Questionnaire d’autorégulation du traitement (TSRQ)

Découvrez le Questionnaire d’autorégulation du traitement (TSRQ / TMQ) : cadre théorique de l’autodétermination, propriétés psychométriques, validité clinique et items officiels.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

Le Questionnaire d’autorégulation du traitement (en anglais, Treatment Self-Regulation Questionnaire [TSRQ]), développé initialement sous l’appellation de Treatment Motivation Questionnaire (TMQ) par Richard M. Ryan, Robert W. Plant et Stephanie O’Malley (1995), constitue une échelle psychométrique de référence élaborée dans le cadre de la théorie de l’autodétermination (Self-Determination Theory, SDT). Cet instrument est spécifiquement conçu pour évaluer la nature et les formes de la motivation sous-tendant l’engagement d’un individu dans un protocole thérapeutique ou une prise en charge clinique, notamment dans le champ des addictions, des troubles liés à l’usage de substances psychoactives et des programmes d’intervention comportementale en santé.

L’instrument historique se compose de 26 items organisés selon une échelle de réponse de type Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout vrai ») à 7 (« Tout à fait vrai »). Contrairement aux échelles classiques n’évaluant que la simple intensité motivationnelle, le TSRQ/TMQ opérationnalise le continuum d’autonomie psychologique en dissociant les régulations autonomes (régulation identifiée et motivation interne) des régulations contrôlées (régulation externe et régulation introjectée), tout en intégrant des dimensions cliniques complémentaires telles que la recherche active d’aide (Help Seeking) et la confiance dans le traitement (Confidence in Treatment).

Sur le plan des qualités psychométriques, les études de validation princeps et contemporaines rapportent des indices de consistance interne rigoureux, avec des coefficients alpha de Cronbach s’échelonnant généralement entre 0,70 et 0,91 selon les sous-échelles. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires corroborent une structure multidimensionnelle robuste capable de prédire l’adhésion au traitement, la rétention clinique, la réduction des taux d’abandon prématuré (dropout) et les rémissions à long terme.

2. Mots-clés

Théorie de l’autodétermination, motivation au traitement, autorégulation clinique, addiction, adhérence thérapeutique, régulation autonome, régulation contrôlée, psychométrie, fidélité factorielle, sevrage alcoolique.

3. Auteurs

Le questionnaire a été conçu et validé par des figures majeures de la psychologie clinique et motivationnelle :

  • Richard M. Ryan, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Rochester (États-Unis) et professeur émérite à l’Institute for Positive Psychology and Education de l’Australian Catholic University (Sydney, Australie). Co-fondateur de la théorie de l’autodétermination aux côtés d’Edward L. Deci. Contact académique : [email protected].
  • Robert W. Plant, Ph.D. : Chercheur et clinicien en psychologie, affilié au Department of Psychology de l’Université de Rochester et à des programmes cliniques de santé mentale et d’addictologie dans l’État de New York.
  • Stephanie S. O’Malley, Ph.D. : Professeure de psychiatrie à la Yale School of Medicine, directrice de la recherche sur les addictions au sein du département de psychiatrie de l’Université Yale (New Haven, États-Unis).
  • Adaptations cliniques complémentaires : Luc G. Pelletier, Ph.D., Université d’Ottawa (e-mail : [email protected]), auteur de la Client Motivation for Therapy Scale (CMTS).

4. Objectif

L’objectif fondamental du TSRQ/TMQ est de quantifier les processus psychologiques motivationnels régissant l’entrée, l’engagement et la persistance des patients au sein d’une prise en charge clinique ou médicale. Historiquement développé pour des populations présentant des troubles de l’usage de l’alcool (dont une partie significative était contrainte par injonction judiciaire ou mandat légal à suivre des soins), l’instrument a été créé pour dépasser la vision dichotomique réductrice de la motivation (« motivé » versus « non motivé ») et appréhender la nature qualitative de la dynamique d’action du patient.

Dans la recherche et la pratique clinique, ce questionnaire répond à plusieurs impératifs majeurs :

