Qualité affective parent-enfant / Rapport du parent

Découvrez l’échelle de la Qualité affective parent-enfant / Rapport du parent (PCAQ-PR) : cadre conceptuel, dimensions d’affect positif et d’hostilité, propriétés psychométriques et questionnaire complet.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de la Qualité affective parent-enfant / Rapport du parent (en anglais : Parent-Child Affective Quality – Parent Report, abrégée sous l’acronyme PCAQ-PR) constitue un instrument psychométrique bref et ciblé conçu pour quantifier la tonalité émotionnelle et la valence affective caractérisant les interactions réciproques entre un parent et son enfant au cours du mois écoulé. Initialement formalisée et documentée dans le cadre des programmes d’évaluation de la prévention de l’abus de substances toxiques pilotés par le Center for Substance Abuse Prevention (CSAP) et opérationnalisée par les chercheurs Richard Spoth et Cleve Redmond au sein de l’Université d’État de l’Iowa, cette échelle a été largement intégrée dans des initiatives de recherche préventive longitudinale d’envergure telles que le Project Family et l’évaluation du programme Iowa Strengthening Families Program (ISFP).

Le questionnaire est composé de sept items auto-rapportés par le parent, mesurés à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en sept points graduée de « Toujours » (1) à « Jamais » (7). L’outil explore deux dimensions affectives cardinales hautement interdépendantes : l’affect positif parent-enfant (témoignages d’affection physique, d’écoute bienveillante, d’encouragement, d’appréciation active des idées de l’enfant et de chaleur émotionnelle) et l’affect négatif ou hostilité parentale (colère manifestée, élévations de voix, insultes, cris lors des désaccords et pertes de contrôle émotionnel face aux transgressions). Les analyses factorielles confirmatoires conduites dans diverses cohortes d’adolescents et de préadolescents corroborent la présence d’une structure bi-factorielle sous-jacente ou d’un facteur d’affectivité générale combinée après inversion appropriée des scores.

Sur le plan métrologique, l’échelle affiche une cohérence interne satisfaisante, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant couramment entre 0,78 et 0,86 selon les sous-échantillons d’intervention et les vagues de collecte. La fidélité test-retest à court et moyen terme s’avère robuste, tout en demeurant sensible aux remaniements positifs induits par les interventions de guidance parentale et de psychoéducation familiale. En matière de validité concourante et prédictive, le score de la PCAQ-PR est négativement associé aux troubles des conduites, à l’initiation précoce à l’alcool et aux drogues illicites ainsi qu’à la détresse émotionnelle chez l’enfant, tout en présentant des corrélations positives élevées avec l’attachement sécure, l’estime de soi juvénile et l’efficacité éducative perçue.

2. Mots-clés / Keywords

Qualité affective parent-enfant, relation parent-enfant, évaluation parentale, affect positif, hostilité parentale, chaleur parentale, prévention de l’abus de substances, compétences parentales, psychométrie, Richard Spoth, CSAP, Iowa Strengthening Families Program.

3. Auteurs / Authors

L’instrumentation et la standardisation de cette mesure au sein des batteries d’évaluation clinique et préventive ont été développées et documentées principalement par :

  • Dr. Richard L. Spoth : Directeur du Partnerships in Prevention Science Institute (PPSI), Iowa State University, Ames, Iowa, États-Unis. Spécialiste reconnu internationalement des sciences de la prévention familiale et de l’implantation communautaire des programmes probants de réduction des risques addictifs. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Dr. Cleve Redmond : Chercheur principal et méthodologiste au sein du Partnerships in Prevention Science Institute, Iowa State University, Ames, Iowa, États-Unis. Concepteur méthodologique de cohortes d’évaluation randomisées contrôlées sur les dynamiques familiales.
  • Dr. Howard A. Liddle & Dr. Cynthia L. Rowe : Contributeurs majeurs à la formalisation et la dissémination des instruments de mesure familiale pour le National Institute on Drug Abuse (NIDA) et le CSAP, notamment à travers la monographie princeps sur les mesures familiales appliquées aux toxicomanies juvéniles.

