprentissage de techniques de manutention manuelle ou le renforcement des capacités psychologiques de coping. Toutefois, ces stratégies centrées sur l’individu démontrent une efficacité limitée lorsqu’elles négligent les dimensions psychosociales, culturelles et organisationnelles au sein desquelles s’exerce le travail. Pour combler cette lacune méthodologique et théorique majeure, des chercheurs danois ont développé le Questionnaire sur le climat de santé musculosquelettique (Musculoskeletal Health Climate Questionnaire, MHCQ).
Le MHCQ opère un changement de paradigme fondamental en déplaçant l’unité d’analyse de l’individu isolé vers le collectif de travail et le climat organisationnel partagé. Cet instrument psychométrique évalue la façon dont les normes partagées, les attentes managériales et les pratiques concrètes de l’environnement de travail soutiennent ou, à l’inverse, compromettent la santé physique et la gestion de la douleur. L’échelle a été rigoureusement conçue et validée auprès d’une cohorte représentative de 1 420 travailleurs danois issus de secteurs à haute exigence physique (aides-soignants et soignants du secteur médico-social, employés d’abattoirs et peintres en bâtiment).
Sur le plan psychométrique, le MHCQ présente une structure multidimensionnelle stable articulée autour de 4 sous-échelles : les pratiques de l’encadrement, les pratiques globales du milieu de travail, les pratiques d’implication des travailleurs et les pratiques relatives à la gestion de la douleur. Les analyses factorielles confirmatoires mettent en évidence un ajustement exceptionnel aux données empiriques (Comparative Fit Index [CFI] entre 0,96 et 0,99 ; Root Mean Square Error of Approximation [RMSEA] entre 0,04 et 0,06). La cohérence interne est solide (coefficients alpha de Cronbach compris entre 0,80 et 0,88) et la stabilité temporelle à 30 jours est excellente (coefficients de corrélation intraclasse [ICC] de 0,86 à 0,92). Le MHCQ s’impose ainsi comme un outil diagnostique et de recherche indispensable pour quantifier les déterminants organisationnels de la santé physique au travail.
2. Mots-clés / Keywords
climat de santé musculosquelettique, troubles musculosquelettiques, climat organisationnel, santé au travail, psychométrie, ergonomie, gestion de la douleur, absentéisme, pratiques managériales, sécurité au travail, soutien social, fidélité test-retest
3. Auteurs / Authors
- Kent Jacob Nielsen (Auteur correspondant : [email protected]) — Département de médecine du travail et de l’environnement, Hôpital de Goedstrup, Herning, Danemark.
- Sarah Holm Junge Jensen — Département de médecine du travail et de l’environnement, Hôpital de Goedstrup, Herning, Danemark.
- Dorte Raaby Andersen — Département de médecine du travail et de l’environnement, Hôpital de Goedstrup, Herning, Danemark.
- Johan Hviid Andersen — Département de médecine du travail et de l’environnement, Hôpital de Goedstrup, Herning, Danemark.
- David Høyrup Christiansen — Département de médecine clinique, Université d’Aarhus, Aarhus, Danemark.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental du Musculoskeletal Health Climate Questionnaire (MHCQ) est d’opérationnaliser, de quantifier et d’évaluer scientifiquement le construit de « climat de santé musculosquelettique » au sein des organisations. Depuis plusieurs décennies, l’épidémiologie professionnelle et la psychologie du travail reconnaissent l’influence déterminante des facteurs de risques psychosociaux (faible autonomie décisionnelle, déséquilibre effort-reconnaissance, faible soutien social) sur l’apparition et la chronicisation des douleurs ostéoarticulaires et musculaires. Cependant, ces facteurs ont traditionnellement été mesurés sous l’angle de perceptions subjectives individuelles plutôt que comme des propriétés émergentes collectives ou des normes partagées à l’échelle du groupe de travail.
