Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur / Questionnaire Néerlandais sur les Troubles Musculosquelettiques

Découvrez le Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur (Dutch Musculoskeletal Questionnaire / VBA), l’outil psychométrique et ergonomique de référence conçu par Hildebrandt et al. pour évaluer les troubles musculosquelettiques, la charge biomécanique et les facteurs psychosociaux au travail.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur (connu sous le nom d’origine néerlandaise Vragenlijst Bewegingsapparaat [VBA] et dans la littérature internationale sous l’appellation Dutch Musculoskeletal Questionnaire [DMQ]) représente un instrument d’évaluation psychométrique et ergonomique standardisé, développé aux Pays-Bas par Hildebrandt, Bongers, van Dijk, Kemper et Dul (2001) sous l’égide de l’institut TNO Arbeid. Conçu pour surmonter le cloisonnement traditionnel entre l’analyse biomécanique des contraintes physiques et l’évaluation des facteurs organisationnels et psychosociaux au travail, le DMQ permet d’évaluer conjointement la prévalence des troubles musculosquelettiques (TMS) et un spectre complet de facteurs de risque professionnels et individuels.

L’instrument explore les manifestations douloureuses et les limitations fonctionnelles au niveau de sept régions anatomiques principales (rachis cervical, épaules, rachis dorsal, rachis lombaire, coudes, poignets/mains, et membres inférieurs englobant hanches, genoux, chevilles et pieds), tant sur une période de prévalence annuelle (12 derniers mois) que ponctuelle (7 derniers jours). Simultanément, il quantifie les conséquences fonctionnelles majeures, telles que l’absentéisme médical et les recours aux soins de santé. Sur le plan étiologique, le DMQ examine les charges de travail physiques (manipulation de charges lourdes, efforts de force manuelle, postures contraignantes prolongées, mouvements répétitifs, vibrations mécaniques globales et segmentaires), les contraintes psychosociales et organisationnelles (pression temporelle, surcharge qualitative et quantitative, latitude décisionnelle, autonomie, soutien social des pairs et de la hiérarchie), ainsi que la perception globale de la santé, le niveau de fatigue en fin de journée et les habitudes de vie.

Composé de 52 items cardinaux structurés sous forme de questions dichotomiques (Oui / Non) et d’échelles de fréquence ordinale à 4 points ou d’intensité à 10 points, le DMQ présente des propriétés psychométriques robustes. Les études de validation clinique et épidémiologique rapportent une fidélité test-retest substantielle à excellente (coefficients Kappa de Cohen variant généralement de 0,60 à 0,90 selon les sous-échelles), une consistance interne satisfaisante pour les dimensions multidimensionnelles (alpha de Cronbach oscillant entre 0,72 et 0,88 pour les indices de contraintes physiques et psychosociales), ainsi qu’une validité convergente et de critère confirmée par des corrélations étroites avec les observations ergonomiques directes sur le poste de travail et les données médicales d’arrêts de travail.

2. Mots-clés / Keywords

Troubles musculosquelettiques, Dutch Musculoskeletal Questionnaire, Vragenlijst Bewegingsapparaat, ergonomie au travail, biomécanique professionnelle, risques psychosociaux, santé au travail, fidélité test-retest, validité de construit, charge physique de travail, lombalgie, évaluation ergonomique.

3. Auteurs / Authors

Le Dutch Musculoskeletal Questionnaire a été élaboré, testé et validé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs néerlandais en épidémiologie de la santé au travail, en médecine du travail, en physiologie de l’effort et en ergonomie :

