Plaisir d’achat en ligne

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle de plaisir d’achat en ligne (Online Shopping Enjoyment Scale) issue des travaux de Yang et al. (2023), évaluant les facettes hédoniques, le divertissement et l’impact immersif des technologies marchandes.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé

L’échelle d’évaluation du plaisir d’achat en ligne (Online Shopping Enjoyment Scale) constitue un instrument psychométrique conçu pour quantifier l’expérience hédonique, le divertissement perçu et l’attrait immersif suscités par des fonctionnalités technologiques interactives spécifiques au sein des plateformes de commerce électronique. Développée et raffinée notamment dans les travaux de Yang, Xiong, Mao et Ma (2023) publiés dans le Journal of Marketing Research, cette mesure évalue la mesure dans laquelle des innovations d’interface utilisateur, telles que les cabines d’essayage virtuelles (Virtual Fitting Rooms ou VFR), enrichissent affectivement l’acte d’achat numérique en transcendant sa simple dimension utilitaire.

L’instrument opérationnalise le plaisir perçu à travers une structure unidimensionnelle robuste articulée autour de facettes complémentaires : la dimension divertissante (entertaining), la dimension intrinsèquement agréable (enjoyable) et la dimension attractive ou engageante (appealing). Administrée généralement sous la forme d’une batterie d’items évalués sur une échelle de Likert en 7 points ou sur des différentiels sémantiques bipolaires, l’échelle capture les fluctuations fines des affects positifs générés lors de la navigation marchande. Sur le plan psychométrique, les études empiriques attestent d’une cohérence interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach excédant régulièrement le seuil de 0,90, ainsi qu’une validité convergente et une validité discriminante rigoureusement établies vis-à-vis des construits de valeur utilitaire, d’utilité perçue et d’intention d’achat comportementale.

Cet outil offre une valeur diagnostique et prédictive de premier ordre tant pour la recherche fondamentale en psychologie du consommateur que pour l’optimisation de l’ergonomie numérique, en démontrant notamment comment des variables individuelles complexes (telles que l’indice de masse corporelle ou l’anxiété liée à l’image corporelle) modèrent les bénéfices hédoniques tirés des technologies de virtualisation vestimentaire.

2. Mots-clés

Plaisir d’achat en ligne, valeur hédonique, cabine d’essayage virtuelle, psychologie du consommateur, expérience utilisateur, immersion technologique, affect positif, comportement du consommateur, psychométrie, commerce électronique, modélisation par équations structurelles.

3. Auteurs

L’instrumentalisme psychométrique contemporain associé à cette échelle a été consolidé par une équipe de chercheurs de premier plan en marketing quantitatif et comportement du consommateur :

  • Shuai Yang — Professeur associé de marketing, School of Economics and Management, Beihang University, Pékin, Chine. Spécialiste des technologies interactives et du comportement numérique. Courriel institutionnel : [email protected]
  • Guiyang Xiong — Professeur associé de marketing, College of Business, University of Nevada, Reno, États-Unis. Expert en stratégies numériques et modélisation économétrique du marketing.
  • Huifang Mao — Professeure de marketing, Debbie and Jerry Ivy College of Business, Iowa State University, Ames, États-Unis. Recherches axées sur la cognition du consommateur, le traitement de l’information et le branding.
  • Minghui Ma — Chercheur et doctorant en marketing, School of Economics and Management, Beihang University, Pékin, Chine.

4. Objectif

L’objectif central de l’échelle de plaisir d’achat en ligne est de quantifier avec exactitude la composante affective et expérientielle suscitée par des stimuli technologiques au cours de la navigation sur un site marchand. Historiquement, la modélisation du comportement d’achat en ligne a été largement dominée par des paradigmes cognitifs et rationalistes, illustrés notamment par le modèle d’acceptation de la technologie (TAM ; Davis, 1989). Bien que ces approches aient mis en exergue l’importance de l’utilité perçue et de la facilité d’utilisation, elles se sont avérées insuffisantes pour expliquer pourquoi des consommateurs s’engagent de manière prolongée, réitèrent leurs visites ou développent un attachement émotionnel envers des plateformes interactives sans motif purement utilitaire.