Le MHCQ a été élaboré pour pallier cette insuffisance conceptuelle. Il permet d’étudier comment la culture de travail perçue collectivement façonne les comportements préventifs, la communication autour des symptômes physiques et la régulation de l’effort. En identifiant les attentes implicites ou explicites véhiculées par la hiérarchie et les pairs (par exemple, la valorisation tacite du fait de travailler malgré une douleur aiguë ou, au contraire, l’encouragement à l’utilisation systématique des équipements d’assistance physique), le questionnaire offre une lentille d’analyse socioculturelle et systémique inédite.
Sur le plan de la recherche scientifique, le MHCQ permet d’analyser les mécanismes d’interaction complexes entre la charge physique brute (biomécanique) et l’environnement psychosocial organisationnel, facilitant la modélisation prédictive de l’incapacité de travail, du présentéisme et des arrêts maladie. Dans une perspective appliquée et clinique, cet instrument constitue un outil diagnostique pour les services de santé au travail, les ergonomes, les préventeurs et les directions des ressources humaines. Il permet d’identifier précisément les leviers dysfonctionnels au sein d’une unité de travail — qu’il s’agisse d’un déficit d’exemplarité managériale, d’un manque d’intégration des travailleurs dans les choix ergonomiques ou de normes délétères d’endurance de la douleur — et d’orienter ainsi des interventions organisationnelles ciblées bien plus pérennes que de simples formations posturales individuelles.
5. Construit psychologique / Construct
Le concept de « climat de santé musculosquelettique » dérive directement de la théorie du climat organisationnel et de sécurité. Il se définit comme l’ensemble des perceptions partagées par les employés concernant la manière dont leur organisation, leurs supérieurs directs et leurs collègues valorisent, soutiennent et priorisent la santé physique, la prévention des lésions corporelles et la gestion active de la douleur au travail. Ce construit postule que les comportements individuels de santé (signaler une douleur naissante, solliciter de l’aide pour une charge lourde, ajuster un poste de travail ou prendre des micro-pauses prescrites) ne sont pas uniquement régis par des connaissances théoriques individuelles, mais sont fortement contraints ou facilités par les normes sociales régnant au sein du collectif.
Le MHCQ décompose ce construit global en quatre dimensions interdépendantes mais distinctes :
- Pratiques de l’encadrement (Supervisor’s practices) : Cette dimension mesure les perceptions partagées concernant l’engagement visible, proactif et continu de la hiérarchie de proximité en matière de prévention des TMS. Elle examine si les superviseurs allouent les ressources nécessaires, soutiennent activement l’utilisation des aides techniques, adaptent l’organisation du travail en cas de fatigue physique et réagissent de manière constructive lorsqu’un collaborateur signale une gêne musculosquelettique.
- Pratiques sur le lieu de travail (Workplace practices) : Cette sous-échelle évalue les normes et comportements de soutien mutuel au sein du collectif de pairs et de l’organisation dans son ensemble. Elle capture l’entraide spontanée lors de tâches physiquement éprouvantes, la disponibilité et la maintenance effective des équipements ergonomiques, ainsi que l’existence d’une culture collective orientée vers la préservation de l’intégrité physique de chacun.
- Pratiques d’implication des travailleurs (Worker involvement practices) : Cette dimension explore le degré de participation et d’autonomisation (empowerment) accordé aux salariés dans la conception, l’évaluation et l’ajustement de leurs conditions matérielles et organisationnelles de travail. Elle évalue si les travailleurs se sentent écoutés, consultés et activement impliqués dans la mise en œuvre des protocoles ergonomiques et des stratégies de prévention des douleurs.
