- 1. Résumé
- 2. Mots-clés
- 3. Auteurs
- 4. Objectif
- 5. Construit psychologique
- 6. Cadre théorique
- 7. Validité
- 8. Fidélité
- 9. Analyse factorielle
- 10. Instrument de mesure
- 11. Permissions, Tarifs et Année du test
- 13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
- 12. Références
- 13. Questions et items du questionnaire
1. Résumé
La Liste de contrôle du TSPT pour le DSM-5 (PTSD Checklist for DSM-5, PCL-5) constitue l’un des instruments d’auto-évaluation psychométrique les plus rigoureusement validés et largement adoptés à l’échelle internationale pour évaluer les manifestations cliniques du trouble de stress post-traumatique (TSPT). Développée en 2013 par Frank W. Weathers, Brett T. Litz, Terence M. Keane, Patricia A. Palmieri, Brian P. Marx et Paula P. Schnurr au sein du National Center for PTSD (Département des Anciens Combattants des États-Unis), cette échelle est directement alignée sur la nosographie diagnostique du DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e édition) de l’American Psychiatric Association.
L’instrument comporte 20 items mesurant la fréquence et la sévérité des symptômes ressentis au cours du dernier mois écoulé, cotés sur une échelle de Likert en 5 points allant de 0 (« Pas du tout » / Not at all) à 4 (« Extrêmement » / Extremely). Le score global s’échelonne ainsi de 0 à 80. Les items se répartissent rigoureusement selon les quatre clusters symptomatiques majeurs définis par le critère diagnostique du DSM-5 : le Critère B (symptômes d’intrusion / reviviscence, items 1 à 5), le Critère C (évitement persistant des stimuli associés au traumatisme, items 6 et 7), le Critère D (altérations négatives persistantes des cognitions et de l’humeur, items 8 à 14) et le Critère E (altérations marquées de l’éveil et de la réactivité / hyperréactivité, items 15 à 20).
Sur le plan psychométrique, le PCL-5 présente une consistance interne exceptionnelle, caractérisée par des coefficients alpha de Cronbach (α) globaux oscillant généralement entre 0,94 et 0,96 dans les populations cliniques, militaires et communautaires, ainsi qu’une excellente stabilité temporelle test-retest (r ≥ 0,82 à 0,88 sur des intervalles de 1 à 4 semaines). Les analyses factorielles confirmatoires ont mis en évidence la supériorité de modèles théoriques complexes à six ou sept facteurs (tels que le modèle de l’anhédonie ou le modèle hybride) par rapport au modèle standard quadri-factoriel du DSM-5. Avec un seuil diagnostique optimal généralement établi entre 31 et 33 points (sensibilité > 0,85 ; spécificité > 0,80), le PCL-5 est devenu le gold standard incontournable pour le dépistage, le diagnostic provisoire et le suivi longitudinal de l’efficacité thérapeutique en psychotraumatologie.
2. Mots-clés
Trouble de stress post-traumatique, TSPT, PCL-5, psychométrie, DSM-5, reviviscence, évitement, altérations cognitives, hyperactivation, évaluation clinique, National Center for PTSD, échelle d’auto-évaluation, validité factorielle, traumatologie psychologique.
3. Auteurs
L’instrument a été conçu et validé par un consortium de chercheurs de renommée mondiale affiliés au National Center for PTSD (Dissemination & Training Division, Behavioral Science Division, and Executive Division) ainsi qu’au Département de Psychiatrie et de Psychologie de plusieurs institutions universitaires américaines :
- Frank W. Weathers, Ph.D. — Department of Psychology, Auburn University, Auburn, AL, États-Unis. Expert éminent dans le développement d’outils diagnostiques du TSPT incluant la CAPS-5 et le PCL.
- Brett T. Litz, Ph.D. — VA Boston Healthcare System & Boston University School of Medicine, Boston, MA, États-Unis. Spécialiste des traumatismes de guerre, du deuil traumatique et du concept de blessure morale.
- Terence M. Keane, Ph.D. — National Center for PTSD, VA Boston Healthcare System & Boston University School of Medicine, Boston, MA, États-Unis. Pionnier mondial de l’évaluation standardisée du stress post-traumatique.