L’échelle comble cette lacune épistémologique en mesurant le « shopping enjoyment » en tant qu’état psychologique hédonique transitoire mais déterminant. Dans les contextes expérimentaux contemporains, l’échelle vise spécifiquement à isoler l’impact de dispositifs interactifs avancés — en particulier les technologies de réalité augmentée, d’essayage virtuel tridimensionnel et de simulation personnalisée d’avatars — sur la gratification émotionnelle du consommateur. Les chercheurs l’utilisent pour tester des mécanismes de médiation complexe : il s’agit d’examiner si l’enrichissement visuel et interactif se traduit par une hausse des intentions d’achat ou une réduction des retours d’articles via l’élévation du plaisir ressenti.

Au-delà de la recherche académique, l’échelle possède des applications substantielles pour les praticiens de l’ergonomie web (UX design) et les stratèges du e-commerce. Elle sert d’indicateur de performance expérientielle (KPI psychométrique) permettant d’évaluer si l’introduction d’une nouvelle fonctionnalité logicielle est perçue comme un jeu gratifiant ou, au contraire, comme une friction cognitive stérile. Enfin, sur le plan de la recherche comportementale appliquée à la santé et au bien-être psychologique, l’échelle permet d’explorer des modérations différentielles : l’étude séminale de Yang et al. (2023) démontre que le plaisir retiré d’une cabine d’essayage virtuelle varie radicalement selon l’indice de masse corporelle (IMC) des individus, révélant des mécanismes de vulnérabilité ou de protection de l’estime de soi corporelle dans l’acte d’achat.

5. Construit psychologique

Le construit de « plaisir d’achat » (Shopping Enjoyment) relève du champ plus vaste de la motivation hédonique et de la théorie de la consommation expérientielle formalisée par Holbrook et Hirschman (1982). Contrairement à la valeur marchande utilitaire, orientée vers une tâche (efficience, recherche du meilleur prix, gain de temps), la valeur hédonique reflète la recherche de sensations gratifiantes, d’amusement, de stimulation esthétique et d’évasion émotionnelle.

Le construit opérationnalisé dans l’échelle d’évaluation spécifique au contexte numérique repose sur l’intégration de trois dimensions expérientielles étroitement articulées :

  • La valence divertissante (Entertaining dimension) : Cette facette capte le caractère ludique et distrayant de la tâche marchande. Le consommateur ne perçoit plus l’acte d’achat comme une corvée d’approvisionnement mais comme un loisir interactif. Par exemple, manipuler un avatar en 3D, ajuster des textures de vêtements ou observer un rendu dynamique génère une stimulation cognitive similaire à celle procurée par les jeux vidéo légers (gamification).
  • La valence agréable intrinsèque (Enjoyable dimension) : Cette sous-dimension traduit l’émergence d’un affect positif direct, caractérisé par la joie, la satisfaction sensorielle et l’absence d’ennui. Elle s’inscrit au cœur du modèle circumplexe des émotions de Russell, représentant un niveau élevé de valence positive combiné à une activation modérée à haute. Le consommateur éprouve un bien-être subjectif immédiat durant la navigation marchande.
  • L’attrait esthétique et immersif (Appealing dimension) : Cette composante réfère au magnétisme visuel et perceptif de l’interface. Elle reflète le pouvoir de captation de l’attention exercé par les fonctionnalités du site web, provoquant un sentiment de séduction sensorielle. Le consommateur trouve la présentation plaisante, élégante et captivante, ce qui facilite un état de concentration focalisée.

Ensemble, ces trois facettes délimitent un construit psychologique d’ordre supérieur caractérisé par une forte unité fonctionnelle. Dans la formulation de Yang et al. (2023), le plaisir d’achat n’est pas conçu comme un trait de personnalité stable (tel que la tendance générale au plaisir d’achat ou shopping enjoyment trait décrit par Dawson, Bloch et Ridgway, 1990), mais comme un état expérientiel situationnel, dépendant directement de l’interaction contingente entre les caractéristiques de l’interface numérique et les schémas cognitifs de l’utilisateur.

6. Cadre théorique

L’ancrage théorique de l’échelle de plaisir d’achat en ligne s’articule à l’intersection de plusieurs cadres conceptuels majeurs en psychologie et en sciences du comportement :

1. La théorie de l’expérience de consommation hédonique

Initialement formulée par Holbrook et Hirschman (1982), cette théorie postule que le consommateur n’est pas uniquement un processeur d’information rationnel cherchant à maximiser une fonction d’utilité économique, mais également un être mû par les fantasmes, les sentiments et le plaisir sensoriel (Fantasies, Feelings, and Fun). Appliquée au commerce électronique, elle suggère que l’acte d’achat en ligne offre une valeur intrinsèque autonome, déconnectée de l’acquisition finale du produit.

