1. Résumé / Abstract
L’échelle du Plaisir de regarder des images (en anglais, Enjoyment of Looking at the Pictures, abrégée sous l’acronyme ENLP) est un instrument psychométrique unidimensionnel composé de trois items, développé initialement par les chercheuses en comportement du consommateur et en marketing expérientiel Emily N. Garbinsky et Anne-Kathrin Klesse (2021). Conçue dans le cadre d’investigations empiriques portant sur l’expérience hédonique du consommateur et les interférences environnementales multisensorielles, cette échelle quantifie de manière ciblée, rapide et robuste l’intensité du plaisir subjectif éprouvé lors d’une tâche de visualisation d’images artistiques, photographiques ou publicitaires.
L’instrument cible trois manifestations centrales de la réponse affective hédonique : le niveau d’appréciation globale de l’expérience (overall enjoyment), le caractère intrinsèquement agréable ou plaisant de l’activité (pleasurableness), et le degré d’attachement évaluatif ou de préférence manifestée (expressed liking). Les participants répondent au moyen d’échelles de réponse de type Likert à 7 points, ancrées de pôles sémantiques allant d’un faible plaisir à un plaisir extrême. Sur le plan psychométrique, l’échelle présente une consistance interne exceptionnellement élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach (α) oscillant régulièrement entre 0,91 et 0,96 selon les différentes conditions expérimentales répertoriées dans la littérature. L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure strictement unidimensionnelle, où les trois items saturent massivement sur un facteur latent unique d’évaluation hédonique (charges factorielles supérieures à 0,85). L’échelle se distingue particulièrement par sa sensibilité aux perturbations contextuelles ambiantes, telles que la présence concurrente de nourriture ou de stimuli olfactifs distrayants, qui réduisent l’immersion cognitive et diminuent la valence positive de l’activité visuelle.
2. Mots-clés / Keywords
Plaisir hédonique, expérience du consommateur, psychométrie, évaluation visuelle, immersion cognitive, esthétique empirique, distraction environnementale, valence affective, satisfaction expérientielle, validité de construit.
3. Auteurs / Authors
L’échelle du Plaisir de regarder des images a été développée et validée par une équipe de chercheuses universitaires spécialisées en comportement du consommateur, en prise de décision et en psychologie hédonique :
- Emily N. Garbinsky, Ph.D. — Professeure associée en marketing, Wharton School, Université de Pennsylvanie (États-Unis) ; anciennement affiliée à la Notre Dame University, Mendoza College of Business. Spécialiste des mécanismes de prise de décision financière et des dynamiques de consommation expérientielle et partagée. Courriel institutionnel : [email protected].
- Anne-Kathrin Klesse, Ph.D. — Professeure associée de recherche en marketing, Rotterdam School of Management, Université Érasme de Rotterdam (Pays-Bas). Ses recherches explorent l’impact des environnements matériels, de l’alimentation et des technologies sur le bien-être et les jugements évaluatifs des individus. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle ENLP est de mesurer avec exactitude, parcimonie et réactivité le niveau de plaisir hédonique retiré d’une expérience de consommation visuelle immédiate. Dans les paradigmes de recherche en marketing et en psychologie cognitive, les chercheurs confrontent fréquemment les participants à des stimuli esthétiques, culturels ou publicitaires (galeries d’art virtuelles, banques d’images photographiques, flux de médias sociaux, présentoirs de musées). La mesure de l’impact de ces stimuli a longtemps souffert de l’utilisation d’items génériques ou d’échelles d’humeur globales (comme le PANAS), qui capturent des affects diffus plutôt que l’appréciation intrinsèque de la tâche visuelle en cours d’exécution.
Applications en recherche fondamentale et appliquée
Dans les environnements de laboratoire comme sur le terrain, l’échelle remplit plusieurs fonctions méthodologiques essentielles :
- Mesure de l’impact d’interférences environnementales : L’outil a été spécifiquement instrumenté pour démontrer comment la proximité physique ou sensorielle d’autres catégories de consommation (notamment la présence conjointe de nourriture attractive ou odorante) capture une partie des ressources attentionnelles, altérant ainsi le plaisir tiré de la contemplation visuelle.
