1. Résumé / Abstract
Le Questionnaire abrégé de fatigue (connu à l’origine sous l’appellation néerlandaise Verkorte Vermoeidheidsvragenlijst et en anglais Short Fatigue Questionnaire [SFQ]) est un instrument d’évaluation psychométrique conçu pour mesurer l’intensité de la fatigue subjective, plus particulièrement dans sa dimension physique et corporelle. Développé à la fin des années 1990 par Alberts et ses collaborateurs au centre médical universitaire de Nimègue et à l’université d’Amsterdam, cet outil a été abrégé à partir de la réputée Checklist Individual Strength (CIS) mise au point par Jan Vercoulen et Gijs Bleijenberg. Alors que la CIS originale comprend 20 items explorant quatre dimensions distinctes de la fatigue, le SFQ se concentre exclusivement sur un noyau unidimensionnel de quatre énoncés évaluant l’expérience vécue au cours des deux dernières semaines.
Chaque énoncé est évalué à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en sept points, allant de 1 (« oui, c’est vrai ») à 7 (« non, ce n’est pas vrai ») ou inversement selon les codages, générant un score global oscillant entre 4 et 28 points. Un score seuil clinique a été validé à 18 points ou plus, délimitant la présence d’une fatigue sévère ou anormale nécessitant une investigation médicale ou psychothérapeutique approfondie. Les propriétés psychométriques de l’instrument sont remarquables au regard de son extrême concision : la consistance interne présente une cohérence élevée (coefficient alpha de Cronbach se situant régulièrement entre 0,85 et 0,91 selon les échantillons cliniques et de la population générale), et la validité convergente avec l’échelle CIS globale et d’autres mesures de qualité de vie (notamment les sous-échelles de vitalité de l’inventaire SF-36) s’avère particulièrement robuste.
Le SFQ s’est imposé comme un instrument d’évaluation standardisé privilégié au sein des cohortes épidémiologiques longitudinales, des études oncologiques, des consultations consacrées au syndrome de fatigue chronique (SFC/EM) et des pathologies auto-immunes telles que la sclérose en plaques. Sa brièveté limite considérablement la charge cognitive et physique imposée aux patients vulnérables tout en offrant une précision métrologique remarquable.
2. Mots-clés / Keywords
fatigue chronique, psychométrie, évaluation clinique, Verkorte Vermoeidheidsvragenlijst, Checklist Individual Strength, échelle Likert, épuisement physique, oncologie, syndrome de fatigue chronique, validité de construit
3. Auteurs / Authors
Le Questionnaire abrégé de fatigue a été élaboré et standardisé par une équipe multidisciplinaire néerlandaise pionnière dans la recherche sur la fatigue chronique :
- M. Alberts : Chercheur au Département de psychologie médicale, Centre médical universitaire de Nimègue (Radboud Universitair Medisch Centrum), Pays-Bas.
- Ellen M. A. Smets : Professeure en communication médicale au Département de communication médicale du centre médical universitaire d’Amsterdam (Amsterdam UMC, Academisch Medisch Centrum), experte renommée dans la conceptualisation de la fatigue chez les patients cancéreux (co-auteure du Multidimensional Fatigue Inventory – MFI).
- Jan H. M. M. Vercoulen : Psychologue clinicien et chercheur au Département de psychologie médicale et des maladies pulmonaires, Radboud UMC, Nimègue, Pays-Bas. Concepteur principal de la Checklist Individual Strength (CIS).
- Bert Garssen : Psychologue de la santé et chercheur à l’Institut Helen Dowling pour la psycho-oncologie (Helen Dowling Instituut), Utrecht, Pays-Bas.
- Gijs Bleijenberg : Professeur émérite de psychologie médicale, fondateur du Centre d’expertise pour la fatigue chronique (NKCV) au Radboud Universitair Medisch Centrum de Nimègue, autorité mondiale sur la thérapie cognitivo-comportementale appliquée à la fatigue pathologique.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Verkorte Vermoeidheidsvragenlijst (SFQ) est de fournir aux praticiens et aux chercheurs un instrument de dépistage ультра-rapide, standardisé et hautement discriminatif de la fatigue pathologique. Dans le champ de la médecine générale, de l’oncologie, de la neurologie et de la rhumatologie, la fatigue représente l’un des symptômes les plus fréquemment rapportés, mais également l’un des plus sous-estimés et des plus difficiles à quantifier en raison de son caractère intrinsèquement subjectif.
