1. Résumé / Abstract
Le Profil Personnel et Relationnel (Personal and Relationships Profile [PRP]), développé à l’origine par Murray A. Straus, Sherry L. Hamby, Sue Boney-McCoy et David B. Sugarman (1999, révisé en 2010 et 2011) au sein du Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire, constitue une batterie d’évaluation psychométrique multidimensionnelle exhaustive conçue pour mesurer les facteurs de risque et de protection associés à la violence au sein du couple (Intimate Partner Violence [IPV]) ainsi qu’aux dysfonctionnements relationnels. L’instrument est composé de 187 items auto-rapportés, structurés autour d’une échelle de réponse en 4 points de type Likert allant de 1 (« Pas du tout d’accord » / Strongly Disagree) à 4 (« Tout à fait d’accord » / Strongly Agree).
Le PRP opérationnalise 25 échelles distinctes réparties en deux macro-domaines conceptuels : d’une part, 17 échelles évaluant les caractéristiques individuelles, l’histoire développementale et les symptômes psychopathologiques (notamment la personnalité antisociale, la personnalité limite/borderline, l’exposition à la violence intrafamiliale dans l’enfance, les abus sexuels, la toxicomanie, la dépression, le stress post-traumatique et l’hostilité genrée) ; d’autre part, 8 échelles mesurant spécifiquement les dynamiques relationnelles dyadiques (telles que la gestion de la colère, les problèmes de communication, le conflit, la dominance, la jalousie, les attributions négatives, l’engagement relationnel et la détresse conjugale).
Les propriétés psychométriques du PRP ont été établies sur de larges cohortes universitaires et cliniques internationales, notamment dans le cadre de l’International Dating Violence Study (IDVS), englobant plus de 13 000 étudiants à travers plus de 30 pays. La consistance interne (alpha de Cronbach) varie généralement entre 0,61 et 0,87 selon les sous-échelles et le genre des participants. Les analyses factorielles confirmatoires et les études de validité de construit démontrent une excellente validité convergente et prédictive par rapport aux comportements d’agression physique, psychologique et sexuelle mesurés par la Revised Conflict Tactics Scales (CTS2).
2. Mots-clés / Keywords
Profil Personnel et Relationnel, PRP, Murray A. Straus, violence conjugale, violence entre partenaires intimes, facteurs de risque dyadiques, dynamique de couple, évaluation psychométrique, personnalité antisociale, détresse relationnelle, victimisation infantile, jalousie.
3. Auteurs / Authors
Le questionnaire a été conçu et validé par une équipe de chercheurs pionniers dans l’étude sociologique et psychologique des violences familiales au Family Research Laboratory (Université du New Hampshire, Durham, NH, États-Unis) :
- Murray A. Straus, Ph.D. (1926–2016) : Professeur émérite de sociologie et co-directeur fondateur du Family Research Laboratory à l’Université du New Hampshire. Pionnier mondial de la recherche empirique sur la violence familiale, concepteur des Conflict Tactics Scales (CTS et CTS2). Courriel historique : [email protected].
- Sherry L. Hamby, Ph.D. : Professeure de psychologie à l’Université du Sud (Sewanee), directrice de l’initiative Life Paths Research et rédactrice en chef fondatrice de la revue de l’American Psychological Association (APA) Psychology of Violence. Reconnue pour ses travaux sur la résilience et la victimisation.
- Sue Boney-McCoy, Ph.D. : Chercheuse associée au Family Research Laboratory, spécialiste des conséquences psychotraumatiques de la victimisation et de l’impact des agressions sexuelles durant l’adolescence.
- David B. Sugarman, Ph.D. : Professeur émérite de psychologie à la Rhode Island College, expert en méta-analyses des déterminants psychosociaux de la violence masculine et des attitudes légitimant la violence maritale.
4. Objectif / Purpose
Le Profil Personnel et Relationnel (PRP) a été élaboré pour combler une lacune méthodologique majeure dans le champ de la victimologie et de la psychologie conjugale : l’absence d’un instrument d’évaluation global, standardisé et multifactoriel capable d’appréhender simultanément les déterminants intrapersonnels et systémiques (interpersonnels) de la violence au sein du couple. Alors que des outils comme la CTS2 documentent la fréquence et la sévérité des actes violents perpétrés ou subis, le PRP a pour finalité d’élucider pourquoi ces comportements surviennent, en quantifiant l’ensemble des facteurs de vulnérabilité et de résilience théoriquement pertinents.