4. Objectif / Purpose

La finalité primordiale de la Qualité affective parent-enfant / Rapport du parent (PCAQ-PR) est de fournir aux chercheurs, épidémiologistes et cliniciens un indice synthétique, fiable et standardisé de l’atmosphère affective qui imprègne la dynamique interactive au sein du dyade parent-enfant. L’enjeu central de cette échelle est d’opérationnaliser les dimensions socio-émotionnelles de la parentalité sans imposer un fardeau cognitif disproportionné aux parents participants, ce qui la rend particulièrement efficiente dans les protocoles épidémiologiques longitudinaux de grande échelle et les évaluations de santé publique en milieu communautaire.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée en psychopathologie développementale, l’outil a été forgé pour répondre à un impératif méthodologique récurrent : identifier les variables médiatrices et modératrices de l’étiologie des conduites à risque chez les jeunes, notamment l’initiation hâtive aux substances psychoactives (alcool, tabac, cannabis), l’affiliation à des pairs déviants et les comportements externalisés (agressivité, oppositionnalité, délinquance). En psychométrie développementale, il est fermement établi que la chaleur parentale agit comme un puissant facteur de protection, tandis que les affects négatifs exacerbés (tels que le dénigrement verbal, l’irritabilité chronique et les explosions de colère) amplifient la vulnérabilité psychosociale des adolescents. La PCAQ-PR mesure précisément cette balance dynamique entre les interactions gratifiantes et les ruptures affectives régulières.

Au plan clinique et interventionnel, la mesure répond à plusieurs objectifs cruciaux :

  • Évaluation initiale des besoins (Baseline Assessment) : Établir le profil de base des attitudes parentales avant le déploiement d’un programme d’entraînement aux habiletés parentales (parent training). L’outil permet de déceler rapidement si la difficulté relationnelle provient d’un déficit d’affects positifs (distance, froideur, manque de valorisation) ou d’une prévalence toxique d’affects négatifs (cris, insultes, réactivité hostile).
  • Suivi de la trajectoire d’intervention et détection des gains thérapeutiques : Grâce à sa concision (sept items) et à sa fenêtre temporelle d’évaluation standardisée fixée au mois écoulé (« au cours du mois passé »), le questionnaire est extrêmement sensible au changement thérapeutique post-intervention. Il permet de mesurer si un accompagnement de soutien à la parentalité engendre une diminution tangible des emportements verbaux et une augmentation significative des marques d’affection.
  • Triangulation méthodologique multi-informateurs : La version parentale est conçue pour s’articuler harmonieusement avec la version miroir complétée par l’enfant (Parent-Child Affective Quality – Youth Report). L’analyse combinée des deux perspectives offre aux praticiens une grille de lecture approfondie des divergences de perception affective au sein du foyer, divergences souvent prédictives d’un malaise relationnel latent.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique investigué par la PCAQ-PR est la qualité affective de la relation parent-enfant, appréhendée sous l’angle des manifestations comportementales explicites d’émotions positives et négatives durant les moments de partage et de communication au cours du mois précédent. L’outil postule que la relation affective n’est pas un concept monolithique abstrait, mais une résultante dynamique issue de la dialectique quotidienne entre les comportements de sollicitude et les réactions de rejet ou de tension.

1. La dimension de l’affect positif et de la valorisation (Warmth and Positive Regard)

Cette dimension regroupe les comportements parentaux qui traduisent l’amour inconditionnel, la validation narcissique positive et la sensibilité aux besoins affectifs de l’enfant. Elle se décline en trois facettes opérationnelles fondamentales :

  • L’expression ouverte de l’affection et de la sollicitude : Illustrée par l’item demandant au parent à quelle fréquence il signifie à l’enfant qu’il compte réellement pour lui (care about him/her) et agit de manière aimante et affectueuse envers lui (act loving and affectionate). Ces attitudes favorisent l’intégration d’un modèle interne opérant d’attachement sécurisant, selon lequel le jeune se sent digne d’être aimé.
  • L’appréciation et la reconnaissance des initiatives de l’enfant : Captée par l’item interrogeant l’encouragement des idées, des opinions et des réalisations du jeune. Cette conduite renforce le sentiment d’auto-efficacité de l’adolescent, soutient son processus d’individuation et consolide la légitimité de son autonomie au sein du système familial.