  • Vincent H. Hildebrandt, Ph.D. : Chercheur principal, TNO Work and Employment (TNO Arbeid), Hoofddorp, Pays-Bas. Spécialiste de la surveillance de la santé des travailleurs et de l’activité physique en milieu professionnel.
  • Paulien M. Bongers, Ph.D. : Épidémiologiste senior, TNO Work and Employment, et professeure en épidémiologie des troubles musculosquelettiques à l’Université Libre d’Amsterdam (Vrije Universiteit Amsterdam), Amsterdam, Pays-Bas. Reconnue internationalement pour ses travaux fondateurs sur l’interaction entre contraintes biomécaniques et facteurs psychosociaux dans l’apparition des TMS.
  • Frank J. H. van Dijk, M.D., Ph.D. : Professeur de médecine du travail, Coronel Institute of Occupational Health, Academic Medical Center (AMC), Université d’Amsterdam, Amsterdam, Pays-Bas. Pionnier dans le domaine de la médecine du travail factuelle et des stratégies de prévention clinique.
  • Han C. G. Kemper, Ph.D. : Professeur émérite de physiologie de la santé et du développement humain, Institute for Research in Extramural Medicine (EMGO Institute), Université Libre d’Amsterdam, Amsterdam, Pays-Bas. Expert de premier plan en analyse longitudinale de la condition physique et de l’activité motrice.
  • Jan Dul, Ph.D. : Professeur d’ergonomie et de gestion du travail, Rotterdam School of Management, Université Érasme de Rotterdam, Rotterdam, Pays-Bas. Auteur influent en ergonomie systémique, macro-ergonomie et conception des environnements de production.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental du Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur (DMQ) est de fournir un instrument standardisé, valide, économique et facile d’administration pour la détection précoce, la surveillance épidémiologique et l’évaluation diagnostique globale des facteurs de risque et des symptômes liés aux troubles musculosquelettiques dans les populations professionnelles. Avant la parution des travaux de Hildebrandt et de ses collaborateurs au début des années 2000, l’évaluation des TMS en milieu professionnel souffrait d’une dichotomie méthodologique majeure : d’une part, des questionnaires cliniques focalisés exclusivement sur la localisation anatomique des douleurs (tel que le célèbre Questionnaire Nordique Standardisé de Kuorinka et al., 1987), mais dépourvus d’indicateurs étiologiques détaillés ; d’autre part, des grilles d’observation ergonomique ou des instruments de mesure physique (inclinomètres, électromyographie de surface, dynamomètres) extrêmement lourds, onéreux et inapplicables à large échelle dans le cadre de cohortes épidémiologiques ou de bilans annuels de médecine préventive.

Le DMQ a été conçu précisément pour combler cette lacune systémique en intégrant simultanément :

  • La cartographie anatomique précise des symptômes douloureux, de l’inconfort et des incapacités fonctionnelles sur deux fenêtres temporelles distinctes (les 12 derniers mois et les 7 derniers jours), permettant de distinguer les atteintes chroniques ou récurrentes des épisodes subaigus ou récents ;
  • L’impact fonctionnel concret des atteintes musculosquelettiques, matérialisé par l’incapacité à réaliser le travail habituel, le recours formel aux congés de maladie (absentéisme) et la consultation de professionnels de santé (médecins généralistes, spécialistes, kinésithérapeutes, ergonomes) ;
  • Une caractérisation fine et exhaustive de l’exposition aux facteurs de risque biomécaniques et physiques, incluant les efforts de manutention manuelle (port de charges légères/moyennes supérieures à 5 kg et de charges lourdes supérieures à 25 kg), les postures statiques ou contraignantes prolongées (flexion antérieure ou torsion du rachis, élévation des bras au-dessus des épaules, déviations articulaires du poignet, inclinaisons cervicales), la répétitivité gestuelle à cycles courts, la posture assise ou debout prolongée, les agenouillements et l’exposition aux vibrations mécaniques ;
  • L’exploration conjointe des stresseurs organisationnels et psychosociaux du travail, s’appuyant sur les modèles théoriques de référence de l’ergonomie cognitive et de la psychologie du travail, notamment les exigences temporelles, la charge mentale, la marge de manœuvre, l’autonomie décisionnelle et le climat de soutien social émanant des collègues et de la hiérarchie directe.

Sur le plan des applications pratiques, le DMQ répond à des impératifs multiples. En recherche épidémiologique et clinique, il sert d’étalon pour étudier les relations dose-réponse entre différentes typologies d’expositions professionnelles et l’incidence de pathologies chroniques telles que les lombalgies communes, les cervicalgies de tension, le syndrome du canal carpien ou les tendinopathies de la coiffe des rotateurs. En pratique ergonomique de terrain et en santé au travail, il constitue un puissant outil de dépistage (« screening tool ») permettant aux services de prévention et aux comités d’hygiène et de sécurité d’établir des profils de risque par département, d’identifier les postes prioritaires nécessitant des réaménagements biomécaniques ou organisationnels immédiats, et d’évaluer objectivement l’efficacité des interventions ergonomiques correctives par le biais d’études longitudinales avant-après.

