Philosophie de la nature humaine

Découvrez l’échelle de la Philosophie de la nature humaine (PHN) de Wrightsman (1964) : analyse psychométrique complète, 6 dimensions, fidélité, validité et items intégraux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de la Philosophie de la nature humaine (Philosophy of Human Nature Scale, ou PHN), élaborée initialement par le psychologue social américain Lawrence S. Wrightsman en 1964, représente l’un des instruments psychométriques les plus influents pour évaluer les croyances fondamentales, implicites ou explicites, qu’un individu entretient au sujet des motivations, de la moralité et du comportement de ses semblables. Constatant que la plupart des conduites interpersonnelles sont modulées par la façon dont autrui est perçu par défaut, Wrightsman a opérationnalisé un construit multidimensionnel mesurant si la nature humaine est perçue comme fondamentalement bienveillante, digne de confiance, rationnelle et autonome, ou au contraire cynique, hostile, influençable et aliénée.

L’instrument standardisé est constitué de 84 items répartis équitablement au sein de six sous-échelles distinctes comportant chacune 14 énoncés (7 formulés de façon positive et 7 de façon inversée pour neutraliser le biais d’acquiescement) :

  • Fiabilité / Droiture morale (Trustworthiness)
  • Altruisme (Altruism)
  • Indépendance (Independence)
  • Force de volonté et rationalité (Strength of Will and Rationality)
  • Complexité de la nature humaine (Complexity of Human Nature)
  • Variabilité de la nature humaine (Variability in Human Nature)

Le format de réponse mobilise une échelle de type Likert en 6 points, s’étendant de « disagree strongly » (-3) à « agree strongly » (+3), sans point neutre, contraignant le répondant à se positionner. Au-delà des six dimensions individuelles, l’instrument permet d’extraire deux scores composites méta-factoriels : un indice global de faisabilité positive de la nature humaine (combinat de la confiance, de l’altruisme, de l’autonomie et de la rationalité) et un indice de multiplexité (complexité et variabilité de la personne). Dotée d’une consistance interne robuste (coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre .70 et .85 selon les sous-échelles) et d’une fidélité test-retest confirmée sur des intervalles de plusieurs mois, l’échelle PHN demeure une référence incontournable en psychologie sociale, organisationnelle et politique.

2. Mots-clés / Keywords

Philosophie de la nature humaine, Lawrence S. Wrightsman, confiance interpersonnelle, altruisme, cynisme social, théories implicites de la personnalité, psychométrie, indépendance sociale, complexité humaine, échelle d’attitudes.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été conçue, théorisée et validée par :

  • Lawrence S. Wrightsman Jr., Ph.D. (1932–2019) : Professeur émérite de psychologie à l’Université du Kansas et précédemment chercheur et enseignant au George Peabody College for Teachers (intégré par la suite à l’Université Vanderbilt). Spécialiste reconnu de la psychologie sociale, de la psychologie légale et des attitudes sociopolitiques, Wrightsman a consacré plusieurs décennies de recherche aux croyances fondamentales sur la moralité et l’éthique humaines.
  • Collaborateurs et chercheurs associés aux révisions : John P. Robinson et Phillip R. Shaver (1969, 1973) ont largement contribué à l’archivage, à la diffusion méthodologique et à la standardisation de l’outil dans les répertoires d’instruments de mesure des attitudes politiques et socio-psychologiques de l’Institute for Social Research (ISR) de l’Université du Michigan.

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’échelle de la Philosophie de la nature humaine est d’évaluer empiriquement les postulats implicites que chaque individu formule vis-à-vis des autres êtres humains. Dans la vie quotidienne, les individus n’interagissent pas avec des représentations objectives du monde, mais à travers des schèmes sociocognitifs et des théories intuitives de la personnalité. Ces hypothèses sur autrui orientent la façon dont un sujet interprète les comportements ambigus, anticipe les réactions d’un partenaire, négocie, résout des conflits ou s’engage dans des actions coopératives.

Sur le plan conceptuel et théorique, Wrightsman cherchait à dépasser les mesures unidimensionnelles d’optimisme ou de cynisme naïf. L’instrument permet d’explorer systématiquement deux grands axes épistémologiques :

  1. La valence morale et motivationnelle de l’humanité : l’être humain est-il fondamentalement honnête ou fourbe ? Solidaire ou égoïste ? Maître de son destin ou balloté par des déterminismes inconscients et sociaux ?
  2. La structure cognitive et dispositionnelle de l’être humain : la nature humaine est-elle simple, uniforme et prévisible, ou au contraire complexe, nuancée et hautement variable selon les situations et les trajectoires individuelles ?

