Profil personnel et relationnel (PRP)

Le Profil personnel et relationnel (PRP) est un questionnaire psychométrique de 187 items développé par Murray A. Straus pour évaluer 25 facteurs de risque individuels et relationnels de violence conjugale.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

Le Profil personnel et relationnel (Personal and Relationships Profile, ou PRP) constitue un instrument psychométrique multidimensionnel d’auto-évaluation conçu à l’origine par le sociologue et criminologue Murray A. Straus et ses collaborateurs au sein du Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire. Cet outil d’envergure a été élaboré pour évaluer de façon exhaustive les facteurs de risque intrapersonnels, développementaux et relationnels associés aux dysfonctionnements conjugaux et aux comportements de violence entre partenaires intimes (VPI). Composé d’un corpus exhaustif de 187 items, le questionnaire évalue vingt-cinq dimensions cliniques et psychosociales distinctes, subdivisées en deux grands domaines : dix-sept échelles mesurant les caractéristiques et antécédents individuels (notamment la symptomatologie antisociale, les traits limites, l’historique criminel, la dépression, l’hostilité de genre, la victimisation infantile, l’abus de substances et l’approbation de la violence) et huit échelles mesurant les dynamiques interactives de couple (telles que la gestion de la colère, les difficultés de communication, le conflit, la dominance, la jalousie, l’attribution négative, l’engagement et la détresse relationnelle).

Le format de réponse standardisé s’appuie sur une échelle de Likert en 4 points (allant de 1 = Fortement en désaccord à 4 = Fortement d’accord). Les analyses psychométriques démontrent une excellente cohérence interne générale, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant majoritairement entre 0,61 et 0,87 selon le sexe et la sous-échelle considérée. La validité de construit, la validité convergente et la validité discriminante sont robustement étayées par des corrélations substantielles avec la célèbre Revised Conflict Tactics Scales (CTS2). Le PRP est reconnu au niveau international comme un instrument fondamental tant pour la recherche translationnelle en victimologie et psychologie médico-légale que pour l’évaluation clinique pré-interventionnelle auprès de populations d’auteurs et de victimes de violences conjugales.

2. Mots-clés / Keywords

Profil personnel et relationnel, PRP, Murray A. Straus, violence conjugale, violence entre partenaires intimes, psychométrie, évaluation de couple, facteurs de risque criminologiques, psychopathologie relationnelle, conflit conjugal, hostilité de genre, détresse relationnelle, victimisation infantile.

3. Auteurs / Authors

Le Personal and Relationships Profile (PRP) a été conceptualisé et validé par une équipe de chercheurs éminents rattachés au Family Research Laboratory (FRL) de l’Université du New Hampshire (Durham, NH, États-Unis) :

  • Murray A. Straus, Ph.D. (1926–2016) : Fondateur et codirecteur du Family Research Laboratory, professeur émérite de sociologie à l’Université du New Hampshire. Pionnier mondialement reconnu pour ses travaux quantitatifs sur la violence familiale, créateur de la Conflict Tactics Scale (CTS) et de la CTS2.
  • Sherry L. Hamby, Ph.D. : Psychologue clinicienne et chercheuse, directrice du Life Paths Research Center et professeure de psychologie à l’Université du Sud (Sewanee, TN). Ancienne collaboratrice de recherche au Family Research Laboratory, spécialiste des traumatismes interpersonnels et de la résilience.
  • Sue Boney-McCoy, Ph.D. : Psychologue sociale et méthodologiste, ayant conduit des travaux majeurs sur les conséquences psychologiques de la victimisation et de l’exposition à la violence dans l’enfance.
  • David B. Sugarman, Ph.D. : Professeur de psychologie au Rhode Island College et chercheur affilié au Family Research Laboratory, spécialiste des méta-analyses sur les corrélats de la violence conjugale masculine et féminine.

Correspondance historique et documentation technique : Family Research Laboratory, University of New Hampshire, Horton Social Science Center, Durham, NH 03824, États-Unis.

4. Objectif / Purpose

Le Profil personnel et relationnel (PRP) répond à une nécessité impérieuse identifiée dans les années 1990 et 2000 dans les domaines de la psychologie légale, de la sociologie de la famille et de la criminologie clinique : dépasser la simple mesure comportementale des actes de violence pour sonder en profondeur l’ensemble de l’écologie biopsychosociale des partenaires intimes. Alors que les échelles traditionnelles, telles que la Conflict Tactics Scale (CTS2), mesuraient principalement la fréquence et la sévérité des agressions physiques, psychologiques ou sexuelles concrètes, elles laissaient dans l’ombre les dispositions de personnalité sous-jacentes, les trajectoires d’apprentissage social, les croyances cognitives et les schémas interactifs dysfonctionnels qui précipitent ou perpétuent ces passages à l’acte.

