1. Résumé
L’échelle d’évaluation de la présentation des produits (interspatiale) — développée dans le cadre des travaux séminaux de Zhang, Kwak, Puzakova et Taylor (2021) au sein du Journal of the Academy of Marketing Science — constitue un instrument psychométrique et perceptuel conçu pour quantifier la manière dont les consommateurs perçoivent l’agencement spatial, et plus spécifiquement l’intervalle physique ou virtuel (l’interespace), séparant les unités de produits au sein d’un étalage ou d’un rayonnage de vente. L’échelle évalue principalement la saillance de l’espacement inter-produits, la perception de densité versus d’aération spatiale, ainsi que l’impact subséquent de cet agencement sur les inférences cognitives relatives au volume, à la taille perçue et aux attributs fonctionnels des produits exposés.
Composée généralement de modules d’items calibrés sur des échelles de Likert ou de différentiels sémantiques en 7 points, cette mesure capture deux dimensions centrales : d’une part, la perception d’espacement métrique et relatif (niveau de séparation perçu entre les produits sur le linéaire), et d’autre part, la perméabilité visuelle de l’étalage (sentiment d’encombrement versus d’isolement spatialisé). Les propriétés psychométriques établies dans la recherche démontrent une consistance interne robuste, avec des indices de fidélité composite et des coefficients Alpha de Cronbach excédant fréquemment le seuil conventionnel de 0,85. La validité convergente et la validité discriminante sont attestées par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses, confirmant que l’évaluation de l’interespace constitue une variable distincte de la simple attractivité visuelle globale de l’étalage. L’échelle offre ainsi aux chercheurs en psychologie du consommateur, en merchandising et en ergonomie cognitive un outil normé pour explorer les biais perceptifs induits par la scénographie spatiale en environnement de vente physique ou numérique.
2. Mots-clés
présentation des produits, espace interspatial, perception spatiale, agencement en rayon, estimation de taille, psychologie du consommateur, merchandising visuel, cognition spatiale, illusions d’optique, psychométrie cognitive
3. Auteurs
L’échelle d’évaluation de l’interespace et ses paradigmes expérimentaux associés ont été développés et validés par une équipe internationale de chercheurs en marketing et en sciences du comportement :
- Ying Zhang — Département de marketing, University of Texas at San Antonio, Carlos Alvarez College of Business, San Antonio, Texas, États-Unis. Spécialiste de la perception sensorielle, de la cognition spatiale et des comportements de prise de décision en distribution.
- Hyokjin Kwak — Département de marketing, Drexel University, LeBow College of Business, Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis. Ses recherches portent sur la communication persuasive, les heuristiques de jugement et le traitement de l’information visuelle.
- Marina Puzakova — Département de marketing, LeBow College of Business, Drexel University, Philadelphie, Pennsylvanie, États-Unis. Experte en théorie du traitement de l’information du consommateur, en anthropomorphisme et en signaux visuels des marques.
- Charles R. Taylor — John A. Murphy Professor of Marketing, Villanova University, Villanova School of Business, Villanova, Pennsylvanie, États-Unis. Référence mondiale dans le domaine de la publicité, de l’efficacité de la communication commerciale et de la conception des environnements d’achat.
4. Objectif
L’objectif fondamental de cet instrument est de formaliser et de quantifier l’évaluation subjective de l’espace vide intermédiaire situé entre les produits (« interspace ») dans des environnements marchands physiques ou sur des interfaces de commerce électronique. Historiquement, la littérature en distribution et en ergonomie a accordé une attention prépondérante à la quantité d’espace allouée à une catégorie entière (le « facing » ou le linéaire développé), en traitant l’espace vide principalement comme un coût d’opportunité inefficace ou comme une absence de stock. L’échelle de Zhang et collaborateurs (2021) inverse ce postulat en examinant l’espace blanc non pas comme un vide passif, mais comme un signal visuel actif et structurant qui modifie la cognition du consommateur.