Historiquement, l’évaluation de ce symptôme nécessitait la passation de questionnaires multidimensionnels exhaustifs comprenant entre 20 et 40 items, à l’image du Checklist Individual Strength (20 items), du Multidimensional Fatigue Inventory (20 items) ou de la Fatigue Assessment Scale (10 items). Si ces batteries s’avèrent indispensables pour disséquer l’impact de l’asthénie sur la concentration, la motivation et l’activité physique globale, leur longueur constitue un obstacle majeur chez les patients souffrant d’épuisement profond, de déficits attentionnels majeurs ou de maladies chroniques avancées. Chez ces individus, la passation d’un test long induit elle-même une exacerbation symptomatique susceptible de biaiser les réponses.
Le SFQ répond précisément à ce dilemme clinique : il extrait les quatre items dotés du meilleur pouvoir discriminant de la dimension de fatigue physique de la CIS afin d’offrir une estimation fiable en moins d’une minute de passation. L’objectif n’est pas de remplacer une analyse qualitative exhaustive des composantes de la fatigue, mais d’offrir :
- Un outil de triage épidémiologique et de dépistage de première ligne capable d’identifier les patients nécessitant une prise en charge spécialisée ;
- Un indice synthétique d’évolution permettant un suivi thérapeutique longitudinal hebdomadaire ou mensuel dans le cadre de protocoles d’essais cliniques ou d’interventions comportementales ;
- Un instrument standardisé applicable dans de grandes enquêtes en santé publique où le temps imparti par répondant est strictement limité.
Sur le plan clinique, le recours au SFQ permet d’objectiver la plainte subjective du patient, de légitimer son vécu débilitant face au corps médical et de comparer son niveau d’épuisement à des normes étalonnées issues de cohortes saines et de populations cliniques spécifiques.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique appréhendé par le SFQ est l’expérience subjective de la fatigue physique. Bien que la fatigue soit un phénomène complexe regroupant des facettes cognitives (difficultés de concentration, lenteur idéatoire), motivationnelles (manque d’initiative, apathie) et comportementales (diminution de l’activité locomotrice), l’analyse factorielle a démontré de manière constante que l’aspect le plus saillant et le plus handicapant pour les individus demeure la sensation brute d’épuisement corporel et de perte de tonus physique.
Le SFQ ne postule pas une structure plurielle : il cible délibérément une dimension unique (unidimensionnelle). Cette dimension englobe plusieurs aspects interconnectés du vécu physique :
- La sensation subjective de lassitude corporelle : L’expérience directe d’un corps alourdi, dépourvu d’énergie vitale spontanée et incapable de soutenir les efforts quotidiens les plus élémentaires (par exemple la toilette, la marche ou les travaux ménagers).
- L’épuisement physique complet : Un état d’asthénie avancée où les réserves énergétiques sont perçues comme totalement consumées, sans proportion évidente avec la quantité de travail musculaire effectuée.
- La dégradation du sentiment d’aptitude (« fitness ») : La perte du sentiment subjectif de vigueur, de résilience physique et de capacité de récupération après le repos. Contrairement à la fatigue physiologique saine qui s’estompe après une nuit de sommeil, l’absence de régénération matinale est au cœur de ce construit pathologique.
- La faiblesse somatique perçue : La sensation d’une défaillance musculaire globale, où les membres semblent cotonneux ou douloureusement inertes, traduisant une vulnérabilité biologique accrue.
Dans l’opérationnalisation du concept, Alberts et al. (1997) ont pris soin de formuler les items de manière à ce qu’ils capturent la persistance temporelle du trouble en cadrant l’introspection sur « les deux dernières semaines ». Ce choix méthodologique permet d’exclure les fluctuations transitoires induites par un manque ponctuel de sommeil ou un effort sportif inhabituel, et d’isoler une fatigue stable à caractère subchronique ou chronique.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre théorique sous-jacent au SFQ s’inscrit au carrefour du modèle biopsychosocial de la santé (George L. Engel) et du modèle cognitivo-comportementale de la fatigue chronique théorisé par Gijs Bleijenberg, Jan Vercoulen et Simon Wessely.