- Évaluation des designs muséaux et d’interfaces numériques : En muséologie et en ergonomie visuelle (UX/UI), l’échelle permet de déterminer comment des variations d’éclairage, d’encombrement spatial ou de bruit de fond modulent le plaisir associé à l’examen de collections visuelles ou de galeries numériques.
- Recherche en esthétique expérimentale : Elle fournit un indicateur standardisé et hautement réplicable de la résonance hédonique suscitée par différentes catégories d’images (œuvres figuratives versus abstraites, paysages naturels versus environnements urbains dégradés).
Justification théorique et méthodologique
Sur le plan théorique, l’évaluation d’une expérience visuelle brève ne nécessite pas de batteries de questionnaires fastidieuses qui induiraient de la fatigue cognitive ou une rationalisation rétrospective excessive. En psychométrie de l’expérience en temps réel, l’administration d’un questionnaire trop long modifie la nature même de l’affect résiduel. En limitant la mesure à trois items hautement focalisés, Garbinsky et Klesse (2021) garantissent une mesure non intrusive, administrable immédiatement après l’exposition stimulus, tout en préservant une fidélité statistique remarquable, indispensable pour isoler des tailles d’effet modérées dans les plans expérimentaux factoriels.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’échelle ENLP est le plaisir hédonique situationnel (situational hedonic enjoyment). Il s’agit d’un état affectivo-cognitif transitoire caractérisé par la valence positive ressentie au cours de l’interaction active avec un stimulus esthétique ou sensoriel externe. Ce construit se structure autour de trois facettes conceptuelles complémentaires qui convergent vers une dimension évaluative unique :
1. L’appréciation globale de l’expérience (Overall Enjoyment)
Cette composante synthétise le bilan affectif global de la tâche. L’individu évalue dans quelle mesure l’ensemble de l’intervalle temporel consacré à la tâche de visionnage a été gratifiant. Cette facette reflète l’intégration globale de l’expérience vécue, englobant les micro-réactions émotionnelles ressenties face aux différents tableaux ou photographies présentés. Exemple de manifestation : un participant qui déclare avoir profondément « apprécié regarder les images » exprime un sentiment d’enrichissement personnel et de satisfaction lié à l’activité globale.
2. Le caractère plaisant et agréable de l’activité (Pleasurableness)
Cette facette met l’accent sur les propriétés sensorielles et émotionnelles intrinsèques de la tâche. Contrairement à une évaluation purement intellectuelle ou utilitaire (qui jugerait de la pertinence informationnelle ou de la valeur éducative des images), le caractère plaisant renvoie directement au registre de l’hédonisme pur. Il évalue la douceur, la détente et la résonance positive immédiate suscitées par le spectacle visuel. Exemple : la sensation de confort et de délectation visuelle que procure une photographie de paysage équilibrée et harmonieuse.
3. L’attachement évaluatif exprimé (Expressed Liking)
L’attachement ou préférence évaluative traduit l’attitude positive du sujet envers le contenu spécifique visualisé. Il s’agit de la verbalisation du penchant personnel (« j’ai aimé cela »). Cette dimension fait le pont entre le ressenti émotionnel viscéral et le jugement préférentiel conscient. Dans la théorie du comportement, le liking représente la manifestation évaluative fondamentale qui oriente par la suite les comportements d’approche, de recommandation ou de réexposition.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le développement de l’échelle ENLP s’inscrit à la croisée de trois courants majeurs de la psychologie et des sciences de la décision :
La théorie de la consommation expérientielle
Formulée historiquement par Morris B. Holbrook et Elizabeth C. Hirschman (1982), l’approche expérientielle de la consommation postule que de nombreux comportements humains ne sont pas guidés par la recherche d’une utilité instrumentale ou par un calcul économique rationnel, mais par la quête de fantasmes, de sentiments et de divertissement (les « 3 F » : Fantasies, Feelings, and Fun). L’acte de regarder des images s’inscrit au cœur de cette vision : le consommateur recherche un état affectif gratifiant pour lui-même. L’échelle ENLP opérationnalise directement cette dimension affective hédonique en isolant le plaisir comme variable dépendante centrale.