Sur le plan de la recherche scientifique, le PRP a été conçu pour soutenir des investigations épidémiologiques et transculturelles à grande échelle. Il a servi d’épine dorsale théorique et empirique à l’International Dating Violence Study, permettant de tester l’hypothèse de la symétrie de genre dans la perpétration des agressions relationnelles, d’analyser les effets médiateurs des traumatismes infantiles et d’explorer les interactions entre la psychopathologie individuelle et les styles d’attachement anxieux ou évitant.
Sur le plan clinique et médico-légal, le PRP est utilisé dans le cadre des évaluations pré- et post-intervention auprès des auteurs de violences conjugales (programmes d’intervention pour conjoints violents) et dans les thérapies de couple axées sur les conflits sévères. Il permet aux cliniciens de dresser un profil diagnostique individualisé, d’identifier les cibles prioritaires d’intervention (p. ex., la régulation de la colère, le traitement des traumatismes complexes non résolus, la désescalade des attributions hostiles ou le sevrage toxicologique) et de mesurer objectivement les progrès thérapeutiques.
5. Construit psychologique / Construct
Le PRP opérationnalise une modélisation multi-niveaux du fonctionnement humain en intégrant 25 construits psychologiques indépendants mais corrélés. Ces dimensions sont regroupées en deux catégories fondamentales :
A. Échelles individuelles et historiques (17 dimensions)
- Antisocial Personality Symptoms (ASP) : Mesure les tendances à la violation répétée des normes sociales, à l’impulsivité, au manque d’empathie et à la tromperie interpersonnelle (p. ex., item 149 : « I often lie to get what I want »).
- Borderline Personality Symptoms (BOR) : Évalue l’instabilité affective, la peur panique de l’abandon, le sentiment chronique de vide intérieur et les comportements auto-agressifs (p. ex., items 5, 8, 116).
- Criminal History (CH) : Documente les antécédents de délits majeurs, de vols et d’agressions physiques commis avant et après l’âge de 15 ans (p. ex., items 21, 102, 130).
- Depressive Symptoms (DEP) : Évalue l’humeur dysphorique, l’anhédonie, le découragement existentiel et les idéations suicidaires (p. ex., items 127, 141, 182).
- Gender Hostility to Men (GHM) : Capture les attitudes misandres, les stéréotypes dégradants et la méfiance généralisée envers les hommes (p. ex., items 14, 32, 112).
- Gender Hostility to Women (GHW) : Mesure les attitudes misogynes, le ressentiment et les croyances sexistes hostiles envers les femmes (p. ex., items 23, 86, 105).
- Limited Disclosure (LD) : Évalue la désirabilité sociale, la réticence à admettre des fautes mineures et la tendance à présenter une image indûment favorable de soi (p. ex., items 18, 109, 173).
- Neglect History (NH) : Évalue les antécédents de négligence physique et affective parentale durant l’enfance (p. ex., items 11, 44, 108).
- Positive Parenting (POS) : Mesure le soutien affectif, la guidance parentale bienveillante et l’investissement éducatif positif reçus dans l’enfance (p. ex., items 155, 163, 169).
- Post-Traumatic Stress Symptoms (PTS) : Quantifie l’hyperactivation neurovégétative, les intrusions mnésiques douloureuses et l’évitement post-traumatique (p. ex., items 27, 61, 98, 171).
- Sexual Abuse History (SAH) : Détecte la victimisation sexuelle intrafamiliale ou extrafamiliale subie avant l’âge de 18 ans (p. ex., items 39, 57, 100, 146).
- Self-Control (SC) : Évalue la capacité d’inhibition comportementale, la persévérance face aux tâches exigeantes et l’anticipation des conséquences des actes (p. ex., items 47, 48, 89).
- Social Integration (SI) : Mesure le sentiment d’appartenance à un réseau communautaire, l’insertion sociale et la fréquentation d’activités collectives (p. ex., items 13, 114, 139).
- Stressful Conditions (STR) : Évalue la charge de stress environnemental chronique, incluant la précarité financière, les difficultés de logement et les discriminations vécues (p. ex., items 106, 119, 136).