- Patricia A. Palmieri, Ph.D. — Summa Health System, Akron, OH, États-Unis. Spécialiste de la modélisation psychométrique et de l’analyse factorielle confirmatoire des structures symptomatiques post-traumatiques.
- Brian P. Marx, Ph.D. — National Center for PTSD, VA Boston Healthcare System & Boston University School of Medicine, Boston, MA, États-Unis. Chercheur principal sur les trajectoires pronostiques et la prévention du suicide lié aux traumatismes.
- Paula P. Schnurr, Ph.D. — Executive Director of the National Center for PTSD, White River Junction, VT, & Geisel School of Medicine at Dartmouth, Hanover, NH, États-Unis. Responsable d’essais cliniques multicentriques à grande échelle sur les psychothérapies du trauma.
4. Objectif
Le développement du PCL-5 répondait à un impératif clinique et scientifique majeur : adapter la version antérieure de l’instrument (PCL pour le DSM-IV, déclinée initialement en versions PCL-M, PCL-C et PCL-S) aux remaniements nosologiques fondamentaux introduits par la publication du DSM-5 en 2013. Dans le DSM-5, le TSPT a en effet été retiré de la catégorie des troubles anxieux pour intégrer une nouvelle classe diagnostique spécifique intitulée « Troubles liés à des traumatismes ou à des facteurs de stress » (Trauma- and Stressor-Related Disorders). Cette transition a impliqué le passage d’une structure tripartite à 17 symptômes (Intrusion, Évitement/Engourdissement, Hyperéveil) à une structure quadri-dimensionnelle à 20 symptômes distincts.
Applications Cliniques et Diagnostiques
Dans la pratique clinique courante, le PCL-5 remplit une triple fonction :
- Dépistage systématique : Dans les contextes de soins primaires, les services d’urgence, les unités de psychiatrie ou les centres médico-psychologiques accueillant des populations à haut risque (anciens combattants, victimes d’agressions sexuelles, réfugiés, personnels de secours), le PCL-5 permet une identification rapide et sensible des personnes susceptibles de présenter un TSPT avéré.
- Formulation d’un diagnostic provisoire : Bien que le diagnostic formel de TSPT requière un entretien clinique structuré standardisé comme la CAPS-5 (Clinician-Administered PTSD Scale for DSM-5), le PCL-5 offre un algorithme diagnostique basé sur la correspondance directe item-par-critère permettant d’établir une présomption diagnostique rigoureuse lorsque l’administration d’un entretien long s’avère irréalisable.
- Monitorage longitudinal de l’efficacité thérapeutique : Grâce à sa sensibilité fine aux variations de l’état clinique, l’échelle est administrée de manière répétée au cours des psychothérapies basées sur des preuves (telles que la thérapie d’exposition prolongée, la thérapie de traitement cognitif ou l’EMDR) et des interventions pharmacologiques. Une réduction de 5 à 10 points indique une réponse clinique significative, tandis qu’une baisse de 10 à 18 points est généralement retenue comme seuil de changement cliniquement significatif (Reliable Change Index).
Applications dans la Recherche Psychologique et Psychiatrique
Dans le domaine de la recherche, le PCL-5 sert d’étalon-or pour quantifier la sévérité globale du syndrome post-traumatique dans les essais cliniques randomisés contrôlés (RCTs), les études épidémiologiques de grande envergure et les investigations neurobiologiques (neuro-imagerie, biomarqueurs inflammatoires, génomique). Sa standardisation internationale et ses multiples validations transculturelles permettent la comparaison directe de cohortes à travers divers contextes géographiques et typologies traumatiques (catastrophes naturelles, violences interpersonnelles, traumatismes de guerre, pandémies).
5. Construit psychologique
Le PCL-5 opérationnalise le construit psychologique complexe du trouble de stress post-traumatique en mesurant les manifestations affectives, cognitives, comportementales et neurophysiologiques résultant de l’exposition directe ou indirecte à un événement traumatique majeur (mort effective ou menace de mort, blessure grave ou violences sexuelles, conformément au Critère A du DSM-5). Les 20 items de l’échelle capturent précisément les quatre clusters symptomatiques du DSM-5 :
Critère B : Symptômes d’intrusion (Items 1 à 5)
Ce pôle évalue la résurgence involontaire, récurrente et incontrôlable du souvenir traumatique dans la conscience du sujet en état de veille ou de sommeil :
- Item 1 : Souvenirs répétitifs, involontaires et envahissants de l’expérience stressante.