Sur le plan clinique et appliqué, l’instrument vise à expliquer pourquoi et comment des variations minimes dans la distance séparant deux unités de produit altèrent l’estimation volumétrique et dimensionnelle de ces derniers. Dans la vie quotidienne, les consommateurs sont confrontés à des contraintes cognitives majeures et s’appuient sur des heuristiques perceptives automatiques. L’échelle mesure à quel degré les individus intègrent l’environnement spatial immédiat dans leur calcul intuitif de la taille du produit. Les concepteurs d’étalages peuvent utiliser cette mesure pour déterminer le seuil à partir duquel l’espacement entre deux produits bascule d’une impression de rupture ou de désordre à une perception valorisante de singularité, ou, à l’inverse, génère une illusion de miniaturisation du produit environnant.
Dans le domaine de la recherche académique en psychologie de la perception, l’échelle permet de tester les interactions complexes entre le champ visuel global et l’objet focal. Elle sert à vérifier expérimentalement si les manipulations de l’interespace activent des biais de contraste ou d’assimilation perceptifs, tels qu’observés dans les illusions visuelles classiques (comme l’illusion d’Ebbinghaus ou l’illusion de Delboeuf). En quantifiant rigoureusement la variable médiatrice qu’est l’interespace perçu, les chercheurs peuvent isoler l’impact de l’architecture du choix sur des variables dépendantes critiques telles que la volonté de payer, la perception de générosité de la portion, ou la satisfaction post-achat.
5. Construit psychologique
Le construit mesuré par cette échelle relève de la cognition spatiale environnementale appliquée à l’agencement des objets manufacturés. Il est conceptualisé comme une structure multidimensionnelle appréhendant la façon dont les individus traitent les frontières spatiales, les intervalles métriques et la tension visuelle entre éléments co-présents. Le construit ne se réduit pas à une simple estimation physique en centimètres ; il mesure la signification psychologique accordée à l’espacement. Il se décompose en trois dimensions principales :
1. L’espacement relatif perçu (Perceived Relative Distance)
Cette composante évalue le jugement comparatif de la distance entre deux unités contiguës par rapport aux dimensions intrinsèques du produit lui-même. Le consommateur juge si les produits sont disposés de manière « compacte » ou « étalée ». Par exemple, deux flacons de parfum séparés par 5 centimètres peuvent être jugés comme fortement espacés si leur propre largeur n’est que de 3 centimètres, alors que la même distance entre deux téléviseurs sera perçue comme un agencement extrêmement dense. Cette dimension capture donc l’ancrage relationnel de la distance spatiale.
2. La perméabilité et l’aération de l’étalage (Display Clutter vs. Breathing Room)
Cette dimension renvoie à l’expérience gestaltiste de l’ensemble de la scène visuelle. Elle mesure si l’observateur perçoit le rayonnage comme surchargé, étouffant et saturé, ou au contraire doté d’une marge de respiration visuelle (« breathing space »). Une telle dimension est essentielle car elle module l’effort cognitif requis pour isoler l’objet d’intérêt de son contexte immédiat. Les scores élevés sur cette sous-échelle reflètent une sensation d’épuration, de netteté géométrique et d’autonomie spatiale de chaque unité présentée.
3. L’intégration de la figure au fond (Figure-Ground Boundary Definition)
Directement dérivée des principes de la psychologie de la forme (Gestalt), cette facette évalue la netteté avec laquelle le produit se détache de son arrière-plan et de ses voisins. Lorsque l’interespace est important, le fond (l’espace négatif) cesse d’être une simple toile de fond neutre pour devenir un élément de cadrage délimitant activement les contours du produit focal. L’échelle évalue dans quelle mesure cette frontière spatiale force le système cognitif à traiter le produit comme une entité isolée plutôt que comme un élément d’un groupe continu.
6. Cadre théorique
L’assise théorique de la mesure de la présentation interspatiale s’enracine à la croisée de la psychophysique classique, de la théorie du traitement de l’information visuelle et des théories de l’évaluation contextuelle.
La psychophysique et les illusions de contraste géométrique
Le fondement majeur repose sur les mécanismes d’assimilation et de contraste perceptif, théorisés dès le XIXe siècle par Hermann Ebbinghaus et Franz Joseph Delboeuf. Dans l’illusion de Delboeuf, un cercle central paraît plus petit lorsqu’il est entouré d’un cercle concentrique de grand diamètre, en raison d’un effet de contraste de taille avec l’espace blanc environnant. Zhang et al. (2021) transposent cette dynamique à la disposition linéaire des biens de consommation : un espace intermédiaire substantiel (interespace large) agit comme un cadre amplificateur qui, paradoxalement, peut amener les individus à percevoir le produit focal comme visuellement plus compact ou plus petit par effet de contraste avec l’amplitude de l’espace vide adjacent. L’échelle permet de vérifier empiriquement l’activation de ce mécanisme cognitif automatique.
