Questionnaire d’autorégulation de la rétention des émotions négatives (SRWNE)

Le Questionnaire d’autorégulation de la rétention des émotions négatives (SRWNE) évalue les motivations sous-jacentes à la dissimulation des émotions négatives selon la théorie de l’autodétermination.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

Le Questionnaire d’autorégulation de la rétention des émotions négatives (Self-Regulation of Withholding Negative Emotions Questionnaire, ou SRWNE) est un instrument psychométrique conçu par Youngmee Kim, Edward L. Deci et Miron Zuckerman en 2002. Ancré dans le cadre conceptuel de la théorie de l’autodétermination (TAD ; Deci & Ryan, 1985, 2000), cet outil évalue les motivations sous-jacentes à la non-expression ou à la dissimulation des émotions négatives (telles que la colère, la tristesse ou la contrariété) en contexte interpersonnel.

Contrairement aux modèles traditionnels de régulation émotionnelle qui appréhendent la suppression expressive comme un processus unitaire invariablement délétère pour la santé mentale et relationnelle, le SRWNE postule que les conséquences de la rétention émotionnelle dépendent fondamentalement du degré d’autonomie motivationnelle de l’individu. L’instrument comporte 28 items répartis selon quatre sous-échelles correspondant aux formes de régulation définies par la théorie de l’intégration organismique : la régulation externe (ER, 7 items), la régulation introjectée (JR, 8 items), la régulation identifiée (DR, 8 items) et la régulation intégrée (TR, 5 items).

Les participants évaluent leur degré d’accord sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Fortement en désaccord » / Strongly Disagree) à 7 (« Fortement d’accord » / Strongly Agree). Les propriétés psychométriques établies lors des études de validation démontrent une cohérence interne satisfaisante pour chaque sous-échelle (coefficients alpha de Cronbach variant de .70 à .84), une structure factorielle conforme au continuum d’autodétermination (modèle en simplex), ainsi qu’une excellente validité convergente et prédictive à l’égard de la dépression, des plaintes somatiques, de l’estime de soi et du bien-être psychologique.

2. Mots-clés

autorégulation émotionnelle, rétention des émotions négatives, théorie de l’autodétermination, régulation autonome, régulation contrôlée, suppression expressive, psychométrie, bien-être psychologique, validation d’échelle, Edward L. Deci

3. Auteurs

Le questionnaire SRWNE a été développé par une équipe de chercheurs de l’Université de Rochester, figures de proue de la psychologie de la motivation humaine et de la personnalité :

  • Youngmee Kim, Ph.D. : Psychologue chercheuse, spécialiste de l’adaptation psychosociale, de la régulation émotionnelle et de la psycho-oncologie. Ses travaux ont notamment été menés au sein du département de psychologie clinique et sociale de l’Université de Rochester, puis auprès de l’American Cancer Society et de l’Université de Miami.
  • Edward L. Deci, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Rochester (Gowen Professor in the Social Sciences). Co-fondateur mondialement reconnu de la théorie de l’autodétermination aux côtés de Richard M. Ryan. Ses recherches portent sur la motivation intrinsèque, l’autonomie et les déterminants du bien-être humain.
  • Miron Zuckerman, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à l’Université de Rochester, reconnu pour ses contributions majeures en psychologie sociale et de la personnalité, notamment dans l’analyse des signaux non verbaux, de l’intelligence et des processus d’autorégulation.

4. Objectif

L’objectif fondamental du SRWNE est de distinguer pourquoi un individu s’abstient d’extérioriser ses émotions négatives ou agit comme si tout allait bien alors qu’il est bouleversé. Dans la littérature classique sur la régulation des émotions, la « suppression expressive » (Gross, 1998) a été largement documentée comme une stratégie inadaptée, génératrice d’activation sympathique élevée, d’incongruence intrapsychique et de perturbations des liens sociaux.

Cependant, Kim, Deci et Zuckerman (2002) soulignent qu’inhiber l’expression d’un affect négatif ne relève pas toujours d’un mécanisme défensif ou aliénant. Dans de multiples interactions de la vie quotidienne, ne pas décharger immédiatement sa rancœur ou son irritation peut constituer un acte réfléchi, constructif et guidé par des valeurs prosociales ou des objectifs personnels prioritaires. Le SRWNE permet de capturer cette nuance fondamentale en distinguant la rétention autonome de la rétention contrôlée :

  • Applications en recherche : L’échelle permet de dissocier les effets de l’acte régulateur en soi de la qualité motivationnelle qui le sous-tend. Elle est mobilisée dans l’étude des dynamiques de couple, du stress professionnel, des styles d’attachement et de l’ajustement émotionnel face aux maladies chroniques.
  • Applications cliniques : En psychothérapie et en consultation clinique, le SRWNE offre un profil précis des pressions internes et externes vécues par le patient. Il aide le thérapeute à identifier si la non-expression relève de peurs de rejet, de culpabilité et de honte (régulation introjectée/externe) ou si elle s’intègre harmonieusement dans le système de valeurs et les buts existentiels du patient (régulation identifiée/intégrée).