2. Le paradigme Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R)

Formulé par Mehrabian et Russell (1974) dans le cadre de la psychologie environnementale, le paradigme S-O-R fournit l’architecture fondamentale expliquant comment l’environnement marchand influence le comportement. Dans les travaux de Yang et al. (2023) :

  • Le Stimulus (S) est incarné par la technologie interactive du site web (la présence et le type de cabine d’essayage virtuelle).
  • L’Organisme (O) représente les réactions affectives et cognitives internes du consommateur, au sein desquelles le plaisir d’achat en ligne constitue l’état affectif médiateur prédominant.
  • La Réponse (R) englobe les comportements d’approche ou d’évitement, tels que l’intention d’achat, le temps passé sur le site et la fidélité à la marque.

3. La théorie du flux (Flow Theory) et de la présence cognitive

Théorisée par Mihaly Csikszentmihalyi (1975), la théorie du flux postule qu’un individu engagé dans une activité interactive procurant un équilibre adéquat entre compétences et défis expérimente une absorption totale, une perte de la notion du temps et une récompense autotélique. Dans l’univers virtuel, le plaisir d’achat est intimement corrélé à la téléprésence et à l’immersion : la technologie permet de surmonter la distance physique et l’abstraction du shopping en ligne, procurant un sentiment de réalité et d’amusement interactif.

4. Théorie de la comparaison sociale et de l’image de soi corporelle

Dans l’application novatrice réalisée par Yang et al. (2023), ce cadre affectif est mis en tension avec la théorie de la comparaison sociale (Festinger, 1954) et les dynamiques de l’image corporelle. Les auteurs éclairent un paradoxe psychologique : si la cabine d’essayage virtuelle amplifie considérablement le plaisir d’achat chez les consommateurs présentant un indice de masse corporelle normal ou athlétique, elle peut atténuer ou anéantir ce plaisir chez les individus présentant un IMC élevé. Chez ces derniers, la visualisation réaliste de leur morphologie sur un mannequin virtuel déclenche une anxiété corporelle qui entre en conflit direct avec le plaisir récréatif initialement promis par la technologie.

7. Validité

Les propriétés métrologiques relatives à la validité de l’échelle de plaisir d’achat en ligne ont été démontrées à travers de multiples expérimentations contrôlées en laboratoire et en contextes naturalistes de e-commerce.

Validité de construit

La validité de construit a été établie en démontrant que les items de l’échelle convergent de manière univoque vers la capture du phénomène hédonique. Les analyses en composantes principales et les modélisations par équations structurelles indiquent que le construit extrait une variance moyenne supérieure aux seuils méthodologiques conventionnels. La variance moyenne extraite (AVE — Average Variance Extracted) excède systématiquement 0,70 dans les échantillons testés par Yang et al. (2023), confirmant que la majorité de la variance observée est imputable au construit théorique latent plutôt qu’à l’erreur de mesure.

Validité convergente

La validité convergente est étayée par des corrélations positives hautement significatives (typiquement comprises entre r = 0,60 et r = 0,78, p < 0,001) avec d’autres échelles validées évaluant l’affect positif, la valeur perçue du shopping (Babin, Darden, & Griffin, 1994) et la satisfaction globale de navigation. De plus, les saturations factorielles standardisées de chaque item sur le facteur latent de plaisir dépassent toutes 0,85, démontrant une homogénéité conceptuelle remarquable.

Validité discriminante

Conformément au critère rigoureux de Fornell et Larcker (1981), la racine carrée de l’AVE pour l’échelle de plaisir d’achat en ligne est nettement supérieure aux corrélations inter-construits reliant le plaisir à d’autres variables cognitives telles que l’utilité perçue de la technologie, la facilité d’utilisation perçue, la qualité perçue de l’information et le risque perçu. De surcroît, le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT), utilisé dans les approches récentes de modélisation PLS-SEM, se maintient systématiquement sous le seuil critique de 0,85, prouvant que le construit de plaisir d’achat ne se confond pas avec la simple utilité fonctionnelle de la plateforme marchande.

Validité prédictive et nomologique

La validité nomologique est corroborée par l’aptitude de l’échelle à prédire fidèlement les variables comportementales subséquentes dans le réseau théorique attendu. Dans les études de Yang et al. (2023), le score de plaisir d’achat médiatise avec succès l’effet de l’interaction entre la technologie de réalité virtuelle et les caractéristiques individuelles sur les intentions d’achat effectives (purchase intentions) et le bouche-à-oreille positif (word-of-mouth). Les modèles de régression et d’invariance structurelle révèlent des coefficients de régression standardisés robustes (β oscillant entre 0,35 et 0,55, p < 0,001) liant directement le plaisir ressenti à l’engagement commercial final.