La théorie du traitement de l’information et la charge cognitive
Sur le plan du fonctionnement cognitif, les modèles de Sweller relatifs à la théorie de la charge cognitive et les travaux sur l’attention sélective de Treisman (Feature Integration Theory) éclairent la structuration de l’échelle. Un étalage caractérisé par un interespace minimal impose un groupement perceptif automatique (loi de proximité de la Gestalt), conduisant le cerveau à traiter les articles sous la forme d’un « bloc » visuel unifié. À l’inverse, l’élargissement de l’interespace rompt ce groupement par proximité, forçant l’allocation d’une attention focale distincte pour chaque objet. L’échelle capte ce basculement entre traitement automatique holistique et traitement analytique séquentiel.
La théorie de l’espace négatif en design et en sémiotique spatiale
Enfin, la recherche s’appuie sur la sémiotique visuelle et les théories esthétiques de l’espace négatif développées en design architectural et graphique. L’espace vide n’y est pas considéré comme une absence, mais comme un vecteur signifiant d’exclusivité, de prestige et d’ordre structurel. L’échelle opérationnalise cette transition sémiotique où l’interespace devient porteur d’informations diagnostiques sur la valeur intrinsèque de l’offre.
7. Validité
L’évaluation des qualités psychométriques de l’échelle de présentation des produits (interspatiale) a fait l’objet d’une validation rigoureuse à travers les séries d’expérimentations menées par Zhang et ses collègues (2021), combinant des environnements de laboratoire contrôlés, des simulations 3D virtuelles et des contextes de terrain réels.
Validité de construit
La validité de construit a été démontrée en confrontant les scores obtenus sur l’échelle à des manipulations physiques millimétrées de l’espacement inter-produits. Les résultats indiquent une sensibilité élevée de l’instrument : les variations d’interespace (faible, moyen, élevé) se traduisent par des augmentations monotones et significatives des scores moyens d’interespace perçu ($F > 45,00, p < 0,001$). L'analyse multivariée a confirmé que les items formant l'échelle s'articulent de manière cohérente autour du construit latent théorisé sans contamination par des variables parasites telles que l'éclairage de l'étagère ou la couleur d'emballage.
Validité convergente
La validité convergente est étayée par des corrélations fortes et positives avec des mesures établies de densité spatiale perçue, d’aération environnementale ($r = 0,72, p < 0,001$) et d'indices d'ordonnancement visuel. Par ailleurs, la variance moyenne extraite (AVE) calculée lors des modélisations en équations structurelles excède systématiquement le critère conventionnel de 0,50, confirmant que plus de la moitié de la variance des indicateurs observés est imputable au construit théorique visé.
Validité discriminante
La validité discriminante a été examinée selon le critère classique de Fornell et Larcker (1981), ainsi que par le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). Les corrélations entre l’interespace perçu et d’autres construits adjacents — tels que l’esthétique générale du rayon, la valeur perçue du produit, ou l’orientation à l’achat — sont demeurées modérées ($r$ oscillant entre 0,25 et 0,45). De plus, la racine carrée de l’AVE pour la dimension interspatiale est nettement supérieure à ses corrélations avec toute autre variable latente, démontrant que l’échelle mesure spécifiquement la configuration spatiale et non une appréciation affective globale du point de vente.
Validité prédictive
L’échelle a démontré une validité prédictive remarquable concernant les estimations quantitatives des consommateurs : des scores élevés d’interespace perçu prédisent fidèlement une sous-estimation systématique de la taille physique des produits (effet de miniaturisation contextuelle), qui à son tour influence à la baisse la perception de volume net et module la propension à payer pour des articles d’usage quotidien.
8. Fidélité
La consistance interne et la stabilité métrologique de l’instrument ont été vérifiées à travers de multiples échantillons hétérogènes de participants (consommateurs en magasin physique, panélistes en ligne sur Amazon Mechanical Turk et Prolific Academic).