- Item 2 : Cauchemars récurrents et pénibles liés au traumatisme.
- Item 3 : Réactions dissociatives (flashbacks) où l’individu a le sentiment ou agit comme si l’événement traumatique se reproduisait dans l’instant présent.
- Item 4 : Détresse psychologique intense et prolongée lors de l’exposition à des indices internes ou externes rappelant un aspect du traumatisme.
- Item 5 : Réactivité physiologique prononcée (tachycardie, diaphorèse, hyperventilation) lors de l’activation des souvenirs traumatiques.
Critère C : Symptômes d’évitement (Items 6 et 7)
Ce cluster mesure les comportements actifs de fuite et de neutralisation déployés par l’individu pour échapper à la détresse suscitée par les rappels du trauma :
- Item 6 (Évitement interne) : Efforts délibérés pour éviter les souvenirs, pensées ou sentiments intimes associés à l’expérience traumatique.
- Item 7 (Évitement externe) : Évitement actif des rappels environnementaux (personnes, lieux, conversations, activités, objets ou situations) capables de déclencher le rappel du trauma.
Critère D : Altérations négatives persistantes des cognitions et de l’humeur (Items 8 à 14)
Introduit et considérablement enrichi dans le DSM-5, ce groupe symptomatique reflète l’impact délétère du trauma sur les schémas cognitifs, l’évaluation de soi et du monde, et la régulation émotionnelle :
- Item 8 : Amnésie dissociative post-traumatique (incapacité à se remémorer un aspect important du trauma non imputable à un traumatisme crânien ou à l’usage de substances).
- Item 9 : Croyances et attentes négatives globales et rigides concernant soi-même, autrui ou le monde (« Je suis brisé », « On ne peut faire confiance à personne », « Le monde est un danger absolu »).
- Item 10 : Distorsions cognitives persistantes amenant l’individu à s’auto-accuser ou à blâmer autrui de manière inappropriée quant à la cause ou aux conséquences du traumatisme.
- Item 11 : État émotionnel négatif omniprésent (peur intense, horreur, colère, culpabilité ou honte invalidante).
- Item 12 : Diminution marquée de l’intérêt ou de la participation à des activités hautement signifiantes (anhédonie).
- Item 13 : Sentiment de détachement, d’éloignement ou d’aliénation vis-à-vis d’autrui.
- Item 14 : Incapacité persistante à ressentir des émotions positives (amour, joie, tendresse, satisfaction).
Critère E : Altérations marquées de l’éveil et de la réactivité (Items 15 à 20)
Ce cluster quantifie la dérégulation neurovégétative et les altérations comportementales liées à un état d’alerte permanente du système nerveux central :
- Item 15 : Irritabilité, explosions de colère disproportionnées ou agressivité verbale/physique envers autrui.
- Item 16 : Comportements imprudents, autodestructeurs ou prises de risques excessives.
- Item 17 : Hypervigilance constante et état de sentinelle permanente (superalert).
- Item 18 : Réaction de sursaut exagérée en réponse à des stimuli inattendus.
- Item 19 : Difficultés attentionnelles et troubles manifestes de la concentration.
- Item 20 : Perturbations sévères du sommeil (difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents ou sommeil non réparateur).
6. Cadre théorique
Le PCL-5 s’enracine au confluent des modèles contemporains les plus solides de la psychopathologie cognitive, comportementale et neurobiologique du psychotraumatisme.
1. Modèle du Traitement de l’Information Émotionnelle (Foa & Kozak, 1986)
Selon la théorie de l’élaboration de l’information émotionnelle développée par Edna Foa et Michael Kozak, le TSPT découle de la formation d’une « structure de peur » mnésique pathologique stockée en mémoire à long terme. Cette structure contient des représentations erronées liant des stimuli non menaçants à des réponses de panique et à des significations d’impuissance. Les items de reviviscence (Critère B) et d’activation neurovégétative (Critère E) reflètent l’activation automatique de ce réseau mnésique non intégré, tandis que l’évitement (Critère C) empêche l’exposition correctrice nécessaire à l’extinction et à la réorganisation des représentations cognitives.
