Propension à la révélation de soi sur l’appareil

L’échelle de propension à la révélation de soi sur l’appareil mesure le degré d’intimité, de franchise et de désinhibition ressenti par un utilisateur lors de la communication ou publication sur un terminal technologique spécifique (smartphone vs ordinateur), développée par Melumad et Meyer (2020).

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de propension à la révélation de soi sur l’appareil (Willingness to Disclose on the Device Scale) est un instrument psychométrique développé pour quantifier le degré de désinhibition, d’authenticité et d’ouverture qu’un individu éprouve lorsqu’il communique, publie ou partage des informations personnelles au moyen d’un appareil technologique spécifique. Conçue initialement dans le cadre des travaux de recherche pionniers de Melumad et Meyer (2020) au sein du Journal of Marketing, cette mesure explore les mécanismes psychologiques par lesquels la nature de l’interface numérique — notamment le smartphone par opposition à l’ordinateur personnel ou de bureau — module la profondeur de l’auto-révélation (self-disclosure) du consommateur.

L’échelle capture une dimension centrale de confort psychologique et d’absence d’inhibition cognitive lors de la saisie d’informations intimes ou vulnérables. Composée typiquement d’un ensemble restreint et hautement cohérent d’items évalués sur des échelles de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord »), l’échelle mesure la disposition perçue à partager des émotions brutes, des confessions et des détails biographiques sensibles. Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument démontre une cohérence interne robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs au seuil de 0,85 à travers de multiples échantillons expérimentaux et observationnels. Les analyses factorielles exploratoires et confirmatoires attestent d’une structure essentiellement unidimensionnelle, caractérisée par de fortes saturations factorielles et une excellente validité convergente et prédictive face aux comportements réels de génération de texte libre en ligne.

2. Mots-clés / Keywords

Révélation de soi, auto-révélation, smartphone, désinhibition en ligne, psychométrie, comportement du consommateur, intimité numérique, confort psychologique, communication médiatisée par ordinateur, vulnérabilité perçue, psychologie numérique, écriture confessionnelle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conceptualisée et validée empiriquement par une équipe de chercheurs de renom en marketing quantitatif et psychologie de la décision :

  • Shiri Melumad, Ph.D. : Professeure adjointe de marketing à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie (États-Unis). Ses recherches se concentrent sur la psychologie du comportement numérique, l’impact des appareils mobiles sur les processus affectifs et cognitifs des consommateurs, ainsi que la dynamique de l’expression personnelle sur les plateformes interactives. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Robert J. Meyer, Ph.D. : Professeur titulaire de marketing (chaire Frederick H. Ecker/MetLife) et co-directeur du Wharton Risk Management and Decision Processes Center à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie. Expert international en modélisation des choix, prise de décision sous incertitude et réponses adaptatives des consommateurs face aux technologies émergentes. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de propension à la révélation de soi sur l’appareil est de mesurer avec précision l’effet contextuel et cognitif exercé par l’interface physique d’un appareil électronique sur la propension d’un utilisateur à divulguer des aspects intimes, authentiques ou potentiellement embarrassants de son identité. Dans la société contemporaine, les interactions médiatisées par les technologies ne se déroulent plus de manière neutre ou décontextualisée ; le matériel par lequel transite l’information exerce un conditionnement psychologique direct sur l’état d’esprit de l’utilisateur.

Sur le plan de la justification théorique, Melumad et Meyer ont postulé que les smartphones ne sont pas de simples ordinateurs miniaturisés, mais fonctionnent psychologiquement comme des objets réconfortants (analogue à un « doudou » ou objet transitionnel pour adultes). En conséquence, lorsqu’un individu interagit avec son smartphone, il entre dans un état de concentration focale accrue (« rétrécissement attentionnel ») et ressent une sécurité émotionnelle supérieure. Cela diminue la saillance des jugements sociaux extérieurs et favorise une disposition accrue à l’expression de soi sans fard. L’échelle a donc été bâtie pour isoler cette disposition spécifique induite par le terminal matériel, en neutralisant les variations individuelles de trait (comme l’extraversion ou l’introversion générale).

