Questionnaire abrégé de perception de la maladie (B-IPQ)

Le Questionnaire abrégé de perception de la maladie (B-IPQ) mesure les représentations cognitives et affectives de la maladie fondées sur le modèle d’autorégulation de Leventhal au moyen de 9 items.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 23, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 23, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Questionnaire abrégé de perception de la maladie (Brief Illness Perception Questionnaire ou B-IPQ) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation conçu par Elizabeth Broadbent, Keith J. Petrie, Julie Main et John Weinman en 2006. Développé pour pallier la lourdeur d’administration de l’Illness Perception Questionnaire-Revised (IPQ-R), le B-IPQ permet une évaluation rapide, valide et standardisée des représentations cognitives et émotionnelles qu’un patient se fait de son affection médicale. L’instrument s’enracine directement dans le modèle d’autorégulation du sens commun (Common-Sense Model of Self-Regulation) élaboré par Howard Leventhal.

L’échelle est composée de neuf items. Les huit premiers items évaluent chacun une dimension distincte au moyen d’échelles d’évaluation numérique en 11 points (allant de 0 à 10), munies d’ancrages sémantiques bipolaires contextualisés : les conséquences perçues (item 1), la chronicité ou la durée prévisible (item 2), le contrôle personnel (item 3), le contrôle par le traitement (item 4), l’identité des symptômes (item 5), les préoccupations associées (item 6), la compréhension ou cohérence de la maladie (item 7) et la réponse émotionnelle (item 8). Le neuvième item est une question ouverte qualitative demandant au répondant de classer par ordre d’importance les trois causes principales perçues comme étant à l’origine de son affection.

Les propriétés psychométriques du B-IPQ ont été démontrées à travers une multitude de contextes cliniques et de pathologies aiguës comme chroniques (infarctus du myocarde, diabète de type 2, insuffisance rénale, asthme, douleurs chroniques, pathologies oncologiques). L’instrument présente une excellente fidélité test-retest (coefficients de corrélation intraclasse allant de 0,48 à 0,99 selon les dimensions et les intervalles de temps), une validité convergente substantielle avec les échelles de l’IPQ-R d’origine, une validité discriminante prouvée entre différents groupes cliniques et une solide validité prédictive à l’égard de l’observance thérapeutique, de la reprise d’activité professionnelle et de la qualité de vie liée à la santé.

2. Mots-clés / Keywords

Perception de la maladie, B-IPQ, Modèle de bon sens de Leventhal, Psychologie de la santé, Psychométrie, Représentations cognitives, Réponse émotionnelle, Auto-évaluation clinique, Observance thérapeutique, Maladies chroniques, Échelle d’évaluation numérique.

3. Auteurs / Authors

Le Brief Illness Perception Questionnaire a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs de renommée internationale en psychologie médicale et comportementale :

  • Elizabeth Broadbent, Ph.D. : Professeure de psychologie de la santé, Département de médecine psychologique, Faculté des sciences médicales et de la santé, University of Auckland, Nouvelle-Zélande. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Keith J. Petrie, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie de la santé, Département de médecine psychologique, University of Auckland, Nouvelle-Zélande.
  • Julie Main, RN, MHSc : Chercheuse clinicienne et infirmière spécialisée, Auckland District Health Board, Auckland, Nouvelle-Zélande.
  • John Weinman, Ph.D., FRSM, FHEA : Professeur de psychologie appliquée aux soins de santé, Institute of Pharmaceutical Science et School of Cancer & Pharmaceutical Sciences, King’s College London, Royaume-Uni.

4. Objectif / Purpose

Le B-IPQ a été créé pour combler une lacune méthodologique majeure en médecine comportementale et en psychologie de la santé. Bien que l’Illness Perception Questionnaire (IPQ ; Weinman et al., 1996) et sa version révisée (IPQ-R ; Moss-Morris et al., 2002) possèdent des qualités psychométriques irréprochables, leur longueur considérable (plus de 80 items pour l’IPQ-R) limite sévèrement leur usage auprès de populations fragiles, âgées, alitées, ou lors de protocoles de recherche longitudinaux répétés nécessitant un recueil instantané (par exemple dans le cadre d’études d’évaluation écologique momentanée ou Ecological Momentary Assessment). L’objectif primordial du B-IPQ est donc d’offrir une modalité de mesure ultra-brève, facile d’administration et n’excédant pas quelques minutes, tout en préservant l’intégrité conceptuelle des dimensions du modèle d’autorégulation de Leventhal.