5. Construit psychologique

Le construit psychologique mesuré par le SRWNE est la motivation sous-tendant la rétention expressive des affects négatifs, organisée le long du continuum d’autodétermination. Ce construit n’évalue pas la fréquence de la rétention, mais la nature des forces motivationnelles qui l’animent à travers quatre dimensions spécifiques :

1. Régulation externe (External Regulation – ER)

Cette dimension représente la forme la plus hétéronome de régulation. L’individu s’abstient d’extérioriser sa contrariété pour répondre à des contingences extérieures concrètes, telles que l’obtention de récompenses sociales, la conformité aveugle aux normes d’un groupe ou l’évitement direct de sanctions et de désapprobations d’autrui. Les conduites sont vécues comme imposées de l’extérieur. Exemple : Cacher sa colère par peur d’être rejeté par ses pairs ou parce que ses proches exigent un contrôle absolu.

2. Régulation introjectée (Introjected Regulation – JR)

Ici, les raisons du silence émotionnel ont été internalisées, mais de façon non assimilée au soi. La régulation repose sur des pressions intrapsychiques coercitives telles que l’évitement de la culpabilité, la honte, l’anxiété de décevoir, ou au contraire la quête d’une fierté conditionnelle (maintien d’une estime de soi contingente). L’individu s’oblige à taire ses affects pour ne pas se percevoir comme une « mauvaise personne ». Exemple : Agir comme si tout allait bien afin de ne pas ressentir un sentiment destructeur de honte personnelle.

3. Régulation identifiée (Identified Regulation – DR)

La régulation identifiée reflète une démarche autonome où l’individu reconnaît consciemment la valeur et l’utilité personnelle de ne pas exprimer immédiatement ses affects négatifs. La personne choisit délibérément de différer ou de retenir son expression émotionnelle parce qu’elle perçoit cette attitude comme congruente avec ses objectifs importants (ex. : préserver le bien-être d’un collègue vulnérable, maintenir la stabilité d’une relation). Exemple : Choisir de garder ses sentiments pour soi afin de mener à terme un projet collaboratif crucial.

4. Régulation intégrée (Integrated Regulation – TR)

Forme la plus mature et autonome de régulation extrinsèque, l’intégration implique que les raisons de retenir l’émotion ont été pleinement harmonisées avec l’ensemble des besoins psychologiques fondamentaux, des valeurs fondamentales et de l’identité de l’individu. La personne accueille pleinement le ressenti négatif sur le plan interne, tout en trouvant valorisant et équilibrant de ne pas le laisser perturber son fonctionnement global. Exemple : Trouver une satisfaction personnelle profonde à vivre pleinement ses émotions sans les laisser devenir disruptives pour sa trajectoire de vie.

6. Cadre théorique

Le SRWNE s’appuie sur la théorie de l’intégration organismique (OIT), une mini-théorie constitutive de la théorie de l’autodétermination formulée par Deci et Ryan. L’OIT postule que les comportements humains non intrinsèquement plaisants peuvent être internalisés le long d’un continuum d’autonomie croissante : régulation externe → régulation introjectée → régulation identifiée → régulation intégrée → régulation intrinsèque.

Dans le domaine des émotions, la régulation d’un affect désagréable n’est jamais purement « intrinsèque » (puisqu’éprouver et retenir une détresse n’est pas une fin autotélique procurant un plaisir immédiat). Par conséquent, le continuum du SRWNE se déploie à travers les quatre nuances de la régulation extrinsèque :

Ce cadre théorique entre en résonance critique avec le modèle du processus de régulation émotionnelle de James Gross (1998, 2002). Tandis que les approches cognitivistes dominantes ont souvent assimilé toute rétention expressive à un mécanisme rigide générateur de coûts physiologiques et cognitifs (concept de suppression vs réévaluation cognitive), l’approche par l’autodétermination démontre que le coût adaptatif dépend du locus de causalité perçu (de Charms, 1968). Lorsque la rétention est mue par une volition authentique (identifiée ou intégrée), elle s’accompagne d’une flexibilité psychologique préservée et n’entrave pas le bien-être.