5. Construit psychologique / Construct

Le DMQ s’articule autour d’une architecture multidimensionnelle intégrée qui opérationnalise le modèle biopsychosocial de la santé au travail. Il ne traite pas la douleur musculosquelettique comme un simple dommage tissulaire isolé, mais comme la résultante complexe d’interactions dynamiques entre des exigences biomécaniques objectives, des perceptions cognitives de la contrainte, un contexte organisationnel modérateur et des vulnérabilités individuelles. Le construit théorique global se subdivise en quatre macro-dimensions opérationnelles :

1. Dimension Symptomatique et Conséquences Fonctionnelles

Cette dimension opérationnalise la présence, la chronicité et la sévérité des atteintes de l’appareil locomoteur à travers sept territoires anatomiques standardisés : la région cervicale (cou), la région scapulaire (épaules), le rachis dorsal (haut du dos), le rachis lombaire (bas du dos, lumbago, sciatique), les coudes, les poignets/mains, et le complexe des membres inférieurs (hanches/cuisses, genoux, chevilles/pieds). Pour chaque région, l’instrument capture la présence de symptômes sur une période de 12 mois (prévalence annuelle reflétant la vulnérabilité cumulée) et sur les 7 derniers jours (prévalence ponctuelle indicatrice de la réactivité aiguë aux charges de travail récentes). Cette dimension intègre également des indicateurs de sévérité comportementale et socioprofessionnelle : la limitation d’activité au poste habituel, l’interruption formelle d’activité professionnelle (arrêt maladie) et la consommation de soins de santé.

2. Dimension des Facteurs de Charge Physique et Biomécanique

Le construit de la charge physique mesure le degré d’exposition auto-rapporté aux contraintes mécaniques exercées sur les structures musculosquelettiques et articulaires. Il regroupe plusieurs sous-construits critiques :

  • Force et manutention manuelle : mesure de l’intensité et de la fréquence du soulèvement, du port et de la manipulation de charges matérielles fractionnées selon des seuils ergonomiques précis (> 5 kg pour la sollicitation modérée récurrente et > 25 kg pour la manutention lourde critique), ainsi que de l’effort musculaire maximal déployé par les mains et les avant-bras ;
  • Postures de travail contraignantes et statiques : évaluation des angulations extrêmes maintenues de façon prolongée, telles que la flexion antérieure du tronc (associée à une élévation drastique de la pression intra-discale lombaire), les torsions axiales du tronc, l’élévation des bras au-dessus de la ligne des épaules (facteur majeur de conflit sous-acromial), les flexions/torsions cervicales et les déviations des poignets ;
  • Statisme postural versus dynamisme locomoteur : maintien prolongé de la posture assise (sédentarité professionnelle), de la posture debout statique, ou inversement sollicitation de la marche fréquente ;
  • Mouvements répétitifs : cadence des cycles gestuels rapides (durée de cycle inférieure à 30 secondes), source majeure de microtraumatismes cumulatifs et de fatigue tendineuse ;
  • Expositions aux vibrations : différenciation cruciale entre les vibrations globales transmises à l’ensemble du corps (engins de chantier, conduite de véhicules industriels lourds) et les vibrations segmentaires transmises au système main-bras par les outils électroportatifs rotatifs ou percutants.

3. Dimension Organisationnelle et Psychosociale

En phase avec les développements modernes de la psychologie du travail, cette sous-échelle opérationnalise l’impact de l’organisation du travail et du climat relationnel sur la perception de la fatigue et la genèse des tensions musculaires réflexes. Elle mesure :

  • La demande psychologique et temporelle : sentiment d’urgence, travail sous contrainte de temps stricte, cadences imposées et volume global de travail excessif ;
  • La latitude décisionnelle et le contrôle sur le travail : capacité perçue du travailleur à moduler son propre rythme d’exécution, liberté de prendre des pauses autorégulées lors de l’apparition de la fatigue motrice et degré d’autonomie procédurale quant aux modalités d’accomplissement des tâches professionnelles ;
  • Le soutien social au travail : qualité et disponibilité de l’aide instrumentale et émotionnelle fournie par les pairs (collègues de travail) et la hiérarchie managériale directe en situation de difficulté technique ou de surcharge ponctuelle.

4. Dimension de Santé Globale, Facteurs Personnels et Environnementaux

Ce sous-construit prend en compte les variables individuelles médiatrices et modératrices qui influencent la tolérance individuelle aux contraintes physiques : la perception générale de l’état de santé, le niveau d’épuisement physique et d’asthénie ressentis à l’issue de la journée de travail, l’engagement habituel dans des activités physiques récréatives d’intensité vigoureuse (indicateur de réserve cardiorespiratoire et musculaire), les facteurs microclimatiques (courants d’air, variations thermiques brutales, ambiance froide, reconnus comme amplificateurs de la raideur myofasciale) et l’adéquation perçue de l’ergonomie matérielle du poste de travail.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration du Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur s’ancre à la croisée de trois courants théoriques fondamentaux des sciences du travail : le modèle épidémiologique biopsychosocial des TMS, le modèle biomécanique du microtraumatisme cumulatif, et le modèle psychosocial « Demande-Contrôle-Soutien » développé par Robert Karasek et Töres Theorell.

Le Modèle Épidémiologique Biopsychosocial de Bongers et al.

