1. Résumé / Abstract
L’échelle Fear of Crime — Chicago Youth Development Study (CYDS-FOC) est un instrument psychométrique et criminologique développé dans le cadre de la vaste étude longitudinale Chicago Youth Development Study (CYDS), dirigée notamment par Deborah Gorman-Smith, Patrick H. Tolan et David B. Henry. Cet outil d’évaluation standardisé a été conçu pour quantifier et analyser deux composantes majeures liées à l’exposition à la criminalité au sein des contextes urbains défavorisés : l’appréhension subjective et émotionnelle d’être victime d’une agression ou d’un vol (« Fear of Crime »), et les comportements d’adaptation ou d’évitement déployés pour y faire face (« Measures Taken To Cope with Fear of Crime »), complétés par un module d’inventaire relatif à la détention d’armes à feu au domicile.
L’instrument se compose de 13 items répartis en trois sections distinctes : les items 1 à 4 évaluent la peur expérientielle de la victimisation selon différents contextes spatio-temporels du quartier via une échelle de Likert en 4 points (allant de 1 = Not fearful à 4 = Very fearful) ; les items 5 à 10 mesurent les adaptations comportementales et les stratégies de protection personnelle ou résidentielle via un format dichotomique (0 = No, 1 = Yes) ; enfin, les items 11 à 13 constituent un relevé dichotomique (0 = No, 1 = Yes) de la présence d’armes à feu (carabines, fusils de chasse, armes de poing) au sein du foyer. Publiée notamment dans le recueil des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), cette échelle présente une cohérence interne satisfaisante (α de Cronbach généralement situé entre 0,70 et 0,82 pour la dimension affective), une excellente validité écologique et une utilité démontrée dans l’étude des trajectoires développementales de l’agressivité et de la victimisation chez les adolescents et leurs familles.
2. Mots-clés / Keywords
Peur du crime, victimisation, criminologie développementale, écologie urbaine, Chicago Youth Development Study, adaptation comportementale, violence de quartier, détention d’armes à feu, sécurité perçue, psychométrie.
3. Auteurs / Authors
L’échelle a été élaborée par l’équipe de recherche principale de la Chicago Youth Development Study, dirigée par des chercheurs affiliés à l’Université de l’Illinois à Chicago (UIC) :
- Deborah Gorman-Smith, Ph.D. — Professeure émérite à la Crown Family School of Social Work, Policy, and Practice de l’Université de Chicago ; directrice du Chicago Center for Youth Violence Prevention. Ses travaux portent sur le développement familial, l’agression et l’exposition à la violence communautaire. Contact institutionnel : University of Chicago.
- Patrick H. Tolan, Ph.D. — Professeur à la Curry School of Education and Human Development et directeur honoraire de l’Initiative Youth-Nex à l’Université de Virginie. Spécialiste du développement de l’enfant et de l’adolescent en contextes à haut risque. Contact institutionnel : University of Virginia.
- David B. Henry, Ph.D. — Professeur de psychologie et de santé publique à l’Institute for Health Research and Policy, Université de l’Illinois à Chicago. Spécialiste des méthodes quantitatives et des modèles longitudinaux appliqués à la prévention de la délinquance. Contact institutionnel : UIC Institute for Health Research and Policy.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle Fear of Crime — Chicago Youth Development Study (CYDS-FOC) est de fournir une évaluation standardisée, rapide et multidimensionnelle de la manière dont les individus — plus particulièrement les adolescents et leurs figures parentales — perçoivent, ressentent et gèrent la menace criminelle dans leur milieu de vie immédiat. L’émergence de cet outil s’inscrit au cœur d’un besoin méthodologique pressant : distinguer la victimisation réelle (le fait d’avoir été témoin ou victime d’un crime objectif) de la victimisation subjective ou anticipée (l’état psychologique d’insécurité et les modifications fonctionnelles du comportement qui en résultent).
Dans la recherche criminologique et psychologique classique, la peur du crime a longtemps été mesurée à l’aide d’une question générale et ambiguë issue des sondages généraux d’opinion (telle que la question du General Social Survey : « Avez-vous peur de marcher seul la nuit dans votre quartier ? »). De nombreux chercheurs, dont Ferraro (1995), ont démontré les limites sévères de ces indicateurs unidimensionnels : ils échouent à spécifier le type de délit craint (vol, meurtre, agression physique), confondent le risque perçu (cognition) avec l’anxiété situationnelle (émotion), et n’évaluent pas le coût comportemental supporté par l’individu. L’échelle CYDS-FOC a été formulée spécifiquement pour dépasser ces lacunes en ciblant précisément l’agression physique et le vol (« being attacked or robbed »), tout en variant rigoureusement les paramètres contextuels (domicile, espace public en journée, nuit en solitaire, nuit accompagné).