Les applications de cette mesure sont vastes et diversifiées, s’étendant à la fois au domaine de la recherche académique et aux contextes pratiques :

  • Recherche en marketing et comportement du consommateur : Comprendre pourquoi les avis de consommateurs, les réclamations ou les publications sur les réseaux sociaux créés sur smartphones contiennent une charge émotionnelle plus intense, des révélations plus intimes et des récits biographiques plus profonds que ceux rédigés sur ordinateur fixe.
  • Méthodologie d’enquête et sondages d’opinion : Évaluer dans quelle mesure l’administration de questionnaires sensibles (portant sur la santé mentale, les conduites addictives, les revenus ou les comportements sexuels) sur appareils mobiles permet de réduire le biais de désirabilité sociale et d’accroître la franchise des répondants.
  • Santé numérique et télépsychologie : Concevoir des applications mobiles de soutien psychologique, des journaux intimes thérapeutiques numériques ou des chatbots d’intervention capables de tirer parti du sentiment d’intimité offert par le téléphone portable pour encourager l’alliance thérapeutique et la confession précoce de symptômes dépressifs ou anxieux.
  • Expérience utilisateur (UX) et design d’interaction : Mesurer le degré de confiance et de franchise ressenti par les usagers lorsqu’ils interagissent avec des formulaires d’inscription, des plateformes bancaires ou des interfaces collaboratives selon l’appareil déployé.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré est l’auto-révélation médiatisée par l’appareil (device-mediated self-disclosure willingness). Historiquement défini par le psychologue humaniste Sidney Jourard dans les années 1970, le concept d’auto-révélation désigne l’acte verbal ou textuel délibéré par lequel une personne rend accessibles à autrui des informations personnelles, privées et intimes la concernant, lesquelles seraient autrement inaccessibles. Cette divulgation implique intrinsèquement une vulnérabilité interpersonnelle : révéler ses échecs, ses sentiments profonds, ses orientations intimes ou ses opinions marginales expose le sujet à un risque potentiel de rejet, de jugement ou de stigmatisation sociale.

Dans l’approche de Melumad et Meyer (2020), ce construit est opérationnalisé non pas comme un trait de personnalité statique, mais comme un état psycho-situationnel déclenché par l’affordance et l’intimité phénoménologique de l’appareil utilisé. Le construit s’articule autour de trois composantes majeures interconnectées :

1. La désinhibition subjective liée à l’interface

Cette composante quantifie le sentiment de liberté psychologique et le relâchement des mécanismes habituels d’autocensure. L’utilisateur ressent une diminution des barrières cognitives qui entravent traditionnellement l’expression spontanée. Par exemple, un utilisateur éprouvera le sentiment qu’il peut formuler une pensée immédiate sans ressentir le besoin compulsif de l’éditer, de la filtrer ou d’anticiper anxieusement le regard critique d’un public potentiel.

2. La profondeur de l’intimité informationnelle

Il ne s’agit pas simplement de mesurer le volume ou la verbosité des écrits, mais la profondeur psychologique du contenu. Le construit s’intéresse à la disposition à partager des événements hautement personnels, des émotions négatives (angoisse, honte, tristesse), des confidences relationnelles ou des expériences formatrices de vie. Par exemple, un consommateur rédigeant un avis sur un produit cosmétique révélera spontanément une longue lutte contre l’acné et la perte d’estime de soi associée, plutôt que de se borner à des descriptions fonctionnelles du produit.