Selon cette perspective conceptuelle, la fatigue chronique ne peut être comprise comme une simple conséquence directe et linéaire d’un dommage tissulaire ou d’une anomalie biologique résiduelle (par exemple après une infection virale ou un traitement de chimiothérapie). Le modèle cognitivo-comportementale postule une distinction fondamentale entre trois catégories de facteurs :
- Les facteurs prédisposants : Personnalité perfectionniste, forte orientation vers l’action, prédispositions génétiques ou antécédents de surmenage ;
- Les facteurs déclenchants : Épisode infectieux aigu (ex. mononucléose infectieuse), choc émotionnel majeur ou traitement cytotoxique lourd ;
- Les facteurs d’entretien (perpétuants) : Représentations cognitives dysfonctionnelles concernant la maladie, peur excessive de l’effort physique (kinésiophobie), sentiment d’impuissance, perte de repères rythmiques journaliers et déconditionnement cardiovasculaire et musculaire progressif.
Dans cette architecture théorique, la fatigue corporelle mesurée par le SFQ constitue le signal central régissant la boucle de rétroaction négative. Le patient perçoit une sensation intense d’épuisement, l’interprète comme le symptôme d’un dommage physique sous-jacent, réduit drastiquement son niveau d’activité, ce qui accroît la vulnérabilité somatosensorielle et abaisse le seuil de tolérance physique lors du moindre mouvement futur. En isolant précisément l’intensité de ce ressenti grâce au SFQ, les chercheurs et cliniciens peuvent mesurer l’impact des thérapies cognitives et comportementales (TCC) et des programmes d’activité physique adaptée (Graded Exercise Therapy – GET), qui visent à restructurer ces cognitions et à désamorcer le cercle vicieux de l’asthénie chronique.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique du Questionnaire abrégé de fatigue a fait l’objet de vérifications empiriques approfondies lors de sa publication initiale et au sein de multiples réplications internationales.
Validité de construit et convergente
La validité convergente du SFQ a été établie en corrélant ses scores avec ceux obtenus sur l’échelle complète de la Checklist Individual Strength (CIS). Dans l’étude princeps d’Alberts et al. (1997), la corrélation de Pearson entre le score global du SFQ et la sous-échelle de fatigue physique de la CIS était exceptionnellement élevée (r > 0,90), démontrant que la réduction de 20 à 4 items n’entraînait aucune perte significative d’information sur la dimension ciblée. De même, les corrélations avec d’autres échelles réputées attestent de cette convergence :
- Corrélation positive forte avec la sous-échelle de fatigue générale du Multidimensional Fatigue Inventory (MFI-20) (r = 0,78 à 0,84) ;
- Corrélation négative marquée avec la dimension « Vitalité » (VT) du questionnaire de santé général Medical Outcomes Study Short Form-36 (SF-36) (r = -0,72 à -0,81), confirmant qu’un score élevé de fatigue correspond à un déficit sévère de dynamisme et d’énergie vitale ;
- Corrélation positive modérée à forte avec les échelles de dépression, notamment la Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS-D) et le Beck Depression Inventory (BDI) (r = 0,45 à 0,58), reflétant la comorbidité affective fréquente tout en conservant une distinction conceptuelle claire (la fatigue n’est pas réductible à la dépression).
Validité discriminante et diagnostique
L’instrument démontre une excellente capacité à distinguer les groupes cliniques des populations saines. Dans l’échantillon normatif d’Alberts et al. (1997), la moyenne des sujets témoins sains se situait à 8,7 (écart-type = 4,1), tandis que les patients souffrant de syndrome de fatigue chronique affichaient une moyenne de 23,4 (écart-type = 3,7). La courbe ROC (Receiver Operating Characteristic) confirme une aire sous la courbe (AUC) supérieure à 0,92 pour la détection de la fatigue clinique invalidante.
Le seuil décisionnel couramment retenu dans la littérature néerlandaise et internationale est fixé à 18 points. Un score supérieur ou égal à 18 présente une sensibilité supérieure à 88 % et une spécificité avoisinant 85 % pour discriminer les patients répondant aux critères diagnostiques de fatigue sévère d’origine médicale ou inexpliquée.