2. Théorie Cognitive du TSPT (Ehlers & Clark, 2000)
Le modèle cognitif d’Anke Ehlers et David M. Clark postule que le TSPT chronique se maintient en raison de deux processus clés : (1) une évaluation excessivement négative du traumatisme et de ses séquelles (menant à un sentiment de menace actuelle permanente), et (2) un encodage mnésique désorganisé et fragmenté du souvenir traumatique, caractérisé par un déficit de mise en contexte spatio-temporelle et un amorçage perceptif accru. Les items 8, 9, 10 et 11 du PCL-5 opérationnalisent précisément ces distorsions cognitives et ces attributions inadaptées qui entretiennent l’humeur dysphorique et l’hyperactivation physiologique.
3. Modèles Neurobiologiques de la Régulation du Stress et de la Peur
Sur le versant neurobiologique, le TSPT est conceptualisé comme une faillite de l’inhibition descendante du cortex préfrontal ventromédian sur l’amygdale cérébrale hyperactive, associée à un dysfonctionnement hippocampique altérant la contextualisation temporelle des souvenirs. Ce substrat neurobiologique sous-tend les réponses de sursaut (Item 18), l’hypervigilance (Item 17) et la réactivité physiologique incontrôlée (Item 5), validant la structure des items du PCL-5 en tant qu’expressions phénoménologiques de circuits neuronaux altérés.
7. Validité
Les propriétés métrologiques du PCL-5 ont fait l’objet de dizaines d’études de validation à travers le monde, confirmant une validité de construit, convergente, discriminante et critérielle de premier ordre.
Validité Convergente et Concurrente
Dans l’étude princeps de validation psychométrique menée par Blevins et al. (2015) auprès d’échantillons d’étudiants exposés à des traumatismes et de vétérans militaires, le score total du PCL-5 a démontré des corrélations hautement significatives avec les instruments de référence administrés par des cliniciens :
- Corrélation avec le score de sévérité globale de la CAPS-5 : r = 0,77 à 0,85 (Blevins et al., 2015 ; Weathers et al., 2018).
- Corrélation avec l’échelle d’évaluation du TSPT selon le DSM-IV (PCL-C) : r = 0,84 à 0,91.
- Corrélation avec les mesures de dépression majeure (PHQ-9, BDI-II) : r = 0,68 à 0,74, reflétant la comorbidité clinique fréquente et le partage de la composante dysphorique (Critère D).
- Corrélation avec les échelles d’anxiété généralisée (GAD-7, STAI) : r = 0,65 à 0,72.
Validité Discriminante
Le PCL-5 démontre une excellente capacité à discriminer le TSPT d’autres entités psychopathologiques non traumatiques ou de construits sans rapport direct avec la détresse post-traumatique. Les corrélations avec des construits non reliés (comme la somatisation non spécifique, l’abus d’alcool primaire ou les traits de personnalité généraux) demeurent modérées à faibles (r < 0,35), attestant que l’outil ne mesure pas simplement un niveau de détresse psychologique générale ou de névrosisme.
Validité Diagnostique et Critérielle
L’analyse des courbes ROC (Receiver Operating Characteristic) comparant le PCL-5 au diagnostic formel établi via la CAPS-5 a permis de déterminer les paramètres diagnostiques optimaux :
- Seuil de coupure (Cutoff) optimal : Un score total de 31 à 33 permet d’obtenir un équilibre optimal entre sensibilité (Se ≥ 0,88) et spécificité (Sp ≥ 0,84), avec une aire sous la courbe (AUC) oscillant entre 0,89 et 0,95 selon les cohortes civiles ou militaires (Bovin et al., 2016 ; Wortmann et al., 2016).
- Algorithme symptomatique DSM-5 : L’approche diagnostique catégorielle (considérant un symptôme présent si la cotation de l’item est ≥ 2 « Modérément ») présente une concordance diagnostique kappa (κ) de 0,65 à 0,78 avec les diagnostics cliniques structurés.