En recherche fondamentale, l’échelle sert à élucider l’impact des visions du monde sur le bien-être subjectif, les biais cognitifs (tels que l’erreur fondamentale d’attribution), les orientations politiques (conservatisme vs progressisme) et les attitudes institutionnelles (foi dans le système judiciaire, soutien aux politiques punitives). En psychologie des organisations et du travail, l’outil est mobilisé pour évaluer les styles de leadership (ex. leadership transformationnel versus théories managériales basées sur le contrôle coercitif type Théorie X et Théorie Y de Douglas McGregor). Dans le champ clinique et de la santé mentale, une philosophie de la nature humaine profondément négative ou cynique s’est avérée être un corrélat robuste de la détresse psychologique, de l’isolement social, de la paranoïa subclinique et de l’incapacité à forger des alliances thérapeutiques résilientes.

5. Construit psychologique / Construct

Le modèle théorique de Wrightsman articule le construit de la « Philosophie de la nature humaine » autour de six dimensions interconnectées mais conceptuellement autonomes, formant un spectre riche et détaillé des croyances interpersonnelles :

1. Fiabilité / Droiture morale (Trustworthiness)

Cette dimension mesure le degré auquel on estime que les individus sont intrinsèquement sincères, honnêtes, intègres et dignes de confiance. Un score élevé reflète la conviction que la plupart des gens respectent leurs promesses, restituent un trop-perçu ou refusent de tricher, même en l’absence de surveillance. À l’opposé, un score faible dénote un scepticisme moral prononcé : l’individu considère que l’honnêteté n’est qu’une façade dictée par la crainte d’être sanctionné.

2. Altruisme (Altruism)

L’altruisme évalue la croyance selon laquelle l’être humain se soucie sincèrement du bien-être d’autrui et est capable d’actes purement désintéressés, de compassion et de sacrifice (paradigme du « Bon Samaritain »). Les personnes obtenant un score bas sur cette échelle adhèrent à un égoïsme psychologique radical, estimant que tout acte de générosité apparente masque une quête d’approbation sociale, de gloire personnelle ou de calcul utilitariste.

3. Indépendance (Independence)

Cette sous-échelle quantifie la perception de la capacité d’autrui à résister aux pressions du groupe, à la conformité sociale et aux injonctions de l’opinion publique. Les scores élevés indiquent une vision de l’être humain capable d’indépendance de jugement, de courage moral et d’anticonformisme. Les scores faibles suggèrent au contraire une vision de masses moutonnières, prêtes à abdiquer leurs principes éthiques dès lors qu’un collectif impose ses normes.

4. Force de volonté et rationalité (Strength of Will and Rationality)

Cette sous-échelle porte sur l’autonomie agentique et le contrôle volontaire. Elle explore si les individus sont vus comme des agents rationnels, doués d’introspection et maîtres de leur destin (locus de contrôle interne), ou comme des entités impuissantes, gouvernées par des pulsions inconscientes, le hasard ou des contraintes environnementales insurmontables. Les énoncés interrogent la lucidité cognitive des citoyens lors de choix démocratiques ou la possibilité d’éviter les guerres par la seule volonté collective.

5. Complexité de la nature humaine (Complexity of Human Nature)

Contrairement aux quatre premières échelles qui mesurent la valence (positive vs négative), cette dimension et la suivante évaluent la complexité cognitive attribuée à la psyché humaine. La sous-échelle de complexité évalue si l’individu perçoit autrui comme un système psychique profond, subtil et difficile à appréhender, ou s’il pense que quelques mots ou une brève impression suffisent à catégoriser une personnalité de manière infaillible.

6. Variabilité de la nature humaine (Variability in Human Nature)

Cette composante examine si la nature humaine est perçue comme polymorphe et dynamique (forte variabilité interindividuelle et intra-individuelle selon les contextes temporels et situationnels) ou au contraire monolithique, immuable et universelle. Une personne obtenant un score élevé insiste sur le caractère unique de chaque trajectoire de vie et sur la plasticité comportementale, tandis qu’un score faible dépeint des êtres humains fondamentalement semblables dans leurs besoins et invariables dans le temps.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration de la PHN s’enracine au croisement de la philosophie morale classique, de la psychologie sociale cognitive naissante des années 1960 et des modèles de la personnalité humaniste. Elle opérationnalise une tension philosophique séculaire opposant la tradition hobbésienne à la tradition rousseauiste.