Sur le plan clinique, le questionnaire vise à identifier sans délai les croyances erronées, dysfonctionnelles ou anxiogènes des patients concernant leur pathologie. Les perceptions qu’un individu entretient au sujet de sa maladie influencent directement ses stratégies de coping (adaptation), son adhérence aux prescriptions médicamenteuses, sa participation aux programmes de réadaptation physique ou cardiaque, ainsi que la trajectoire globale de son rétablissement. En permettant au clinicien d’obtenir un profil perceptif instantané, le B-IPQ sert de point d’ancrage pour personnaliser les interventions psycho-éducatives et les thérapies comportementales.

En contexte de recherche clinique et épidémiologique, l’échelle sert à investiguer les mécanismes par lesquels les représentations subjectives de la maladie médiatisent ou modèrent la relation entre la sévérité objective d’une atteinte biologique et les issues de santé rapportées par les patients (Patient-Reported Outcome Measures ou PROMs), telles que la détresse psychologique, la fatigue chronique et la qualité de vie relative à la santé.

5. Construit psychologique / Construct

Le B-IPQ operationalise les représentations cognitives et émotionnelles de la maladie à travers huit items cardinaux complétés par une évaluation causale libre. Chaque item constitue une échelle à item unique (single-item measure) hautement ciblée, reflétant une dimension spécifique définie par le cadre théorique du bon sens :

  • Conséquences perçues (Item 1) : Cette dimension quantifie l’impact global et la sévérité anticipée de la maladie sur le fonctionnement quotidien, social, professionnel et relationnel de l’individu. Par exemple, un patient diabétique estimant que son diagnostic détruit irrémédiablement sa liberté culinaire et professionnelle cotera hautement sur cet item.
  • Ligne temporelle / Chronologie (Item 2) : Ce construit mesure la croyance du patient concernant la durée de son état de santé, allant d’un épisode aigu transitoire à une maladie permanente s’étalant sur la vie entière. Un score élevé reflète la conviction que l’affection persistera toujours (« Forever »).
  • Contrôle personnel (Item 3) : Cette variable reflète le sentiment d’efficacité personnelle (self-efficacy) du patient quant à sa propre capacité à gérer, influencer, moduler ou atténuer les symptômes de sa maladie par ses propres comportements.
  • Contrôle par le traitement (Item 4) : Ce construit évalue la foi et la confiance accordées aux interventions thérapeutiques (médicaments, chirurgie, physiothérapie, modifications diététiques) pour contrôler, guérir ou freiner l’évolution de la pathologie.
  • Identité de la maladie (Item 5) : Il s’agit du fardeau symptomatique perçu, c’est-à-dire l’intensité et la fréquence des manifestations physiques que le patient attribue directement à sa maladie (douleur, nausée, vertige, dyspnée).
  • Préoccupation / Inquiétude (Item 6) : Cette sous-dimension saisit le niveau d’angoisse cognitive et de focalisation mentale axée sur la gravité, l’évolution ou les incertitudes futures inhérentes au diagnostic.
  • Compréhension / Cohérence de la maladie (Item 7) : Ce construit jauge la clarté du modèle mental que le patient possède de sa pathologie. Un score élevé signifie que l’affection a un sens intelligible et cohérent pour lui, tandis qu’un score faible dénote de l’incompréhension et de la perplexité.
  • Représentation émotionnelle (Item 8) : Cette dimension capture la détresse affective générée par la condition médicale, incluant des affects négatifs explicites tels que la colère, l’effroi, la peur, le désespoir ou la dépression.
  • Attributions causales (Item 9) : Dimension qualitative permettant d’extraire la théorie naïve du patient quant aux causes fondamentales ayant déclenché sa maladie (par exemple : hérédité, stress au travail, tabagisme, châtiment divin, malchance).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement épistémologique du B-IPQ réside dans le Modèle d’autorégulation du sens commun (Common-Sense Model of Self-Regulation ou CSM), formulé originellement par Howard Leventhal et ses collègues au début des années 1980 (Leventhal, Meyer, & Nerenz, 1980 ; Leventhal, Leventhal, & Contrada, 1998). Ce cadre conceptuel postule que les individus agissent en tant que « scientifiques naïfs » qui cherchent activement à donner du sens aux stimuli corporels inhabituels et aux diagnostics médicaux.

Selon le modèle d’autorégulation, la survenue de symptômes ou l’annonce d’une pathologie déclenche un processus de traitement de l’information fonctionnant en parallèle selon deux voies régulatrices interconnectées :

  • Le traitement cognitif : L’individu élabore une représentation objective et mentale du problème de santé articulée autour de cinq piliers classiques : l’identité (étiquette de la maladie et symptômes rattachés), la cause perçue (mécanisme étiologique), la temporalité (aiguë, cyclique ou chronique), les conséquences (pertes fonctionnelles et sociales) et le potentiel de contrôle (personnel ou médical).
  • Le traitement émotionnel : Simultanément, la menace corporelle génère des affects primaires (peur, anxiété, détresse) qui motivent des réactions de régulation émotionnelle spécifiques.