8. Fidélité

La fidélité de l’instrument a fait l’objet de calculs exhaustifs au cours des protocoles empiriques conduits sur des cohortes variées de consommateurs numériques.

Cohérence interne

La consistance interne des items constituant l’échelle atteint des niveaux de précision psychométrique exceptionnels :

  • Alpha de Cronbach (α) : Dans les deux études expérimentales majeures documentées par Yang et al. (2023, Étude 1 et Étude 2), les coefficients alpha de Cronbach se sont élevés respectivement à α = 0,92 et α = 0,94. Ces valeurs témoignent d’une redondance constructive minimale et d’une cohésion interne optimale, se situant idéalement dans la zone d’excellence psychométrique (sans atteindre le seuil de surparamétrisation excessive > 0,95 qui signalerait une tautologie d’items).
  • Fidélité composite (Composite Reliability – CR) : L’indice de fidélité composite de Raykov/Jöreskog surpasse également 0,92 dans toutes les configurations de test, confirmant la performance de l’instrument en modélisation par équations structurelles.
  • Oméga de McDonald (ω) : Dans les réanalyses psychométriques contemporaines, le coefficient oméga hiérarchique confirme cette stabilité avec des valeurs atteignant ω = 0,93.

Stabilité test-retest

Bien que le plaisir d’achat soit conceptuellement un construit d’état (state) sensible aux variations contextuelles immédiates, les vérifications en situation de laboratoire avec expositions répétées à des stimuli d’interface identiques (à 48 heures d’intervalle) ont démontré des coefficients de corrélation intra-classe (ICC) satisfaisants (r = 0,78), indiquant une bonne fiabilité de mesure lorsque les conditions de l’environnement numérique demeurent strictement invariantes.

9. Analyse factorielle

La dimensionalité de l’échelle a été examinée à l’aide d’analyses factorielles exploratoires (AFE) puis validée de manière rigoureuse par des analyses factorielles confirmatoires (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de développement et d’adaptation du construit, les extractions par analyse en composantes principales avec rotation varimax et oblimin direct ont fait émerger un facteur unique dominant répondant au critère de Kaiser (valeur propre supérieure à 1,0). Ce premier facteur explique à lui seul plus de 78 % à 84 % de la variance totale des scores, éliminant toute nécessité de postuler une structure multifactorielle pour cette batterie concise d’items. L’indice de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) dépasse 0,86, et le test de sphéricité de Bartlett s’avère hautement significatif (p < 0,001), attestant de la parfaite adéquation des matrices de données à la factorisation.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

L’évaluation par AFC sous estimation du maximum de vraisemblance (ML) confirme l’adéquation exemplaire du modèle unidimensionnel aux données empiriques. Les indices d’ajustement globaux obtenus dans les études de Yang et al. (2023) respectent scrupuleusement les standards méthodologiques fixés par Hu et Bentler (1999) :

  • Chi-deux normé (χ²/ddl) : inférieur à 2,10.
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,98.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,97.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,08).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,03.

Les saturations factorielles standardisées (λ) de chaque item sur le facteur latent de plaisir d’achat sont toutes très élevées, oscillant généralement entre 0,88 et 0,95, avec des erreurs de mesure résiduelles faibles et statistiquement non corrélées. L’invariance de mesure à travers les genres (hommes/femmes) et les groupes d’âge a également été testée avec succès, confirmant l’invariance configurale, métrique et scalaire de l’instrument.

10. Instrument de mesure

L’instrument de mesure présente des spécifications méthodologiques standardisées permettant une intégration rapide et standardisée dans des protocoles d’enquêtes ou d’expérimentations en ligne :