L’objectif fondamental du PRP est d’offrir une cartographie étiologique multivariée des facteurs de risque et de vulnérabilité individuels et systémiques. Dans le contexte de la recherche académique, le PRP a été conçu pour tester empiriquement des modèles théoriques intégrés de la violence conjugale, notamment le modèle écologique de Heise et le modèle socio-interactionnel de Straus. Il permet aux chercheurs d’évaluer dans quelle mesure des éléments distaux (ex. antécédents d’abus physique ou sexuel dans l’enfance, négligence parentale, socialisation violente) s’articulent avec des traits de vulnérabilité proximaux (trouble de la personnalité antisociale, instabilité émotionnelle de type borderline, impulsivité, dépression, toxicomanie) et des stresseurs dyadiques immédiats (mauvaise gestion de la colère, conflits fréquents, distorsions cognitives d’attribution hostile, jalousie morbide, désir de domination unilatérale).

Sur le plan des applications cliniques et judiciaires, le PRP a été pensé comme un outil diagnostique et d’orientation thérapeutique :

  • Programmes d’intervention pour auteurs de violences conjugales : Le PRP permet d’établir un profil personnalisé des facteurs contributifs spécifiques d’un individu (par exemple, identifier si l’agressivité relève d’une dynamique de pouvoir et de contrôle patriarcal, d’un déficit d’autorégulation émotionnelle, d’un état de stress post-traumatique non résolu ou d’un alcoolisme sévère), permettant ainsi d’ajuster l’orientation vers des protocoles cognitivo-comportementaux ciblés.
  • Thérapie de couple et médiation familiale : L’outil met en lumière les asymétries perceptuelles et communicationnelles, les dynamiques d’attribution de blâme et les insatisfactions profondes, offrant aux cliniciens un cadre standardisé pour identifier les risques d’escalade toxique.
  • Évaluation médico-légale et probation : L’instrument aide à quantifier le niveau global de risque de récidive et à documenter les antécédents développementaux traumatiques dans les bilans d’expertise psychologique.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par le PRP repose sur une conceptualisation multifactorielle de l’adaptation psychologique individuelle et conjugale. L’inventaire est articulé en 25 sous-échelles opérationnalisant deux grands piliers :

A. Caractéristiques et antécédents individuels (17 échelles)

  • Symptômes de personnalité antisociale (ASP) : Évalue les tendances transgressives, l’absence d’empathie, la propension à violer les règles sociales et à manipuler autrui pour un gain personnel (ex. item 47 : négliger l’impact de ses actes sur autrui).
  • Symptômes de personnalité limite / borderline (BOR) : Mesure l’instabilité affective, la peur panique de l’abandon, le sentiment chronique de vide intérieur et les comportements auto-agressifs (ex. items 5, 8, 116).
  • Historique criminel (CH) : Capture les comportements délictueux concrets avant et après l’âge de 15 ans, incluant les vols graves et les agressions physiques envers des tiers hors famille (ex. items 21, 102, 130).
  • Symptômes dépressifs (DEP) : Évalue l’humeur dépressive, l’anhédonie, le désespoir, les idéations suicidaires et le manque d’énergie vitale (ex. items 127, 141, 182).
  • Hostilité de genre envers les hommes (GHM) : Quantifie les attitudes sexistes négatives, la méfiance et les préjugés systématiques dirigés contre les hommes (ex. items 14, 40, 112).
  • Hostilité de genre envers les femmes (GHW) : Mesure les stéréotypes misogynes, le ressentiment envers les femmes et la propension à les considérer comme manipulatrices ou hostiles (ex. items 23, 45, 105).
  • Divulgation limitée / désirabilité sociale (LD) : Échelle de validité évaluant la tendance à minimiser ses défauts et à présenter une image idéalement vertueuse (ex. items 18, 52, 109).
  • Historique de négligence infantile (NH) : Explore les carences parentales matérielles, physiques, émotionnelles et hygiéniques durant l’enfance (ex. items 11, 44, 155).
  • Parentalité positive (POS) : Évalue la présence d’encadrement soutenant, d’encouragement scolaire et de réconfort affectif dans la famille d’origine (ex. items 163, 169).
  • Symptômes de stress post-traumatique (PTS) : Mesure les reviviscences intrusives, l’évitement des déclencheurs, l’hypervigilance et les cauchemars liés à des traumatismes passés (ex. items 27, 82, 171).
  • Historique d’abus sexuel (SAH) : Détecte les expériences de victimisation sexuelle intrafamiliale ou extrafamiliale subies avant l’âge de 18 ans (ex. items 39, 57, 80, 100).
  • Contrôle de soi / Autorégulation (SC) : Évalue la capacité à inhiber les pulsions, à maintenir ses objectifs et à contrôler ses impulsions émotionnelles générales.
  • Intégration sociale (SI) : Mesure le sentiment d’appartenance à un réseau de soutien communautaire, familial ou religieux (ex. items 13, 114, 139).
  • Conditions de vie stressantes (STR) : Capture les stresseurs socio-économiques objectifs actuels, incluant la précarité financière, le logement inadéquat et la surcharge temporelle (ex. items 106, 136, 150).
  • Abus de substances (SUB) : Évalue la consommation problématique d’alcool (notamment le binge drinking), de drogues illicites dures et l’impact sur le fonctionnement (ex. items 19, 73, 117).
  • Approbation de la violence (VA) : Quantifie les croyances légitimant l’usage de la force physique dans les relations interpersonnelles, le couple ou l’éducation des enfants (ex. items 65, 72, 84, 125, 161).
  • Socialisation à la violence (VS) : Mesure l’exposition durant l’enfance à la violence conjugale parentale et les injonctions des pairs ou des parents à recourir à la violence physique (ex. items 22, 34, 60, 77).