8. Fidélité / Reliability
Malgré sa brièveté extrême, le Questionnaire abrégé de fatigue présente des indices de précision et de consistance métrologique remarquablement stables dans diverses populations d’adultes et de personnes âgées.
Consistance interne
Dans l’étude originale d’Alberts et al. (1997), le coefficient alpha de Cronbach rapporté s’élevait à 0,88 dans un échantillon combiné de sujets sains et de patients fatigués chroniques. Les études subséquentes menées auprès de survivants du cancer, de patients hémodialysés et d’individus atteints de maladies inflammatoires ont corroboré ces résultats avec des coefficients alpha oscillant de manière constante entre 0,85 et 0,91. Ces valeurs démontrent que les quatre énoncés mesurent avec une très forte homogénéité le même construit sous-jacent, sans redondance sémantique excessive.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
La fidélité test-retest a été documentée sur des intervalles de deux à quatre semaines chez des sujets cliniquement stables (patients témoins ou patients en liste d’attente sans intervention active). Le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) s’établit entre 0,82 et 0,87, témoignant d’une stabilité temporelle remarquable de la mesure en l’absence de changement clinique. Inversement, chez les patients suivant un protocole de réhabilitation ou de thérapie comportementale, le SFQ a démontré une forte sensibilité au changement (taille d’effet de Cohen d souvent supérieure à 0,80 entre le pré-test et le post-test chez les répondeurs thérapeutiques).
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure factorielle du SFQ découle directement des analyses menées sur l’instrument parent, la Checklist Individual Strength (CIS). Lors de la validation initiale de la CIS par Vercoulen et al. (1994), une analyse factorielle exploratoire (AFE) avec rotation varimax avait mis en évidence quatre facteurs orthogonaux distincts expliquant plus de 65 % de la variance totale :
- Facteur 1 : Expérience subjective de fatigue physique (8 items) ;
- Facteur 2 : Concentration et attention intellectuelle (5 items) ;
- Facteur 3 : Motivation et dynamisme (4 items) ;
- Facteur 4 : Activité physique et motrice (3 items).
Afin de créer un outil de dépistage unidimensionnel ultra-court, Alberts et ses collègues ont sélectionné les quatre items présentant les saturations factorielles les plus élevées sur le Facteur 1 (fatigue subjective/physique), tout en évitant les saturations croisées sur les autres facteurs. Les analyses factorielles confirmatoires (AFC) conduites sur le SFQ à 4 items confirment systématiquement un modèle à facteur unique dominant :
- Indices d’adéquation du modèle : Le modèle unidimensionnel affiche d’excellents indices d’ajustement : le Comparative Fit Index (CFI) dépasse généralement 0,98, le Tucker-Lewis Index (TLI) est supérieur à 0,97, et le Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) demeure inférieur à 0,06.
- Poids factoriels (saturations) : Tous les items présentent des saturations standardisées comprises entre 0,72 et 0,89, attestant d’une contribution substantielle et équilibrée de chaque énoncé à la variance du construit latent de fatigue physique.
10. Instrument de mesure / Instrument
Le Questionnaire abrégé de fatigue est un auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé caractérisé par sa facilité de passation et son faible coût cognitif.
- Nom complet de l’outil : Questionnaire abrégé de fatigue (Verkorte Vermoeidheidsvragenlijst / Short Fatigue Questionnaire [SFQ]).
- Type d’évaluation : Auto-évaluation psychologique et somatique standardisée (auto-questionnaire).
- Durée de passation : Environ 1 à 2 minutes.
- Période de référence : Les deux dernières semaines (14 jours précédant l’évaluation).
- Nombre d’items : 4 énoncés brefs.
- Format de réponse : Échelle ordinale de Likert en 7 points. Les ancrages textuels vont typiquement de « 1 = oui, c’est vrai » à « 7 = non, ce n’est pas vrai » (ou inversement selon la modalité d’encodage retenue dans le protocole).
- Modalités de cotation :
- Les items formulés dans le sens de la fatigue reçoivent une cotation directe de 1 à 7 (où le score le plus élevé reflète la fatigue la plus intense).
- L’item positivement orienté (évaluant le sentiment d’être « en forme » ou « dispos ») fait l’objet d’un codage inversé (inversion des scores : 1 devient 7, 2 devient 6, etc.).
- Le score global s’obtient par la somme arithmétique des quatre énoncés cotés, produisant un score total variant de 4 à 28 points.