- Substance Abuse (SUB) : Quantifie l’abus d’alcool (notamment le binge drinking), l’usage de drogues illicites et les conséquences sanitaires de la dépendance (p. ex., items 19, 73, 117, 122).
- Violence Approval (VA) : Mesure les attitudes légitimant le recours à la violence physique interpersonnelle et maritale dans diverses circonstances (p. ex., items 65, 72, 84, 125).
- Violent Socialization (VS) : Évalue l’exposition directe ou vicariante à la violence durant l’enfance (châtiments corporels sévères, violence conjugale parentale, bagarres de pairs ; items 22, 56, 91).
B. Échelles de dynamique de couple (8 dimensions)
- Anger Management (AM) : Évalue les compétences de régulation émotionnelle, de désescalade cognitive et de temporisation lors des disputes conjugales (p. ex., items 9, 10, 110, 124).
- Communication Problems (CP) : Mesure l’évitement de la discussion, l’incapacité à exprimer ses désaccords ou ses sentiments positifs et la communication passive-agressive (p. ex., items 20, 53, 147, 158).
- Conflict (CON) : Quantifie l’amplitude des désaccords conjugaux sur les domaines clés : finances, sexualité, famille, amis, temps partagé (p. ex., items 94, 107, 138, 156, 168).
- Dominance (DOM) : Mesure la volonté de contrôler son partenaire, la prise de décision unilatérale et les comportements autoritaires au sein du couple (p. ex., items 54, 93, 103, 152, 166).
- Jealousy (JEL) : Évalue la possessivité amoureuse, la jalousie rétrospective ou anticipatoire et l’hypervigilance face aux interactions sociales du partenaire (p. ex., items 69, 74, 132, 177, 186).
- Negative Attribution (NA) : Mesure le biais d’attribution hostile, consistant à prêter des intentions malveillantes au partenaire et à lui imputer la responsabilité systématique des conflits (p. ex., items 35, 87, 96, 135, 144).
- Relationship Commitment (RC) : Évalue l’attachement dyadique, la valorisation du lien et la détermination à maintenir la relation malgré les épreuves (p. ex., items 1, 3, 49, 113).
- Relationship Distress (RD) : Capture l’insatisfaction conjugale globale, les regrets quant à l’union et les pensées récurrentes de séparation ou de divorce (p. ex., items 41, 81, 134, 167, 170).
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le PRP s’ancre dans le modèle écologique du développement humain développé par Urie Bronfenbrenner, appliqué à la violence interpersonnelle par Lori Heise et James Garbarino. Selon ce modèle, la violence et les dysfonctionnements au sein du couple ne peuvent être réduits à une variable explicative unique (telle qu’une pathologie individuelle ou un système patriarcal unilatéral), mais émergent de l’interaction dynamique entre quatre niveaux systémiques :
- L’ontosystème (individuel) : L’histoire développementale du sujet, comprenant les expériences précoces de maltraitance, la victimisation sexuelle, les apprentissages sociaux vicariants (selon la théorie de l’apprentissage social d’Albert Bandura) et les traits de personnalité vulnérables (instabilité émotionnelle, déficit de contrôle inhibiteur).
- Le microsystème (dyadique) : L’écologie relationnelle immédiate, incluant les patterns de communication dysfonctionnels, les asymétries de pouvoir (dominance), les boucles de rétroaction négatives et les biais cognitifs d’attribution d’hostilité décrits par Kenneth Dodge.
- L’exosystème (social et économique) : Les facteurs de stress environnementaux, le chômage, la précarité matérielle et l’isolement du réseau de soutien social formel ou informel.
- Le macrosystème (culturel et idéologique) : Les normes culturelles tolérant ou prescrivant l’usage de la force physique, les croyances sexistes d’hostilité envers l’un ou l’autre genre et les mythes relatifs à la légitimité des châtiments corporels et des agressions sexuelles.
