- 1. Résumé / Abstract
- 2. Mots-clés / Keywords
- 3. Auteurs / Authors
- 4. Objectif / Purpose
- 5. Construit psychologique / Construct
- 6. Cadre théorique / Theoretical Framework
- 7. Validité / Validity
- 8. Fidélité / Reliability
- 9. Analyse factorielle / Factor Analysis
- 10. Instrument de mesure / Instrument
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- 12. Références / References
- 13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’Épuisement chez les Athlètes (en anglais, Athlete Burnout Questionnaire ou ABQ), élaboré et validé par Thomas D. Raedeke et Alan L. Smith en 2001, constitue l’étalon-or international pour l’évaluation psychométrique du syndrome d’épuisement professionnel transposé au contexte sportif. Conçu pour pallier les insuffisances des instruments génériques tels que le Maslach Burnout Inventory (MBI), l’ABQ opérationnalise le burnout sportif à travers un modèle tridimensionnel comprenant quinze items auto-rapportés. Ces items se répartissent de manière équilibrée entre trois sous-échelles fondamentales comportant chacune cinq items : l’Épuisement Émotionnel et Physique (Emotional/Physical Exhaustion), le Sentiment Réduit d’Accomplissement (Reduced Sense of Accomplishment) et la Dévalorisation de la Pratique Sportive (Sport Devaluation).
Les répondants évaluent la fréquence d’apparition de chaque manifestation sur une échelle ordinale de type Likert en 5 points allant de 1 (« Presque jamais » / Almost Never) à 5 (« Presque toujours » / Almost Always). Deux items de la sous-échelle d’accomplissement font l’objet d’une inversion de score afin de contrôler les biais d’acquiescement. Du point de vue psychométrique, l’instrument présente des qualités métrologiques remarquables confirmées dans une vaste littérature transculturelle. Les analyses factorielles confirmatoires appuient de façon unanime la structure à trois facteurs corrélés de premier ordre, tout en autorisant le calcul d’un score global moyen de burnout. La consistance interne est systématiquement satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach excédant fréquemment le seuil de 0,80 pour l’ensemble des dimensions. L’ABQ s’avère un outil fondamental tant pour la recherche fondamentale sur le surmenage et la motivation que pour le monitoring clinique de la santé mentale et de l’intégrité psychologique des sportifs d’élite et de développement.
2. Mots-clés / Keywords
Burnout sportif, Athlete Burnout Questionnaire, ABQ, épuisement émotionnel, dévalorisation du sport, sentiment d’accomplissement, psychométrie du sport, surentraînement, psychologie de la performance, santé mentale des athlètes, Thomas Raedeke, Alan Smith, théorie de l’autodétermination, validité factorielle.
3. Auteurs / Authors
L’Athlete Burnout Questionnaire a été conçu et validé par deux chercheurs de premier plan en psychologie du sport et de l’exercice :
- Thomas D. Raedeke, Ph.D. : Professeur au sein du Department of Kinesiology à la East Carolina University (Greenville, Caroline du Nord, États-Unis). Ses axes de recherche portent principalement sur la psychologie de la santé, le burnout chez les athlètes et les entraîneurs, ainsi que les déterminants motivationnels de l’adhésion à l’activité physique. Courriel institutionnel :
[email protected]. - Alan L. Smith, Ph.D. : Professeur et chercheur émérite, ayant exercé à la Purdue University et à la Michigan State University (Department of Kinesiology, East Lansing, Michigan, États-Unis). Spécialiste reconnu des dynamiques relationnelles dans le sport, du développement positif par le sport chez les adolescents et des processus socio-émotionnels régissant l’engagement athlétique. Courriel institutionnel :
[email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif premier du développement de l’Athlete Burnout Questionnaire était d’établir un outil d’évaluation rigoureux, contextuellement valide et théoriquement ancré pour capturer les symptômes caractéristiques du burnout sportif. Avant les travaux de Raedeke et Smith (2001), les chercheurs devaient adapter maladroitement des instruments conçus pour les professions de relation d’aide ou le milieu d’entreprise, principalement le Maslach Burnout Inventory (MBI-HSS ou MBI-GS). Ces transpositions soulevaient d’importantes impasses conceptuelles : des dimensions telles que la « dépersonnalisation » s’avéraient inapplicables aux contextes compétitifs où l’athlète n’interagit pas avec des « usagers » ou des « patients », mais interagit avec son activité, ses pairs et son staff technique.