- Interprétation des scores :
- Score de 4 à 17 : Niveau de fatigue situé dans les limites de la normale ou légère fatigue sans retentissement clinique critique.
- Score de 18 à 28 : Fatigue sévère et pathologique. Ce seuil indique une altération majeure du fonctionnement quotidien justifiant des investigations diagnostiques et thérapeutiques.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
Le Questionnaire abrégé de fatigue a été formellement décrit et publié pour la première fois en 1997 dans la revue médicale néerlandaise Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde par M. Alberts et ses collaborateurs.
En vertu de sa mission universitaire et scientifique d’origine, le questionnaire est disponible gratuitement pour la recherche académique, l’évaluation clinique courante et les pratiques institutionnelles à but non lucratif. Les auteurs et le centre d’expertise du Radboud UMC autorisent son utilisation clinique standard sans versement de redevances financières, sous réserve de citer scrupuleusement la publication de référence originale.
Pour les utilisations commerciales à grande échelle, telles que l’intégration au sein d’essais cliniques parrainés par des laboratoires pharmaceutiques ou la distribution dans des plateformes logicielles privées payantes, il convient de contacter le Département de psychologie médicale du Radboud Universitair Medisch Centrum (Nimègue, Pays-Bas) afin de solliciter les accords formels d’utilisation et les licences contractuelles adéquates.
12. Références / References
Les sources académiques de référence relatives au développement, à la validation et à l’application clinique du SFQ sont répertoriées ci-dessous :
- Alberts, M., Smets, E. M. A., Vercoulen, J. H. M. M., Garssen, B., & Bleijenberg, G. (1997). ‘Verkorte vermoeidheidsvragenlijst’: een praktisch hulpmiddel bij het screenen op chronische vermoeidheid [Le « Questionnaire abrégé de fatigue »: un outil pratique pour le dépistage de la fatigue chronique]. Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde, 141(31), 1526-1530. https://www.ntvg.nl/artikelen/verkorte-vermoeidheidsvragenlijst-een-praktisch-hulpmiddel-bij-het-screenen-op-chronische
- Vercoulen, J. H. M. M., Swanink, C. M. A., Fennis, J. F. M., Galama, J. M. D., van der Meer, J. W. M., & Bleijenberg, G. (1994). Dimensional assessment of chronic fatigue syndrome. Journal of Psychosomatic Research, 38(5), 383-392. https://doi.org/10.1016/0022-3999(94)90099-y
- Smets, E. M. A., Garssen, B., Bonke, B., & De Haes, J. C. J. M. (1995). The Multidimensional Fatigue Inventory (MFI) psychometric qualities of an instrument to assess fatigue. Journal of Psychosomatic Research, 39(3), 315-325. https://doi.org/10.1016/0022-3999(94)00125-O
- Bultmann, U., Kant, I., Kasl, S. V., Schroer, C. A., Swaen, G. M., & van den Brandt, P. A. (2000). Fatigue and psychological distress in the working population: Psychometrics, prevalence, and associations with life events. Psychosomatic Medicine, 62(5), 662-670. https://doi.org/10.1097/00006842-200009000-00010
- Servaes, P., Verhagen, S., & Bleijenberg, G. (2002). Fatigue in cancer patients during and after treatment: Prevalence, correlates and interventions. European Journal of Cancer, 38(1), 27-43. https://doi.org/10.1016/S0959-8049(01)00332-X
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to the respondent: The following statements relate to how you have felt during the past two weeks. Please indicate the extent to which each statement applies to your situation by circling the number that best matches your experience.
Response scale: 7-point Likert scale (from 1 = « Yes, that is true » to 7 = « No, that is not true », with appropriate reverse scoring applied during computational analysis so that higher total scores reflect higher fatigue intensity).
-
Item 1: I feel tired.
1 = Yes, that is true
2
3
4
5
6
7 = No, that is not true -
Item 2: Physically I feel exhausted.
1 = Yes, that is true
2
3
4
5
6
7 = No, that is not true -
Item 3: I feel fit.
1 = Yes, that is true
2
3
4
5
6
7 = No, that is not true(Note: Scored reversely during computational aggregation)
-
Item 4: I feel weak.
1 = Yes, that is true
2
3
4
5
6
7 = No, that is not true