2. La dimension de l’affect négatif et de l’hostilité réactive (Hostility, Anger, and Rejection)

À l’opposé du continuum affectif, cette dimension englobe les manifestations parentales d’irritabilité, d’agressivité verbale et d’incapacité à réguler sa propre frustration lors des situations de conflit ou d’opposition. Elle couvre quatre manifestations symptomatiques :

  • L’agacement et la colère diffuse : La fréquence à laquelle le parent ressent et extériorise une vive colère dirigée contre l’enfant lors des moments d’interaction courante (item portant sur le fait de se mettre en colère contre lui/elle).
  • L’escalade verbale et les cris : L’intensité des comportements de décharge vocale (shout or yell) provoqués par un état d’exaspération parentale, traduisant un déficit de modélisation du contrôle des impulsions.
  • L’agressivité hostile lors des désaccords : Le recours aux insultes, jurons ou récriminations violentes lors de divergences d’opinion, qui érode la sécurité psychologique de l’enfant et induit des mécanismes de défense d’évitement ou de contre-agression.
  • L’intolérance punitive face à la transgression : La tendance à « perdre son sang-froid » (lose temper) et à crier dès que l’enfant commet un faux pas, indiquant une discipline inadaptée et coercitive plutôt qu’un encadrement constructif.

Bien que ces deux dimensions puissent être regroupées en un score composite global de chaleur affective (après recodage inversé des items négatifs), de nombreux modèles de recherche conservent les deux scores factoriels distincts en raison de leur asymétrie prédictive : l’absence d’affect négatif ne garantit pas la présence d’affect positif, et un parent peut occasionnellement faire preuve d’affection tout en manifestant une instabilité émotionnelle violente.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de la PCAQ-PR s’enracine dans la convergence de plusieurs grands paradigmes de la psychologie contemporaine :

1. La théorie de l’attachement

Fondée par John Bowlby et complétée par les travaux de Mary Ainsworth sur la sensibilité maternelle, la théorie de l’attachement pose que la disponibilité affective et la chaleur parentale constituent la base de sécurité à partir de laquelle l’enfant explore le monde. Dans ce cadre, des interactions empreintes d’écoute et d’affection régulière (items b, d, e) fournissent à l’enfant l’assurance d’être protégé, ce qui atténue la détresse émotionnelle face aux facteurs de stress environnementaux. À l’inverse, l’hostilité et les cris récurrents génèrent un climat relationnel imprévisible, précurseur d’un attachement insécure ou désorganisé.

2. Le modèle coercitif de Patterson et la théorie de l’apprentissage social

Les formulations théoriques de Gerald Patterson sur les processus coercitifs familiaux (Coercive Family Process) développées à l’Oregon Social Learning Center constituent une grille d’analyse directe pour les items c, f et g de l’échelle. Patterson a démontré que les cycles d’agressivité entre parents et enfants s’auto-renforcent par conditionnement opérant : face à une transgression, le parent crie ou insulte l’enfant ; si l’enfant obtempère momentanément pour faire cesser la stimulation aversive, le comportement agressif parental est renforcé négativement. Simultanément, l’enfant intègre par observation et imitation (Albert Bandura) que la colère et les cris constituent la modalité légitime de résolution des désaccords interpersonnels, ce qui favorise l’apparition de troubles externalisés à l’école et avec les pairs.

3. La typologie parentale de Diana Baumrind

Dans la théorie des styles éducatifs de Diana Baumrind, formalisée ultérieurement par Maccoby et Martin, la dimension de la réceptivité/chaleur (responsiveness/warmth) s’oppose à celle de l’exigence/contrôle. La PCAQ-PR isole de manière très épurée la dimension de réceptivité affective. Un score élevé aux composantes positives associé à un score très faible aux composantes négatives caractérise la posture parentale « démocratique » (authoritative), hautement protectrice contre les déviances adolescentes. En revanche, des scores élevés d’hostilité reflètent la dérive d’un autoritarisme dysfonctionnel ou d’un rejet parental destructeur.