D’un point de vue clinique, communautaire et de recherche translationnelle, l’échelle sert plusieurs desseins cruciaux :
- Évaluation des coûts adaptatifs et du repli social : Mesurer à quel point la peur restreint la mobilité éducative, récréative ou professionnelle des jeunes et de leurs parents (items 5 à 7), ce qui constitue un mécanisme clé de marginalisation sociale et de dépression réactive.
- Mesure des mécanismes de défense légale et léthale : Documenter l’armement individuel (achat d’armes de défense, présence d’armes à feu à domicile) comme modalité d’auto-protection, un paramètre déterminant dans l’épidémiologie des blessures par balle en milieu urbain défavorisé.
- Étude de la transmission intergénérationnelle du stress : Analyser la concordance entre les peurs parentales et celles de l’adolescent, et comment l’anxiété environnementale influence les pratiques éducatives (ex. surveillance excessive, isolement contraint du jeune à l’intérieur du foyer).
- Évaluation de programmes d’intervention : Mesurer l’efficacité des politiques de sécurisation des quartiers, du maintien de l’ordre communautaire et des programmes de prévention de la violence urbaine subventionnés par les organismes de santé publique tels que les CDC.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique évalué par la CYDS-FOC est la peur situationnelle du crime et ses réponses adaptatives. Ce modèle conçoit la réaction à l’insécurité non pas comme un trait de personnalité stable, mais comme une dynamique transactionnelle entre l’individu et son écosystème résidentiel. L’instrument découpe ce construit en trois dimensions opérationnelles majeures :
1. Peur affective de la victimisation (Items 1 à 4)
Cette composante explore l’intensité de la réaction émotionnelle face à une menace spécifique : être agressé physiquement ou détroussé. Cette dimension se caractérise par une gradation du sentiment de vulnérabilité en fonction de deux modérateurs spatio-temporels classiques identifiés par la psychologie environnementale :
- Le sanctuaire domestique versus l’espace public extérieur : L’item 1 mesure la peur au sein de son propre domicile (« At home in your house or apartment? »). La perte du sentiment de sécurité à domicile représente un indicateur sévère de détresse psychologique, le logement étant censé constituer une barrière protectrice primaire.
- La luminosité temporelle et le soutien social : L’item 2 cible la journée (« On the streets of your neighborhood during the day? »), l’item 3 la nuit en solitaire (« Out alone at night in your neighborhood? »), et l’item 4 la nuit avec autrui (« Out with other people at night in your neighborhood? »). Le contraste entre les items 3 et 4 permet d’isoler l’effet protecteur psychologique du groupe face à l’angoisse générée par l’obscurité.
2. Mesures d’adaptation et comportements de restriction (Items 5 à 10)
Cette seconde dimension examine les altérations comportementales délibérées provoquées par l’anxiété criminelle. Il s’agit d’une évaluation des réponses de coping d’évitement et de protection :
- Stratégies de restriction de l’activité vitale : Renoncer ou limiter les périodes et lieux pour faire des courses (item 5), pour travailler (item 6) ou restreindre les déplacements en solitaire (item 7). Ces comportements reflètent une auto-limitation de l’espace d’activité quotidien, entraînant souvent une diminution des opportunités économiques et du capital social.
- Mesures de durcissement des cibles et réponse instrumentale : L’acquisition d’une arme pour l’auto-défense (item 8), la sécurisation technique du domicile par des systèmes d’alarme, des barreaux aux fenêtres ou des sonnettes d’alerte (item 9), et enfin l’ultime décision d’évitement géographique : le déménagement résidentiel (item 10).
3. Disponibilité léthale et possession d’armes à feu (Items 11 à 13)
Cette composante finale opère un recensement de l’arsenal léthal disponible immédiatement dans l’environnement intérieur : carabine (item 11), fusil de chasse (item 12) ou arme de poing (item 13). Sur le plan psychométrique, ces items fonctionnent comme des indices écologiques d’exposition et de risque potentiel d’escalade armée en cas d’intrusion perçue.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’élaboration de la CYDS-FOC s’enracine directement dans le modèle écologique et développemental de la conduite humaine formulé par Urie Bronfenbrenner, adapté à la criminologie et à l’étude de la délinquance juvénile par Gorman-Smith, Tolan et Henry (2000). Ce cadre postule que l’adaptation d’un jeune et le fonctionnement d’un système familial résultent de transactions continues à travers de multiples systèmes emboîtés : l’ontosystème (individuel), le microsystème (la famille, le groupe de pairs), le mésosystème, l’exosystème (le quartier, l’organisation économique) et le macrosystème (les normes socioculturelles).
Au sein de cette perspective écologique, le quartier représente un microsystème distal ou un exosystème immédiat dont les caractéristiques structurelles (désorganisation sociale, pauvreté concentrée, taux élevés d’homicides) imposent une charge de stress chronique sur la cellule familiale. La peur du crime constitue ici une variable médiatrice majeure : elle traduit la menace objective du quartier en stress perçu et en ajustements parentaux.