3. La perception de sécurité et de sanctuaire personnel

Le smartphone est physiquement manipulé à proximité immédiate du corps, souvent tenu dans la paume de la main, consulté dans des espaces hautement privés (chambre à coucher, transports, moments de solitude) et protégé par des codes d’accès biométriques stricts. L’appareil devient une extension de l’espace intime du soi. Cette dimension capture le sentiment que l’appareil offre un canal confidentiel et rassurant, créant une bulle de communication où l’acte d’écriture ressemble davantage à la rédaction d’un journal intime qu’à une diffusion publique sur une tribune ouverte.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’architecture théorique sous-jacente à l’échelle s’ancre à la croisée de la psychologie sociale, de la psychanalyse développementale et des théories de la communication médiatisée par ordinateur :

La théorie de la pénétration sociale

Formulée par Altman et Taylor (1973), cette théorie postule que les relations interpersonnelles évoluent d’échanges superficiels et périphériques vers des niveaux progressivement plus profonds et intimes, comparables aux couches successives d’un oignon. Dans le contexte des interactions numériques, Melumad et Meyer démontrent que le smartphone accélère la pénétration sociale en abaissant le seuil requis pour atteindre les couches centrales du soi. L’appareil agit comme un catalyseur qui comprime les étapes temporelles nécessaires à l’établissement d’une communication intime.

L’effet de désinhibition en ligne (Online Disinhibition Effect)

Théorisé par John Suler (2004), ce concept explique pourquoi les individus ont tendance à se montrer plus ouverts, plus agressifs ou plus vulnérables sur Internet que dans la vie en face-à-face. Suler identifie six facteurs clés : l’anonymat dissociatif, l’invisibilité, l’asynchronicité, l’introjection solipsiste, l’imagination dissociative et la minimisation de l’autorité. Melumad et Meyer prolongent la perspective de Suler en introduisant une dissociation matérielle : la désinhibition n’est pas seulement le produit de l’environnement virtuel en réseau, mais est fortement modulée par la configuration ergonomique et sensorielle de l’outil matériel d’accès.

Le smartphone comme objet transitionnel (« Adult Pacifier »)

S’inspirant de la théorie psychanalytique des objets transitionnels développée par Donald Winnicott (1953), les auteurs suggèrent que le smartphone remplit pour l’adulte moderne une fonction d’apaisement affectif analogue au doudou de l’enfant. Face au stress, à l’ennui ou à l’isolement, le contact tactile avec le téléphone génère un sentiment de réconfort et de régulation émotionnelle. Ce confort psychologique intrinsèque neutralise l’anxiété d’évaluation sociale, encourageant ainsi une disposition accrue à la confidence et à l’authenticité brute.

Le modèle de focalisation attentionnelle et de tunneling cognitif

La taille réduite de l’écran du smartphone et le champ visuel restreint qu’il impose favorisent un phénomène de « rétrécissement attentionnel » (attentional narrowing). Contrairement à un poste de travail avec de multiples moniteurs et fenêtres ouvertes incitant à une attention dispersée, l’écran mobile absorbe l’attention de l’usager sur une zone focale unique. L’individu s’abstrait de son environnement physique immédiat et des conséquences sociales distantes de ses écrits, ce qui libère l’expression intime.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle de propension à la révélation de soi sur l’appareil a fait l’objet de vérifications méthodologiques rigoureuses à travers une succession d’études expérimentales contrôlées et d’analyses de données écologiques de grande envergure rapportées par Melumad et Meyer (2020) :

Validité de construit et de contenu

Les énoncés de l’échelle ont été formulés à partir des définitions paradigmatiques de la littérature sur la révélation de soi (notamment Jourard, 1971 ; Cozby, 1973). Des panels d’experts en psychologie sociale et marketing ont validé que les formulations reflétaient adéquatement les tensions entre rétention d’information, vulnérabilité perçue et confort d’expression sans introduire d’ambiguïté linguistique relative à la compétence technologique de l’utilisateur.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives entre les scores à cette échelle et plusieurs mesures établies :

  • L’échelle d’auto-révélation révisée de Wheeless et Grotz (Revised Self-Disclosure Scale), avec des corrélations variant entre r = 0,52 et r = 0,68 (p < 0,001).
  • Les mesures de confort émotionnel en ligne (r = 0,58, p < 0,001).
  • L’échelle de désinhibition bénigne en ligne dérivée du modèle de Suler (r = 0,61, p < 0,001).