En conjuguant l’approche sociologique de Murray Straus (qui met en avant le rôle de la socialisation violente et la bidirectionnalité fréquente des conflits) et les théories psychologiques cliniques de Hamby et Sugarman (centrées sur l’attachement insécure, le trauma développemental et la psychopathologie de la personnalité), le PRP transcende les clivages idéologiques pour offrir une modélisation étiologique intégrative et empiriquement testable.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique du PRP a fait l’objet de multiples vagues de validation empirique au cours des décennies 2000 et 2010 :
- Validité de construit et factorielle : Les analyses confirmatoires menées sur des cohortes d’étudiants et d’adultes démontrent que les 25 échelles forment des facteurs distincts avec des intercorrélations modérées, confirmant que chaque dimension mesure un domaine théorique autonome. L’échelle de divulgation limitée (Limited Disclosure) s’est avérée essentielle pour contrôler le biais de désirabilité sociale.
- Validité convergente : Les échelles psychopathologiques du PRP présentent de fortes corrélations positives avec des instruments cliniques établis : l’échelle Depressive Symptoms est étroitement corrélée au Beck Depression Inventory (BDI) ; l’échelle PTSD Symptoms corrèle significativement avec la Posttraumatic Stress Diagnostic Scale (PDS) ; et les échelles Borderline et Antisocial présentent une forte convergence avec le Millon Clinical Multiaxial Inventory (MCMI).
- Validité prédictive : Les recherches issues de l’International Dating Violence Study ont démontré que des scores élevés sur les échelles Violence Approval, Negative Attribution, Dominance, Borderline Symptoms et Substance Abuse prédisent de manière robuste la perpétration de violences physiques et psychologiques mesurées par la CTS2, tant chez les hommes que chez les femmes.
- Validité discriminante : Le PRP discrimine avec une haute sensibilité les couples consultant en clinique conjugale pour des épisodes violents des couples témoins non cliniques, ainsi que les auteurs de violences judiciarisés des populations universitaires standards.
8. Fidélité / Reliability
La consistance interne du PRP a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach chez des échantillons d’hommes et de femmes (les deux valeurs rapportées correspondent respectivement aux coefficients masculins et féminins publiés dans le manuel de Straus et al.) :
Échelles individuelles (17 échelles)
- Antisocial Personality Symptoms (ASP) : α = 0,73 (hommes), α = 0,77 (femmes)
- Borderline Personality Symptoms (BOR) : α = 0,76, α = 0,74
- Criminal History (CH) : α = 0,80, α = 0,87
- Depressive Symptoms (DEP) : α = 0,83, α = 0,79
- Gender Hostility to Men (GHM) : α = 0,80, α = 0,77
- Gender Hostility to Women (GHW) : α = 0,75, α = 0,72
- Limited Disclosure (LD) : α = 0,71, α = 0,70
- Neglect History (NH) : α = 0,73, α = 0,73
- Positive Parenting (POS) : α = 0,74, α = 0,69
- Post-Traumatic Stress Symptoms (PTS) : α = 0,72, α = 0,72
- Sexual Abuse History (SAH) : α = 0,81, α = 0,83
- Self-Control (SC) : α = 0,64, α = 0,67
- Social Integration (SI) : α = 0,65, α = 0,67
- Stressful Conditions (STR) : α = 0,67, α = 0,69
- Substance Abuse (SUB) : α = 0,82, α = 0,81
- Violence Approval (VA) : α = 0,70, α = 0,69
- Violent Socialization (VS) : α = 0,74, α = 0,78
Échelles relationnelles (8 échelles)
- Anger Management (AM) : α = 0,62, α = 0,61
- Communication Problems (CP) : α = 0,68, α = 0,66
- Conflict (CON) : α = 0,79, α = 0,74
- Dominance (DOM) : α = 0,66, α = 0,66
- Jealousy (JEL) : α = 0,84, α = 0,75
- Negative Attribution (NA) : α = 0,74, α = 0,69
- Relationship Commitment (RC) : α = 0,68, α = 0,71
- Relationship Distress (RD) : α = 0,86, α = 0,78
Les études de fidélité test-retest à intervalle de 4 à 8 semaines ont révélé des coefficients de stabilité temporelle satisfaisants (r compris entre 0,70 et 0,86), démontrant la solidité psychométrique du profil.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La validation structurale du PRP repose sur des démarches combinées d’analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC) :
Dans les phases initiales de développement d’items, l’AFE par factorisation en axes principaux avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct) a été appliquée indépendamment à chacun des sous-domaines théoriques afin d’assurer l’unidimensionnalité de chaque échelle. Les items présentant des saturations primaires inférieures à 0,35 ou des saturations croisées supérieures à 0,30 ont été systématiquement éliminés ou reformulés lors des révisions de 2010.