B. Dynamiques du couple et comportements envers le partenaire (8 échelles)

  • Gestion de la colère envers le partenaire (AM) : Évalue les compétences réflexives et d’apaisement émotionnel lors des montées de tension conjugale (ex. items 9, 10, 110, 124).
  • Problèmes de communication (CP) : Mesure les déficits d’expression assertive, les stratégies d’évitement des discussions critiques et les sarcasmes blessants (ex. items 20, 53, 147, 158).
  • Conflits de couple (CON) : Explore l’intensité et la fréquence des désaccords au sein de la dyade sur des domaines concrets (argent, sexualité, belle-famille, loisirs) (ex. items 42, 94, 138, 156, 168).
  • Dominance et contrôle (DOM) : Capture la croyance en son autorité unilatérale et les tentatives de régenter la vie de l’autre (ex. items 54, 93, 103, 152, 166).
  • Jalousie pathologique (JEL) : Quantifie l’insécurité affective se traduisant par la surveillance, la possessivité et l’intolérance aux interactions sociales du partenaire (ex. items 69, 74, 132, 176, 186).
  • Attribution négative (NA) : Mesure la distorsion cognitive consistant à imputer au conjoint des intentions malveillantes, délibérées ou hostiles (ex. items 35, 87, 96, 135, 144).
  • Engagement relationnel (RC) : Évalue l’investissement affectif, la valorisation du lien et la loyauté envers la relation (ex. items 1, 3, 90, 113).
  • Détresse relationnelle (RD) : Évalue le degré d’insatisfaction globale, les doutes quant à la pérennité du couple et les envies de rupture (ex. items 41, 81, 134, 167, 170).

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le PRP s’ancre à la croisée de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie contemporaine et des sciences sociales :

Le modèle socio-écologique

Dérivé des travaux d’Urie Bronfenbrenner et adapté à la violence interpersonnelle par Lori Heise (1998), le modèle socio-écologique postule que les conduites violentes et les dysfonctionnements dyadiques résultent de l’interaction complexe entre des systèmes emboîtés : l’ontosystème (histoire individuelle, génétique, traumatismes précoces), le microsystème (la dyade conjugale, les modes de communication), l’exosystème (le soutien social, les contraintes économiques) et le macrosystème (normes patriarcales, tolérance culturelle envers l’agression physique). Le PRP opérationnalise spécifiquement les niveaux individuel et relationnel tout en capturant les répercussions de l’environnement socio-économique (conditions de vie stressantes) et culturel (normes de violence).

La théorie de l’apprentissage social

Inspiré par les propositions fondamentales d’Albert Bandura, Murray Straus postule que la famille est l’arène primaire d’apprentissage de l’agression. À travers l’observation des violences conjugales parentales (modeling) et l’expérience directe des punitions corporelles sévères, les individus intériorisent des scripts comportementaux qui normalisent l’agressivité physique comme modalité légitime de résolution de conflits ou de discipline. Les échelles de socialisation violente (VS) et d’approbation de la violence (VA) du PRP mesurent directement ces schémas cognitifs façonnés dès l’enfance.