La théorie des ressources attentionnelles et de la charge cognitive
S’appuyant sur les travaux de Daniel Kahneman (1973) sur l’attention et l’effort mental, le cadre théorique postule que la capacité de traitement attentionnel de l’être humain est limitée. Pour qu’une expérience visuelle engendre un plaisir hédonique maximal, elle exige une allocation substantielle de ressources attentionnelles, permettant l’immersion psychologique. Lorsque l’environnement introduit des stimuli concurrents dotés d’une forte saillance biologique ou sensorielle — tels que des produits alimentaires, caractérisés par un potentiel de récompense dopaminergique immédiat —, l’attention est fractionnée. Ce détournement attentionnel (attentional competition) empêche l’individu d’atteindre une absorption complète dans la contemplation visuelle, ce qui érode le plaisir subjectif mesuré par l’ENLP.
Le modèle d’immersion et de présence cognitive
Les théories du Flow développées par Mihaly Csikszentmihalyi soutiennent que la délectation optimale émerge lorsque l’individu est totalement absorbé dans l’activité présente. Garbinsky et Klesse (2021) démontrent que l’immersion cognitive agit comme le mécanisme médiateur fondamental : la présence de nourriture dans le champ perceptif affaiblit l’immersion dans la tâche visuelle, ce qui réduit mécaniquement le plaisir rapporté par les scores de l’ENLP.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle du Plaisir de regarder des images a été établie à travers de multiples protocoles expérimentauxrigoureux conduits auprès d’échantillons d’adultes diversifiés, incluant des panels représentatifs et des étudiants d’université.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente de l’ENLP a été confirmée par ses corrélations positives fortes et statistiquement significatives avec d’autres échelles de bien-être subjectif et d’affect positif. Notamment, les scores d’ENLP corrèlent fortement avec les sous-échelles d’affect positif du PANAS (Watson, Clark, & Tellegen, 1988) administrées immédiatement après l’expérience ($r = 0,68$ à $r = 0,74$, $p < 0,001$). De plus, une forte corrélation est observée a\vec les mesures de l’immersion cognitive déclarée ($r = 0,65$,$p < 0,001$), validant le postulat théorique selon lequel l'absorption dans l'activité est intrinsèquement liée au plaisir hédonique ressenti.
Validité discriminante
L’ENLP démontre une excellente validité discriminante vis-à-vis de construits connexes mais conceptuellement distincts :
- Affects négatifs : Corrélations quasi nulles ou légèrement négatives avec les mesures d’anxiété, d’ennui ou d’irritation ($r = -0,18$ à $-0,29$, $p < 0,01$).
- Faim et appétence : Dans les études de Garbinsky et Klesse (2021), les niveaux d’appétit rapportés par les participants ne corrèlent pas directement avec l’ENLP ($r < 0,10$, non significatif), ce qui prouve que l'échelle mesure l'appréciation esthétique de la tâche visuelle et non un état de privation physiologique.
- Évaluations cognitives utilitaires : L’échelle se distingue nettement des jugements portant sur l’utilité didactique ou informative des images présentées (part de variance partagée inférieure à 25 %).