  • Prédiction de la rétention et de l’observance thérapeutique : L’un des plus grands défis en psychiatrie, en addictologie et en médecine comportementale réside dans le taux élevé d’abandons prématurés de traitement. Le TSRQ permet d’identifier précocement les profils de patients dont l’engagement repose exclusivement sur des pressions externes ou une culpabilité introjectée, deux facteurs prédictifs d’un risque accru de rupture thérapeutique.
  • Évaluation des interventions motivationnelles : L’outil sert d’indicateur standardisé pour mesurer l’efficacité des entretiens motivationnels (Motivational Interviewing) et des prises en charge cognitivo-comportementales. Il permet d’évaluer dans quelle mesure un programme aide le patient à intérioriser les raisons de son changement, transformant une contrainte initiale en une décision autonome et intégrée.
  • Différenciation des contextes légaux et volontaires : L’inclusion de patients sous mandat judiciaire dans l’étude fondatrice de Ryan, Plant et O’Malley (1995) a conféré au questionnaire une capacité unique à distinguer la coercition juridique des motivations autodéterminées, offrant aux cliniciens un profil nuancé des motifs d’admission.
  • Recherche translationnelle en santé : Au-delà des addictions sévères, les déclinaisons du TSRQ ont été appliquées à la gestion des maladies chroniques (diabète, hypertension), au sevrage tabagique, aux modifications du régime alimentaire et à l’exercice physique, démontrant une universalité d’évaluation du construit d’autorégulation comportementale.

5. Construit psychologique

Le TSRQ opérationnalise le modèle d’intériorisation de la théorie de l’autodétermination en le contextualisant au cadre thérapeutique. L’architecture factorielle du TMQ/TSRQ capture les composantes suivantes :

1. Motivation autonome / interne (Internal Motivation)

Cette dimension agrège les formes autodéterminées d’engagement clinique. Dans le cadre théorique originel du TMQ, cette dimension rassemble principalement la régulation identifiée (où le patient reconnaît l’importance personnelle, la valeur et l’utilité du traitement pour son bien-être futur) et des éléments d’autonomie psychologique. Le patient s’engage parce que la démarche fait écho à ses propres valeurs fondamentales d’existence (par exemple, « It is important to me personally to solve my problems » ou « I chose this treatment because I think it is an opportunity for change »). L’action émane d’un sentiment d’agentivité personnelle.

2. Motivation contrôlée / externe (External Motivation)

La régulation externe représente la forme la moins autodéterminée de la motivation extrinsèque. Elle désigne un engagement suscité par des impératifs extérieurs tangibles, des sanctions potentielles ou des obligations institutionnelles. Le patient participe pour répondre à des exigences formelles, pour éviter des conséquences judiciaires ou pour apaiser la pression de ses proches (par exemple, « I was referred by the legal system » ou « I’ll get in trouble if I don’t »). Le lieu de causalité perçu est purement externe.

3. Régulation introjectée (Introjected Regulation)

Bien que regroupée avec la dimension interne dans certaines analyses préliminaires en contexte judiciaire coercitif, la régulation introjectée traduit une motivation contrôlée interne, caractérisée par la culpabilité, la honte, la menace envers l’estime de soi ou le besoin d’éviter un sentiment d’échec (par exemple, « I’ll feel like a failure if I don’t » ou « I feel so guilty about my problem that I have to do something about it »). L’individu s’impose une contrainte psychique pour préserver son ego sans avoir véritablement intégré la valeur du soin.

4. Recherche d’aide (Help Seeking)

Cette sous-échelle évalue l’acceptation par le patient de sa vulnérabilité et sa disposition active à solliciter le soutien des soignants et de ses pairs dans le dispositif clinique (par exemple, « I want to share some of my concerns and feelings with others » et « I accept the fact that I need some help and support from others to beat my problem »). Elle reflète l’ouverture relationnelle et le sentiment d’appartenance sociale (relatedness).

5. Confiance dans le traitement (Confidence in Treatment)

Cette composante mesure les attentes d’efficacité et la croyance dans la capacité du programme thérapeutique à apporter une solution aux difficultés du patient (par exemple, « I am confident this program will work for me » opposé aux items inversés comme « I doubt that this program will solve my problems »). Elle correspond à l’évaluation cognitive de l’adéquation de l’intervention et se rapproche du concept de sentiment d’efficacité personnelle de Bandura appliqué au cadre de soins.

6. Cadre théorique

Le fondement conceptuel du TSRQ repose intégralement sur la théorie de l’autodétermination formulée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan. Plus précisément, l’instrument prend racine dans la sous-théorie de l’évaluation cognitive (Cognitive Evaluation Theory) et surtout dans la théorie de l’intégration organismique (Organismic Integration Theory, OIT).