La théorie de l’attachement et de la psychopathologie développementale

S’appuyant sur les travaux de John Bowlby et de Donald Dutton, le cadre théorique du PRP postule que les carences affectives précoces, les abus physiques ou sexuels et la négligence déstabilisent la formation de modèles internes opérants sécurisants. Cette insécurité développementale se traduit chez l’adulte par une labilité émotionnelle intense, une hypersensibilité au rejet, une impulsivité marquée (traits de personnalité borderline et antisociale) et des dynamiques conjugales teintées de possessivité pathologique et d’hyper-jalousie.

Le modèle cognitivo-comportemental de la communication dyadique

Sur le plan relationnel, le PRP intègre les concepts issus de la thérapie cognitivo-comportementale de couple formalisés par Neil Jacobson et John Gottman. Selon ce modèle, les violences ou la détérioration relationnelle ne sont pas de simples explosions pulsionnelles spontanées, mais découlent d’un déficit systématique de régulation émotionnelle (Anger Management), combiné à des boucles de rétroaction négatives caractérisées par des attributions hostiles d’intention (Negative Attribution) et des tentatives coercitives d’imposition d’un contrôle asymétrique (Dominance).

7. Validité / Validity

Les propriétés métrologiques du Personal and Relationships Profile ont été documentées à travers de vastes échantillons multiculturels et universitaires, notamment dans le cadre de l’International Dating Violence Study (IDVS), impliquant plus de 13 000 étudiants dans plus de 30 pays :

Validité de construit et structure interne

La validité de construit a été établie en vérifiant l’indépendance relative des 25 échelles tout en confirmant leurs interrelations théoriquement postulées. Des analyses corrélationnelles ont démontré que les échelles de psychopathologie individuelle (symptômes antisociaux, borderline, abus de substances) sont modérément corrélées entre elles (r variant de 0,35 à 0,55, p < 0,001), confirmant qu’elles captent des construits apparentés mais non redondants. L’échelle de désirabilité sociale (Limited Disclosure) montre de très faibles corrélations avec les construits relationnels (r < 0,20), prouvant que les scores ne sont pas de simples artefacts de présentation avantageuse de soi.

Validité convergente et concurrente

La validité convergente a été démontrée par des associations hautement significatives avec les sous-échelles de la Revised Conflict Tactics Scales (CTS2) :

  • Les scores élevés aux échelles de Dominance (DOM), Jalousie (JEL) et Attribution négative (NA) sont fortement associés à la perpétration d’agressions psychologiques (r = 0,42 à 0,58, p < 0,001) et physiques (r = 0,31 à 0,46, p < 0,001).
  • L’échelle d’Approbation de la violence (VA) et de Socialisation violente (VS) corrobore fortement l’agression physique mineure et sévère, validant l’hypothèse de la transmission intergénérationnelle.
  • Les échelles de Détresse relationnelle (RD) et de Conflits (CON) démontrent une corrélation négative robuste avec la Dyadic Adjustment Scale (DAS) de Spanier (r > -0,60).

Validité discriminante et prédictive

Des analyses de régression logistique et linéaire ont mis en évidence la capacité du PRP à discriminer de façon robuste les individus cliniques (auteurs de violences judiciarisés ou consultants en thérapie conjugale) des populations générales asymptomatiques. Les profils des auteurs de violences sévères se caractérisent systématiquement par des élévations concomitantes sur les échelles ASP, BOR, SUB, DOM et de faibles scores en AM (gestion de la colère), confirmant la typologie clinique des agresseurs formulée par Holtzworth-Munroe et Stuart.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité du PRP a été évaluée au moyen de multiples indicateurs psychométriques, notamment la consistance interne via le coefficient alpha de Cronbach calculé séparément pour les cohortes masculines et féminines dans le manuel de référence de Straus et collaborateurs :

Coefficients de cohérence interne (Alpha de Cronbach Hommes / Femmes)