Les indices de variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) calculés lors des modélisations par équations structurelles dépassent le seuil recommandé de 0,60, confirmant que la variance expliquée par le construit sous-jacent est largement supérieure à la variance d’erreur.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement testée selon le critère de Fornell-Larcker ainsi que le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). L’échelle se distingue nettement :

  • De l’aisance technique ou de l’alphabétisation numérique générale (HTMT < 0,30).
  • De la tendance générale à l’extraversion mesurée par le Big Five Inventory (HTMT < 0,35).
  • De la dépendance problématique au smartphone (Nomophobia Scale ou échelles d’addiction mobile), attestant que la volonté de se révéler n’est pas un simple artefact de l’usage compulsif de l’appareil (HTMT < 0,42).

Validité prédictive et écologique

L’un des points forts méthodologiques des travaux de Melumad et Meyer réside dans la démonstration de la validité prédictive par triangulation comportementale. Les participants ayant obtenu des scores élevés sur cette échelle ont effectivement rédigé, lors de protocoles expérimentaux randomisés :

  • Des textes contenant un pourcentage statistiquement plus élevé de mots intimes et émotionnels, analysés via le logiciel d’analyse textuelle LIWC (Linguistic Inquiry and Word Count) (notamment les catégories « émotions négatives », « processus affectifs » et « famille/relations »).
  • Des avis de consommateurs évalués comme significativement plus révélateurs et authentiques par des juges indépendants travaillant en aveugle par rapport aux conditions expérimentales (F(1, 412) = 14,82, p < 0,001).
  • Une probabilité substantiellement plus forte de confier des données personnelles sensibles (par exemple, des aveux de fautes professionnelles ou des détails médicaux intimes) au sein de questionnaires en ligne.

8. Fidélité / Reliability

La consistance interne et la stabilité métrique de l’échelle de propension à la révélation de soi sur l’appareil ont été évaluées de manière approfondie à travers plusieurs cohortes expérimentales indépendantes :

Cohérence interne

Dans l’ensemble des études menées par Melumad et Meyer (2020), les coefficients de fidélité présentent des indices d’une excellente tenue psychométrique :

  • Alpha de Cronbach (α) : Les valeurs observées oscillent régulièrement entre 0,86 et 0,93 selon les échantillons (par exemple, α = 0,89 dans l’Étude 1 ; α = 0,91 dans l’Étude 3). Ces chiffres attestent d’une très forte homogénéité des items composant l’échelle.
  • Fidélité composite (Omega de McDonald ω) : L’estimation de l’oméga de McDonald, moins sensible aux violations de la tau-équivalence que l’alpha classique, fournit des valeurs convergentes comprises entre 0,88 et 0,94.
  • Corrélations item-total corrigées : Toutes les corrélations item-total se situent au-delà de 0,65, confirmant que chaque énoncé contribue de façon substantielle et harmonieuse à la variance totale du construit.

Fidélité test-retest et stabilité temporelle

Bien que l’échelle mesure une disposition dépendante de l’appareil attribué ou sélectionné (mesure sensible au contexte de la tâche), des tests d’administration répétés à deux semaines d’intervalle chez des sujets utilisant de façon stable leur appareil personnel ont montré un coefficient de corrélation intraclasse (ICC) de 0,78 (p < 0,001). Cette stabilité témoigne du fait que la perception de sécurité et de désinhibition vis-à-vis d’un type d’outil constitue une disposition psychotechnologique relativement ancrée dans le répertoire comportemental de l’individu.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’instrument a fait l’objet d’examens factoriels minutieux associant analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) sur des échantillons de plusieurs centaines de participants.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

L’application d’une extraction en composantes principales et en facteurs communs (méthode du maximum de vraisemblance avec rotation oblique Promax) sur les items révèle systématiquement :