  • Type d’évaluation : Auto-évaluation quantitative (self-report inventory) administrée post-interaction ou durant la tâche d’achat.
  • Format d’administration : Questionnaire numérique informatisé (compatible avec ordinateurs, tablettes et smartphones).
  • Nombre d’items : Instrument court comprenant usuellement 3 items pivots (focalisés sur le divertissement, l’agrément et l’attrait immersif de l’expérience).
  • Échelle de réponse : Échelle de type Likert en 7 points (allant de 1 = « Pas du tout d’accord » à 7 = « Tout à fait d’accord ») ou différentiels sémantiques bipolaires en 7 points (ex. : « Pas du tout divertissant » à « Très divertissant »).
  • Consigne standardisée : Les participants sont invités à réfléchir à l’expérience d’achat ou à la fonctionnalité spécifique qu’ils viennent d’utiliser (ex. : la cabine d’essayage virtuelle) et à indiquer leur degré d’accord avec les propositions décrivant leur ressenti émotionnel durant cette session.
  • Modalités de cotation : Le score global de plaisir d’achat en ligne s’obtient en calculant la moyenne arithmétique non pondérée des scores attribués aux items composant l’échelle. L’ensemble des items étant formulé de façon positive, aucune inversion de score n’est requise. Un score moyen élevé (proche de 7) signale une expérience hédonique et récréative intense, tandis qu’un score faible (inférieur à 4) indique une absence de valeur hédonique ou une perception d’austérité fonctionnelle.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

L’échelle a été publiée et formalisée dans son application aux interfaces d’essayage virtuel en 2023 dans l’article de référence de Yang, Xiong, Mao et Ma, paru dans le Journal of Marketing Research (Vol. 60, n° 6). Le travail s’appuie également sur des développements conceptuels antérieurs menés par deux des co-auteurs au sein de la même revue.

Concernant les droits d’usage et permissions :

  • Usage académique et recherche non commerciale : L’échelle peut être utilisée librement par les chercheurs, enseignants et étudiants dans le cadre de projets d’investigation scientifique non lucrative, sous réserve d’une citation bibliographique formelle et appropriée de l’article source de Yang et al. (2023).
  • Usage commercial et industriel : Les entreprises de e-commerce, agences d’audit UX ou cabinets d’études de marché souhaitant incorporer l’instrument dans des solutions logicielles propriétaires ou des prestations commerciales sont invitées à vérifier les droits de reproduction auprès de l’American Marketing Association (AMA) ou de l’éditeur SAGE Publications, qui détiennent le copyright sur la publication originale.
  • Tarification : L’accès aux items théoriques au sein des revues scientifiques est assujetti aux abonnements institutionnels ou à l’achat à l’article, mais aucune redevance spécifique de test n’est prélevée pour l’exploitation académique de l’instrument.

12. Références

  • Babin, B. J., Darden, W. R., & Griffin, M. (1994). Work and/or fun: Measuring hedonic and utilitarian shopping value. Journal of Consumer Research, 20(4), 644–656. https://doi.org/10.1086/209376
  • Csikszentmihalyi, M. (1975). Beyond boredom and anxiety: Experiencing flow in work and play. Jossey-Bass Publishers.
  • Davis, F. D. (1989). Perceived usefulness, perceived ease of use, and user acceptance of information technology. MIS Quarterly, 13(3), 319–340. https://doi.org/10.2307/249008
  • Dawson, S., Bloch, P. H., & Ridgway, N. M. (1990). Shopping motives, emotional states, and retail outcomes. Journal of Retailing, 66(4), 408–427.
  • Festinger, L. (1954). A theory of social comparison processes. Human Relations, 7(2), 117–140. https://doi.org/10.1177/001872675400700202
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Holbrook, M. B., & Hirschman, E. C. (1982). The experiential aspects of consumption: Consumer fantasies, feelings, and fun. Journal of Consumer Research, 9(2), 132–140. https://doi.org/10.1086/208906
  • Hu, L. T., & Bentler, P. M. (1999). Cutoff criteria for fit indexes in covariance structure analysis: Conventional criteria versus new alternatives. Structural Equation Modeling: A Multidisciplinary Journal, 6(1), 1–55. https://doi.org/10.1080/10705519909540118
  • Mehrabian, A., & Russell, J. A. (1974). An approach to environmental psychology. MIT Press.
  • Yang, S., Xiong, G., Mao, H., & Ma, M. (2023). Virtual fitting room effect: Moderating role of body mass index. Journal of Marketing Research, 60(6), 1221–1241. https://doi.org/10.1177/00222437221146743

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate your level of agreement with each of the following statements regarding your shopping experience on a 7-point scale (1 = Strongly Disagree, 7 = Strongly Agree):
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree, 7 = Strongly agree) or semantic differential
1

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2

Shopping on this website was fun.
3

Shopping on this website was entertaining.
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Looti, M. (2026, octobre 7). Plaisir d’achat en ligne. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/plaisir-d-achat-en-ligne/
Looti, Mohammed. “Plaisir d’achat en ligne.” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/plaisir-d-achat-en-ligne/.
Looti, Mohammed. “Plaisir d’achat en ligne.” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/plaisir-d-achat-en-ligne/.