8. Fidélité
La fidélité du PCL-5 a été largement établie au sein d’une multitude de populations cliniques, psychiatriques, militaires et universitaires, témoignant d’une précision de mesure remarquable.
Consistance Interne
Les estimations de la consistance interne via le coefficient alpha de Cronbach (α) et le coefficient oméga de McDonald (ω) dépassent systématiquement les standards psychométriques les plus exigeants :
- Échelle totale : α = 0,94 à 0,96 (Blevins et al., 2015 ; Bovin et al., 2016 ; Ashbaugh et al., 2016).
- Sous-échelle Intrusion (Critère B, 5 items) : α = 0,85 à 0,90.
- Sous-échelle Évitement (Critère C, 2 items) : α = 0,80 à 0,86 (la corrélation inter-item se situant autour de r = 0,68 à 0,75).
- Sous-échelle Altérations Cognitives et de l’Humeur (Critère D, 7 items) : α = 0,86 à 0,91.
- Sous-échelle Hyperréactivité (Critère E, 6 items) : α = 0,83 à 0,88.
Stabilité Temporelle (Fidélité Test-Retest)
La stabilité test-retest du PCL-5 a été évaluée sur divers intervalles temporels chez des sujets non traités afin d’éviter les biais liés aux effets d’intervention :
- Sur un intervalle de 1 à 7 jours : coefficient de corrélation intraclasse (ICC) = 0,88 à 0,92 (stabilité à court terme remarquable).
- Sur un intervalle de 2 à 4 semaines : coefficient de corrélation de Pearson r = 0,82 à 0,86 (Blevins et al., 2015), attestant de la stabilité du construit en l’absence de thérapie active tout en préservant la sensibilité au changement clinique.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle du PCL-5 a suscité un débat psychométrique intensif et prolifique au sein de la communauté scientifique, mené au moyen d’analyses factorielles confirmatoires (AFC).
Modèles Factoriels Concurrencés
Plusieurs modèles théoriques ont été systématiquement comparés dans la littérature :
- Modèle DSM-5 à 4 facteurs : Intrusion (B), Évitement (C), Altérations Cognitives/Humeur (D), Hyperréactivité (E). Bien qu’acceptable (CFI ≈ 0,90, RMSEA ≈ 0,07), ce modèle présente souvent des indices d’ajustement inférieurs aux modèles théoriques alternatifs.
- Modèle de Dysphorie à 4 facteurs (Simms et al., 2002) : Intrusion, Évitement, Dysphorie (regroupant D1-D7 et E5-E6), et Éveil spécifique.
- Modèle de l’Anhédonie à 6 facteurs (Liu et al., 2014) : Intrusion, Évitement, Altérations cognitives négatives, Anhédonie (items 12, 13, 14), Réactivité anxieuse, et Perturbations de l’éveil.
- Modèle Hybride à 7 facteurs (Armour et al., 2015) : Ce modèle subdivise le construit en : (1) Intrusion, (2) Évitement, (3) Affect négatif, (4) Anhédonie, (5) Émotionnalité externalisée (irritabilité, conduites à risque : items 15-16), (6) Réactivité anxieuse (sursaut, hypervigilance : items 17-18), et (7) Éveil dysphorique (sommeil, concentration : items 19-20).
Résultats et Saturations Factorielles
Dans l’ensemble des études menées auprès de civils et de militaires (Blevins et al., 2015 ; Wortmann et al., 2016 ; Sveen et al., 2016), le modèle hybride à 7 facteurs d’Armour et le modèle à 6 facteurs de Liu obtiennent systématiquement les meilleurs indices d’ajustement :
- Indice de qualité d’ajustement comparatif (CFI) > 0,95 ;
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) > 0,94 ;
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) < 0,05 [IC à 90% : 0,042 – 0,056] ;
- Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) < 0,04.
Les saturations factorielles standardisées de l’ensemble des 20 items sont uniformément élevées, oscillant entre λ = 0,62 et λ = 0,89, confirmant que chaque item constitue un indicateur hautement valide et informatif de son domaine symptomatique respectif.
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Échelle d’auto-évaluation psychométrique standardisée (self-report inventory).