Selon l’OIT, les comportements extrinsèquement motivés ne sont pas homogènes ; ils se situent sur un continuum de relative autonomie qui reflète le degré d’intériorisation et d’intégration de la régulation comportementale dans le soi de l’individu :

  • Amotivation : Absence complète d’intention d’agir ou sentiment d’incompétence totale.
  • Régulation externe : Comportement initié et maintenu uniquement par des contingences externes (récompenses, punitions, coercition juridique).
  • Régulation introjectée : Intériorisation superficielle des exigences, l’action étant mue par des pressions intrapsychiques (culpabilité, préservation narcissique, évitement de l’anxiété).
  • Régulation identifiée : Le comportement est jugé personnellement significatif et valorisé, devenant une partie intégrante de la démarche consciente d’amélioration.
  • Régulation intégrée : Les raisons d’agir sont pleinement harmonisées avec les autres aspects, valeurs et croyances du soi.
  • Motivation intrinsèque : Action entreprise pour le plaisir inhérent et la satisfaction directe procurée par l’activité elle-même (rarement le motif primaire initial d’une entrée en sevrage, raison pour laquelle le TMQ/TSRQ cible principalement les régulations extrinsèques intériorisées).

Dans l’étude originelle de Ryan, Plant et O’Malley (1995), les auteurs ont constaté que lorsque les patients sont soumis à une forte pression judiciaire, la frontière entre l’introjection et l’identification subit une réorganisation psychologique particulière : les pressions externes objectives sont tellement manifestes que la motivation introjectée (auto-générée) se rapproche fonctionnellement des motifs internes identifiés comparativement à la coercition légale pure. Néanmoins, au fur et à mesure de l’évolution vers le TSRQ générique, la théorisation a réaffirmé la dichotomie structurelle classique : la régulation autonome (identifiée + intégrée) s’oppose à la régulation contrôlée (externe + introjectée).

7. Validité

La validité psychométrique du TSRQ et de son précurseur le TMQ a fait l’objet de nombreuses investigations empiriques attestant de son utilité clinique et conceptuelle :

Validité de construit

La validité de construit a été documentée par l’alignement des corrélations inter-échelles sur le modèle quasi-simplex théorisé par Deci et Ryan. Les sous-échelles adjacentes sur le continuum d’autodétermination présentent des corrélations positives plus fortes entre elles que les sous-échelles situées à des extrémités opposées. L’analyse montre que les dimensions de régulation autonome corrèlent positivement avec l’ouverture thérapeutique, la participation active aux séances de groupe et l’alliance thérapeutique de travail.

Validité convergente et discriminante

Dans les travaux de Ryan et al. (1995) menés auprès de 147 patients admis dans un programme de traitement de l’alcoolisme :

  • La sous-échelle de motivation interne présentait des corrélations positives significatives avec l’engagement évalué par les cliniciens (r = 0,38, p < 0,001) et la présence effective aux séances.
  • La régulation externe était significativement associée au statut juridique contraint (r = 0,44, p < 0,001) mais n’était pas corrélée avec la disposition subjective à partager ses émotions au sein des groupes de parole.
  • L’échelle de recherche d’aide (Help Seeking) corrélait positivement avec les mesures d’acceptation du diagnostic et de conscience du trouble (insight clinique).

Validité prédictive

Le pouvoir prédictif de l’instrument s’est avéré particulièrement robuste en addictologie et en santé publique :

  • Rétention et complétion : Ryan et al. (1995) ont mis en évidence qu’une motivation interne plus élevée prédisait de manière univariée et multivariée la persistance dans le traitement et réduisait de façon drastique les taux de sortie prématurée (dropouts). Les patients présentant des scores d’autonomie élevés avaient significativement plus de chances d’achever le programme complet de soins.
  • Maintien de l’abstinence : Les études ultérieures, notamment celles menées dans des cliniques de méthadone (Zeldman, Ryan, & Fiscella, 1999), ont démontré que les scores de motivation autonome prédisaient une réduction significative de l’usage de substances à 6 mois et un meilleur taux de négativité aux dépistages toxicologiques urinaires.
  • Changements comportementaux durables : Dans les applications du TSRQ à d’autres domaines médicaux (comme les programmes de perte de poids ou de sevrage tabagique de Williams et al.), l’autonomie relative calculée à partir du TSRQ prédisait de manière stable l’abstinence tabagique vérifiée biochimiquement à 12 et 24 mois.