Ces représentations cognitives et affectives guident directement la sélection de stratégies de coping (par exemple : prise assidue des traitements, déni, recherche d’informations médicales, évitement social). Enfin, une étape d’évaluation des résultats (appraisal) permet au sujet de mesurer l’efficacité de ses démarches d’adaptation : si les symptômes persistent ou s’aggravent, le patient met à jour ses croyances initiales, créant ainsi une boucle d’autorégulation cybernétique continue.

Le B-IPQ matérialise directement ce cadre théorique en traduisant chaque composante du modèle en un indicateur unitaire standardisé, permettant de quantifier la perception globale de la menace que représente la pathologie pour l’individu.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique du B-IPQ a été rigoureusement établie lors de l’étude princeps de Broadbent et al. (2006) ainsi que dans d’innombrables validations transculturelles ultérieures. Les résultats empiriques documentent plusieurs formes cardinales de validité :

Validité concourante et convergente

La validité convergente du B-IPQ a été vérifiée par corrélation directe avec les sous-échelles homologues correspondantes de l’Illness Perception Questionnaire-Revised (IPQ-R) chez des patients atteints de pathologies variées :

  • L’item 1 (Conséquences) corrèle fortement avec l’échelle Conséquences de l’IPQ-R ($r = 0{,}59$ à $0{,}71$).
  • L’item 2 (Durée/Timeline) montre une excellente corrélation avec la sous-échelle Chronologie de l’IPQ-R ($r = 0{,}63$ à $0{,}86$).
  • L’item 3 (Contrôle personnel) et l’item 4 (Contrôle par le traitement) corrèlent de façon hautement significative avec les échelles de contrôle personnel ($r = 0{,}52$ à $0{,}68$) et de contrôle thérapeutique ($r = 0{,}51$ à $0{,}67$) de l’IPQ-R.
  • L’item 5 (Identité) est corrélé au score de symptômes de l’IPQ-R ($r = 0{,}62$).
  • L’item 6 (Préoccupation) et l’item 8 (Réponse émotionnelle) corrèlent massivement avec l’échelle de représentations émotionnelles de l’IPQ-R ($r = 0{,}65$ à $0{,}74$).
  • L’item 7 (Compréhension) corrèle positivement avec la sous-échelle de cohérence de la maladie de l’IPQ-R ($r = 0{,}57$ à $0{,}69$).

Validité discriminante

L’instrument démontre une aptitude remarquable à discriminer des groupes cliniques distincts. Dans l’étude de Broadbent et al. (2006), le B-IPQ a permis de différencier avec succès les patients souffrant de pathologies aiguës (ex. asthme contrôlé, infection respiratoire) de ceux souffrant de pathologies chroniques sévères (insuffisance rénale terminale sous dialyse, diabète). Les patients dialysés rapportaient des scores significativement plus élevés de conséquences négatives ($p < 0{,}001$), de chronicité ($p < 0{,}001$) et un contrôle personnel significativement diminué comparés à d’autres cohortes.

Validité prédictive

Le B-IPQ présente une valeur prédictive robuste des comportements de santé et de la morbi-mortalité. Chez les patients ayant subi un infarctus du myocarde, les scores initiaux de conséquences élevées et de faible contrôle personnel au B-IPQ prédisent de manière indépendante un retard ou une absence de reprise du travail à six mois ($p < 0{,}01$), ainsi qu’un faible taux d’assiduité aux séances de réadaptation cardiaque, même après contrôle des variables hémodynamiques et de la fraction d’éjection ventriculaire gauche.

8. Fidélité / Reliability

Puisque chaque dimension cognitive et émotionnelle du B-IPQ est mesurée par un item unique, le calcul traditionnel de la cohérence interne via le coefficient alpha de Cronbach n’est pas applicable aux items individuels pris isolément. Les auteurs ont donc principalement évalué la fidélité de l’instrument au moyen de la stabilité test-retest à travers différents intervalles temporels :