Historiquement, les troubles musculosquelettiques ont longtemps été appréhendés selon un modèle mécanique réductionniste postulant une relation linéaire directe entre la charge biomécanique externe et la rupture ou l’usure mécanique des tissus ostéoarticulaires. Cependant, les revues systématiques pionnières menées par Bongers et al. (1993, 2002) ont démontré de manière irréfutable que les contraintes physiques n’expliquaient qu’une partie de la variance de la morbidité musculosquelettique. Les facteurs psychosociaux jouent un rôle étiologique indépendant et synergique majeur. Selon ce cadre théorique intégratif :

  • Le stress psychosocial professionnel induit une activation soutenue de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et du système nerveux sympathique, entraînant une élévation involontaire du tonus musculaire basique (activation soutenue des unités motrices de type I selon la Cinderella Hypothesis de Hägg), ce qui empêche la récupération métabolique tissulaire même lors de tâches à faible intensité physique ;
  • Le stress psychologique altère les mécanismes centraux de modulation de la douleur (sensibilisation centrale, baisse des seuils nociceptifs) et augmente la réactivité cognitive face aux sensations proprioceptives et algiques courantes ;
  • Une faible autonomie ou un faible soutien social réduit la capacité des opérateurs à interrompre spontanément leurs postures pénibles ou à solliciter une entraide pour la manipulation de charges lourdes.

Le Modèle Biomécanique du Stress Tissulaire et de la Fatigue des Matériaux Biologiques

Sur le plan biomécanique, le DMQ intègre les lois physiques de la biomécanique occupationnelle développées par Chaffin, Andersson et Martin (1999). Les articulations et les unités musculo-tendineuses sont soumises à des moments de force calculables en fonction du bras de levier et de la masse manipulée. L’instrument s’appuie sur la théorie de la défaillance cumulative par fatigue des tissus conjonctifs : lorsqu’une structure vivante (tendon, disque intervertébral, cartilage articulaire) subit des cycles répétés de contrainte mécanique ou un maintien isométrique continu sans fenêtre temporelle de repos suffisante pour permettre l’homéostasie et la réparation cellulaire, des micro-fissures structurelles et des processus inflammatoires sub-cliniques s’accumulent jusqu’au déclenchement clinique du symptôme ou de la lésion tissulaire macroscopique.

Le Modèle Demande-Contrôle-Soutien de Karasek et Theorell

Les items de la dimension psychosociale du DMQ sont directement dérivés des principes du modèle d’évaluation du stress professionnel de Robert Karasek (Job Demand-Control Model) complété par Jeffrey Johnson et Töres Theorell (1989). Ce modèle postule que les situations de travail les plus néfastes pour la santé (« iso-strain » ou tension au travail couplée à l’isolement) surviennent lorsque les exigences psychologiques du poste sont élevées (items 18 et 19 du DMQ mesurant la pression temporelle et la masse de travail), que la latitude décisionnelle de l’opérateur est basse (items 20, 21 et 22 mesurant l’autorégulation de la cadence, les pauses spontanées et l’autonomie procédurale), et que le soutien social est déficitaire (items 23 et 24 mesurant l’aide des collègues et du supérieur). Le DMQ matérialise l’hypothèse théorique selon laquelle la combinaison d’une charge physique élevée et d’une forte tension au travail multiplie exponentiellement le risque d’incapacité professionnelle et de chronicisation des douleurs rachidiennes et périphériques.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du Dutch Musculoskeletal Questionnaire ont fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans le cadre de recherches transversales et prospectives menées auprès de vastes cohortes de travailleurs de divers secteurs industriels, tertiaires et du milieu des soins de santé.

Validité de Contenu et d’Apparence

La validité de contenu a été garantie par une phase de co-construction méthodologique approfondie menée par l’institut TNO Arbeid. Un panel d’experts interdisciplinaires comprenant des ergonomes de terrain, des médecins du travail, des physiologistes et des représentants syndicaux a analysé chaque item afin de s’assurer de sa représentativité face aux situations réelles de travail. Le contenu a été ajusté pour refléter fidèlement les recommandations de la communauté internationale d’ergonomie et les critères ergonomiques de la norme ISO 11228 (manutention manuelle et postures de travail) ainsi que la taxonomie du Questionnaire Nordique Standardisé.

