1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire d’autorégulation prosociale (Prosocial Self-Regulation Questionnaire, SRQ-P) est un instrument psychométrique développé par Richard M. Ryan et James P. Connell en 1989. Conçu spécifiquement pour les enfants scolarisés à la fin de l’école élémentaire et au début du collège (approximativement de 8 à 14 ans), le SRQ-P vise à évaluer les motifs motivationnels sous-jacents à l’adoption de comportements prosociaux, tels que le partage, l’aide à autrui en détresse, le respect des promesses et l’inhibition de l’agressivité. Cet instrument opérationnalise le concept de lieu perçu de causalité (Perceived Locus of Causality, PLOC) issu de la théorie de l’autodétermination (TAD), plus particulièrement de la théorie de l’intégration organismique (TIO).
Le questionnaire est structuré autour de situations prosociales contextualisées, chacune explorant plusieurs raisons d’agir. Contrairement aux échelles mesurant les comportements intrinsèquement plaisants, le SRQ-P évalue trois styles de régulation distincts : la régulation externe (obéissance guidée par la recherche de récompenses ou l’évitement de punitions), la régulation introjectée (pressions internes, évitement de la culpabilité ou de la honte, quête d’approbation) et la régulation identifiée (valorisation consciente et intégration de la valeur morale du comportement). Conformément aux postulats théoriques de l’intériorisation, l’échelle exclut délibérément la motivation intrinsèque, postulant que les conduites morales et prosociales résultent d’un processus de socialisation et d’intériorisation plutôt que d’une propension ludique spontanée.
L’administration repose sur une échelle de réponse ordinale en 4 points (allant de « Very True » [4] à « Not at All True » [1]). Les études psychométriques initiales et contemporaines démontrent une validité de construit exemplaire, marquée par une structure dite « en simplexe » (les corrélations inter-échelles diminuent à mesure que la distance conceptuelle augmente le long du continuum d’autodétermination). La fidélité de cohérence interne (alpha de Cronbach) oscille généralement entre 0,70 et 0,85 selon les sous-échelles et les échantillons. Le SRQ-P constitue une référence incontournable en psychologie du développement, en psychologie de l’éducation et en sociocognition morale pour dissocier l’action altruiste de surface de sa qualité motivationnelle profonde.
2. Mots-clés / Keywords
Théorie de l’autodétermination, autorégulation prosociale, motivation, lieu perçu de causalité, régulation externe, régulation introjectée, régulation identifiée, comportement prosocial, développement moral, psychométrie, enfance, intériorisation.
3. Auteurs / Authors
Le Prosocial Self-Regulation Questionnaire a été élaboré par deux figures majeures de la psychologie contemporaine de la motivation et du développement :
- Richard M. Ryan, Ph.D. : Professeur clinicien et chercheur en psychologie, cofondateur de la théorie de l’autodétermination aux côtés d’Edward L. Deci. Il a longtemps exercé au sein du Département de psychologie clinique et sociale de l’Université de Rochester (New York, États-Unis) et occupe actuellement des fonctions de professeur émérite à l’Australian Catholic University (Sydney, Australie). Ses recherches portent sur le bien-être, l’autonomie, l’intériorisation culturelle et les mécanismes psychologiques fondamentaux de l’épanouissement humain.
- James P. Connell, Ph.D. : Psychologue du développement et statisticien, anciennement affilié à l’Université de Rochester, puis cofondateur et président de l’Institute for Research and Reform in Education (IRRE). Ses travaux pionniers avec Ryan à la fin des années 1980 ont permis d’opérationnaliser les concepts de styles de régulation auprès des enfants et des adolescents en milieux scolaire et social.
4. Objectif / Purpose
Le SRQ-P a été conçu pour résoudre une énigme centrale en psychologie sociale et du développement : comprendre pourquoi un individu s’engage dans une conduite prosociale alors même que le comportement observable peut être strictement identique d’un individu à l’autre. Deux enfants peuvent partager leur matériel, secourir un camarade en larmes ou s’abstenir de répliquer par la violence ; néanmoins, l’un peut agir sous la contrainte d’une sanction imminente de l’enseignant, tandis que l’autre agit parce qu’il perçoit l’empathie et la bienveillance comme des valeurs fondamentales pour son identité.