- Pratiques relatives à la douleur des travailleurs (Workers’ pain practices) : Cette composante cruciale mesure les normes culturelles implicites relatives à l’endurance et à la dissimulation de la douleur. Elle évalue si le groupe véhicule une pression à « serrer les dents » et à continuer le travail physique malgré des symptômes douloureux prononcés, ou si, au contraire, l’expression précoce de la douleur et l’adaptation temporaire de la tâche sont acceptées et normalisées sans stigmatisation sociale ni risque de pénalisation professionnelle.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique du MHCQ s’articule à la croisée de la psychologie organisationnelle, de l’ergonomie systémique et de l’épidémiologie sociale. Il s’enracine principalement dans la théorie du climat de sécurité formalisée initialement par Dov Zohar (1980). Selon Zohar, le climat organisationnel agit comme un cadre de référence perceptuel à travers lequel les employés déduisent les priorités réelles de l’organisation en observant la cohérence entre les politiques déclarées et les pratiques quotidiennes réelles du management. Lorsque les impératifs de productivité entrent en conflit avec les exigences de sécurité, le climat de sécurité détermine quel comportement sera collectivement adopté.
Ce paradigme a ensuite été étendu au domaine de la santé globale au travail à travers le concept de « climat de santé organisationnelle » (Organizational Health Climate) développé par des chercheurs tels que Zweber et al. (2016). Le MHCQ adapte et affine cette approche générale en la ciblant spécifiquement sur les risques biomécaniques et la physiopathologie de l’appareil locomoteur. Dans les métiers à forte pénibilité physique, la décision d’un travailleur d’interrompre une tâche ou d’exiger une assistance technique est médiée par le sentiment de sécurité psychologique et par la conformité aux normes du groupe.
De surcroît, le cadre théorique intègre le modèle écologique de la santé au travail et les théories contemporaines de gestion de la douleur chronique. Les modèles d’évitement de la peur (Fear-Avoidance Model) et les théories d’acceptation de la douleur démontrent que les croyances et comportements face à la douleur ne sont pas purement intrapsychiques : ils sont profondément modulés par l’environnement social. Un environnement de travail caractérisé par un climat négatif — où la douleur est banalisée ou vue comme une faiblesse — incite au présentéisme pathologique, favorise l’usage excessif d’antalgiques pour tenir le rythme et accélère la transition de la douleur aiguë vers l’incapacité chronique et l’exclusion professionnelle.
7. Validité / Validity
La validité du MHCQ a été établie au moyen d’un protocole méthodologique rigoureux combinant analyses de validité de contenu, de construit, de critère et discriminante sur un échantillon de 1 420 travailleurs danois issus de trois métiers hautement exposés (secteur du soin/médico-social, abattoirs industriels, peinture en bâtiment).
La validité de critère a été démontrée par l’analyse des relations entre les scores aux sous-échelles du MHCQ et plusieurs indicateurs cliniques et organisationnels objectifs :
- Nombre de sites douloureux : Un climat de santé musculosquelettique plus favorable est significativement associé à un nombre réduit de zones corporelles douloureuses rapportées par les salariés.
- Consommation d’analgésiques : Les scores élevés de climat positif prédisent une utilisation significativement moindre de médicaments contre la douleur pour accomplir les tâches quotidiennes.
- Spécificité vis-à-vis de l’absentéisme : Fait particulièrement remarquable démontrant la validité prédictive et la spécificité de l’outil, les scores au MHCQ corrèlent négativement de manière robuste avec les arrêts de travail spécifiquement attribuables à des troubles musculosquelettiques. En revanche, ils ne montrent pas de corrélation significative avec les absences pour d’autres motifs médicaux (maladies saisonnières, affections générales), ce qui confirme que l’échelle mesure bien un construit ciblé sur l’appareil locomoteur et non une insatisfaction professionnelle globale diffuse.
La validité discriminante et convergente a été vérifiée en comparant le MHCQ au questionnaire de référence Prevent for Work (P4Wq). Les corrélations observées entre les dimensions du MHCQ et les échelles du P4Wq sont faibles à modérées (coefficients de Spearman rho systématiquement inférieurs à 0,60). Ces résultats confirment que si le MHCQ partage une variance théoriquement attendue avec les dimensions psychosociales générales du travail, il capte un construit distinct, non redondant, centré de façon unique sur les pratiques collectives relatives à l’intégrité musculosquelettique.