- Population cible : Adultes et adolescents âgés de 16 ans et plus ayant été exposés à un ou plusieurs événements potentiellement traumatiques.
- Nombre d’items : 20 items formulés sous forme d’énoncés symptomatiques directs.
- Période de référence : Au cours du dernier mois écoulé (« In the past month » / « Au cours du dernier mois »).
- Échelle de réponse : Échelle de Likert en 5 points cotée de 0 à 4 :
- 0 = Not at all (Pas du tout)
- 1 = A little bit (Un petit peu)
- 2 = Moderately (Modérément)
- 3 = Quite a bit (Beaucoup)
- 4 = Extremely (Extrêmement)
- Modalités de cotation et scores :
- Score de sévérité globale : Somme brute de l’ensemble des 20 items, variant de 0 à 80 (un score plus élevé reflète une sévérité symptomatique accrue).
- Scores des sous-échelles / Clusters du DSM-5 :
- Critère B (Intrusion) : Somme des items 1 à 5 (score de 0 à 20).
- Critère C (Évitement) : Somme des items 6 et 7 (score de 0 à 8).
- Critère D (Altérations cognitives et de l’humeur) : Somme des items 8 à 14 (score de 0 à 28).
- Critère E (Hyperactivation / Réactivité) : Somme des items 15 à 20 (score de 0 à 24).
- Diagnostic provisoire de TSPT : Deux méthodes validées peuvent être employées :
- Approche par seuil global : Un score total ≥ 31 à 33 points suggère un TSPT probable nécessitant une évaluation clinique approfondie.
- Approche par algorithme DSM-5 : Chaque item coté ≥ 2 (« Moderately ») est considéré comme un symptôme validé. Le profil doit satisfaire au minimum : au moins 1 item du Critère B, au moins 1 item du Critère C, au moins 2 items du Critère D, et au moins 2 items du Critère E.
- Durée d’administration : Environ 5 à 10 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication originale : 2013 (alignée sur la publication du DSM-5 par l’APA).
- Propriété intellectuelle et développeurs : National Center for PTSD, Department of Veterans Affairs des États-Unis.
- Statut des droits et conditions d’utilisation : Le PCL-5 est un instrument du domaine public financé par le gouvernement fédéral des États-Unis. Il est mis à disposition gratuitement pour l’ensemble des chercheurs, cliniciens et institutions médicales ou universitaires à des fins d’évaluation clinique et de recherche non commerciale.
- Obligations d’usage : Bien qu’aucune redevance financière ne soit exigée, les utilisateurs doivent respecter l’intégrité du texte original, citer scrupuleusement la publication de référence des auteurs (Weathers et al., 2013) et ne pas modifier la formulation ni l’ordre des items sans processus formel de réétalonnage psychométrique.
- Accès officiel : Disponible en libre accès sur le portail scientifique officiel du National Center for PTSD.
13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)
12. Références
Armour, C., Tsai, J., Durham, T. A., Charak, R., Biehn, T. L., Elhai, J. D., & Forbes, D. (2015). DSM-5 posttraumatic stress disorder: Factor structure and rates of symptom endorsement in a large sample of US military veterans. Journal of Clinical Psychiatry, 76(8), 1099–1106. https://doi.org/10.4088/JCP.14m09282
Ashbaugh, A. R., Houle-Johnson, S., Herbert, C., El-Hage, W., & Brunet, A. (2016). Psychometric properties of the English and French versions of the Posttraumatic Stress Disorder Checklist for DSM-5. PLoS ONE, 11(10), e0161645. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0161645
Blevins, C. A., Weathers, F. W., Davis, M. T., Witte, T. K., & Domino, J. L. (2015). The Posttraumatic Stress Disorder Checklist for DSM-5 (PCL-5): Development and initial psychometric evaluation. Journal of Traumatic Stress, 28(6), 489–498. https://doi.org/10.1002/jts.22059
Bovin, M. J., Marx, B. P., Weathers, F. W., Gallagher, M. W., Rodriguez, P., Schnurr, P. P., & Keane, T. M. (2016). Psychometric properties of the PTSD Checklist for Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders–Fifth Edition (PCL-5) in veterans. Psychological Assessment, 28(11), 1379–1391. https://doi.org/10.1037/pas0000254