Sur le plan fondamental, le SRQ-P opérationnalise la différenciation qualitative de la motivation humaine proposée par la théorie de l’autodétermination. Plutôt que de traiter la prosocialité comme un trait unitaire ou une simple fréquence d’actions, l’outil déconstruit l’expérience phénoménologique et régulatrice de l’enfant. Il permet ainsi de situer le comportement sur le continuum de l’autodétermination, en examinant dans quelle mesure les exigences de socialisation transmises par l’environnement éducatif et familial ont été intériorisées.
Dans les contextes de recherche et de pratique appliquée, le questionnaire répond à plusieurs objectifs :
- En milieu scolaire et socio-éducatif : Évaluer l’efficacité des programmes d’apprentissage socio-émotionnel (SEL) et d’éducation morale. Le SRQ-P permet de déterminer si une intervention pédagogique amène les élèves à une réelle intégration des valeurs de respect et de coopération, ou si elle se borne à renforcer une conformité de surface sous pression externe.
- En psychologie clinique infanto-juvénile : Diagnostiquer les dysfonctionnements de la régulation morale, notamment chez les jeunes manifestant des conduites agressives, des troubles des conduites ou un déficit de réciprocité sociale. Il met en lumière une dépendance excessive aux menaces externes ou, à l’inverse, une hypersensibilité à l’introjection névrotique (honte et culpabilité dysfonctionnelles).
- En recherche développementale : Étudier les prédicteurs parentaux (styles parentaux soutenant l’autonomie vs contrôlants) et relationnels qui facilitent la transition d’une régulation hétéronome (externe) vers une régulation autonome (identifiée) au cours de la transition de l’enfance vers l’adolescence.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par le SRQ-P est l’autorégulation prosociale, définie comme l’ensemble des mécanismes cognitifs, affectifs et motivationnels par lesquels un individu initie, maintient et oriente ses conduites d’aide, de coopération et de retenue à l’égard d’autrui. Ce construit s’organise selon trois styles de régulation qualitativement distincts sur le continuum du lieu perçu de causalité.
1. La régulation externe (External Regulation)
La régulation externe représente la forme la moins autodéterminée du continuum. L’enfant s’engage dans le comportement prosocial ou s’abstient d’agresser autrui dans le seul but de satisfaire une demande extérieure, d’obtenir des récompenses tangibles ou sociales, ou d’éviter des conséquences négatives et punitions formelles. Le lieu de causalité perçu est totalement impersonnel et extérieur à l’individu. À ce niveau, la conformité morale cesse dès lors que les figures d’autorité (enseignants, parents) ne sont plus en mesure de surveiller le sujet.
Exemples d’items : Agir « pour que mes amis m’aiment » ou « parce que je vais avoir des ennuis si je ne le fais pas ». L’accent est mis sur la dépendance envers l’évaluation et la réaction de l’environnement social.
2. La régulation introjectée (Introjected Regulation)
L’introjection désigne une intériorisation partielle où la règle morale a été adoptée au sein du système psychique de l’enfant, mais sans être véritablement assimilée au Soi. Le comportement est soutenu par des pressions internes d’obligation, des sentiments de culpabilité, de honte anticipée ou le désir de maintenir une image de soi positive (valorisation de l’ego). L’enfant agit sous l’empire d’une coercition interne : il se sent forcé par lui-même d’agir droitement, sous peine de ressentir un mépris de sa propre personne.
Exemples d’items : Agir « parce que je me sentirais comme une mauvaise personne si je ne le faisais pas » ou « parce que j’aurais honte de moi après l’avoir fait ». Le lieu perçu de causalité demeure modérément externe car le contrôle psychologique reste oppressif et non autonome.
3. La régulation identifiée (Identified Regulation)
La régulation identifiée reflète une forme hautement autodéterminée d’action prosociale. L’enfant reconnaît et accepte consciemment la valeur fondamentale du comportement. L’action est jugée personnellement importante, significative et congruente avec ses propres objectifs moraux et sociaux. L’enfant n’agit pas par peur du jugement ou par remords, mais par conviction authentique que le bien-être d’autrui et la bienveillance sont indispensables.