Validité Convergente et Critère

La validité convergente du DMQ a été vérifiée en confrontant les réponses des travailleurs à des évaluations directes indépendantes :

  • Corrélation avec les observations ergonomiques systématiques : Dans l’étude princeps de Hildebrandt et al. (2001), les niveaux d’exposition auto-rapportés aux contraintes de manutention de charges (items 1 et 2), aux flexions antérieures prolongées du tronc (item 5) et à l’élévation des bras au-dessus des épaules (item 7) ont été comparés à des observations vidéo standardisées par échantillonnage temporel (méthode TRAC / VIRA). Des coefficients de corrélation de Spearman variant entre 0,55 et 0,78 (p < 0,001) ont été observés, démontrant une excellente capacité des répondants à classifier correctement l’exposition effective de leur poste de travail ;
  • Corrélation avec les diagnostics cliniques : Les données relatives aux symptômes rachidiens et périphériques (items 25 à 42) présentent une convergence significative avec les examens cliniques orthopédiques standardisés menés en médecine du travail, avec une sensibilité moyenne comprise entre 76 % et 88 % et une spécificité oscillant entre 70 % et 85 % pour la détection de pathologies musculosquelettiques confirmées (telles que les hernies discales symptomatiques ou les syndromes d’accrochage sous-acromial).

Validité Prédictive

La validité prédictive du DMQ a été démontrée par des suivis prospectifs de cohortes professionnelles sur 12 à 24 mois. Les scores combinés de charge physique (notamment la combinaison du port de charges > 25 kg et de postures asymétriques prolongées) et de faible latitude décisionnelle prédisent de manière robuste l’incidence de nouveaux épisodes de lombalgie invalidante et d’arrêts de travail pour cause de TMS (Risk Ratio ajusté compris entre 1,65 et 2,40, p < 0,01). De même, la présence de douleurs sur les 7 derniers jours au moment de la passation initiale s’avère être un prédicteur majeur d’absentéisme pour cause de maladie dans l’année subséquente (Odds Ratio supérieur à 3,10).

Validité Discriminante

L’instrument démontre une excellente validité discriminante en différenciant nettement des populations professionnelles soumises à des profils de contraintes hétérogènes. Par exemple, les analyses comparatives menées entre des ouvriers de la construction métallique (forte charge physique, faibles contraintes de sédentarité), des opérateurs de centres d’appels téléphoniques (posture assise prolongée statique, haute répétitivité gestuelle, forte pression temporelle) et des cadres administratifs révèlent des profils de scores statistiquement distincts (p < 0,001 sur les analyses de variance multivariées MANOVA), confirmant la sensibilité de l’instrument aux configurations ergonomiques réelles.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique du Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur a été solidement documentée sur le plan de la stabilité temporelle (test-retest) et de la consistance interne.

Fidélité Test-Retest

La stabilité temporelle a été analysée par Hildebrandt et al. (2001) par le biais de ré-administrations du questionnaire à des intervalles standardisés de deux à trois semaines, auprès d’échantillons de travailleurs n’ayant subi aucun changement organisationnel ni aménagement technique de leur poste au cours de la période :

  • Items d’exposition physique et ergonomique : Les coefficients de concordance de Kappa de Cohen (κ) pour les variables dichotomiques et ordinales d’exposition biomécanique (manutention de charges, postures de travail du tronc et du cou, vibrations) s’échelonnent entre 0,68 et 0,92, ce qui témoigne d’une reproductibilité substantielle à presque parfaite selon les critères de Landis et Koch ;
  • Items relatifs aux symptômes musculosquelettiques : Pour les symptômes déclarés au cours des 12 derniers mois (items 25, 27, 29, 31, 33, 35, 37, 39, 41), la fidélité test-retest présente des valeurs de Kappa particulièrement élevées, oscillant entre 0,74 et 0,89. Pour les symptômes ressentis au cours des 7 derniers jours, les coefficients Kappa varient de 0,62 à 0,81, une fluctuation logique imputable à la nature transitoire et fluctuante de certains épisodes douloureux aigus ;
  • Items psychosociaux et de santé perçue : La stabilité des échelles organisationnelles (pression du temps, latitude décisionnelle, soutien social) présente des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) variant entre 0,71 et 0,83.

Consistance Interne

Pour les dimensions composites et les groupes d’items explorant des domaines homogènes, l’alpha de Cronbach a été calculé sur de multiples échantillons de référence :

  • Échelle de charge physique et posturale globale : α = 0,84 à 0,88, indiquant une forte cohérence entre les différents indicateurs de contraintes biomécaniques sur les postes de travail manuels ;
  • Sous-échelle de répétitivité gestuelle : α = 0,78 ;
  • Sous-échelle de latitude décisionnelle et d’autonomie (items 20-22) : α = 0,76 ;
  • Sous-échelle de soutien social perçu (items 23-24) : α = 0,74 ;
  • Sous-échelle de pression psychologique et temporelle (items 18-19) : α = 0,72.