  • Test-retest à court terme (3 semaines) : Chez des patients présentant une insuffisance rénale chronique stabilisée, les corrélations de Pearson pour la fidélité test-retest s’échelonnent entre $r = 0{,}48$ et $r = 0{,}70$ pour l’ensemble des huit items scalaires (Conséquences : $r = 0{,}65$ ; Chronologie : $r = 0{,}70$ ; Contrôle personnel : $r = 0{,}48$ ; Contrôle par le traitement : $r = 0{,}63$ ; Identité : $r = 0{,}69$ ; Préoccupation : $r = 0{,}65$ ; Compréhension : $r = 0{,}51$ ; Réponse émotionnelle : $r = 0{,}57$, tous à $p < 0{,}001$).
  • Test-retest à très court terme (immédiat / 24 heures) : Dans des échantillons sous surveillance clinique hospitalière, les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) dépassent régulièrement $0{,}80$ pour la majorité des items.
  • Sensibilité au changement : L’instrument démontre parallèlement une excellente réactivité psychométrique (sensibilité au changement clinique). Chez des patients asthmatiques suivant un programme d’éducation thérapeutique, les scores de contrôle perçu (items 3 et 4) et de compréhension (item 7) augmentent significativement de manière cohérente post-intervention ($p < 0{,}01$).
  • Cohérence interne du score composite de menace : Lorsque les chercheurs utilisent le score global combiné de menace (allant de 0 à 80), l’alpha de Cronbach rapporté dans la littérature internationale oscille généralement entre $0{,}70$ et $0{,}84$, ce qui témoigne d’une homogénéité psychométrique acceptable pour un construit multidimensionnel abrégé.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le statut factoriel du B-IPQ est intrinsèquement particulier en raison de son architecture psychométrique à items unitaires. Dans les travaux originaux de Broadbent et al. (2006), l’instrument a été conçu non pas comme une échelle unidimensionnelle réflexive, mais comme un modèle à indicateurs formatifs représentant les facettes distinctes du modèle de Leventhal.

Toutefois, de nombreuses analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) ont été conduites par des équipes indépendantes afin d’évaluer la pertinence de regrouper les huit items au sein de méta-dimensions ou d’un facteur global de menace :

  • Structure bi-factorielle (Cognitive vs Émotionnelle) : Plusieurs modélisations en équations structurelles révèlent que les items se structurent de manière privilégiée selon deux composantes corrélées : un facteur de représentations cognitives (regroupant les items 1, 2, 3 inversé, 4 inversé, 5 et 7 inversé) et un facteur d’affects négatifs / menace émotionnelle (items 6 et 8, auxquels s’agrège souvent l’item 1). Les indices d’ajustement pour cette solution à deux facteurs montrent généralement de bonnes adéquations : $\chi^2/df < 3{,}0$, RMSEA $le 0{,}06$, CFI $ge 0{,}94$, TLI $ge 0{,}92$.
  • Modèle unifactoriel de menace de la maladie (Illness Threat) : Dans le cas de l’agrégation en score total composite, l’analyse factorielle confirmatoire démontre des saturations factorielles standardisées significatives pour l’ensemble des items (souvent comprises entre $0{,}35$ et $0{,}78$), à l’exception fréquente de l’item 2 (Chronologie) ou de l’item 7 (Compréhension) qui présentent parfois des charges plus modestes selon la nature aiguë ou chronique de l’échantillon clinique examiné.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom complet de l’instrument : Questionnaire abrégé de perception de la maladie (Brief Illness Perception Questionnaire — B-IPQ).
  • Type de test : Échelle d’auto-évaluation psychologique et médicale standardisée (Patient-Reported Outcome Measure).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation informatisée sur tablette/ordinateur, ou entretien clinique dirigé.
  • Nombre total d’items : 9 items (8 items quantitatifs scalaires et 1 item qualitatif d’attribution causale).
  • Format des réponses :
    • Items 1 à 8 : Échelle numérique en 11 points (allant de 0 à 10) munie d’ancrages verbaux bipolaires contextualisés aux extrémités.
    • Item 9 : Question ouverte demandant d’énumérer et de hiérarchiser par ordre d’importance les trois causes majeures perçues de la maladie.
  • Modalités de cotation et d’interprétation :
    • Évaluation item par item : L’approche préconisée par les concepteurs originaux consiste à analyser chaque item de 0 à 10 individuellement pour obtenir un profil détaillé des représentations cognitives et affectives.
    • Score global de menace (Threat Score) : Il est également possible de calculer un score global de menace de la maladie variant de 0 à 80 points. Pour ce faire, les items 3 (Contrôle personnel), 4 (Contrôle par le traitement) et 7 (Compréhension) doivent faire l’objet d’une inversion de cotation (score inversé = $10 – \text{score brut}$). Le score global s’obtient par la somme : $\text{Item 1} + \text{Item 2} + (10 – \text{Item 3}) + (10 – \text{Item 4}) + \text{Item 5} + \text{Item 6} + (10 – \text{Item 7}) + \text{Item 8}$. Un score composite élevé reflète une perception plus menaçante, anxiogène et démunie de la maladie.
  • Temps moyen de complétion : Environ 2 à 4 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 2006.
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus par Elizabeth Broadbent, Keith J. Petrie, Julie Main et John Weinman.
  • Statut d’utilisation et permissions : Le B-IPQ est un instrument disponible en libre accès (open access) à des fins de recherche scientifique non commerciale et de pratique clinique standard. Aucune autorisation formelle préalable n’est exigée des auteurs pour les protocoles académiques, sous réserve de citer rigoureusement l’article princeps de 2006.
  • Coût et tarification : Gratuit pour la recherche académique, le milieu hospitalier public et l’exercice clinique individuel. Pour les utilisations commerciales (notamment les essais cliniques sponsorisés par l’industrie pharmaceutique), les utilisateurs sont invités à contacter les auteurs pour obtenir un accord de licence approprié.
  • Disponibilité linguistique : L’instrument a été traduit et validé dans plus de 35 langues différentes (français, espagnol, allemand, néerlandais, chinois, arabe, portugais, etc.), accessibles sur le site officiel de l’équipe de recherche de l’Université d’Auckland.