  • Échelles individuelles (17 échelles) :
    • Antisocial Personality Symptoms (ASP) : α = 0,73 (hommes), 0,77 (femmes)
    • Borderline Personality Symptoms (BOR) : α = 0,76 (hommes), 0,74 (femmes)
    • Criminal History (CH) : α = 0,80 (hommes), 0,87 (femmes)
    • Depressive Symptoms (DEP) : α = 0,83 (hommes), 0,79 (femmes)
    • Gender Hostility to Men (GHM) : α = 0,80 (hommes), 0,77 (femmes)
    • Gender Hostility to Women (GHW) : α = 0,75 (hommes), 0,72 (femmes)
    • Limited Disclosure (LD) : α = 0,71 (hommes), 0,70 (femmes)
    • Neglect History (NH) : α = 0,73 (hommes), 0,73 (femmes)
    • Positive Parenting (POS) : α = 0,74 (hommes), 0,69 (femmes)
    • Post-Traumatic Stress Symptoms (PTS) : α = 0,72 (hommes), 0,72 (femmes)
    • Sexual Abuse History (SAH) : α = 0,81 (hommes), 0,83 (femmes)
    • Self-Control (SC) : α = 0,64 (hommes), 0,67 (femmes)
    • Social Integration (SI) : α = 0,65 (hommes), 0,67 (femmes)
    • Stressful Conditions (STR) : α = 0,67 (hommes), 0,69 (femmes)
    • Substance Abuse (SUB) : α = 0,82 (hommes), 0,81 (femmes)
    • Violence Approval (VA) : α = 0,70 (hommes), 0,69 (femmes)
    • Violent Socialization (VS) : α = 0,74 (hommes), 0,78 (femmes)
  • Échelles relationnelles (8 échelles) :
    • Anger Management (AM) : α = 0,62 (hommes), 0,61 (femmes)
    • Communication Problems (CP) : α = 0,68 (hommes), 0,66 (femmes)
    • Conflict (CON) : α = 0,79 (hommes), 0,74 (femmes)
    • Dominance (DOM) : α = 0,66 (hommes), 0,66 (femmes)
    • Jealousy (JEL) : α = 0,84 (hommes), 0,75 (femmes)
    • Negative Attribution (NA) : α = 0,74 (hommes), 0,69 (femmes)
    • Relationship Commitment (RC) : α = 0,68 (hommes), 0,71 (femmes)
    • Relationship Distress (RD) : α = 0,86 (hommes), 0,78 (femmes)

Ces coefficients démontrent une fidélité satisfaisante à excellente pour la majorité des échelles, avec une stabilité remarquable entre les genres. Les échelles montrant des alphas plus modestes (ex. Anger Management et Self-Control) compensent cette variabilité par une forte validité prédictive lors des modélisations multivariées.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Le développement structurel du PRP a fait l’objet d’itérations combinant l’analyse factorielle exploratoire (AFE) et l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) :

Structure sous-jacente et réduction de dimensions

Les analyses factorielles exploratoires initiales (utilisant l’extraction en composantes principales avec rotation oblique Promax, tenant compte de la corrélation naturelle entre dimensions psychologiques) ont validé la partition en 25 facteurs primaires nettement différenciés. Les saturations factorielles (factor loadings) des items constitutifs de chaque échelle dépassent pour leur grande majorité le seuil psychométrique standard de 0,40, avec une très faible incidence de saturations croisées (cross-loadings < 0,25).

Analyses factorielles confirmatoires de second ordre

Des travaux ultérieurs ont examiné la structure hiérarchique du PRP afin de regrouper les 25 échelles primaires en macro-facteurs conceptuels. Les modèles d’équations structurelles (SEM) ont mis en lumière quatre macro-dimensions de second ordre présentant des indices d’adéquation robustes (CFI > 0,92, TLI > 0,90, RMSEA ≤ 0,05) :

  • Vulnérabilité psychopathologique et dérégulation comportementale : Regroupant ASP, BOR, SUB, CH et SC.
  • Traumatismes infantiles et socialisation à l’agressivité : Regroupant SAH, NH, POS (inversé), VS et VA.
  • Dysfonctionnement cognitif et communicatif de couple : Intégrant AM (inversé), CP, NA, DOM et JEL.
  • Détresse et instabilité dyadique : Regroupant CON, RD et RC (inversé).

Cette invariance factorielle a été testée et vérifiée à travers les sexes et les sous-groupes culturels, confirmant que le PRP mesure les mêmes construits psychologiques indépendamment de l’échantillon analysé.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le PRP est un inventaire standardisé se présentant sous la forme d’un auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé :

  • Nom de l’instrument : Personal and Relationships Profile (PRP) / Profil personnel et relationnel.
  • Nombre total d’items : 187 énoncés numérotés séquentiellement.
  • Format d’administration : Auto-passation individuelle, guidée par des consignes précises concernant l’état actuel ou récent de la relation amoureuse.
  • Conditions préalables pour la section relationnelle :
    • Si le sujet est actuellement en couple depuis au moins un mois : répondre à propos de la relation actuelle.
    • Si le sujet n’est pas en couple mais a connu une relation d’au moins un mois par le passé : répondre en se référant à la relation la plus récente ayant duré un mois ou plus.
    • Si le sujet n’a jamais eu de relation d’au moins un mois : omettre les questions ciblant spécifiquement le partenaire.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 4 points obligatoires :
    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = D’accord (Agree)
    • 4 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
  • Cotation et scoring : Pour chaque sous-échelle, les scores sont calculés par la somme ou la moyenne arithmétique des items assignés, après inversion des items libellés positivement (recodage 1 ↔ 4, 2 ↔ 3). Des notes brutes et des scores standardisés (scores Z ou percentiles) sont ensuite générés pour dresser le profil clinique.
  • Durée moyenne de passation : Environ 35 à 50 minutes.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Le Personal and Relationships Profile (PRP) a été formellement introduit et documenté au tournant des années 1999–2004 par le Family Research Laboratory de l’Université du New Hampshire sous l’impulsion de Murray A. Straus.

  • Année d’édition du manuel : Le manuel méthodologique de référence (PRP Manual) a été finalisé et diffusé par Straus et coll. entre 1999 et 2004 (mis à jour régulièrement jusqu’en 2010).
  • Politique de droits d’auteur et permissions : Fidèle à la philosophie académique de diffusion libre adoptée par le Dr Murray Straus pour stimuler la recherche sur la violence familiale, le PRP est mis à disposition gratuitement pour les chercheurs universitaires, cliniciens et organisations à but non lucratif.
  • Conditions d’utilisation : Aucune redevance financière n’est exigée pour son emploi dans des contextes de recherche ou d’évaluation clinique non commerciale. Les utilisateurs doivent citer adéquatement l’instrument et respecter l’intégrité des formulations d’items.
  • Accès au manuel et aux barèmes : Le manuel complet, la grille de cotation détaillée (Scoring Key) et les clés de recodage sont archivés sur les serveurs académiques de l’Université du New Hampshire (FRL Archive).

12. Références / References

Les publications fondatrices et études psychométriques de validation incluent :

  • Boney-McCoy, S., Straus, M. A., & Sugarman, D. B. (1999). The Personal and Relationships Profile (PRP): A multi-scale assessment of factors related to partner violence. Family Research Laboratory, University of New Hampshire.
  • Straus, M. A., Hamby, S. L., Boney-McCoy, S., & Sugarman, D. B. (1996). The Revised Conflict Tactics Scales (CTS2): Development and preliminary psychometric data. Journal of Family Issues, 17(3), 283–316. https://doi.org/10.1177/019251396017003001
  • Straus, M. A., & Mouradian, V. E. (1999). Impulsive corporal punishment by mothers and antisocial behavior and impulsiveness of children. Behavioral Sciences & the Law, 16(3), 353–374. https://doi.org/10.1002/(SICI)1099-0798(199822)16:3<353::AID-BSL317>3.0.CO;2-9
  • Straus, M. A. (2004). Cross-cultural reliability and validity of the Revised Conflict Tactics Scales (CTS2) and the Personal and Relationships Profile (PRP). In International Dating Violence Study Conference Proceedings. Family Research Laboratory, University of New Hampshire. https://scholars.unh.edu/
  • Straus, M. A. (2008). Dominance and symmetry in partner violence by male and female university students in 32 nations. Children and Youth Services Review, 30(3), 252–275. https://doi.org/10.1016/j.childyouth.2007.10.004

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

My relationship with my partner is the most important relationship I have
2

My parents did not care if I did things like shoplifting
3

I would give up almost anything for my partner
4

My partner doesn’t have enough sense to make important decisions
5

I often feel empty
6

I often break things that belong to others on purpose
7

People usually like my partner
8

I’d do almost anything to keep people from leaving me
9

I can calm myself down when I am upset with my partner
10

Before I let myself get really mad at my partner‚ I think about what will happen if I lose my temper
11

My parents did not keep me clean
12

A woman who has been raped probably asked for it
13

I have family members who would help me out if I had a problem
14

Men are more dishonest than women
15

My partner often nags me
16

I rarely have anything to do with religious activities
17

My partner is basically a good person
18

I am always courteous‚ even to people who are disagreeable
19

Sometimes I can’t remember what happened the night before because of drinking
20

I can't bring myself to say nice things to my partner even when I'm thinking them
21

Since age 15‚ I have stolen or tried to steal something worth more than $50.00
22

When I was a kid‚ I saw my mother or father kick‚ punch‚ or beat up their partner
23

I often feel resentful of women
24

I can feel my blood rising when I start to get mad at my partner
25

I lie to make myself look better
26

I enjoy my day-to-day life
27

I try not to think about terrible things that happened to me
28

I usually wake up feeling pretty good
29

Since age 15‚ I have stolen money (from anyone‚ including family)
30

When I was a kid‚ people (adults or kids) who were not part of my family pushed‚ shoved‚ or slapped me‚ or threw things at me
31