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques de validité de la PCAQ-PR ont été rigoureusement éprouvées dans le cadre des études d’efficacité des interventions préventives subventionnées par le NIDA, le CSAP et le National Institute of Mental Health (NIMH).

Validité de construit (Construct Validity)

La validité de construit a été documentée par des analyses factorielles confirmatoires au sein de cohortes regroupant plusieurs centaines de familles issues de zones rurales et semi-urbaines (notamment les échantillons du Project Family de l’Iowa State University, comptant plus de 400 à 600 dyades parent-adolescent). Les modèles d’équations structurelles (SEM) indiquent que les sept items s’ajustent de manière optimale à une conceptualisation intégrant deux facteurs latents corrélés ou un facteur général d’affectivité parentale de second ordre. Les indices d’ajustement globaux satisfont les critères standards (CFI > 0,94 ; TLI > 0,92 ; RMSEA < 0,06).

Validité convergente et discriminante

La validité convergente de l’échelle est attestée par de fortes corrélations positives statistiquement significatives avec d’autres questionnaires standardisés évaluant le fonctionnement familial :

  • Corrélations positives modérées à fortes (r = 0,52 à 0,68, p < 0,001) avec l’échelle de communication parent-adolescent de Barnes et Olson (Parent-Adolescent Communication Scale).
  • Corrélations négatives substantielles (r = -0,45 à -0,61, p < 0,001) avec les échelles de conflit familial du Family Environment Scale (FES) de Moos.
  • Validité discriminante avérée par des corrélations faibles ou négligeables (r < 0,20) avec les échelles de statut socio-économique pur ou de désirabilité sociale des parents, démontrant que l’outil ne se contente pas de mesurer une propension générale à la conformité sociale.

Validité prédictive et sensibilité au changement

Sur le plan longitudinal, des scores élevés d’hostilité parentale mesurés par la PCAQ-PR au début de la scolarité secondaire prédisent significativement, 12 et 24 mois plus tard, une probabilité accrue de consommation problématique d’alcool et de drogues illicites, même après contrôle des traits d’impulsivité de l’enfant. Réciproquement, un score élevé d’affect positif parental prédit un engagement scolaire robuste et une moindre adhésion à des groupes de pairs déviants. Enfin, dans les essais contrôlés randomisés évaluant l’intervention Strengthening Families Program : For Parents and Youth 10-14, les parents assignés au groupe expérimental présentaient des variations significatives et statistiquement détectables (taille d’effet d de Cohen comprise entre 0,35 et 0,48) par rapport au groupe témoin lors du post-test.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité métrologique de la PCAQ-PR a été établie à travers l’évaluation de sa consistance interne et de sa stabilité temporelle dans divers contextes d’investigation psychologique.

Consistance interne

Pour la composante d’affect positif (3 items : b, d, e), le coefficient alpha de Cronbach se situe généralement entre 0,79 et 0,85, témoignant d’une excellente homogénéité thématique des conduites d’amour, de soutien et de valorisation. Pour la composante d’affect négatif / hostilité (4 items : a, c, f, g), l’alpha de Cronbach varie entre 0,81 et 0,87, reflétant une grande concordance entre les manifestations d’irritabilité verbale et les emportements punitifs. Lorsque les 7 items sont amalgamés en une mesure unifiée de qualité affective globale (après inversion des quatre items négatifs), la cohérence interne globale conserve un niveau satisfaisant, oscillant entre 0,80 et 0,86 selon les études rapportées par Spoth et al. (1998, 2001).