8. Fidélité / Reliability
Le MHCQ présente des qualités métrologiques remarquables en termes de cohérence interne et de stabilité temporelle, satisfaisant aux standards psychométriques internationaux les plus stricts :
- Cohérence interne : Les analyses menées sur l’échantillon de validation (N = 1 420) révèlent une homogénéité élevée des items au sein de chacune des quatre sous-échelles. Les coefficients alpha de Cronbach s’échelonnent entre 0,80 et 0,88, attestant d’une excellente consistance interne sans redondance excessive entre les énoncés.
- Fidélité test-retest (stabilité temporelle) : Une sous-cohorte de 796 participants a complété à nouveau l’instrument après un intervalle standardisé de 30 jours. Les coefficients de corrélation intraclasse (Intraclass Correlation Coefficient, ICC) obtenus se situent entre 0,86 et 0,92 selon les dimensions. Ces valeurs confirment que l’instrument capture des normes organisationnelles durables et un climat collectif stable dans le temps, plutôt que des fluctuations émotionnelles passagères ou des variations ponctuelles de la charge de travail quotidienne.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle du MHCQ a été explorée et confirmée par une démarche séquentielle combinant Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) et Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC).
Dans la phase initiale d’exploration factorielle, l’extraction a clairement mis en évidence une structure latente quadri-factorielle qui correspond fidèlement aux axes théoriques préalablement conceptualisés par l’équipe de recherche :
- Facteur 1 : Pratiques managériales et de supervision
- Facteur 2 : Pratiques collectives du milieu de travail
- Facteur 3 : Implication et participation active des salariés
- Facteur 4 : Pratiques et normes entourant l’endurance de la douleur
La confirmation de cette structure par AFC a démontré un ajustement exceptionnel du modèle théorique aux données d’observation. L’indice d’ajustement comparatif (Comparative Fit Index, CFI) a atteint des valeurs comprises entre 0,96 et 0,99, dépassant largement le seuil conventionnel d’adéquation fixé à 0,95. Parallèlement, l’erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) s’est établie entre 0,04 et 0,06, confirmant une adéquation étroite et parcimonieuse du modèle aux observations empiriques.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation / échelle psychométrique standardisée.
- Format de réponse : Échelle ordinale de type Likert (Likert-type scale).
- Dimensions / Sous-échelles : 4 composantes distinctes (Pratiques de l’encadrement, Pratiques sur le lieu de travail, Pratiques d’implication des travailleurs, Pratiques relatives à la douleur des travailleurs).
- Population cible : Salariés adultes exerçant dans tout secteur professionnel, particulièrement adaptée aux métiers à forte sollicitation physique et biomécanique.
- Mode d’administration : Auto-administré (sur support papier ou questionnaire numérique en ligne).
- Langues disponibles : Version originale en danois et version validée en anglais (disponibles dans les suppléments de la publication princeps).
- Cotation et calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont calculés en effectuant la moyenne ou la somme des items correspondants, en appliquant les règles d’inversion pour les items formulés négativement conformément à la grille originale des auteurs.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2025.
- Droit d’auteur et licence : Publié sous licence en libre accès (Open Access) dans la revue BMJ Open. L’instrument dans ses versions danoise et anglaise est accessible dans les annexes en ligne de l’article scientifique original.
- Conditions d’utilisation : Utilisation libre et gratuite à des fins de recherche académique et d’évaluation clinique ou préventive, sous réserve de citation appropriée de l’article source de Nielsen et al. (2025). Pour les applications commerciales à grande échelle ou les adaptations logicielles propriétaires, il convient de contacter directement l’auteur correspondant ([email protected]).