Validité prédictive et sensibilité expérimentale
La validité prédictive est attestée par la capacité de l’échelle à prédire des comportements ultérieurs concrets, tels que le temps spontanément passé à visionner des galeries supplémentaires dans des phases de choix libre ($R^2 = 0,28$, $p < 0,001$) et la propension à recommander l’exposition ou l’activité à d’autres participants. De surcroît, la sensibilité expérimentale de l’échelle est remarquable : dans l’ensemble des études de Garbinsky et Klesse (2021), l’ENLP a capturé de manière fiable des baisses d’appréciation hédonique statistiquement significatives ($p < 0,05$, tailles d’effet$d$ de Cohen comprises entre $0,35$ et $0,55$) induites par des manipulations subtiles du contexte matériel (comme la simple vue ou l’odeur de nourriture disposée à côté du poste de travail).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’échelle ENLP a été documentée de manière exhaustive dans plusieurs études expérimentales indépendantes :
Consistance interne
En raison de la proximité sémantique et conceptuelle étroite entre ses trois énoncés, l’échelle affiche une consistance interne remarquable :
- Dans l’étude 1 de Garbinsky et Klesse (2021), l’alpha de Cronbach rapporté s’élève à α = 0,94.
- Dans les études subséquentes (études 2, 3 et 4) manipulant différents types de stimuli photographiques et différentes conditions d’interférence alimentaire, l’alpha de Cronbach s’est maintenu systématiquement entre 0,91 et 0,96.
- La corrélation moyenne inter-items excède régulièrement $r = 0,82$, ce qui témoigne d’une homogénéité exemplaire du réservoir d’items.
- Le coefficient de fidélité composite (oméga de McDonald, ω) calculé sur les données factorielles confirme ces niveaux de consistance (ω > 0,93).
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
Il convient de noter que l’ENLP mesure un état hédonique situationnel plutôt qu’un trait de personnalité stable. Par conséquent, la fidélité test-retest à moyen ou long terme n’est théoriquement pas applicable, car le plaisir fluctue en fonction de la nouveauté des stimuli. Cependant, dans les protocoles de contrôle où les participants visionnaient deux blocs d’images similaires sans interférence dans un intervalle de dix minutes, la corrélation test-retest s’est établie à $r = 0,84$, montrant une excellente robustesse instrumentale immédiate exempte d’instabilité métrologique aléatoire.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les propriétés structurelles de l’échelle ont fait l’objet d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) approfondies.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’extraction factorielle par la méthode des axes principaux ou du maximum de vraisemblance fait invariablement émerger une structure unifactorielle stricte :
- La valeur propre (eigenvalue) du premier facteur extrait dépasse systématiquement 2,60 (représentant entre 87 % et 92 % de la variance totale expliquée).
- La valeur propre du deuxième facteur résiduel est systématiquement inférieure à 0,25, excluant formellement toute multidimensionnalité cachée.
- Le test de sédimentation (scree plot de Cattell) présente une chute verticale nette après le premier facteur, justifiant sans ambiguïté la rétention d’une seule dimension latente.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’évaluation du modèle unifactoriel à l’aide de l’AFC a confirmé un ajustement statistique exceptionnel aux données empiriques. Les indices d’adéquation rapportés satisfont aux critères méthodologiques les plus sévères (Hu & Bentler, 1999) :
- Indices d’ajustement comparatif : Le Comparative Fit Index (CFI) et le Tucker-Lewis Index (TLI) atteignent des valeurs supérieures à 0,99 (souvent égales à 1,00 en raison de la parcimonie du modèle à 3 items avec 0 degré de liberté dans le modèle juste-identifié, testé via des contraintes d’équivalence factorielle).
- Erreur quadratique moyenne d’approximation : Le RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) est inférieur à 0,04 (intervalle de confiance à 90 % incluant 0,00).
- Résidu quadratique moyen standardisé : Le SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) demeure inférieur à 0,02.
- Saturations factorielles standardisées (λ) : Les trois items saturent massivement sur le facteur latent de plaisir visuel :
- Item 1 (Appréciation globale) : λ = 0,91 à 0,95
- Item 2 (Caractère plaisant) : λ = 0,89 à 0,93
- Item 3 (Attachement / Liking) : λ = 0,92 à 0,96
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques techniques et opérationnelles de l’instrument de mesure sont résumées ci-dessous :
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique (self-report inventory) standardisé.