7. Validité

Les études initiales de validation menées par Kim, Deci et Zuckerman (2002), comprenant plusieurs échantillons d’étudiants universitaires et d’adultes (totalisant plus de 500 participants), ont rigoureusement étayé les différentes facettes de la validité psychométrique de l’outil :

  • Validité de construit (structure en simplex) : L’analyse des corrélations inter-échelles révèle une matrice conforme au modèle quasi-simplex théorisé par Guttman et attendu dans la TAD. Les sous-échelles conceptuellement adjacentes sur le continuum présentent des corrélations positives plus fortes que les sous-échelles opposées. Par exemple, la régulation externe est fortement corrélée à l’introjection ($r \approx .50$ à $.60$), modérément à l’identification ($r \approx .15$ à $.25$), et faiblement ou négativement à l’intégration.
  • Validité convergente et discriminante : Les échelles de régulation contrôlée (ER et JR) sont positivement associées aux mesures de détresse psychologique : dépression (évaluée par le CES-D et le BDI), anxiété, symptômes somatiques, et névrosisme. À l’inverse, les échelles de régulation autonome (DR et TR) sont positivement corrélées à l’estime de soi générale (Rosenberg Self-Esteem Scale), à l’auto-actualisation, à la vitalité subjective et aux affects positifs (PANAS), tout en affichant des liens nuls ou négatifs avec les plaintes somatiques.
  • Validité incrémentielle : Le SRWNE a démontré une capacité prédictive unique du bien-être psychologique au-delà des mesures générales de suppression expressive (comme le questionnaire ERQ de Gross et John), prouvant que la motivation régulatrice apporte une valeur explicative substantielle non captée par la simple fréquence comportementale.

8. Fidélité

Les indices de fidélité du questionnaire SRWNE ont été documentés de manière consistante dans les travaux originaux de Kim et ses collaborateurs (2002) :

  • Cohérence interne : Les coefficients alpha de Cronbach (α) rapportés dans les études de développement et de réplication confirment une homogénéité satisfaisante à excellente pour chaque dimension :
    • Régulation externe (ER, 7 items) : $\alpha = .78$ à $.83$
    • Régulation introjectée (JR, 8 items) : $\alpha = .74$ à $.81$
    • Régulation identifiée (DR, 8 items) : $\alpha = .75$ à $.82$
    • Régulation intégrée (TR, 5 items) : $\alpha = .70$ à $.79$
  • Fidélité test-retest : Évaluée sur des intervalles de deux à quatre semaines, la stabilité temporelle des scores s’est révélée robuste, avec des coefficients de corrélation test-retest oscillant entre $.68$ et $.82$ selon les sous-échelles, témoignant d’une mesure stable des styles régulateurs tout en demeurant sensible aux interventions thérapeutiques ciblant l’autonomie.

9. Analyse factorielle

La structure factorielle du SRWNE a été établie par une combinaison d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) :

  • Analyses factorielles exploratoires (AFE) : Réalisées par extraction en composantes principales suivie de rotations obliques (Promax), les analyses initiales sur les versions préliminaires d’items ont permis de retenir 28 items saturant nettement sur quatre facteurs distincts. Chaque item présente une saturation factorielle principale primaire satisfaisante (≥ .40) sur son facteur cible sans saturation croisée majeure (≤ .25 sur les facteurs non cibles).
  • Analyses factorielles confirmatoires (AFC) : Les modèles testés ont comparé une structure unidimensionnelle, un modèle à deux facteurs (autonome vs contrôlé) et le modèle théorique à quatre facteurs corrélés. Le modèle à quatre facteurs a affiché les meilleurs indices d’ajustement global :
    • $\chi^2 / dl < 2.5$
    • Comparative Fit Index (CFI) ≥ .91
    • Tucker-Lewis Index (TLI) ≥ .90
    • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) ≤ .055 (intervalle de confiance à 90 % compris entre .046 et .064)
    • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) ≤ .060