Ehlers, A., & Clark, D. M. (2000). A cognitive model of posttraumatic stress disorder. Behaviour Research and Therapy, 38(4), 319–345. https://doi.org/10.1016/S0005-7967(99)00123-0
Foa, E. B., & Kozak, M. J. (1986). Emotional processing of fear: Exposure to corrective information. Psychological Bulletin, 99(1), 20–35. https://doi.org/10.1037/0033-2909.99.1.20
Liu, P., Wang, L., Cao, C., Wang, R., Zhang, J., Zhang, B., Wu, Q., & Zhao, Z. (2014). The underlying dimensions of DSM-5 posttraumatic stress disorder symptoms in an epidemiological sample of Chinese earthquake survivors. Journal of Anxiety Disorders, 28(4), 345–351. https://doi.org/10.1016/j.janxdis.2014.03.008
Sveen, J., Bondjers, K., & Willebrand, M. (2016). Psychometric properties of the PTSD Checklist for DSM-5: A pilot study. European Journal of Psychotraumatology, 7(1), 30265. https://doi.org/10.3402/ejpt.v7.30265
Weathers, F. W., Bovin, M. J., Lee, D. J., Sloan, D. M., Schnurr, P. P., Kaloupek, D. G., Keane, T. M., & Marx, B. P. (2018). The Clinician-Administered PTSD Scale for DSM-5 (CAPS-5): Development and initial psychometric evaluation in military veterans. Psychological Assessment, 30(3), 383–395. https://doi.org/10.1037/pas0000486
Weathers, F. W., Litz, B. T., Keane, T. M., Palmieri, P. A., Marx, B. P., & Schnurr, P. P. (2013). The PTSD Checklist for DSM-5 (PCL-5). National Center for PTSD. https://www.ptsd.va.gov
Wortmann, J. H., Jordan, A. H., Weathers, F. W., Resick, P. A., Dondanville, K. A., Hall-Clark, B., Foa, E. B., Young-McCaughan, S., Yarvis, J. S., Hembree, E. A., Mintz, J., Peterson, A. L., & Litz, B. T. (2016). Psychometric analysis of the PTSD Checklist-5 (PCL-5) among treatment-seeking military service members. Psychological Assessment, 28(11), 1392–1403. https://doi.org/10.1037/pas0000260
13. Questions et items du questionnaire
Instructions: Below is a list of problems that people sometimes have in response to a very stressful experience. Keeping your worst event in mind, please read each problem carefully and then circle one of the numbers to the right to indicate how much you have been bothered by that problem in the past month.
Response Scale: 0 = Not at all, 1 = A little bit, 2 = Moderately, 3 = Quite a bit, 4 = Extremely
- Repeated, disturbing, and unwanted memories of the stressful experience?
- Repeated, disturbing dreams of the stressful experience?
- Suddenly feeling or acting as if the stressful experience were actually happening again (as if you were actually back there reliving it)?
- Feeling very upset when something reminded you of the stressful experience?
- Having strong physical reactions when something reminded you of the stressful experience (for example, heart pounding, trouble breathing, sweating)?
- Avoiding memories, thoughts, or feelings related to the stressful experience?
- Avoiding external reminders of the stressful experience (for example, people, places, conversations, activities, objects, or situations)?
- Trouble remembering important parts of the stressful experience?
- Having strong negative beliefs about yourself, other people, or the world (for example, having thoughts such as: I am bad, there is something seriously wrong with me, no one can be trusted, the world is completely dangerous)?
- Blaming yourself or someone else for the stressful experience or what happened after it?
- Having strong negative feelings such as fear, horror, anger, guilt, or shame?
- Loss of interest in activities that you used to enjoy?
- Feeling distant or cut off from other people?
- Trouble experiencing positive feelings (for example, being unable to feel happiness or have loving feelings for people close to you)?
- Irritable behavior, angry outbursts, or acting aggressively?
- Taking too many risks or doing things that could cause you harm?
- Being « superalert » or watchful or on guard?
- Feeling jumpy or easily startled?
- Having difficulty concentrating?
- Trouble falling or staying asleep?