12. Références / References

  • Broadbent, E., Petrie, K. J., Main, J., & Weinman, J. (2006). The brief illness perception questionnaire. Journal of Psychosomatic Research, 60(6), 631–637. https://doi.org/10.1016/j.jpsychores.2005.10.020
  • Broadbent, E., Wilkes, C., Koschwanez, H., Weinman, J., Norton, S., & Petrie, K. J. (2015). A systematic review and meta-analysis of the Brief Illness Perception Questionnaire. Psychology & Health, 30(11), 1361–1385. https://doi.org/10.1080/08870446.2015.1070851
  • Leventhal, H., Meyer, D., & Nerenz, D. (1980). The common sense representation of illness danger. In S. Rachman (Ed.), Contributions to Medical Psychology (Vol. 2, pp. 7–30). Pergamon Press.
  • Leventhal, H., Leventhal, E. A., & Contrada, R. J. (1998). Modelling health and illness behaviour: The role of the self-regulation framework. Health Psychology Review, 2(2), 71–109. https://doi.org/10.1080/08870449808407303
  • Moss-Morris, R., Weinman, J., Petrie, K., Horne, R., Cameron, L., & Buick, D. (2002). The Revised Illness Perception Questionnaire (IPQ-R). Psychology & Health, 17(1), 1–16. https://doi.org/10.1080/08870440290001494
  • Weinman, J., Petrie, K. J., Moss-Morris, R., & Horne, R. (1996). The illness perception questionnaire: A new measure for assessing the cognitive representation of illness. Psychology & Health, 11(3), 431–445. https://doi.org/10.1080/08870449608400270

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response format: Items 1–8 use an 11-point numerical rating scale from 0 to 10 with item-specific semantic anchors; Item 9 is an open-ended causal response question.

  1. How much does your illness affect your life?
    (0 = No affect at all to 10 = Severely affects my life)
  2. How long do you think your illness will continue?
    (0 = A very short time to 10 = Forever)
  3. How much control do you feel you have over your illness?
    (0 = Absolutely no control to 10 = Extreme amount of control)
  4. How much do you think your treatment can help your illness?
    (0 = Not at all to 10 = Extremely helpful)
  5. How much do you experience symptoms from your illness?
    (0 = No symptoms at all to 10 = Many severe symptoms)
  6. How concerned are you about your illness?
    (0 = Not at all concerned to 10 = Extremely concerned)
  7. How well do you feel you understand your illness?
    (0 = Don’t understand at all to 10 = Understand very clearly)
  8. How much does your illness affect you emotionally? (e.g. does it make you angry, scared, upset or depressed?)
    (0 = Not at all affected emotionally to 10 = Extremely affected emotionally)
  9. Please list in rank-order the three most important factors that you believe caused your illness:

    1. [Cause 1]
    2. [Cause 2]
    3. [Cause 3]

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 23). Questionnaire abrégé de perception de la maladie (B-IPQ). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-abrege-de-perception-de-la-maladie-b-ipq/
Looti, Mohammed. “Questionnaire abrégé de perception de la maladie (B-IPQ).” Base de données de psychologie en français, 23 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-abrege-de-perception-de-la-maladie-b-ipq/.
Looti, Mohammed. “Questionnaire abrégé de perception de la maladie (B-IPQ).” Base de données de psychologie en français. septembre 23, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/questionnaire-abrege-de-perception-de-la-maladie-b-ipq/.