Sur le plan clinique et appliqué, l’ABQ a été conçu pour distinguer nettement le burnout d’autres phénomènes délétères connexes mais nosographiquement distincts, tels que le syndrome de surentraînement (overtraining syndrome), la fatigue chronique d’origine physiologique, et l’abandon sportif pur et simple (dropout). Alors que le surentraînement se caractérise préférentiellement par une inaptitude physique à récupérer malgré la persistance de l’engagement psychologique, le burnout athlétique se traduit par une érosion motivationnelle globale, un cynisme marqué envers l’institution sportive et un désinvestissement affectif profond. L’instrument permet d’objectiver ces nuances afin de guider le diagnostic différentiel posé par les psychologues du sport, les psychiatres et les médecins d’équipe.
Dans la recherche contemporaine, l’ABQ est massivement déployé pour étudier l’impact des styles de leadership et des comportements des entraîneurs (entraîneur soutenant l’autonomie versus entraîneur contrôlant), le climat motivationnel perçu, la charge d’entraînement psycho-physique, le perfectionnisme inadapté et les risques de détresse psychologique chez les sportifs d’élite et universitaires. Il constitue un baromètre indispensable pour surveiller le bien-être des sportifs engagés dans des filières intensives d’accession au haut niveau, prévenant ainsi les ruptures de trajectoire de carrière et la psychopathologie liée à la contrainte compétitive.
5. Construit psychologique / Construct
L’ABQ conceptualise le burnout comme un syndrome multidimensionnel et psychologique complexe résultant d’un stress chronique et d’un conflit entre les investissements consentis et les rétributions perçues. Le modèle opérationnel repose sur trois dimensions constitutives interdépendantes mais distinctes :
1. Épuisement Émotionnel et Physique (Emotional/Physical Exhaustion)
Cette dimension représente la composante énergétique centrale du syndrome. Contrairement à la simple asthénie post-entraînement qui disparaît après une période standard de repos, l’épuisement mesuré par l’ABQ reflète une déplétion profonde des ressources physiologiques et affectives de l’athlète, directement liée aux exigences excessives des séances, des compétitions et de la vie quotidienne contrainte par le sport. L’athlète se sent vidé (« wiped out »), incapable d’allouer de l’énergie à d’autres sphères existentielles (vie scolaire, sociale ou familiale). Des items comme « I feel overly tired from my sport participation » illustrent ce ressenti d’usure globale où la perspective même de s’entraîner génère une aversion physique et une surcharge psychique.
2. Sentiment Réduit d’Accomplissement (Reduced Sense of Accomplishment)
Cette dimension évalue la tendance de l’athlète à s’auto-évaluer négativement quant à ses compétences, ses progrès et ses performances passées ou actuelles. Elle se manifeste par le sentiment tenace que, quels que soient les efforts consentis et le travail fourni, le niveau de maîtrise ou de performance demeure insuffisant ou stagne. Ce construit intègre également une perte d’efficacité perçue : l’athlète a l’impression de ne plus rien réaliser de significatif au sein de sa discipline. Un sentiment d’impuissance s’installe, capturé par des items tels que « It seems that no matter what I do, I don’t perform as well as I should » ou l’inversion d’items mesurant le sentiment de réussite personnelle (« I feel successful at sport »).
3. Dévalorisation de la Pratique Sportive (Sport Devaluation)
Spécificité majeure du modèle de Raedeke et Smith par rapport aux conceptualisations antérieures, la dévalorisation sportive correspond à une attitude négative, désabusée, cynique et détachée envers le sport qui constituait pourtant antérieurement une part majeure de l’identité de l’individu. L’athlète en vient à considérer que sa pratique n’a plus de valeur, qu’elle représente un gaspillage de temps et d’énergie, et développe du ressentiment envers son environnement d’entraînement. Ce construit permet d’isoler le véritable burnout de la simple fatigue : l’athlète surmené conserve généralement son amour de la discipline, tandis que l’athlète en burnout dévalue le sens même de son engagement. Les items emblématiques incluent : « The effort I spend in sport would be better spent doing other things » et « I have negative feelings toward sport ».