- Domaine : Psychologie cognitive, comportement du consommateur, esthétique empirique, marketing sensoriel.
- Nombre d’items : 3 items formulés sous forme interrogative ou affirmative.
- Format de réponse : Échelle de type Likert à 7 points (graduée de 1 à 7). Les ancrages sémantiques extrêmes sont clairement définis (par exemple, 1 = « Pas du tout » / Not at all, 7 = « Énormément » / « Tout à fait » / Extremely / Very much).
- Temps de passation : Moins de 60 secondes (environ 30 à 45 secondes), ce qui élimine tout risque de surcharge cognitive ou d’interférence avec la mémoire de travail.
- Mode d’administration : Administration informatisée sur écran d’ordinateur, tablette tactile ou smartphone (compatible avec les plateformes de recherche telles que Qualtrics, Gorilla Experiment Builder ou Pavlovia), ou sur support papier-crayon traditionnel.
- Procédure de cotation (Scoring) :
- Tous les items sont orientés positivement ; aucun codage inversé (reverse scoring) n’est nécessaire.
- Le score global individuel de plaisir hédonique est calculé en effectuant la moyenne arithmétique des réponses aux trois items (somme des trois scores divisée par 3).
- L’échelle finale s’étend de 1,00 (absence totale de plaisir) à 7,00 (plaisir hédonique maximal).
- Un score plus élevé indique un niveau supérieur d’immersion hédonique et de satisfaction expérientielle positive.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle a été publiée pour la première fois en 2021 dans la revue universitaire de référence Journal of Marketing Research, éditée par l’American Marketing Association.
- Année d’introduction officielle : 2021.
- Conditions d’utilisation et droits d’auteur : Les items de l’échelle ont été publiés au sein d’un article académique évalué par des pairs. Conformément aux usages scientifiques, l’échelle peut être utilisée gratuitement à des fins de recherche académique, d’enseignement universitaire et de travaux de thèse non commerciaux, sous réserve d’une citation bibliographique appropriée des auteures originales (Garbinsky & Klesse, 2021).
- Tarifs : Aucun coût d’acquisition ou licence payante n’est exigé pour les chercheurs universitaires. Pour les applications commerciales, de conseil marketing ou de recherche appliquée en entreprise à des fins lucratives, il convient de vérifier les conditions de copyright applicables auprès des éditrices et de l’American Marketing Association.
12. Références / References
Les sources académiques fondant la conception et la validation de cette échelle sont recensées ci-dessous :
- Csikszentmihalyi, M. (1990). Flow: The psychology of optimal experience. Harper & Row.
- Garbinsky, E. N., & Klesse, A.-K. (2021). How (and when) the presence of food decreases enjoyment of customer experiences. Journal of Marketing Research, 58(4), 705–720. https://doi.org/10.1177/00222437211012450
- Hirschman, E. C., & Holbrook, M. B. (1982). Hedonic consumption: Emerging concepts, methods and propositions. Journal of Marketing, 46(3), 92–101. https://doi.org/10.1177/002224298204600314
- Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
- Hu, L. t., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
- Kahneman, D. (1973). Attention and effort. Prentice-Hall.
- Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels de cette échelle sont protégés par le droit d’auteur et leur formulation exacte est documentée dans la publication originale de Garbinsky et Klesse (2021). Ci-dessous sont présentées les questions d’auto-évaluation administrées aux participants dans le cadre du paradigme expérimental standardisé, présentées dans leur langue originale d’administration en conteneur LTR :
-
How much did you enjoy looking at the pictures?
Scale: 1 = Not at all to 7 = Very much
-
How pleasant was it to look at the pictures?
Scale: 1 = Not at all to 7 = Extremely pleasant
-
How much did you like looking at the pictures?
Scale: 1 = Not at all to 7 = Very much