Par la suite, des modèles d’équations structurelles et des AFC multi-groupes ont été conduits pour tester l’invariance de mesure à travers le genre et les contextes culturels (dans le cadre des 32 pays de l’IDVS). Les indices d’ajustement globaux soutiennent la structure hypothétisée en 25 facteurs de premier ordre (RMSEA < 0,05 ; CFI > 0,90 ; TLI > 0,89). Des analyses factorielles de second ordre ont mis en évidence l’émergence de trois macro-facteurs d’ordre supérieur :
- Un macro-facteur d’Externalisation et Hostilité (regroupant ASP, CH, SUB, VA, GHW, GHM et DOM) ;
- Un macro-facteur d’Internalisation et Dysrégulation Traumatique (regroupant BOR, DEP, PTS, SAH, NH, VS et STR) ;
- Un macro-facteur de Dysfonctionnement Relationnel Dyadique (regroupant CON, RD, NA, CP, JEL et un score inversé de RC).
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Batterie d’auto-évaluation psychométrique multidimensionnelle (auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé).
- Nombre total d’items : 187 items.
- Nombre de sous-échelles : 25 échelles (17 échelles individuelles/historiques et 8 échelles dyadiques/relationnelles).
- Format de réponse : Échelle de Likert à 4 points :
- 1 = Strongly Disagree (Pas du tout d’accord)
- 2 = Disagree (En désaccord)
- 3 = Agree (D’accord)
- 4 = Strongly Agree (Tout à fait d’accord)
- Directives de passation relatives au couple :
- Si le participant est actuellement dans une relation de couple durant depuis au moins un mois : répondre en référence à cette relation.
- Si le participant n’est pas actuellement en couple mais l’a été par le passé durant au moins un mois : répondre en référence à la relation la plus récente ayant duré un mois ou plus.
- Si le participant n’a jamais été engagé dans une relation d’au moins un mois : omettre les items portant spécifiquement sur le partenaire et le couple.
- Cotation : Chaque sous-échelle est calculée par la somme ou la moyenne des scores aux items qui lui sont affiliés (après inversion des items codés négativement). Des profils standardisés en scores T ou percentiles permettent de comparer l’individu aux normes du genre et de la population générale.
- Temps d’administration : Environ 30 à 45 minutes.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception et publication : Initialement développé en 1999 ; révisions majeures publiées en 2010 et 2011.
- Statut des droits d’auteur et accessibilité : Le manuel officiel et l’instrument ont été mis à la disposition de la communauté scientifique par le regretté Murray A. Straus via le Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire.
- Tarifs : Gratuit pour une utilisation à des fins de recherche académique et d’enseignement (domaine public pour usage scientifique non commercial). Les utilisateurs doivent citer adéquatement le manuel et les auteurs originaux.
- Ressources en ligne : Le manuel complet avec clefs de cotation et propriétés psychométriques est archivé publiquement auprès du Family Research Laboratory : Family Research Laboratory (UNH).
12. Références / References
- Straus, M. A., Hamby, S. L., Boney-McCoy, S., & Sugarman, D. B. (1999). The Personal and Relationships Profile (PRP). Family Research Laboratory, University of New Hampshire.
- Straus, M. A., Hamby, S. L., Boney-McCoy, S., & Sugarman, D. B. (2010). The Personal and Relationships Profile (PRP) manual. Family Research Laboratory, University of New Hampshire. http://pubpages.unh.edu/charmas2/PR10%2015%20Manual.pdf
- Straus, M. A. (2004). Cross-cultural reliability and validity of the Revised Conflict Tactics Scales and the Personal and Relationships Profile. In 10th International Conference on Personal Relationships, Madison, WI.
- Straus, M. A. (2008). Dominance and symmetry in partner violence by male and female university students in 32 nations. Children and Youth Services Review, 30(3), 252–275. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2007.10.004
- Hamby, S. L., & Sugarman, D. B. (1999). Partner violence: A review of the literature on predictors and interventions. Family Violence Research, 14(2), 112–134.
- Straus, M. A., Hamby, S. L., & Warren, W. L. (2003). The Conflict Tactics Scales Handbook: Revised Conflict Tactics Scales (CTS2) and Parent-Child Conflict Tactics Scales (CTSPC). Western Psychological Services.