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’Athlete Burnout Questionnaire s’inscrit au carrefour de quatre grands courants théoriques de la psychologie contemporaine et des sciences du sport :
L’adaptation du modèle tridimensionnel de Christina Maslach
Le socle conceptuel originel découle du modèle de Christina Maslach et Susan Jackson (1981), qui ont défini le burnout professionnel à travers l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la diminution de l’accomplissement personnel. Raedeke (1997) a postulé que ce triptyque s’applique fidèlement aux athlètes à condition de substituer la dépersonnalisation — qui implique une déshumanisation des bénéficiaires de soins — par la dévalorisation sportive, qui reflète la rupture du lien affectif entre l’athlète et son activité d’élection.
Le modèle cognitivo-affectif du stress de Smith (1986)
Ronald E. Smith a posé les bases théoriques du burnout sportif à travers un modèle interactionniste articulé en quatre composantes : les demandes de la situation, l’évaluation cognitive des ressources disponibles, les réponses physiologiques (tension, anxiété somatique) et les comportements d’adaptation ou de retrait. Selon cette perspective, le burnout se manifeste lorsque les demandes perçues excèdent chroniquement les capacités de l’athlète à y faire face, menant à une perception de menace, d’impuissance et ultimement à des altérations physiologiques et psychologiques mesurées par l’ABQ.
La théorie de l’emprisonnement sportif (Entrapment Theory) de Raedeke (1997)
L’apport novateur spécifique de Thomas Raedeke repose sur sa théorie de l’emprisonnement (sport entrapment), inspirée des travaux de Schmidt et Stein (1991). Cette approche sociologique et motivationnelle stipule que les athlètes les plus vulnérables au burnout ne sont pas simplement stressés : ils se sentent piégés dans leur discipline. Cet emprisonnement survient lorsque les coûts perçus deviennent exorbitants alors que les bénéfices s’effondrent, mais que l’athlète demeure contraint de continuer en raison de barrières à la sortie insurmontables (pressions parentales, investissements financiers ou temporels massifs, absence d’alternative identitaire hors du sport). L’ABQ mesure précisément la détresse résultant de cette pratique contrainte par obligation plutôt que par désir.
La théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory – SDT)
Les investigations ultérieures utilisant l’ABQ s’appuient massivement sur la théorie de l’autodétermination développée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan. Selon ce cadre, le burnout athlétique apparaît comme l’aboutissement pathologique de la frustration chronique des trois besoins psychologiques fondamentaux : l’autonomie (sentiment d’être à l’origine de ses choix), la compétence (sentiment d’efficacité dans les tâches) et l’affiliation sociale (sentiment d’être connecté et soutenu). L’érosion de ces besoins alimente directement les scores élevés sur les sous-échelles de l’ABQ.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’ABQ a été soumise à des vérifications exhaustives et répétées à travers divers échantillons internationaux, contextes sportifs (sports collectifs et individuels) et niveaux de compétition.
Validité de construit et structure interne
Dans leur étude princeps, Raedeke et Smith (2001) ont démontré l’excellente validité de construit de l’instrument auprès d’un échantillon initial de 236 nageurs d’élite, puis répliqué sur un échantillon hétérogène de 476 athlètes de sports variés. Les corrélations entre les trois sous-échelles demeurent modérées (généralement comprises entre r = 0,38 et r = 0,65), ce qui atteste du fait que, bien que les trois dimensions convergent vers un syndrome sous-jacent commun, elles mesurent des facettes conceptuellement distinctes de l’expérience d’épuisement.