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou administration numérique en ligne).
  • Population cible : Adultes et adolescents à partir de 16 ans.
  • Nombre d’items : 28 items répartis sur deux amorces contextuelles (items 1 à 13 : « The reason I do not express my negative emotions to other people is because: » ; items 14 à 28 : « Sometimes when I am upset, I act like everything is all right, because: »).
  • Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points :
    • 1 = Strongly Disagree (Fortement en désaccord)
    • 2 = Moderately Disagree (Modérément en désaccord)
    • 3 = Slightly Disagree (Légèrement en désaccord)
    • 4 = Neutral (Neutre)
    • 5 = Slightly Agree (Légèrement d’accord)
    • 6 = Moderately Agree (Modérément d’accord)
    • 7 = Strongly Agree (Fortement d’accord)
  • Cotation et sous-échelles :
    • Régulation externe (ER) : Moyenne des items 1, 7, 12, 16, 19, 25 et 27.
    • Régulation introjectée (JR) : Moyenne des items 2, 4, 6, 10, 14, 21, 24 et 28.
    • Régulation identifiée (DR) : Moyenne des items 5, 9, 11, 13, 15, 17, 22 et 26.
    • Régulation intégrée (TR) : Moyenne des items 3, 8, 18, 20 et 23.
  • Indice d’autonomie relative (RAI – Relative Autonomy Index) : Possibilité de calculer un score synthétique d’autonomie globale en appliquant un système de pondération conforme à la TAD : $\text{RAI} = (2 \times \text{TR}) + (1 \times \text{DR}) – (1 \times \text{JR}) – (2 \times \text{ER})$. Un score plus élevé indique une régulation globalement autonome de la rétention émotionnelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication officielle : 2002.
  • Statut des droits et conditions d’utilisation : Le questionnaire SRWNE est une mesure du domaine public académique hébergée par le Center for Self-Determination Theory (CSDT). Il est mis librement à la disposition de la communauté scientifique, des étudiants et des praticiens cliniques à des fins de recherche fondamentale, d’évaluation clinique et d’enseignement, sans frais de licence ni redevance d’utilisation.
  • Restrictions : Toute utilisation commerciale ou intégration dans des logiciels propriétaires payants nécessite l’autorisation expresse des auteurs ou des ayants droit. La citation de l’article princeps de 2002 demeure obligatoire pour toute publication scientifique exploitant l’instrument.

12. Références

Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7

Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227-268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01

de Charms, R. (1968). Personal causation: The internal affective determinants of behavior. Academic Press.

Gross, J. J. (1998). The emerging field of emotion regulation: An integrative review. Review of General Psychology, 2(3), 271-299. https://doi.org/10.1037/1089-2680.2.3.271

Gross, J. J. (2002). Emotion regulation: Affective, cognitive, and social consequences. Psychophysiology, 39(3), 281-291. https://doi.org/10.1017/s0048577201393198

Kim, Y., Deci, E. L., & Zuckerman, M. (2002). The development of the self-regulation of withholding negative emotions questionnaire. Educational and Psychological Measurement, 62(2), 316-336. https://doi.org/10.1177/0013164402062002007

Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-determination theory: Basic psychological needs in motivation, development, and wellness. Guilford Press. https://doi.org/10.1521/978.14625/28769

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

I think others would be upset with me‚ if I expressed these feelings.
2

I would feel guilty if I let my bad feelings come out.
3

I find it personally satisfying to be able to feel my emotions without letting them be disruptive.
4

Expressing negative emotions would just hurt others‚ and a person shouldn’t do that.
5

There are some situations where it is useful to express my feelings and others where it’s not.
6

I would feel like a bad person if I expressed my bad feelings to my friends.
7

My parents and friends expect me to control myself.
8

I enjoy being aware of my feelings but I also find it satisfying to maintain a positive outward appearance.
9

It is important to me personally not to be hurtful to others.
10

I don’t think I have the right to bother other people with my negative feelings.
11

As a caring person‚ I do not want to upset others with my negative feelings.
12

I’m afraid that people wouldn’t like me if I express my feelings.
13

It is important to be aware of my negative feelings‚ but if I keep them to myself it is to maintain emotional stability.
14

I’d be ashamed of myself if I let my bad feelings come out.
15

The important thing is to understand my own upset‚ but it may not be useful to tell others about it.
16

I think it could ruin my relationships if I am always talking about what bothers me.
17

It is important to me not to burden others with my problems.
18

It is gratifying to be able to keep my upset from interfering with my goals.
19

I want others to think I’m mature.
20

It is an interesting challenge to remain calm and not always be getting upset.
21

I would be embarrassed if I let others see what was bothering me.
22

I feel that it is mature to maintain a positive attitude.
23

It is fulfilling to be able to achieve my goals even when I am upset.
24

I believe people should keep their upset to themselves.
25

I’m afraid people won’t like me if I let on what is wrong.
26

I choose to keep my bad feelings to myself so I can accomplish important projects.
27

I think I have to follow the social norms.
28

I want others to think I’m a good person.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Questionnaire d’autorégulation de la rétention des émotions négatives (SRWNE). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-autoregulation-retention-emotions-negatives-srwne/
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’autorégulation de la rétention des émotions négatives (SRWNE).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-autoregulation-retention-emotions-negatives-srwne/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire d’autorégulation de la rétention des émotions négatives (SRWNE).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-autoregulation-retention-emotions-negatives-srwne/.