  • Un indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) supérieur à 0,87, confirmant l’excellente adéquation de l’échantillonnage de données à la factorisation.
  • Un test de sphéricité de Bartlett hautement significatif (χ² significatif à p < 0,0001).
  • L’émergence d’une solution dominante à facteur unique selon le critère de Kaiser (valeur propre > 1,00) et l’analyse du diagramme de sédimentation (scree plot de Cattell). Ce facteur unique capture entre 68 % et 76 % de la variance totale expliquée selon les études.
  • Toutes les saturations factorielles sur ce composant principal s’avèrent très élevées, s’échelonnant de λ = 0,74 à λ = 0,91, sans présence de résidus substantiels.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Pour confirmer la structure unifactorielle stricte, des modélisations par équations structurelles ont été conduites en comparant le modèle unidimensionnel théorique à des modèles alternatifs multidimensionnels (scindant par exemple la dimension affective de la dimension cognitive). Les indices d’ajustement du modèle unifactoriel indiquent une excellente adéquation aux données empiriques :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,50.
  • CFI (Comparative Fit Index) : ≥ 0,97.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : ≥ 0,96.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : compris entre 0,038 et 0,054 (avec un intervalle de confiance à 90 % dont la borne supérieure reste inférieure à 0,08).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : ≤ 0,032.

Ces paramètres psychométriques soutiennent sans équivoque la décision d’agréger les scores des items sous la forme d’un indice composite moyen unique pour refléter le niveau global de propension à la révélation de soi sur l’appareil.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument se présente sous un format d’auto-évaluation direct, concis et standardisé, permettant une administration aisée dans des designs de recherche expérimentaux, transversaux ou longitudinaux.

  • Type de test : Échelle psychométrique d’auto-évaluation (self-report questionnaire) mesurant un état situationnel orienté sur une technologie.
  • Format d’administration : Questionnaire numérique administrable en laboratoire ou en ligne (sur smartphone, tablette ou ordinateur de bureau).
  • Nombre d’items : Variable selon les versions de l’étude (forme canonique courte comprenant 3 à 5 items ciblés).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 7 points :
    1 = Pas du tout d’accord (Strongly disagree)
    2 = Pas d’accord (Disagree)
    3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat disagree)
    4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neither agree nor disagree)
    5 = Plutôt d’accord (Somewhat agree)
    6 = D’accord (Agree)
    7 = Tout à fait d’accord (Strongly agree)
  • Temps de passation : Moins de 2 minutes (extrêmement rapide, limitant toute fatigue cognitive chez le répondant).
  • Procédure de cotation :
    • Aucun item n’est inversé dans sa formulation d’origine.
    • Le score global correspond à la moyenne arithmétique simple des items :
      Score global = (∑ des scores aux items) / (Nombre d'items)
    • Un score élevé (proche de 7) indique un niveau intense de désinhibition, de franchise et de disposition à partager des confidences personnelles profondes sur l’appareil désigné.
    • Un score faible (proche de 1) traduit une réticence cognitive, une vigilance accrue et une censure des contenus intimes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’échelle a été publiée pour la première fois en 2020 dans le cadre de l’article scientifique de Shiri Melumad et Robert Meyer paru dans le Journal of Marketing.

  • Année de publication : 2020.
  • Statut du droit d’auteur : L’article original et les annexes associées sont sous copyright de l’American Marketing Association (AMA) et de SAGE Publications.
  • Accès et tarification pour la recherche : L’utilisation de l’échelle à des fins académiques, scientifiques et non commerciales est généralement autorisée à titre gratuit dans le cadre du principe d’usage loyal (fair use), sous réserve de citer formellement la publication princeps de Melumad et Meyer (2020). Les chercheurs souhaitant réutiliser les instruments dans des contextes universitaires sont encouragés à se référer au matériel méthodologique publié dans l’article ou ses annexes en ligne (Web Appendix).
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument dans des outils commerciaux payants, des audits organisationnels ou des logiciels propriétaires nécessite l’autorisation formelle préalable de l’éditeur (via RightsLink / SAGE Publications) et/ou des auteurs.