Dans la perspective de Thomas Hobbes (Léviathan), l’état de nature est dépeint comme brutal, égoïste et mû par la peur, postulant que les hommes n’agissent moralement que sous l’empire de la loi et de la coercition étatique. À l’opposé, la vision inspirée de Jean-Jacques Rousseau soutient la bonté originelle de l’homme, corrompu ultérieurement par les structures sociales inéquitables. Wrightsman soutient que chaque individu intériorise, sous forme d’attitude sociale stable, une position philosophique personnelle située quelque part sur ce continuum.

Sur le plan psychologique, l’échelle s’articule directement avec :

  • La théorie des postulats implicites de la personnalité (Implicit Personality Theory) formalisée par Jerome Bruner et Renato Tagiuri : les individus construisent des réseaux schématiques de traits et d’attentes comportementales pour inférer les caractéristiques invisibles d’un tiers à partir d’indices partiels.
  • La théorie de l’apprentissage social et la confiance interpersonnelle de Julian Rotter : Rotter a défini la confiance interpersonnelle comme une attente généralisée selon laquelle la parole ou la promesse d’un individu ou d’un groupe peut être crue. La dimension Trustworthiness de Wrightsman partage cette assise conceptuelle tout en la contextualisant dans un système d’attitudes plus vaste.
  • Les théories du soi et de l’agentivité de Gordon Allport et Carl Rogers : l’intégration de la sous-échelle Strength of Will and Rationality reflète le débat contemporain entre le béhaviorisme mécaniste / le déterminisme freudien et la psychologie humaniste de la troisième force, postulant l’auto-détermination et la capacité de choix conscient.
  • Les théories organisationnelles de Douglas McGregor (Théories X et Y) : McGregor a démontré que les postulats des dirigeants façonnent directement la dynamique managériale. La théorie X postule la paresse intrinsèque et le besoin de coercition (faible confiance, faible rationalité), tandis que la théorie Y valorise l’initiative, la responsabilité et la dignité humaine. L’échelle PHN fournit la mesure psychométrique idéale pour valider empiriquement ce paradigme.

7. Validité / Validity

L’échelle de Wrightsman a fait l’objet de multiples programmes de validation psychométrique, confirmant des qualités métrologiques remarquables dans des échantillons universitaires, professionnels et cliniques.

Validité de construit et convergente

Les études originales de Wrightsman (1964) ainsi que les réplications ultérieures ont mis en lumière des corrélations fortes et hautement significatives :

  • Échelle de confiance interpersonnelle de Rotter (Interpersonal Trust Scale – ITS) : Les dimensions Trustworthiness et Altruism corrèlent positivement et vigoureusement avec l’échelle de Rotter (coefficients de corrélation r compris entre .55 et .70, p < .001), validant l’axe de prosocialité perçue.
  • Machiavélisme (Échelle Mach IV de Christie et Geis) : Les sous-échelles de Trustworthiness, Altruism et Independence présentent des corrélations négatives robustes avec le machiavélisme (coefficients r variant de -.45 à -.65), démontrant qu’une vue cynique de la nature humaine est l’antichambre d’une disposition à manipuler autrui.
  • Échelle de personnalité autoritaire (F-Scale d’Adorno et al.) : Des corrélations négatives modérées à fortes ont été systématiquement relevées entre l’autoritarisme de droite et les dimensions de rationalité, de tolérance et de variabilité, les individus autoritaires percevant l’humain comme rigide, dangereux et moralement dégénéré.

Validité discriminante

L’échelle s’est avérée distincte des mesures d’intelligence générale (QI) et de désirabilité sociale. Wrightsman a administré concurremment l’échelle d’approbation sociale de Marlowe-Crowne : les corrélations entre la désirabilité sociale et les six sous-échelles de la PHN demeurent modestes (typiquement comprises entre .10 et .25), indiquant que les réponses reflètent de véritables convictions philosophiques plutôt qu’une simple tentative d’apparaître sous un jour socialement acceptable.