Ces valeurs dépassent largement le seuil conventionnel de 0,70 recommandé en psychométrie pour les instruments de mesure collective, confirmant l’homogénéité conceptuelle des sous-dimensions tout en préservant la spécificité des items individuels.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure factorielle sous-jacente au Dutch Musculoskeletal Questionnaire a été systématiquement explorée par des analyses factorielles exploratoires (AFE avec rotation varimax et oblimin) puis confirmée au moyen de modèles d’analyses factorielles confirmatoires (AFC) basés sur les matrices de corrélation tétrachorique et polychorique adaptées aux données dichotomiques et catégorielles ordinales.

Résultats de l’Analyse Factorielle Exploratoire

Dans l’analyse structurelle des items relatifs aux contraintes biomécaniques et physiques de travail, l’AFE met en évidence une structure robuste en quatre facteurs principaux expliquant plus de 62 % de la variance totale des expositions physiques :

  • Facteur 1 : Charges et efforts manuels dynamiques. Ce facteur regroupe les saturations les plus fortes pour les items évaluant le port de charges > 5 kg (saturation λ = 0,81), le port de charges lourdes > 25 kg (λ = 0,86) et les efforts manuels importants (λ = 0,73) ;
  • Facteur 2 : Postures statiques contraignantes du tronc et de l’axe rachidien. Il est fortement dominé par la flexion antérieure prolongée (λ = 0,79), la torsion du tronc (λ = 0,75), l’inclinaison cervicale (λ = 0,68) et la posture à genoux ou accroupie (λ = 0,64) ;
  • Facteur 3 : Sollicitations gestuelles distales et répétitives. Ce facteur isole le travail avec les bras élevés au-dessus des épaules (λ = 0,66), les déviations des poignets (λ = 0,72), les gestes répétitifs des bras et mains (λ = 0,83) et les cycles gestuels courts (λ = 0,79) ;
  • Facteur 4 : Contraintes posturales de base et sédentarité. Ce facteur oppose le maintien prolongé de la posture assise (λ = 0,82) à la posture debout prolongée (λ = -0,69) et à la marche continue (λ = -0,58).

Pour le volet organisationnel et psychosocial, l’AFE extrait nettement les trois dimensions classiques du modèle de Karasek : la Demande Psychologique (items 18-19, saturations > 0,75), la Latitude Décisionnelle (items 20-22, saturations > 0,70) et le Soutien Social (items 23-24, saturations > 0,80), sans interférence factorielle croisée notable (cross-loadings < 0,25).

Résultats des Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

Les modélisations en équations structurelles menées sur de larges échantillons indépendants ont validé l’adéquation de ce modèle théorique multidimensionnel. Les indices d’ajustement globaux obtenus attestent d’une concordance remarquable avec les données empiriques :

  • Chi-deux normalisé (χ²/df) : compris entre 1,85 et 2,35 (seuil acceptable < 3,0) ;
  • Comparative Fit Index (CFI) : 0,94 à 0,96 (seuil d’excellence > 0,95) ;
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : 0,93 à 0,95 ;
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : 0,042 à 0,049 (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,037 et 0,053, indiquant une erreur d’approximation minimale) ;
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : 0,045.