Exemples d’items : Agir « parce que je pense qu’il est important d’aider quand c’est nécessaire » ou « parce que je pense qu’il est important de tenir ses promesses ». Le lieu de causalité perçu est interne, générant un sentiment d’alignement avec ses valeurs propres.
Justification théorique de l’absence de motivation intrinsèque
Dans la théorie de l’autodétermination standard, le continuum culmine dans la motivation intrinsèque (agir pour le plaisir inhérent et la stimulation de l’activité). Or, Ryan et Connell (1989) ont explicitement exclu la sous-échelle intrinsèque du SRQ-P. En effet, les comportements prosociaux (refréner une pulsion agressive, s’astreindre à respecter un engagement difficile, renoncer à une ressource pour la partager) ne sont pas spontanément autotéliques ou amusants au sens biologique premier. Ils constituent le fruit d’une éducation, d’une acculturation et de l’intériorisation progressive de normes sociomorales. L’aboutissement optimal de ce processus n’est pas le jeu pur (intrinsèque), mais l’identification pleine et entière à la valeur de la relation humaine (identifiée).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le SRQ-P s’ancre rigoureusement dans la théorie de l’autodétermination (TAD) formalisée par Edward L. Deci et Richard M. Ryan. Plus précisément, l’instrument est le reflet opérationnel de la théorie de l’intégration organismique (Organismic Integration Theory, OIT), l’une des six mini-théories constitutives de la TAD.
Le continuum de l’intériorisation et le concept de PLOC
L’OIT postule que les êtres humains possèdent une tendance organismique innée à intérioriser les exigences de leur culture afin de s’adapter et de se connecter à leur communauté sociale. L’intériorisation n’est pas un processus dichotomique (tout ou rien), mais un continuum développemental et dynamique le long duquel l’origine perçue de l’action passe d’un contrôle externe à une autonomie fonctionnelle :
- Le concept de lieu perçu de causalité (Perceived Locus of Causality, PLOC), initialement conceptualisé par Fritz Heider (1958) et affiné par Richard deCharms (1968), décrit le degré auquel un agent perçoit ses actes comme émanant de sa propre volonté (origine) ou résultant de contraintes extérieures (pion).
- Ryan et Connell (1989) ont traduit ce modèle philosophique et phénoménologique en dimensions psychométriques distinctes en démontrant que le PLOC s’exprime à travers des styles régulateurs hiérarchisés.
Le modèle en simplexe de Guttman
Sur le plan structurel, le cadre théorique stipule que ces styles motivationnels ne sont pas des entités indépendantes orthogonales, mais des points le long d’un ordre ordonné. Selon le modèle de Louis Guttman, un système régulateur ordonné selon un continuum génère une matrice de corrélations en simplexe :
Les variables conceptuellement adjacentes sur le continuum (par exemple, externe et introjectée, ou introjectée et identifiée) doivent présenter des corrélations positives plus fortes entre elles que les variables plus éloignées (externe et identifiée). La découverte empirique de cette structure en simplexe dans l’étude princeps de 1989 a constitué l’une des validations expérimentales les plus puissantes de l’existence du continuum d’autodétermination chez l’enfant.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du SRQ-P a été examinée et confirmée dans de nombreux travaux menés auprès d’échantillons d’élèves du primaire et du secondaire.
Validité de construit
La validité de construit est étayée par la confirmation systématique de la structure quasi-simplex. Dans l’étude princeps de Ryan et Connell (1989, N = 267 élèves de CM1 à la 5e), la corrélation entre la régulation externe et la régulation introjectée était positive et modérée (r ≈ 0,39 à 0,45), la corrélation entre la régulation introjectée et la régulation identifiée était également positive (r ≈ 0,32 à 0,40), tandis que la corrélation entre les deux pôles extrêmes (externe et identifiée) s’est avérée quasi nulle ou négative (r ≈ -0,05 à 0,12). Cette configuration géométrique confirme que l’introjection joue un rôle intermédiaire charnière entre l’hétéronomie et l’autonomie.