Validité prédictive et écologique

Dans des contextes expérimentaux (dilemmes sociaux, jeux du dilemme du prisonnier réitéré), les participants affichant des scores élevés en Trustworthiness et Altruism initient significativement plus d’actions coopératives au premier tour et pardonnent plus volontiers une trahison isolée de leur partenaire. En psychologie de l’éducation, les enseignants possédant des scores élevés de confiance et de rationalité favorisent des méthodes pédagogiques ouvertes et autonomisantes, tandis que les enseignants cyniques recourent davantage à la discipline punitive.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle PHN a été quantifiée à l’aide de méthodes de cohérence interne (alpha de Cronbach, split-half de Spearman-Brown) et de protocoles de test-retest longitudinaux.

Consistance interne

Dans les cohortes normatives de Wrightsman (1964, 1974) englobant plus de 1 200 participants, les coefficients de consistance interne se répartissent comme suit :

  • Fiabilité (Trustworthiness) : α = .76 à .83 ; fidélité bissection (split-half corrigée) = .81
  • Altruisme (Altruism) : α = .74 à .81 ; split-half = .78
  • Indépendance (Independence) : α = .68 à .75 ; split-half = .72
  • Force de volonté et rationalité (Strength of Will and Rationality) : α = .70 à .78 ; split-half = .74
  • Complexité (Complexity) : α = .65 à .73 ; split-half = .70
  • Variabilité (Variability) : α = .67 à .74 ; split-half = .69
  • Score composite de valence positive : α > .88

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Des coefficients de corrélation test-retest ont été calculés sur plusieurs périodes de temps :

  • Sur un intervalle de trois mois, les corrélations oscillent entre r = .74 et r = .85 pour l’ensemble des sous-échelles.
  • Sur un intervalle de douze mois chez des étudiants de premier cycle, les corrélations se maintiennent entre r = .65 et r = .78.

Ces indices empiriques attestent que la philosophie de la nature humaine fonctionne comme un trait d’attitude structural et relativement stable à l’âge adulte, tout en demeurant perméable à des événements de vie majeurs (traumatismes, désillusion politique, conversion religieuse ou thérapie approfondie).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

Les analyses factorielles exploratoires (AFE) initialement conduites par Wrightsman, complétées par les analyses factorielles confirmatoires (AFC) modernes menées sur des échantillons élargis, confirment la structure bidirectionnelle du modèle.

Structure factorielle de premier ordre

L’analyse en composantes principales avec rotation varimax et oblimin isole nettement les 6 facteurs théoriques prévus, chaque sous-ensemble d’items saturant principalement sur son facteur cible (saturations factorielles typiquement comprises entre .40 et .72) avec de faibles saturations croisées (< .25). La distribution équilibrée d’items positifs et inversés (7 items cotés positivement et 7 items cotés négativement au sein de chaque sous-échelle de 14 items) prévient l’émergence d’artefacts factoriels liés à la polarité linguistique.

Structure de second ordre : Les méta-dimensions

L’analyse factorielle de second ordre extrait de façon consistante deux méta-facteurs dominants qui expliquent ensemble une part substantielle de la variance totale (~45 à 55 %) :

  1. Le facteur « Évaluation substantive de la nature humaine » (Positive vs. Negative Human Nature) : Ce macro-facteur regroupe sous une forte saturation commune les dimensions Trustworthiness (.82), Altruism (.80), Independence (.61) et Strength of Will / Rationality (.58). Il mesure l’orientation globale du regard porté sur la valeur morale, l’autonomie et la bienveillance des êtres humains.
  2. Le facteur « Multiplexité cognitive » (Multiplexity of Human Nature) : Ce second macro-facteur réunit les dimensions Complexity (.74) et Variability (.71). Il est virtuellement orthogonal (indépendant) du premier macro-facteur, indiquant qu’un individu peut avoir une vision extrêmement négative mais hautement complexe de l’être humain, ou inversement une vision positive mais naïvement simpliste.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure standardisé présente les spécifications techniques suivantes :