I make excuses when I've said something to my partner I shouldn't have
32

Men treat women badly
33

My life is generally going well
34

A boy who is hit by another boy should hit back
35

My partner does things just to annoy me
36

There have been occasions when I took advantage of someone
37

When I was a kid‚ people (adults or kids) who were not part of my family told me to hit back if someone hit me or insulted me
38

My relationships have big ups and downs
39

Before I was 18‚ an adult in my family had sex with me (vaginal‚ anal‚ or oral)
40

Men irritate me a lot
41

Sometimes I have doubts that my relationship with my partner will last
42

My partner and I disagree about what types of affection are okay in public
43

Men respect women
44

My parents did not comfort me when I was upset
45

Women treat men badly
46

I worry that I have a drug problem
47

I don’t think about how what I do will affect other people
48

I give up easily on difficult projects
49

Marriage is forever
50

I don’t like my work or classes
51

Once sex gets past a certain point‚ a man can’t stop himself until he is satisfied
52

No matter who I am talking to I am always a good listener
53

I don’t tell my partner when I disagree about important things
54

I have a right to know everything my partner does
55

I can usually tell when I am about to lose my temper at my partner
56

When I was a teenager‚ I was hit a lot by my mother or father
57

Before I was 18‚ another kid in my family made me look at or touch their private parts (sex organs)‚ or looked at or touched mine
58

Before age 15‚ I stole or tried to steal something worth more than $50.00
59

It’s all right to break the law as long as you don’t get hurt
60

My father or mother told me to hit back if someone hit me or insulted me
61

I avoid doing anything that reminds me of terrible things that happened to me
62

I have never been irked when people expressed ideas very different from my own
63

When I was a kid‚ I often saw kids who were not in my family get into fights and hit each other
64

I am generally in a good mood
65

I can think of a situation when I would approve of a wife slapping a husband’s face
66

I am sometimes irritated by people who ask favors of me
67

I spend time with friends who have been in trouble with the law
68

I have goals in life that I try to reach
69

I would feel betrayed if my partner was too busy to spend time with me
70

I often do things that are against the law
71

I think good things will happen to me in the future
72

If a wife refuses to have sex‚ there are times when it may be okay to make her do it
73

When I am drinking I usually have five or more drinks at a time
74

I would hate it if my partner confided in someone besides me
75

I sometimes drink five or more drinks at a time‚ but only on weekends
76

I have friends who have committed crimes
77

When a boy is growing up‚ it’s important for him to have a few fist fights
78

There is nothing I can do to control my feelings when my partner hassles me
79

When I was a kid‚ I saw a member of my family who was not my mother or father‚ push‚ shove‚ slap‚ or throw something at someone
80

Before I was 18‚ an adult in my family made me look at or touch their private parts (sex organs)‚ or looked at or touched mine
81

I have thought seriously about ending my relationship with my partner
82

I am constantly looking for signs of danger
83

I go back and forth between thinking my partner is perfect or terrible
84

I can think of a situation when I would approve of a husband slapping a wife’s face
85

To get ahead‚ I have done some things which are not right
86

I am easily frustrated by women
87

My partner likes to make me mad
88

It is sometimes hard for me to go on with my work if I am not encouraged
89

I often do things that other people think are dangerous
90

Caring for my partner means more to me than caring for myself
91

When I was less than 12 years old‚ I was spanked or hit a lot by my mother or father
92

I recognize when I am beginning to get angry at my partner
93

My partner needs to remember that I am in ch‎arge
94

My partner and I disagree about each other’s irritating habits
95

When my partner says something mean‚ I usually say something mean back
96

It is usually my partner's fault when I get mad
97

People often interrupt me when I’m trying to get things done
98

I am easily startled
99

My partner and I disagree about whether it is okay to tell each other we disagree
100

Before I was 18‚ an adult who was not part of my family had sex with me (vaginal‚ anal‚ or oral)
101

I sometimes drink enough to feel really high or drunk
102

Since age 15‚ I hit or threatened to hit someone who is not a member of my family
103

I generally have the final say when my partner and I disagree
104

My partner treats me well
105

Women irritate me a lot
106

I don’t have enough money for my daily needs
107

My partner and I disagree about his or her friends and family
108

My parents did not help me to do my best in school
109

I’m always willing to admit it when I make a mistake
110

I can set up a time out break during an argument with my partner
111

I sometimes feel resentful when I don’t get my way
112

Men are rude
113

My relationship with my partner is worth the effort I put into it
114

I attend a church‚ synagogue‚ or mosque once a month or more
115

A man should not walk away from a physical fight with another man
116

I have had thoughts of cutting or burning myself
117

In the past‚ I used coke‚ crack‚ or harder drugs (like uppers‚ heroin‚ or opiates) more than once or twice
118