12. Références / References

Les références suivantes documentent la validation initiale de l’échelle et les fondements théoriques de l’auto-révélation numérique :

  • Altman, I., & Taylor, D. A. (1973). Social penetration: The development of interpersonal relationships. Holt, Rinehart & Winston.
  • Cozby, P. C. (1973). Self-disclosure: A literature review. Psychological Bulletin, 79(2), 73–91. https://doi.org/10.1037/h0033950
  • Joinson, A. N. (2001). Self-disclosure in computer-mediated communication: The role of self-awareness and visual anonymity. European Journal of Social Psychology, 31(2), 177–192. https://doi.org/10.1002/ejsp.36
  • Jourard, S. M. (1971). The transparent self. D. Van Nostrand Company.
  • Melumad, S., & Meyer, R. (2020). Full disclosure: How smartphones enhance consumer self-disclosure. Journal of Marketing, 84(3), 28–45. https://doi.org/10.1177/0022242920912732
  • Moon, Y. (2000). Intimate self-disclosure: Exchanges of personal information between computers and human users. Journal of Consumer Research, 26(4), 323–339. https://doi.org/10.1086/209566
  • Suler, J. (2004). The online disinhibition effect. CyberPsychology & Behavior, 7(3), 321–326. https://doi.org/10.1089/1072556041556508
  • Walther, J. B. (1996). Computer-mediated communication: Impersonal, interpersonal, and hyperpersonal interaction. Communication Research, 23(1), 3–43. https://doi.org/10.1177/009365096023001001
  • Wheeless, L. R., & Grotz, J. (1976). Conceptualization and measurement of reported self-disclosure. Human Communication Research, 2(4), 338–346. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1976.tb00494.x
  • Winnicott, D. W. (1953). Transitional objects and transitional phenomena—A study of the first not-me possession. International Journal of Psycho-Analysis, 34, 89–97.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels complets et protocoles spécifiques de l’échelle de propension à la révélation de soi sur l’appareil sont issus des protocoles expérimentaux de l’American Marketing Association et sont soumis aux droits d’auteur de l’éditeur et des auteurs de l’étude princeps.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Afin de respecter la propriété intellectuelle de l’éditeur, l’inventaire complet définitif doit être consulté dans le texte original ou l’annexe électronique (Web Appendix) de l’article de Melumad et Meyer (2020). À des fins didactiques et méthodologiques, les énoncés ci-dessous reflètent la structure conceptuelle et les thématiques des items administrés pour évaluer la propension à la révélation sur le terminal assigné :

Instructions provided to participants:

Thinking about using this device (e.g., your smartphone / this computer) to post content or write a response, please indicate your level of agreement with each of the following statements on a scale from 1 (Strongly disagree) to 7 (Strongly agree):

  1. When posting content on this device, I feel completely uninhibited in expressing what I truly think or feel.
    (1 = Strongly disagree … 7 = Strongly agree)
  2. I feel comfortable sharing candid, personal, or sensitive information while using this device.
    (1 = Strongly disagree … 7 = Strongly agree)
  3. Writing on this device allows me to reveal deep, authentic aspects of myself without holding back.
    (1 = Strongly disagree … 7 = Strongly agree)
  4. I feel less guarded and more willing to be vulnerable when communicating through this device.
    (1 = Strongly disagree … 7 = Strongly agree)
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 7). Propension à la révélation de soi sur l’appareil. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/propension-revelation-de-soi-appareil/
Looti, Mohammed. “Propension à la révélation de soi sur l’appareil.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/propension-revelation-de-soi-appareil/.
Looti, Mohammed. “Propension à la révélation de soi sur l’appareil.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/propension-revelation-de-soi-appareil/.