  • Nom complet : Philosophy of Human Nature Scale (PHN).
  • Format d’administration : Auto-questionnaire papier-crayon ou informatisé. Passation individuelle ou collective.
  • Nombre total d’items : 84 items originaux formulés sous forme d’assertions déclaratives.
  • Sous-échelles (14 items chacune) :
    • Trustworthiness : 7 items positifs (items 2, 7, 12, 18, 23, 58, 75) et 7 items négatifs (items 28, 34, 40, 46, 52, 67, 80).
    • Altruism : 7 items positifs (items 4, 9, 14, 19, 60, 64, 77) et 7 items négatifs (items 30, 36, 42, 48, 54, 69, 82).
    • Independence : 7 items positifs (items 29, 35, 41, 47, 53, 68, 81) et 7 items négatifs (items 3, 8, 13, 24, 59, 63, 76).
    • Strength of Will and Rationality : 7 items positifs (items 27, 33, 39, 45, 51, 66, 72) et 7 items négatifs (items 1, 6, 17, 22, 57, 62, 74).
    • Complexity of Human Nature : 7 items positifs (items 32, 38, 44, 50, 56, 71, 79) et 7 items négatifs (items 5, 11, 16, 21, 26, 65, 84).
    • Variability in Human Nature : 7 items positifs (items 10, 15, 20, 25, 61, 73, 78) et 7 items négatifs (items 31, 37, 43, 49, 55, 70, 83).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 6 points sans point neutre :
    • agree strongly (+3)
    • agree somewhat (+2)
    • agree slightly (+1)
    • disagree slightly (-1)
    • disagree somewhat (-2)
    • disagree strongly (-3)
  • Durée de passation : Environ 15 à 25 minutes.
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Pour chaque sous-échelle, les items négatifs (reversés) sont inversés en multipliant leur score par -1 (ou en convertissant l’échelle sur une base 1 à 6).
    • Le score brut d’une sous-échelle s’étend théoriquement de -42 à +42 (ou de 14 à 84 en codage standardisé 1-6).
    • Un score composite de « Faisabilité / Valence positive » est obtenu en sommant les scores des quatre premières dimensions (Trustworthiness + Altruism + Independence + Strength of Will), s’étendant de -168 à +168.
    • Un score de « Multiplexité » est calculé par la somme de Complexity et de Variability (plage de -84 à +84).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

Année de conception originale : 1964 (développements complémentaires et révisions en 1974 et 1992).

Conditions d’utilisation et droits : L’échelle de la Philosophy of Human Nature relève du domaine de la recherche académique fondamentale. Lawrence S. Wrightsman a publié la structure intégrale de l’échelle afin d’encourager son utilisation par la communauté scientifique internationale. Les items ont été reproduits en accès libre dans des ouvrages méthodologiques de référence du domaine public ou sous licence de recherche institutionnelle (notamment l’anthologie de John P. Robinson et Phillip R. Shaver publiée par l’Institute for Social Research en 1969 et 1973).

Tarification : L’utilisation de l’instrument est gratuite pour la recherche universitaire, les thèses doctorales, les études à but non lucratif et l’enseignement supérieur. Pour toute application commerciale, intégration logicielle propriétaire ou usage en conseil d’entreprise, les autorisations doivent être sollicitées auprès des ayants droit ou des éditeurs académiques détenant les droits de reproduction (notamment Sage Publications pour l’ouvrage de synthèse de 1992).

12. Références / References

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Great successes in life‚ like great artists and inventors‚ are usually motivated by forces they are unaware of.
2

Most students will tell the instructor when he has made a mistake in adding up their score‚ even if he had given them more points than they deserved.
3

Most people will change the opinion they express as a result of an onslaught of criticism‚ even though they really don't change the way they feel.
4

Most people try to apply the Golden Rule even in today's complex society.
5

I find that my first impression of a person is usually correct.
6

Our success in life is pretty much determined by forces outside our own control.
7

If you give the average person a job to do and leave him to do it‚ he will finish it successfully.
8

Nowadays many people won't make a move until they find out what other people think.
9

Most people do not hesitate to go out of their way to help someone in trouble.
10

A person's reaction to things differs from one situation to another.
11

People can be described accurately by one term‚ such as "introverted‚" or "moral‚" or" sociable."
12

People usually tell the truth‚ even when they know they would be better off by lying.
13

The important thing in being successful nowadays is not how hard you work‚ but how well you fit in with the crowd.
14

Most people will act as "Good Samaritans" if given the opportunity.
15

Different people react to the same situation in different ways.
16

It’s not hard to understand what really is important to a person.
17

Attempts to understand ourselves are usually futile.
18

Most students do not cheat when taking an exam.
19

"Do unto others as you would have them do unto you" is a motto most people follow.
20

Each person's personality is different from the personality of every other person.
21

I think I get a good idea of a person's basic nature after a brief conversation with him.
22