Validité convergente et concurrente
L’ABQ démontre des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures de stress perçu (Perceived Stress Scale, PSS), d’anxiété compétitive (SAS-2) et d’humeur dépressive mesurée via le POMS (Profile of Mood States) ou le BDI (Beck Depression Inventory). Par exemple, la dimension de l’épuisement émotionnel/physique est très fortement corrélée aux sous-échelles de fatigue et de vigueur négative du POMS (r > 0,60). Parallèlement, des corrélations négatives robustes sont observées avec les échelles de satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux (autonomie, compétence, appartenance) et la motivation intrinsèque (mesurée via la Sport Motivation Scale ou le Behavioral Regulation in Sport Questionnaire).
Validité discriminante
Des analyses matricielles ont prouvé que l’ABQ discrimine efficacement le burnout du simple désengagement passager ou de la surcharge ponctuelle d’entraînement. Dans l’étude de validation française menée par Isoard-Gautheur et collègues (2010) auprès de plus de 500 sportifs, la validité discriminante a été corroborée par rapport aux échelles de coping et d’engagement sportif (Sport Engagement Scale). Il a été formellement démontré que la vigueur et le dévouement (composantes de l’engagement) ne sont pas le simple miroir inversé de l’épuisement et de la dévalorisation, confirmant l’autonomie conceptuelle des dimensions de l’ABQ.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’ABQ a été établie au moyen de multiples indicateurs de consistance interne et de stabilité temporelle au sein de divers groupes d’âge et de pratique sportive.
Consistance interne
Dans les travaux initiaux de Raedeke et Smith (2001), les coefficients alpha de Cronbach (α) se sont révélés hautement satisfaisants pour l’ensemble des trois sous-échelles :
- Épuisement Émotionnel et Physique : α = 0,89 à 0,91 selon les cohortes.
- Sentiment Réduit d’Accomplissement : α = 0,84 à 0,85.
- Dévalorisation du Sport : α = 0,89 à 0,90.
Ces niveaux élevés de fidélité ont été systématiquement corroborés par les validations internationales :
- Validation française (Isoard-Gautheur, Ommundsen, Gustafsson, & Brunel, 2010) : α = 0,85 pour l’épuisement, 0,78 pour l’accomplissement réduit, et 0,83 pour la dévalorisation.
- Validation espagnole (Garcés de Los Fayos et al., 2012) : coefficients oscillant entre 0,79 et 0,88.
- Validation chinoise (Chen et al., 2010) : coefficients compris entre 0,80 et 0,87.
Les indices de fidélité composite (Raykov’s Composite Reliability / omega de McDonald) calculés dans le cadre de modélisations en équations structurelles confirment que la variance attribuable au construit cible dépasse largement le seuil standard de 0,70 (variant entre 0,81 et 0,92).
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été évaluée par Raedeke et Smith sur un intervalle de plusieurs semaines dans des conditions d’entraînement stables, révélant des coefficients de corrélation test-retest compris entre r = 0,85 et r = 0,92 pour l’épuisement, r = 0,79 et 0,86 pour l’accomplissement réduit, et r = 0,83 et 0,89 pour la dévalorisation. Ces résultats confirment que l’ABQ capture un état psychologique stable à moyen terme (un syndrome installé) plutôt qu’une simple fluctuation émotionnelle contingente à une mauvaise séance d’entraînement.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle de l’ABQ a fait l’objet d’investigations poussées, reposant d’abord sur des analyses factorielles exploratoires (AFE) lors de la phase de conception, suivies d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) rigoureuses.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Lors de l’AFC princeps menée par Raedeke et Smith (2001) sur le modèle à trois facteurs inter-corrélés, les indices d’ajustement globaux se sont avérés excellents :
- Indice d’adéquation du modèle (Comparative Fit Index, CFI) : 0,93 à 0,95.
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > 0,92.
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation, RMSEA) : 0,052 à 0,060 (intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08).
- Résidu standardisé quadratique moyen (SRMR) : 0,054.