Validité convergente et corrélats émotionnels
Les styles de régulation prosociale s’associent de façon différentielle avec les affects et les attitudes morales :
- Régulation introjectée : Fortement corrélée à l’anxiété morale, à la vulnérabilité émotionnelle, à la honte anticipée et à la susceptibilité à la culpabilité (r variant de 0,35 à 0,55). Elle est également liée à un perfectionnisme socialement prescrit et à une préoccupation pour le regard de l’autre.
- Régulation identifiée : Corrélée de manière robuste avec l’empathie dispositionnelle (prise de perspective et préoccupation empathique de Davis), le sentiment d’efficacité relationnelle et un bien-être psychologique global plus élevé.
- Régulation externe : Corrélée négativement avec l’intérêt authentique pour les pairs et associée à des conduites d’évitement ou de minimisation de l’effort prosocial en l’absence de surveillance.
Validité prédictive et comportementale
Des recherches longitudinales et observationnelles démontrent que les élèves présentant des scores élevés en régulation identifiée manifestent une prosocialité spontanée plus stable dans le temps, même dans des situations d’anonymat. En revanche, les scores élevés en régulation externe prédisent des comportements prosociaux fluctuants et conditionnés par la présence d’un adulte sanctionnateur ou gratificateur.
8. Fidélité / Reliability
Les indices de consistance interne et de stabilité temporelle du SRQ-P répondent aux normes d’exigence psychométrique requises pour les populations infantiles.
Cohérence interne (Alpha de Cronbach)
Dans l’échantillon initial de validation de Ryan et Connell (1989) ainsi que dans les réplications ultérieures, les coefficients de cohérence interne des sous-échelles ont été rapportés comme suit :
- Régulation externe : α = 0,72 à 0,81. Ces indices témoignent d’une homogénéité satisfaisante pour des items illustrant diverses situations de contrainte (évitement des sanctions parentales ou professorales, approbation des pairs).
- Régulation introjectée : α = 0,71 à 0,79. Reflète une cohérence élevée dans la mesure des sentiments d’auto-dépréciation et de mauvaise conscience.
- Régulation identifiée : α = 0,75 à 0,85. Démontre une cohésion interne robuste concernant la valorisation personnelle de l’aide et de l’équité.
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Les évaluations de test-retest sur des intervalles de 4 à 8 semaines auprès d’échantillons de collégiens indiquent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) stables, s’échelonnant de 0,65 à 0,78 selon les sous-échelles. Cette stabilité modérée à forte atteste que si l’orientation régulatrice forme une disposition relativement constante, elle demeure néanmoins sensible aux interventions éducatives et aux variations des climats relationnels de classe.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du SRQ-P a fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)
Lors de l’extraction par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin), les items s’organisent conformément au modèle théorique à trois facteurs. Les saturations factorielles dominantes se distribuent nettement sur les facteurs assignés :
- Les items de régulation externe saturent typiquement entre 0,48 et 0,74 sur leur facteur respectif, sans co-saturation critique sur les dimensions autonomes.
- Les items d’introjection présentent des saturations comprises entre 0,45 et 0,70.
- Les items d’identification saturent entre 0,52 et 0,78 sur le facteur de régulation autonome.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC) et modélisation en simplexe
Les modèles d’équations structurelles (SEM) évaluant la structure tridimensionnelle démontrent des indices d’adéquation très satisfaisants :
- Chi-deux normé ($\chi^2 / ext{dl}$) : < 2,5
- CFI (Comparative Fit Index) : > 0,92 à 0,96
- TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,90 à 0,95
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,055 (intervalle de confiance à 90 % : 0,042 – 0,068)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,060
De plus, les analyses factorielles confirmatoires comparatives prouvent la supériorité statistique du modèle en simplexe (où les corrélations résiduelles et factorielles reflètent un ordre de contiguïté ordonné) par rapport à un modèle unidimensionnel global ou à un modèle orthogonal indépendant, confirmant ainsi la robustesse conceptuelle de l’OIT.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le SRQ-P est un auto-questionnaire standardisé sur papier ou support informatisé.