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Dans des groupes témoins d’études longitudinales n’ayant reçu aucune intervention psychoéducative, les coefficients de corrélation test-retest calculés à des intervalles de 6 à 12 mois varient entre r = 0,62 et r = 0,74. Cette stabilité modérée à forte démontre que l’échelle saisit des patterns relationnels relativement durables au sein du système familial, tout en évitant l’écueil d’une rigidité totale qui empêcherait la mesure des évolutions comportementales constructives.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’exploration empirique de la structure latente de la PCAQ-PR s’est appuyée à la fois sur des démarches exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au cours des phases de validation des instruments de prévention du CSAP.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’extraction par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct), la règle de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) extrait systématiquement deux facteurs distincts expliquant cumulativement entre 58 % et 68 % de la variance totale des scores :

  • Facteur 1 : Hostilité et décharge émotionnelle négative. Ce facteur regroupe les items c (« Crier après l’enfant »), f (« Crier, insulter ou jurer lors d’un désaccord »), g (« Perdre son sang-froid et crier lors d’une bêtise ») et a (« Se mettre en colère »). Les saturations factorielles de ces items sur leur facteur théorique sont élevées, s’échelonnant typiquement de 0,68 à 0,88.
  • Facteur 2 : Chaleur, acceptation et validation positive. Ce facteur réunit les items b (« Faire savoir qu’on tient à lui »), d (« Se comporter avec amour et affection ») et e (« Exprimer son appréciation des idées et actions »). Les saturations factorielles s’établissent entre 0,72 et 0,85, avec des saturations croisées sur le facteur négatif résiduelles (généralement inférieures à 0,20 en valeur absolue).

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations confirmatoires testées par Redmond et Spoth ont comparé trois architectures conceptuelles concurrentes :

  1. Modèle unifactoriel strict : L’ensemble des 7 items est contraint de saturer sur une unique dimension latente de « Qualité affective ». Ce modèle présente généralement des indices d’ajustement médiocres (RMSEA > 0,10 ; CFI < 0,88), suggérant que l’hostilité et l’affection ne sont pas les simples reflets opposés d’un mécanisme psychologique unique et symétrique.
  2. Modèle bifactoriel corrélé : Deux facteurs latents distincts mais corrélés négativement (la corrélation inter-facteurs se situant typiquement entre r = -0,40 et r = -0,55). Ce modèle offre une adéquation statistique excellente aux données observées (χ²/df < 2,5 ; CFI > 0,96 ; RMSEA ≤ 0,052).
  3. Modèle hiérarchique ou bifactoriel général (Bifactor Model) : Dans certaines cohortes de grande taille, la présence d’un facteur général d’harmonie relationnelle combiné à deux facteurs spécifiques résiduels permet de justifier l’usage d’un score total combiné pour les praticiens souhaitant un indice unidimensionnel synthétique.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type de mesure : Échelle auto-rapportée par le parent (auto-évaluation standardisée / questionnaire papier-crayon ou informatisé).
  • Population cible : Parents ou tuteurs légaux d’enfants et d’adolescents (âgés généralement de 8 à 17 ans).
  • Durée d’administration : Environ 2 à 4 minutes, favorisant une complétion fluide et limitant la fatigue attentionnelle.
  • Période de référence : « Au cours du mois passé » (During the past month), ciblant les interactions directes de discussion ou de partage d’activités.
  • Nombre total d’items : 7 items concis formulés de façon claire.
  • Format des réponses : Échelle de Likert ordinale graduée en 7 points inversés dans sa numérotation d’origine :
    1 = Toujours (Always)
    2 = Presque toujours (Almost Always)
    3 = Assez souvent (Fairly Often)
    4 = Environ la moitié du temps (About Half the Time)
    5 = Pas très souvent (Not too Often)
    6 = Presque jamais (Almost Never)
    7 = Jamais (Never)
  • Règles de cotation et de calcul des scores :
    • Score de la sous-échelle d’affect positif : Calculé à partir des items b, d et e. Pour préserver une lecture intuitive où un score élevé indique une plus grande affection, il est d’usage en recherche d’inverser le codage de l’échelle d’origine (par exemple : 7 = Toujours … 1 = Jamais), puis de calculer la moyenne ou la somme de ces trois items (plage de score sommative inversée : 3 à 21).
    • Score de la sous-échelle d’affect négatif / hostilité : Calculé à partir des items a, c, f et g. Selon la métrique standard du questionnaire (1 = Toujours à 7 = Jamais), un score brut faible indique une hostilité élevée. En pratique psychométrique clinique, les chercheurs recodent souvent ces items de sorte que 7 = Toujours et 1 = Jamais pour que la note reflète directement le niveau d’hostilité manifesté (plage de score sommative : 4 à 28).
    • Score composite de qualité affective globale : En inversant l’orientation des items négatifs par rapport aux items positifs, un score continu global de qualité affective peut être généré (moyenne globale des items ajustés).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de standardisation initiale : Vers 1996–1998, formalisée dans le recueil des recommandations de la Phase I de la Core Measures Initiative du CSAP et la monographie conjointe du NIDA de 1998.
  • Statut du droit d’auteur et permissions : Instrument développé dans le cadre de projets de recherche et d’initiatives fédérales américaines de santé publique soutenus par le Center for Substance Abuse Prevention (CSAP / SAMHSA). Les items ont été versés au domaine public scientifique pour l’évaluation des programmes de prévention. L’usage académique, clinique et non commercial est libre de droits sous réserve de citation adéquate des sources princeps et des auteurs d’origine.
  • Tarification : Accès gratuit (open access pour la recherche et l’évaluation communautaire). Aucun honoraire d’acquisition n’est exigé par les organismes gouvernementaux ou les auteurs pour l’utilisation des sept items fondamentaux.
  • Contact historique des auteurs : Partnerships in Prevention Science Institute, Iowa State University, 2625 North Loop Drive, Suite 500, Ames, IA 50011-1275, États-Unis.