Les saturations factorielles standardisées (factor loadings, λ) des quinze items sur leurs facteurs cibles respectifs sont toutes statistiquement significatives (p < 0,001) et substantielles, la quasi-totalité se situant entre 0,60 et 0,85. Les poids factoriels les plus forts sont régulièrement rapportés pour les items 2 et 10 sur l’épuisement, l’item 9 sur la dévalorisation, et les items 5 et 7 sur le sentiment d’accomplissement réduit.
Comparaison de modèles rivaux et modèles hiérarchiques
Les études ont comparé le modèle tridimensionnel corrélé à d’autres structures alternatives : (a) un modèle unidimensionnel où tous les items satureraient un facteur unique de burnout général, et (b) un modèle orthogonal à facteurs indépendants. Dans toutes les publications, le modèle unidimensionnel présente des indices d’ajustement inacceptables (CFI < 0,75 ; RMSEA > 0,13), attestant de la non-pertinence d’un construit monolithique sans distinction des sous-domaines.
Par ailleurs, un modèle hiérarchique de second ordre (dans lequel un facteur global de « Burnout chez l’Athlète » chapeaute les trois facteurs de premier ordre) a démontré une adéquation statistique satisfaisante, équivalente à celle du modèle corrélé de premier ordre. Cette validation justifie empiriquement la pratique des chercheurs consistant à utiliser, selon les besoins de leur devis de recherche, soit les trois profils de sous-échelles de manière distincte, soit un score composite moyen agrégé représentant la sévérité générale du syndrome.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’Athlete Burnout Questionnaire se présente sous la forme d’un questionnaire d’auto-évaluation standardisé. Ses caractéristiques structurelles et opérationnelles sont les suivantes :
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
- Population cible : Sportifs adolescents et adultes (à partir de 12 ans), du niveau amateur engagé au niveau professionnel/olympique.
- Nombre total d’items : 15 items répartis de manière égale entre 3 sous-échelles (5 items par dimension).
- Échelle de réponse (Response scale) : Échelle de type Likert en 5 points avec ancrages de fréquence :
• 1 = Presque jamais (Almost Never)
• 2 = Rarement (Rarely)
• 3 = Parfois (Sometimes)
• 4 = Fréquemment (Frequently)
• 5 = Presque toujours (Almost Always) - Répartition des sous-échelles :
- Épuisement Émotionnel et Physique (Emotional/Physical Exhaustion) : Items 2, 4, 8, 10, 12.
- Sentiment Réduit d’Accomplissement (Reduced Sense of Accomplishment) : Items 1 [inversé], 5, 7, 13, 14 [inversé].
- Dévalorisation de la Pratique Sportive (Sport Devaluation) : Items 3, 6, 9, 11, 15.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Inversion des scores : Avant tout calcul, les scores des items 1 et 14 doivent obligatoirement être inversés selon la règle :
1 = 5,2 = 4,3 = 3,4 = 2,5 = 1. - Scores des sous-échelles : Calculer la moyenne arithmétique des 5 items de chaque dimension respective (somme des items / 5). Chaque sous-échelle produit ainsi un score continu compris entre 1,00 et 5,00.
- Score total de Burnout : Calculer la moyenne arithmétique de l’ensemble des 15 items (après inversion des items 1 et 14). Un score plus élevé reflète une sévérité accrue des symptômes de burnout.
- Inversion des scores : Avant tout calcul, les scores des items 1 et 14 doivent obligatoirement être inversés selon la règle :
- Consignes d’administration : L’athlète est invité à remplacer l’expression générique
[sport]par sa discipline sportive d’entraînement (ex. natation, athlétisme, football) et à renseigner la fréquence à laquelle il ou elle a éprouvé chacun des sentiments au cours de la saison sportive actuelle ou des dernières semaines.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 2001 (publication originale dans le Journal of Sport & Exercise Psychology).
- Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par Human Kinetics Publishers et les auteurs originaux (Thomas D. Raedeke et Alan L. Smith).
- Conditions d’utilisation et tarification : L’ABQ est mis à la disposition de la communauté académique, scientifique et étudiante sans frais de licence (accès gratuit) pour les activités de recherche non commerciale et les travaux universitaires (mémoires, thèses, études cliniques non sponsorisées), sous réserve d’une citation bibliographique appropriée de l’article de référence de 2001.