My sex life with my partner is good
119

I get hassled because of who I am
120

My parents did not care if I got into trouble in school
121

I often get hurt by things that I do
122

I have overdosed on drugs or had a severe health problem because of taking drugs to get high
123

Before I was 18‚ another kid who was not part of my family made me look at or touch their private parts (sex organs)‚ or looked at or touched mine
124

When I feel myself getting angry at my partner‚ I try to tell myself to calm down
125

It’s sometimes necessary for parents to slap a teen who talks back or is getting into trouble
126

I have a right to be involved with anything my partner does
127

I am so sad‚ sometimes I wonder why I bother to go on living
128

Before I was 18‚ an adult who was not part of my family made me look at or touch their private parts (sex organs)‚ or looked at or touched mine
129

There have been times when I was quite jealous of the good fortune of others
130

Since age 15‚ I have physically attacked someone with the idea of seriously hurting them
131

Terrible things happened to me that made me feel helpless and horrified
132

I would hate it if my partner paid a lot of attention to someone besides me
133

When I don't understand what my partner means I ask for more explanation
134

I wish my partner and I got along better than we do
135

When my partner and I have problems‚ I blame him or her
136

My housing is not satisfactory (e.g.‚ too much noise‚ heating problems‚ run-down‚ problems with neighbors)
137

I would be upset if my partner hugged someone a little too long
138

My partner and I disagree about when to have sex
139

I share my thoughts with a family member
140

I sometimes try to get even rather than forgive and forget
141

I feel sad quite often
142

I'd feel jealous if my partner were helpful to someone of the opposite sex
143

Women are rude
144

When my partner is nice to me I wonder what my partner wants
145

I only treat people badly if they deserve it
146

Before I was 18‚ another kid in my family did things to me that I now think was sexual abuse
147

When my partner wants to talk about our problems‚ I try to avoid talking about them
148

I have trouble following the rules at work or in school
149

I often lie to get what I want
150

Finding time for meals is hard for me
151

There have been times when I have felt like rebelling against people in authority even though I knew they were right
152

I insist on knowing where my partner is at all times
153

My partner and I disagree about my friends and family
154

When I'm mad at my partner‚ I say what I think without thinking about the consequences
155

My parents gave me enough clothes to keep me warm
156

My partner and I disagree about how much money to spend when we go places
157

Before age 15‚ I hit or threatened to hit my parents
158

I say mean things to my partner‚ but then tell him or her "I'm only kidding"
159

Before I was 18‚ another kid who was not part of my family did things to me that I now think was sexual abuse
160

On a few occasions‚ I have given up doing something because I have thought too little of my ability
161

It is sometimes necessary to discipline a child with a good‚ hard spanking
162

My mood is always changing
163

My parents helped me when I had trouble understanding something
164

My friends pressure me to do things I don’t want to do
165

I change suddenly from being one kind of person to another
166

Sometimes I have to remind my partner of who’s boss
167

There are more bad things than good things in my relationship with my partner
168

My partner and I disagree about how much time we should spend together
169

My parents helped me when I had problems
170

I have considered leaving my partner
171

Terrible things have happened to me that I remember over and over
172

Before age 15‚ I physically attacked someone with the idea of seriously hurting them
173

I have never deliberately said something that hurt someone’s feelings
174

I’ve been terrified by things that have happened to me
175

I’ve told others I will kill myself
176

I would be upset if someone hugged my partner a little too long
177

I would hate it if someone else paid a lot of attention to my partner
178

Before age 15‚ I stole money (from anyone‚ including family)
179

My partner and I have a very good relationship
180

I have a good social life with my partner
181

I feel sorry when I hurt someone
182

I have thought about killing myself
183

People at work or school don’t get along with me
184

I have been treated for a drug problem
185

My partner and I disagree about telling other people about things that happen between us
186

I would be mad if my partner flirted with someone else
187

I have bad dreams about terrible things that happened to me
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Profil personnel et relationnel (PRP). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/profil-personnel-et-relationnel-prp-2/
Looti, Mohammed. “Profil personnel et relationnel (PRP).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/profil-personnel-et-relationnel-prp-2/.
Looti, Mohammed. “Profil personnel et relationnel (PRP).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/profil-personnel-et-relationnel-prp-2/.