12. Références / References

Les publications fondatrices et études méthodologiques relatives à la validation et à l’usage de cette échelle incluent :

  • Center for Substance Abuse Prevention. (1998). Core Measures Initiative: Phase I recommendations (pp. 140–141). Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA). http://vvv.dmhas.state.ct.us/sig/pdf/uconn/core_measures.pdf
  • Liddle, H. A., & Rowe, C. L. (Eds.). (1998). Family measures in drug abuse prevention (NIDA Research Monograph). National Institute on Drug Abuse. https://nida.nih.gov/
  • Spoth, R. L., Redmond, C., & Shin, C. (1998). Direct and indirect latent-variable model effects of a family-focused intervention on young early-adolescent substance use. American Journal of Community Psychology, 26(5), 629–664. https://doi.org/10.1023/A:1022144400585
  • Spoth, R. L., Redmond, C., & Shin, C. (2001). Randomized Project Family intervention trial: 2-year outcomes with early adolescents in a middle-school system. Journal of Consulting and Clinical Psychology, 69(3), 460–476. https://doi.org/10.1037/0022-006X.69.3.460
  • Patterson, G. R. (1982). Coercive family process. Castalia Publishing Company.
  • Baumrind, D. (1991). The influence of parenting style on adolescent competence and substance use. The Journal of Early Adolescence, 11(1), 56–95. https://doi.org/10.1177/0272431691111004

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

La section suivante présente les consignes et les sept énoncés originaux de l’échelle d’évaluation tels que présentés aux parents lors des collectes de données du CSAP et des études longitudinales de l’Iowa State University. Les énoncés sont restitués dans leur formulation originale en langue anglaise au sein du conteneur ci-dessous :

Instructions to the parent:

During the past month, when you and your child have spent time talking or doing things together, how often did you:

Response categories:

1 = Always
2 = Almost Always
3 = Fairly Often
4 = About Half the Time
5 = Not too Often
6 = Almost Never
7 = Never
  1. Get angry at him or her
  2. Let this child know you really care about him/her
  3. Shout or yell at this child because you were mad at him/her
  4. Act loving and affectionate toward him/her
  5. Let this child know that you appreciate him/her, his/her ideas or things he/she does
  6. Yell, insult or swear at him/her when you disagreed
  7. When this child does something wrong, how often do you lose your temper and yell at him or her
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Qualité affective parent-enfant / Rapport du parent. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/qualite-affective-parent-enfant-rapport-du-parent-pcaq-pr/
Looti, Mohammed. “Qualité affective parent-enfant / Rapport du parent.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/qualite-affective-parent-enfant-rapport-du-parent-pcaq-pr/.
Looti, Mohammed. “Qualité affective parent-enfant / Rapport du parent.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/qualite-affective-parent-enfant-rapport-du-parent-pcaq-pr/.