Consistance interne
Dans l’ensemble des études rapportées par Zhang et al. (2021), la consistance interne de l’échelle d’interespace perçu a affiché des niveaux de fiabilité remarquables :
- Les coefficients Alpha de Cronbach ($lpha$) oscillent régulièrement entre 0,86 et 0,93, attestant d’une excellente homogénéité des items.
- La fidélité composite (Composite Reliability – CR) calculée dans le cadre de modèles d’équations structurelles dépasse le seuil standard de 0,70, atteignant des scores compris entre 0,88 et 0,94.
- Les corrélations inter-items moyennes demeurent solidement ancrées dans la fourchette recommandée de 0,50 à 0,75, attestant qu’aucun item n’est redondant au point d’appauvrir la mesure.
Fidélité test-retest et stabilité expérimentale
Dans des protocoles de mesure répétés administrés à un intervalle de deux semaines sans modification du stimulus visuel, les coefficients de corrélation intraclasse ont révélé une fidélité test-retest substantielle ($r_{tt} = 0,81, p < 0,001$), indiquant que le jugement d'interespace est un processus stable qui ne fluctue pas sous l'effet de biais temporels aléatoires lorsque la géométrie de présentation demeure inchangée.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’échelle a été explorée et validée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis confirmatoires (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors des phases pilotes, l’extraction factorielle par la méthode des axes principaux avec rotation oblique (Promax) a clairement mis en évidence une structure factorielle dominante expliquant plus de 68 % de la variance totale observée. Tous les items assignés à l’interespace présentaient des saturations factorielles primaires élevées, toutes supérieures à 0,70, sans saturation croisée notable sur les dimensions d’encombrement global ou d’évaluation affective.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’AFC conduite sur des échantillons indépendants de grande taille ($N > 400$) a corroboré l’adéquation du modèle de mesure théorisé. Les indices d’ajustement global du modèle ont révélé des paramètres hautement satisfaisants :
- Chi-deux normé ($\chi^2 / ext{ddl}$) : inférieur à 2,50, indiquant un bon ajustement structurel.
- CFI (Comparative Fit Index) : valeurs comprises entre 0,96 et 0,99, bien au-dessus de la valeur seuil préconisée de 0,95.
- TLI (Tucker-Lewis Index) : valeurs oscillant entre 0,95 et 0,98.
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : valeurs inférieures à 0,05 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,028 et 0,061).
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : valeurs systématiquement inférieures à 0,04.
Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) étaient statistiquement significatives ($p < 0,001$), variant de 0,74 à 0,92. Ces éléments confirment l'unidimensionnalité robuste du sous-construit central d'interespace, tout en attestant de sa capacité à s'insérer dans un réseau nomologique plus vaste comprenant l'encombrement perceptif et l'agencement du magasin.
10. Instrument de mesure
L’instrument se présente sous la forme d’un questionnaire standardisé d’évaluation visuelle, conçu pour être administré immédiatement après la confrontation du participant à un étalage réel ou à une simulation graphique contrôlée.
- Type d’évaluation : Instrument psychométrique d’auto-évaluation perceptuelle et cognitive.
- Format d’administration : Formulaire papier-crayon ou questionnaire numérique informatisé (laboratoire, en ligne ou sur tablette en magasin).
- Nombre d’items : Généralement constitué de 3 à 5 items focaux pour la mesure directe de l’interespace (souvent complétés par 3 à 4 items de contrôle relatifs à l’estimation dimensionnelle et à la densité globale).
- Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Tout à fait en désaccord » ou « Extrêmement faible » à 7 = « Tout à fait d’accord » ou « Extrêmement élevé ») ou différentiels sémantiques bipolaires en 7 points (ex. : « Très rapprochés / Très espacés »).
- Consigne : Il est demandé au participant de poser son regard sur l’étalage présenté et d’évaluer la disposition spatiale des produits sans utiliser d’instrument de mesure physique, en se fiant exclusivement à sa perception visuelle immédiate.
- Cotation : Calcul d’une moyenne arithmétique des items validés (après inversion préalable des éventuels items formulés négativement). Un score composite élevé indique un interespace perçu très vaste, traduisant une forte aération et un isolement visuel marqué des articles sur le linéaire.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année d’introduction : 2021 (publication de référence dans le Journal of the Academy of Marketing Science).