8. Fidélité

Les propriétés de fidélité du TMQ/TSRQ ont été éprouvées dans diverses cohortes cliniques, démontrant une homogénéité des items et une précision de mesure conformes aux standards psychométriques stricts de l’American Psychological Association :

Consistance interne

Les indices de consistance interne calculés au moyen de l’alpha de Cronbach rapportés dans la littérature fondatrice (Ryan et al., 1995 ; Zeldman et al., 1999) s’établissent comme suit pour les 26 items du TMQ :

  • Motivation interne (Internal Motivation) : α = 0,81 à 0,87. Cette cohérence élevée démontre une excellente convergence des items mesurant les motifs personnels de changement et les désirs d’amélioration.
  • Motivation externe (External Motivation) : α = 0,72 à 0,79. Un indice satisfaisant compte tenu de l’hétérogénéité des pressions externes possibles (légales, familiales, sociales).
  • Recherche d’aide (Help Seeking) : α = 0,82 à 0,86. Ce score illustre une cohésion interne très forte des items évaluant le partage émotionnel et la reliance interpersonnelle.
  • Confiance dans le traitement (Confidence in Treatment) : α = 0,74 à 0,80. Cet indice atteste de la consistance de l’évaluation des attentes d’efficacité du programme.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Dans les évaluations de fidélité test-retest menées à des intervalles de 2 à 4 semaines en phase d’admission stationnaire, les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) oscillent entre 0,75 et 0,84, confirmant la stabilité temporelle du profil motivationnel en l’absence d’interventions ciblées tout en restant sensible aux changements qualitatifs induits par des entretiens thérapeutiques d’orientation motivationnelle.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle sous-jacente au TMQ originel à 26 items a été établie par analyse factorielle exploratoire (AFE) par extraction en composantes principales suivie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), justifiée par la corrélation théorique attendue entre les différentes facettes de la motivation.

Résultats de l’analyse factorielle exploratoire princeps

L’analyse menée par Ryan et ses collaborateurs a dégagé une structure multidimensionnelle expliquant une part substantielle de la variance totale :

  • Facteur 1 : Recherche d’aide et affiliation relationnelle (Help Seeking). Regroupant les items 17, 18, 19, 22, 25 et 26, ce facteur présente des saturations factorielles élevées (s’échelonnant entre 0,62 et 0,83). Ces items capturent spécifiquement la disposition à verbaliser ses difficultés et à s’appuyer sur la communauté de pairs.
  • Facteur 2 : Motivation interne / autodéterminée (Internal Motivation). Comprenant les items 1, 2, 4, 5, 7, 8, 9, 11, 15, 20 et 23, avec des saturations factorielles comprises entre 0,51 et 0,78. Fait notable sur le plan psychométrique, dans cet échantillon particulier comportant des injonctions de cour, les items d’introjection (peur de l’échec personnel, culpabilité) saturaient sur ce même axe que les items d’identification.
  • Facteur 3 : Confiance dans le programme (Confidence in Treatment). Comprenant les items 13, 14, 16, 21 et 24, avec des saturations comprises entre 0,55 et 0,81. Les items inversés (exprimant le doute ou le scepticisme quant au succès du sevrage) saturent négativement sur ce facteur unitaire.
  • Facteur 4 : Motivation externe / coercition (External Motivation). Composé des items 3, 6, 10 et 12, avec des saturations factorielles oscillant entre 0,58 et 0,84, reflétant la contrainte légale, la peur des sanctions et l’absence perçue de libre choix.

Évolution vers les modèles factoriels confirmatoires (AFC) du TSRQ

Dans les versions ultérieures spécifiquement standardisées sous la dénomination TSRQ (notamment adaptées par Williams et al. pour d’autres problématiques de santé), des analyses factorielles confirmatoires ont permis de scinder rigoureusement la composante interne en deux facteurs distincts :

  1. Le facteur de Régulation Autonome (composé exclusivement des items d’identification et de choix personnel),
  2. Le facteur de Régulation Contrôlée (agrégeant les items de régulation externe et les items de régulation introjectée).

Les indices d’ajustement structurel dans ces modèles confirmatoires témoignent d’une excellente adéquation aux données (CFI > 0,93, TLI > 0,91, RMSEA < 0,06), validant l’universalité de la modélisation à deux composantes d’autorégulation.

10. Instrument de mesure

L’instrument se présente sous un format auto-administré, facilement compréhensible et rapide à remplir :

  • Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (auto-rapporté).
  • Nombre d’items : 26 items organisés en trois sections thématiques (A : Raisons d’admission ; B : Raisons de maintien dans le traitement ; C : Évaluation globale des attitudes et croyances).
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
    • 1 : Pas du tout vrai (Not at all true)
    • 4 : Moyennement vrai (Somewhat true)
    • 7 : Tout à fait vrai (Very true)
  • Calcul des scores et cotation :
    • Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne arithmétique des items assignés à chaque dimension, produisant un score variant de 1,0 à 7,0.
    • Items inversés : Les items de scepticisme (items 13, 16, 21, 24) doivent être inversés (valeur recodée = 8 – réponse brute) avant le calcul du score de Confiance dans le traitement.
    • Indice d’autonomie relative (RAI) : Dans les utilisations analytiques de type TSRQ, un indice synthétique d’autonomie relative (Relative Autonomy Index) peut être généré en pondérant les scores des différentes sous-échelles : RAI = (Score Autonome) – (Score Contrôlé).
  • Durée de passation : Environ 8 à 12 minutes.
  • Conditions d’administration : Passation individuelle ou collective, en version papier-crayon ou sur support numérique sécurisé lors de l’admission clinique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication princeps : 1995 (pour le Treatment Motivation Questionnaire [TMQ] développé par Ryan, Plant, & O’Malley), avec des raffinements successifs donnant naissance aux formulations contemporaines du TSRQ à partir de la fin des années 1990 et début 2000.
  • Permissions et droits d’auteur : Le questionnaire est protégé par le droit d’auteur académique de Richard M. Ryan et du réseau des chercheurs de la théorie de l’autodétermination (selfdeterminationtheory.org).
  • Tarifs d’utilisation : L’instrument est mis à disposition gratuitement à des fins de recherche académique, d’enseignement et d’évaluation clinique non commerciale. Aucun coût de licence n’est requis sous réserve de citer scrupuleusement les publications originales des auteurs. Pour les exploitations industrielles, commerciales ou intégrées dans des logiciels propriétaires payants, une autorisation expresse doit être sollicitée auprès des détenteurs des droits.

12. Références

  • Pelletier, L. G., Tuson, K. M., & Haddad, N. K. (1997). Client Motivation for Therapy Scale: A measure of intrinsic motivation, extrinsic motivation, and amotivation for therapy. Journal of Personality Assessment, 68(2), 414–435. https://doi.org/10.1207/s15327752jpa6802_11
  • Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2000). Self-determination theory and the facilitation of intrinsic motivation, social development, and well-being. American Psychologist, 55(1), 68–78. https://doi.org/10.1037/0003-066X.55.1.68
  • Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-Determination Theory: Basic Psychological Needs in Motivation, Development, and Wellness. Guilford Publications. https://doi.org/10.1521/978.14625/28769
  • Ryan, R. M., Plant, R. W., & O’Malley, S. (1995). Initial motivations for alcohol treatment: Relations with patient characteristics, treatment involvement and dropout. Addictive Behaviors, 20(3), 279–297. https://doi.org/10.1016/0306-4603(94)00072-7
  • Williams, G. C., Grow, V. M., Freedman, Z. R., Ryan, R. M., & Deci, E. L. (1996). Motivational predictors of weight loss and weight-loss maintenance. Journal of Personality and Social Psychology, 70(1), 115–126. https://doi.org/10.1037/0022-3514.70.1.115
  • Zeldman, A., Ryan, R. M., & Fiscella, K. (1999). Attitudes, beliefs and motives in addiction recovery. Manuscrit non publié, Université de Rochester.

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

1 = not at all true
2
3
4 = somewhat true
5
6
7 = very true

A. I came for treatment at the clinic because:

  1. I really want to make some changes in my life.
  2. I won’t feel good about myself if I don’t get some help.
  3. I was referred by the legal system.
  4. I feel so guilty about my problem that I have to do something about it.
  5. It is important to me personally to solve my problems.

B. If I remain in treatment it will probably be because:

  1. I’ll get in trouble if I don’t.
  2. I’ll feel very bad about myself if I don’t.
  3. I’ll feel like a failure if I don’t.
  4. I feel like it’s the best way to help myself.
  5. I don’t really feel like I have a choice about staying in treatment.
  6. I feel it is in my best interests to complete treatment.

C. Rate each of the following in terms of how true each statement is for you:

  1. I came to treatment now because I was under pressure to come.
  2. I am not sure this program will work for me.
  3. I am confident this program will work for me.
  4. I decided to come to treatment because I was interested in getting help.
  5. I’m not convinced that this program will help me stop drinking.
  6. I want to openly relate with others in the program.
  7. I want to share some of my concerns and feelings with others.
  8. It will be important for me to work closely with others in solving my problem.
  9. I am responsible for this choice of treatment.
  10. I doubt that this program will solve my problems.
  11. I look forward to relating to others who have similar problems.
  12. I chose this treatment because I think it is an opportunity for change.
  13. I am not very confident that I will get results from treatment this time.
  14. It will be a relief for me to share my concerns with other program participants.
  15. I accept the fact that I need some help and support from others to beat my problem.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Questionnaire d’autorégulation du traitement (TSRQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-autoregulation-traitement-tsrq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’autorégulation du traitement (TSRQ).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-autoregulation-traitement-tsrq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’autorégulation du traitement (TSRQ).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-autoregulation-traitement-tsrq/.