- Utilisation commerciale et clinique institutionnelle : Toute reproduction à des fins lucratives, intégration dans des logiciels commerciaux de suivi de la performance, plateformes d’analyse payantes ou diffusion dans des manuels imprimés nécessite l’autorisation formelle préalable de l’éditeur Human Kinetics.
12. Références / References
Les sources bibliographiques suivantes constituent les publications fondamentales encadrant l’élaboration, l’évaluation psychométrique et la diffusion de l’Athlete Burnout Questionnaire :
- Chen, L. H., Kee, Y. H., Chen, M. Y., & Tsai, Y. M. (2008). Relation of optimism and burnout to entrepreneurial tendencies in sport. Journal of Sport and Exercise Psychology, 30(2), 240-258. https://doi.org/10.1123/jsep.30.2.240
- Cresswell, S. L., & Eklund, R. C. (2006). The convergent and discriminant validity of burnout measures in sport: A multi-trait/multi-method analysis. Journal of Sports Sciences, 24(2), 209-220. https://doi.org/10.1080/02640410500131431
- Garcés de Los Fayos, E. J., De Francisco, C., & Arce, C. (2012). Inventario de Burnout en Deportistas Revisado (IBD-R). Revista de Psicología del Deporte, 21(2), 271-278. https://www.rpd-online.com/article/view/v21-n2-garces-de-los-fayos-de-francisco-arce
- Gustafsson, H., Kenttä, G., & Hassmén, P. (2011). Athlete burnout: An integrated model. Clinical Sports Medicine International, 4(1), 3-10. https://doi.org/10.1080/1612197X.2011.563128
- Isoard-Gautheur, S., Ommundsen, Y., Gustafsson, H., & Brunel, P. C. (2010). Adaptation and construct validation of the French version of the Athlete Burnout Questionnaire (ABQ). European Journal of Psychological Assessment, 26(3), 203-211. https://doi.org/10.1027/1015-5759/a000027
- Lonsdale, C., Hodge, K., & Rose, E. A. (2009). Athlete burnout in elite sport: A self-determination perspective. Journal of Sports Sciences, 27(8), 785-795. https://doi.org/10.1080/02640410902929366
- Maslach, C., & Jackson, S. E. (1981). The measurement of experienced burnout. Journal of Organizational Behavior, 2(2), 99-113. https://doi.org/10.1002/job.4030020205
- Raedeke, T. D. (1997). Is athlete burnout more than just stress? A sport commitment perspective. Journal of Sport & Exercise Psychology, 19(4), 396-417. https://doi.org/10.1123/jsep.19.4.396
- Raedeke, T. D., & Smith, A. L. (2001). Development and preliminary validation of an athlete burnout measure. Journal of Sport & Exercise Psychology, 23(3), 281-306. https://doi.org/10.1123/jsep.23.3.281
- Raedeke, T. D., & Smith, A. L. (2009). The Athlete Burnout Questionnaire Manual. Fitness Information Technology. WorldCat Record
- Smith, R. E. (1986). Toward a cognitive-affective model of athletic burnout. Journal of Sport Psychology, 8(1), 36-50. https://doi.org/10.1123/jsp.8.1.36
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
5-point Likert scale (1 = Almost Never, 2 = Rarely, 3 = Sometimes, 4 = Frequently, 5 = Almost Always)
Questionnaire Items:
- I’m accomplishing many worthwhile things in [sport].
- I feel so tired from my training that I have trouble finding energy to do other things.
- The effort I spend in [sport] would be better spent doing other things.
- I feel overly tired from my [sport] participation.
- I am not achieving much in [sport].
- I don’t care as much about my [sport] performance as I used to.
- I am not performing up to my ability in [sport].
- I feel « wiped out » from [sport].
- I’m not into [sport] like I used to be.
- I feel physically worn out from [sport].
- I feel less concerned about being successful in [sport] than I used to.
- I am exhausted by the mental and physical demands of [sport].
- It seems that no matter what I do, I don’t perform as well as I should.
- I feel successful at [sport].
- I have negative feelings toward [sport].