12. Références / References
Ajstrup, M. Z., Jensen, S. H. J., Andersen, J. H., & Christiansen, D. H. (2023). Musculoskeletal Health Climate Is a Prognostic Determinant of Sickness Absence Among Female Eldercare Workers: A Prospective Cohort Study. Journal of Occupational and Environmental Medicine, 65(1), e4–e10. https://doi.org/10.1097/JOM.0000000000002729
Bernal, D., Campos-Serna, J., Tobias, A., Vargas-Prada, S., Benavides, F. G., & Serra, C. (2015). Work-related psychosocial risk factors and musculoskeletal disorders in hospital nurses and nursing aides: A systematic review and meta-analysis. International Journal of Nursing Studies, 52(2), 635–648. https://doi.org/10.1016/j.ijnurstu.2014.11.003
Bevan, S. (2015). Economic impact of musculoskeletal disorders (MSDs) on work in Europe. Best Practice & Research Clinical Rheumatology, 29(3), 356–373. https://doi.org/10.1016/j.berh.2015.08.002
Christiansen, D. H., Jensen, S. H. J., Andersen, D. R., Andersen, J. H., & Nielsen, K. J. (2022). Musculoskeletal health climate is associated with musculoskeletal pain and sickness absence among workers: a cross-sectional study. BMJ Open, 12(4), e056485. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2021-056485
Kines, P., Lappalainen, J., Mikkelsen, K. L., Olsen, E., Pousette, A., Tharaldsen, J., Tómasson, K., & Törner, M. (2011). Nordic Safety Climate Questionnaire (NOSACQ-50): A new tool for diagnosing occupational safety climate. International Journal of Industrial Ergonomics, 41(6), 634–646. https://doi.org/10.1016/j.ergon.2011.08.004
Langella, F., Ricci, L., Fozzato, S., Stucovitz, E., & Banfi, G. (2021). Development of the Prevent for Work questionnaire (P4Wq) for assessment of musculoskeletal risk in the workplace: part 1-literature review and domains selection. BMJ Open, 11(7), e043800. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2020-043800
Nielsen, K. J., Jensen, S. H. J., Andersen, D. R., Andersen, J. H., & Christiansen, D. H. (2025). Musculoskeletal Health Climate Questionnaire. BMJ Open, 15(1), e107456. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2025-107456
Zohar, D. (1980). Safety climate in industrial organizations: Theoretical and applied implications. Journal of Applied Psychology, 65(1), 96–102. https://doi.org/10.1037/0021-9010.65.1.96
Zweber, Z. M., Henning, R. A., & Magley, V. J. (2016). A practical scale for Multi-Faceted Organizational Health Climate Assessment. Journal of Occupational Health Psychology, 21(2), 250–260. https://doi.org/10.1037/a0039895
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Structure et domaines d’évaluation du MHCQ :
Les items officiels de l’inventaire complet sont publiés dans les suppléments en ligne de la publication princeps (BMJ Open, 2025) et doivent être obtenus directement auprès des auteurs ou de l’éditeur. L’instrument est structuré selon les 4 dimensions suivantes à évaluer sur une échelle de type Likert (Likert-type scale) :
Dimension 1 : Pratiques de l’encadrement / Supervisor’s practices
Évalue les comportements visibles de prévention adoptés par la hiérarchie directe et l’engagement managérial envers la santé physique des collaborateurs.
Dimension 2 : Pratiques sur le lieu de travail / Workplace practices
Évalue le soutien collectif fourni par les collègues et l’organisation dans son ensemble pour prévenir l’apparition des douleurs physiques.
Dimension 3 : Pratiques d’implication des travailleurs / Worker involvement practices
Évalue le sentiment d’autonomisation et d’inclusion des salariés dans l’élaboration des mesures ergonomiques et l’organisation des conditions physiques de travail.
Dimension 4 : Pratiques relatives à la douleur des travailleurs / Workers’ pain practices
Évalue les normes informelles et les attentes partagées concernant le fait de continuer à travailler malgré la présence de douleurs musculosquelettiques aiguës ou chroniques.