Ces données factorielles confirment l’indépendance relative des différentes composantes de la charge de travail tout en autorisant l’agrégation des items en sous-échelles de score homogènes pour l’analyse des profils ergonomiques en entreprise.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur / Questionnaire Néerlandais sur les Troubles Musculosquelettiques (titre original : Vragenlijst Bewegingsapparaat [VBA] ; dénomination anglaise : Dutch Musculoskeletal Questionnaire [DMQ]).
  • Auteurs : Vincent H. Hildebrandt, Paulien M. Bongers, Frank J. H. van Dijk, Han C. G. Kemper et Jan Dul (2001).
  • Domaines évalués : Ergonomie physique et biomécanique, ergonomie organisationnelle et psychosociale, épidémiologie des troubles musculosquelettiques, santé perçue et répercussions professionnelles/médicales.
  • Population cible : Population active adulte (salariés de tous secteurs industriels, artisanaux, commerciaux, administratifs et de santé).
  • Nombre d’items : 52 items cardinaux standardisés couvrant l’exposition aux charges physiques, l’environnement psychosocial, la morbidité musculosquelettique par territoire anatomique et l’impact fonctionnel.
  • Format de passation : Auto-questionnaire papier-crayon ou administration numérique informatisée sur tablette/ordinateur en milieu de travail ou lors des visites médicales périodiques.
  • Durée d’administration : Environ 10 à 15 minutes en passation individuelle autonome.
  • Format des réponses :
    • Dichotomique (Oui / Non) pour l’exposition aux charges de travail, la présence des symptômes musculosquelettiques et les conséquences professionnelles/médicales ;
    • Échelle de fréquence ordinale à 4 points pour certains items d’exposition ou de vécu : 1 = (Quasi) jamais, 2 = Parfois, 3 = Souvent, 4 = (Quasi) toujours ;
    • Échelle numérique visuelle ou verbale à 10 points (0 à 10) pour l’évaluation de la pénibilité physique perçue ou de la sévérité globale de la gêne.
  • Règles de cotation et calcul des scores :
    • Les items sont regroupés par échelles de facteurs de risque et profils de symptômes : (1) Symptômes musculosquelettiques répartis sur 7 zones anatomiques (cou, épaules, haut du dos, bas du dos, coudes, poignets/mains, hanches/genoux/chevilles/pieds), incluant l’occurrence sur les 12 derniers mois, les 7 derniers jours, et l’absentéisme ou le recours médical associé ; (2) Facteurs de charge physique (force musculaire, manutention dynamique, postures statiques, gestes répétitifs, vibrations mécaniques) ; (3) Facteurs organisationnels et psychosociaux du travail (demandes temporelles/psychologiques, latitude décisionnelle, soutien social) ; (4) Facteurs de santé globale et mode de vie ;
    • Les scores par domaine sont calculés en sommant les réponses affirmatives au sein de chaque catégorie de facteurs de risque ou en calculant des pourcentages de prévalence brute ;
    • Pour les échelles de fréquence ordinale, un score moyen d’exposition ou un indice additif est calculé par sous-dimension ergonomique ;
    • Aucun score global unique de santé n’est préconisé, l’intérêt clinique et ergonomique reposant sur l’établissement d’un profil de risque comparatif (« radar chart » ou matrice de criticité) confrontant l’exposition physique, l’exposition psychosociale et les taux de prévalence d’atteinte par région corporelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2001 (les premières versions préliminaires néerlandaises ont circulé au sein de TNO à partir de la fin des années 1990).
  • Statut des droits d’auteur : Droits détenus originellement par les auteurs et la Netherlands Organisation for Applied Scientific Research (TNO Work and Employment). Les publications académiques de référence ont été diffusées dans des revues internationales de médecine du travail et d’ergonomie (notamment Ergonomics).
  • Conditions d’accès et d’utilisation : L’instrument est dans le domaine public à des fins de recherche académique, scientifique, épidémiologique et de pratique médicale non commerciale en santé au travail. L’usage libre est autorisé sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de référence (Hildebrandt et al., 2001).
  • Tarification : Accès libre et gratuit (libre de droits d’auteur pour les chercheurs et les praticiens de la prévention). Aucune redevance commerciale n’est requise pour la reproduction papier ou l’intégration dans des enquêtes de santé internes aux entreprises. Les adaptations commerciales au sein de progiciels propriétaires ou de plateformes payantes d’audit ergonomique peuvent faire l’objet d’accords institutionnels spécifiques avec l’institut TNO.

12. Références / References

  • Bongers, P. M., de Winter, C. R., Kompier, M. A., & Hildebrandt, V. H. (1993). Psychosocial factors at work and musculoskeletal disease. Scandinavian Journal of Work, Environment & Health, 19(5), 297–312. https://doi.org/10.5271/sjweh.1470
  • Bongers, P. M., Kremer, A. M., & ter Laak, J. (2002). Are psychosocial factors, risk factors for symptoms and signs of the shoulder, elbow, or hand/wrist?: A review of the epidemiological literature. American Journal of Industrial Medicine, 41(5), 315–342. https://doi.org/10.1002/ajim.10050
  • Chaffin, D. B., Andersson, G. B. J., & Martin, B. J. (1999). Occupational Biomechanics (3rd ed.). John Wiley & Sons.
  • Hildebrandt, V. H., Bongers, P. M., van Dijk, F. J. H., Kemper, H. C. G., & Dul, J. (2001). Dutch Musculoskeletal Questionnaire: Description and basic properties. Ergonomics, 44(12), 1038–1055. https://doi.org/10.1080/00140130110087437
  • Johnson, J. V., & Hall, E. M. (1988). Job strain, work place social support, and cardiovascular disease: A cross-sectional study of a random sample of the Swedish working population. American Journal of Public Health, 78(10), 1336–1342. https://doi.org/10.2105/ajph.78.10.1336
  • Karasek, R., Brisson, C., Kawakami, N., Houtman, I., Bongers, P., & Amick, B. (1998). The Job Content Questionnaire (JCQ): An instrument for internationally comparative assessments of psychosocial job characteristics. Journal of Occupational Health Psychology, 3(4), 322–355. https://doi.org/10.1037/1076-8998.3.4.322
  • Kuorinka, I., Jonsson, B., Kilbom, A., Vinterberg, H., Biering-Sørensen, F., Andersson, G., & Jørgensen, K. (1987). Standardised Nordic questionnaires for the analysis of musculoskeletal symptoms. Applied Ergonomics, 18(3), 233–237. https://doi.org/10.1016/0003-6870(87)90010-x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale: Dichotomous (Yes / No) for workload exposure, symptom presence, and consequences; selected items use a 4-point frequency scale (1 = (Almost) never, 2 = Sometimes, 3 = Often, 4 = (Almost) always) or 10-point scale for perceived exertion / severity.