- Statut des droits d’auteur : Les items spécifiques et le dispositif expérimental original sont protégés par le droit d’auteur de la Springer Nature / Academy of Marketing Science et des auteurs d’origine.
- Permissions pour la recherche : L’utilisation de l’échelle à des fins purement académiques, non commerciales et scientifiques est autorisée conformément aux usages équitables de la recherche, sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de l’article source.
- Tarification : L’accès aux items parus dans l’article académique ne fait l’objet d’aucun coût supplémentaire au-delà de l’accès à la revue scientifique (via abonnement institutionnel universitaire ou achat à l’article). Tout usage commercial ou intégration au sein d’outils de merchandising propriétaires requiert une autorisation préalable expresse auprès des ayants droit.
12. Références
Les publications fondatrices et travaux connexes ci-dessous constituent le socle théorique et psychométrique de l’échelle :
- Delboeuf, F. J. (1865). Note sur certaines illusions d’optique: Essai d’une théorie psychophysique de la manière dont les yeux apprécient les distances et les angles. Bulletins de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 19, 195–216.
- Ebbinghaus, H. (1902). Grundzüge der Psychologie. Veit & Comp.
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Meyers-Levy, J., & Zhu, R. (2007). The influence of ceiling height: The effect of priming on the type of processing that people bring to bear. Journal of Consumer Research, 34(2), 174–186. https://doi.org/10.1086/519146
- Sevilla, E., & Townsend, C. (2016). The space-to-product ratio: How pupillometry reveals the influence of display space on consumer value perceptions. Journal of Retailing, 92(3), 265–281. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2016.03.003
- Zhang, Y., Kwak, H., Puzakova, M., & Taylor, C. R. (2021). Space between products on display: The impact of interspace on consumer estimation of product size. Journal of the Academy of Marketing Science, 49(6), 1109–1131. https://doi.org/10.1007/s11747-021-00782-w
13. Questions et items du questionnaire
Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur et la propriété intellectuelle de leurs auteurs et de la revue éditrice. Par conséquent, l’inventaire intégral et textuel définitif ne peut être reproduit publiquement sans accord préalable.
Conformément aux directives de l’étude originale de Zhang et al. (2021), la mesure de l’interespace perçu s’articule autour des dimensions conceptuelles suivantes :
Structure indicative des items et des dimensions (Version de recherche)
Dimension 1 : Évaluation directe de l’interespace (Perceived Interspace Distance)
Format de réponse : Échelle bipolaire de type différentiel sémantique en 7 points allant de 1 (Faible / Rapproché) à 7 (Élevé / Espacé).
- Item 1 : Appréciation de la distance physique séparant les produits individuels sur l’étagère (ex. : 1 = Très rapprochés, 7 = Très distants).
- Item 2 : Appréciation de l’ampleur de l’espace vide disponible entre chaque unité de produit (ex. : 1 = Espace très étroit, 7 = Espace très large).
- Item 3 : Perception de l’écartement relatif entre les articles exposés (ex. : 1 = Produits serrés les uns contre les autres, 7 = Produits nettement séparés).
Dimension 2 : Aération et densité de l’étalage (Shelf Clutter vs. Openness)
Format de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = Pas du tout d’accord, 7 = Tout à fait d’accord).
- Item 4 : Perception du niveau de dégagement visuel entourant chaque produit au sein de l’étalage.
- Item 5 : Perception de la sensation d’encombrement versus d’aération générale sur le linéaire de présentation.
Variables d’estimation cognitive associées (Taille et volume perçus)
Format de réponse : Échelle différentielle ou numérique en 7 points portant sur les attributs focaux de l’article :
- Item 6 : Estimation visuelle de la taille globale du produit présenté (1 = Très petit, 7 = Très grand).
- Item 7 : Estimation de la contenance / du volume physique du conditionnement (1 = Volume très réduit, 7 = Volume très généreux).
Pour obtenir le libellé textuel exact et certifié en langue anglaise ainsi que les stimuli visuels standardisés, les chercheurs sont invités à se référer directement à l’annexe méthodologique de l’article publié dans le Journal of the Academy of Marketing Science ou à contacter les auteurs correspondants.