- Format d’évaluation : Auto-évaluation contextualisée. L’outil présente des amorces comportementales (par exemple : « Pourquoi tiens-tu une promesse faite à des amis ? ») suivies de propositions de motifs régulateurs.
- Nombre d’items : Le protocole standard comporte 24 items distribués à travers 5 scénarios prosociaux concrets (tenir ses promesses, ne pas se moquer d’une erreur, ne pas frapper sous le coup de la colère, être gentil avec les autres, aider quelqu’un en détresse).
- Échelle de réponse : Échelle ordinale en 4 points adaptée aux enfants. L’option d’adhésion maximale est présentée en premier pour faciliter l’interprétation par les plus jeunes participants :
- 4 = Very True (Tout à fait vrai)
- 3 = Sort of True (Assez vrai)
- 2 = Not Very True (Pas très vrai)
- 1 = Not at All True (Pas du tout vrai)
- Population cible : Enfants scolarisés en fin d’école primaire (CM1, CM2) et au collège (6e, 5e, 4e), soit environ 8 à 14 ans.
- Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Modalités de cotation et calcul des scores :
- Scores moyens par sous-échelle : Pour chaque sous-échelle (Externe, Introjectée, Identifiée), calculer la moyenne arithmétique des items correspondants (somme des scores divisée par le nombre d’items de la sous-échelle). Les scores s’étendent de 1 à 4.
- Index d’autonomie relative (RAI – Relative Autonomy Index) prosocial : Afin d’obtenir un score synthétique d’autodétermination, une formule pondérée peut être appliquée :
RAI Prosocial = (2 × Régulation Identifiée) - (1 × Régulation Introjectée) - (1 × Régulation Externe).
Un score positif élevé traduit une intériorisation autonome prédominante, tandis qu’un score négatif reflète un contrôle externe ou introjecté dominant.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication initiale : 1989.
- Statut des droits et gratuité : Le Questionnaire d’autorégulation prosociale (SRQ-P) relève du domaine de la recherche académique ouverte. Il a été mis à la disposition de la communauté scientifique internationale par Richard M. Ryan et Edward L. Deci.
- Tarifs d’utilisation : Gratuit pour une utilisation non commerciale à des fins d’enseignement, d’évaluation clinique et de recherche scientifique.
- Conditions de licence et d’accès : L’accès au questionnaire et à ses clés de cotation est disponible via la plateforme officielle de la théorie de l’autodétermination (selfdeterminationtheory.org). Toute reproduction commerciale au sein de batteries de tests payantes nécessite l’autorisation formelle expresse des titulaires des droits d’auteur.
12. Références / References
- Connell, J. P., & Wellborn, J. G. (1991). Competence, autonomy, and relatedness: A motivational analysis of self-system processes. In M. R. Gunnar & L. A. Sroufe (Eds.), Self processes and development: The Minnesota Symposia on Child Psychology (Vol. 23, pp. 43–77). University of Minnesota Press.
- deCharms, R. (1968). Personal causation: The internal affective determinants of behavior. Academic Press.
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (1985). Intrinsic motivation and self-determination in human behavior. Plenum Press. https://doi.org/10.1007/978-1-4899-2271-7
- Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
- Grolnick, W. S., & Ryan, R. M. (1989). Parent styles associated with children’s self-regulation and competence in school. Journal of Educational Psychology, 81(2), 143–154. https://doi.org/10.1037/0022-0663.81.2.143
- Heider, F. (1958). The psychology of interpersonal relations. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1037/10628-000
- Ryan, R. M., & Connell, J. P. (1989). Perceived locus of causality and internalization: Examining reasons for acting in two domains. Journal of Personality and Social Psychology, 57(5), 749–761. https://doi.org/10.1037/0022-3514.57.5.749
- Ryan, R. M., & Deci, E. L. (2017). Self-determination theory: Basic psychological needs in motivation, development, and wellness. Guilford Press. https://doi.org/10.1521/978.14625/28769