There's little one can do to alter his fate in life.
23

Most people are basically honest.
24

The typical student will cheat on a test when everybody else does‚ even though he has a set of ethical standards.
25

People are quite different in their basic interests.
26

If I could ask a person three questions about himself (and assuming he would answer them honestly)‚ I would know a great deal about him.
27

If a person tries hard enough‚ he will usually reach his goals in life.
28

People claim they have ethical standards regarding honesty and morality‚ but few people stick to them when the chips are down.
29

Most people have the courage of their convictions.
30

The average person is conceited.
31

People are pretty much a like in their basic interests.
32

I find that my first impressions of people are frequently wrong.
33

The average person has an accurate understanding of the reasons for his behavior.
34

If you want people to do a job right‚ you should explain things to them in great detail and supervise them closely.
35

Most people can make their own decisions ‚ uninfluenced by public opinion.
36

It's only a rare person who would risk his own life and limb to help someone else .
37

People are basically similar in their personalities.
38

Some people are too complicated for me to figure out.
39

If people try hard enough‚ wars can be prevented in the future.
40

If most people could get in to a movie without paying and be sure they were not seen‚ they would do it.
41

It is achievement‚ rather than popularity with others‚ that gets you ahead nowadays.
42

It’s pathetic to see an unselfish person in today's world because so many people take advantage of him.
43

If you have a good idea about how several people will react to a certain situation‚ you can expect most other people to r e act the same way.
44

I think you can never really understand the feeling of other people.
45

The average person is largely the ma‎ster of his own fate.
46

Most people are not really honest for a desirable reason; they're afraid of getting caught.
47

The average person will stick to his opinion if he thinks he's right‚ even if others disagree.
48

People pretend to care more about one another than they really do.
49

Most people are consistent from situation to situation in the way they react to things.
50

You can't accurately describe a person in just a few words.
51

In a local or national election‚ most people se‎lect a candidate rationally and logically.
52

Most people would tell a lie if they could gain by it.
53

If a student does not believe in cheating‚ he will avoid it even if he sees many others doing it.
54

Most people inwardly dislike putting themselves out to help other people.
55

A child who is popular will be popular as an adult‚ too.
56

You can't classify everyone as good or bad.
57

Most people have little influence over the things that happen to them.
58

If you act in good faith with people‚ almost all of them will reciprocate with fairness toward you.
59

It’s a rare person who will go against the crowd.
60

The typical person is sincerely concerned about the problems of others.
61

People are pretty different from one another in what "makes them tick."
62

Most people have an unrealistically favorable view of their own capabilities.
63

Most people have to rely on someone else to make their important decision s for them.
64

Most people with a fallout shelter would let their neighbors stay in it during a nuclear attack.
65

When I meet a person‚ I look for one basic ch‎aracteristic through which I try to understand him.
66

Most persons have a lot of control over what happens to them in life.
67

Most people would cheat on their income tax‚ if they had a chance.
68

The person with novel ideas is respected in our society.
69

Most people exaggerate their troubles in order to get sympathy.
70

If I can see how a person reacts to one situation‚ I have a good idea of how he will react to other situations.
71

People are too complex to ever be understood fully.
72

Most people have a good idea of what their strengths and weaknesses are.
73

Often a person's basic personality is altered by such things as a religious conversion‚ psycho-therapy‚ or a ch‎arm course.
74

Most people vote for a political candidate on the basis of unimportant ch‎aracteristics such as his appearance or name‚ rather than because of his stand on the issues.
75

Most people lead clean‚ decent lives.
76

The average person will rarely express his opinion in a group when he sees the others disagree with him.
77

Most people would stop and help a person whose car is disabled.
78

People are unpredictable in how they'll act from one situation to another.
79

People are so complex it is hard to know what "makes them tick."
80

Nowadays people commit a lot of crimes and sins that no one else ever hears about.
81

Most people will speak out for what they believe in.
82

People are usually out for their own good.
83

When you get right down to it‚ people are quite a like in their emotional makeup.
84

Give me a few fact s about a person and I'll have a good idea of whether I'll like him or not.
★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 1). Philosophie de la nature humaine. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/philosophie-de-la-nature-humaine/
Looti, Mohammed. “Philosophie de la nature humaine.” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/philosophie-de-la-nature-humaine/.
Looti, Mohammed. “Philosophie de la nature humaine.” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/philosophie-de-la-nature-humaine/.