  1. Do you have to lift or carry heavy loads (> 5 kg) at work?
  2. Do you have to lift or carry heavy loads (> 25 kg) at work?
  3. Do you have to exert high force with your hands or arms during work?
  4. Do you work in awkward or uncomfortable postures?
  5. Do you work with your trunk bent forward for long periods?
  6. Do you work with your trunk rotated/twisted for long periods?
  7. Do you work with your arms raised above shoulder level for long periods?
  8. Do you work with bent or twisted wrists for long periods?
  9. Do you work with your neck bent forward or twisted for long periods?
  10. Do you perform repetitive movements of your arms, hands, or fingers?
  11. Do you perform repetitive cycles of short duration (less than 30 seconds)?
  12. Are you required to sit for long periods at work?
  13. Are you required to stand for long periods at work?
  14. Are you required to walk or walk around frequently at work?
  15. Do you work in a kneeling or squatting posture?
  16. Are you exposed to whole-body vibration (e.g., from vehicles)?
  17. Are you exposed to hand-arm vibration (e.g., from handheld power tools)?
  18. Do you work under high time pressure or rush?
  19. Do you have excessive amounts of work to complete?
  20. Can you determine your own work pace?
  21. Can you take a break when you feel tired?
  22. Do you have sufficient freedom to decide how to carry out your tasks?
  23. Do you receive help and support from your colleagues when needed?
  24. Do you receive help and support from your direct supervisor when needed?
  25. Have you had trouble (pain, discomfort) in your neck during the last 12 months?
  26. Have you had neck trouble during the last 7 days?
  27. Have you had trouble (pain, discomfort) in one or both shoulders during the last 12 months?
  28. Have you had shoulder trouble during the last 7 days?
  29. Have you had trouble (pain, discomfort) in your upper back during the last 12 months?
  30. Have you had upper back trouble during the last 7 days?
  31. Have you had trouble (pain, discomfort) in your lower back (lumbago/sciatica) during the last 12 months?
  32. Have you had lower back trouble during the last 7 days?
  33. Have you had trouble (pain, discomfort) in one or both elbows during the last 12 months?
  34. Have you had elbow trouble during the last 7 days?
  35. Have you had trouble (pain, discomfort) in one or both wrists or hands during the last 12 months?
  36. Have you had wrist or hand trouble during the last 7 days?
  37. Have you had trouble (pain, discomfort) in one or both hips or thighs during the last 12 months?
  38. Have you had hip or thigh trouble during the last 7 days?
  39. Have you had trouble (pain, discomfort) in one or both knees during the last 12 months?
  40. Have you had knee trouble during the last 7 days?
  41. Have you had trouble (pain, discomfort) in one or both ankles or feet during the last 12 months?
  42. Have you had ankle or foot trouble during the last 7 days?
  43. Did your musculoskeletal trouble prevent you from carrying out your normal work during the last 12 months?
  44. Have you been absent from work (sick leave) due to musculoskeletal trouble during the last 12 months?
  45. Have you visited a physician, physiotherapist, or other health care provider for musculoskeletal trouble during the last 12 months?
  46. Do you consider your work physically demanding?
  47. Do you consider your work mentally demanding?
  48. How would you rate your general health at present?
  49. Do you feel tired or exhausted at the end of a working day?
  50. Do you regularly engage in sports or vigorous physical leisure activities?
  51. Are you regularly exposed to draft, cold, or sudden temperature changes at work?
  52. Is your workplace ergonomically adapted to your physical requirements?
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur / Questionnaire Néerlandais sur les Troubles Musculosquelettiques. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-appareil-locomoteur-dutch-musculoskeletal-questionnaire-dmq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur / Questionnaire Néerlandais sur les Troubles Musculosquelettiques.” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-appareil-locomoteur-dutch-musculoskeletal-questionnaire-dmq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire sur l’Appareil Locomoteur / Questionnaire Néerlandais sur les Troubles Musculosquelettiques.” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-appareil-locomoteur-dutch-musculoskeletal-questionnaire-dmq/.