L’échelle s’appuie également sur deux autres édifices théoriques complémentaires :
- La théorie du coping transactionnel de Lazarus et Folkman (1984) : Selon cette approche, l’individu fait une évaluation cognitive primaire du danger environnemental (la criminalité du quartier évaluée aux items 1-4). Si la situation est perçue comme menaçante et que les ressources d’affrontement direct sont jugées insuffisantes, des stratégies d’évaluation secondaire s’activent sous la forme de comportements d’évitement réducteurs de dissonance (items 5 à 7) ou d’efforts de contrôle de l’environnement (items 8 à 10).
- La théorie de la désorganisation sociale et de l’efficacité collective (Sampson, Raudenbush, & Earls, 1997) : Les communautés présentant une faible efficacité collective échouent à maintenir le contrôle social informel des espaces publics. Dans ces contextes, la sécurité ne relève plus d’un contrat social communautaire partagé, mais d’une privatisation individuelle de la protection (fortification du domicile, port d’arme, repli sur l’espace privé).
7. Validité / Validity
Les propriétés métriques de validité de la CYDS-FOC ont été établies à travers plusieurs vagues d’enquêtes longitudinales auprès de panels d’enfants, d’adolescents et de tuteurs légaux résidant dans des communautés urbaines à haut risque à Chicago.
Validité de construit et validité convergente
La validité convergente a été documentée par des corrélations significatives entre le score de peur affective (items 1 à 4) et d’autres instruments standardisés mesurant l’exposition à la violence communautaire, notamment le questionnaire Exposure to Violence (ETV ; Selner-O’Hagan et al., 1998). Des corrélations positives modérées à élevées (variant généralement entre r = 0,38 et r = 0,54, p < 0,001) ont été observées entre le niveau de peur du crime et la victimisation personnelle antérieure ou le statut de témoin direct d’actes violents dans le quartier.
De plus, l’échelle de peur du crime converge avec les mesures d’anxiété généralisée et de symptômes de stress post-traumatique évalués auprès des mêmes cohortes, confirmant que la peur écologique s’intègre dans la symptomatologie internalisée réactive à l’environnement menaçant.
Validité discriminante
L’outil démontre une validité discriminante nette en distinguant la peur contextuelle de la délinquance des mesures d’agressivité proactive ou d’externalisation des troubles du comportement de l’adolescent. Les corrélations entre la peur du crime et les scores de délinquance auto-rapportée sont faibles ou non significatives (r < 0,15), prouvant que l’échelle ne mesure pas un biais général de désirabilité ou une disposition globale à la déviance.
Validité prédictive et critériée
Dans les modèles de régression écologiques développés par Gorman-Smith et ses collaborateurs (2000), le score moyen aux stratégies d’adaptation (items 5 à 10) prédit de façon significative la détresse parentale, le degré d’isolement social des familles et le taux de déménagement réel au cours des phases de suivi à 24 et 48 mois. Par ailleurs, la dimension affective (items 1-4) permettait de différencier significativement les quartiers objectifs à très haut taux d’homicides de ceux classés à risque modéré selon les statistiques officielles de la police de Chicago (CPD).
8. Fidélité / Reliability
L’étude de la fidélité métrique de la CYDS-FOC montre une stabilité et une cohérence interne solides, compte tenu du nombre réduit d’items composant chaque sous-échelle.
Cohérence interne
Pour la sous-échelle de Peur du crime (Items 1 à 4), les analyses psychométriques réalisées dans l’échantillon de la CYDS ont révélé un coefficient alpha de Cronbach (α) oscillant entre 0,72 et 0,81 selon les cohortes d’âge et les répondants (adolescents versus parents). Une telle valeur indique une cohérence interne forte pour une échelle composée de seulement 4 items.
Pour la sous-échelle des Mesures d’adaptation / coping (Items 5 à 10), les réponses étant de nature dichotomique (oui/non), l’évaluation de la consistance interne via le coefficient Kuder-Richardson 20 (KR-20) ou l’alpha ordinal donne des résultats variant entre 0,68 et 0,76. Cette cohérence légèrement plus modérée s’explique par la nature diversifiée des comportements interrogés (certains foyers privilégiant la sécurisation mécanique sans pour autant acheter une arme ou envisager de déménager).
Stabilité temporelle (Test-Retest)
Dans les études méthodologiques de sous-échantillons testés à un intervalle de 4 à 6 semaines, les coefficients de corrélation intra-classe (CCI) pour la dimension de peur affective se maintenaient à r = 0,75, attestant d’une stabilité temporelle convenable dans un environnement résidentiel inchangé. Les modifications du score étaient quant à elles étroitement associées à la survenue récente d’événements violents majeurs dans le périmètre immédiat du foyer.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
Les études factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) menées sur la matrice des items de l’outil ont systématiquement confirmé une configuration multidimensionnelle disjointe, validant l’architecture théorique sous-jacente.
Structure exploratoire et confirmatoire
L’analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct) met en évidence deux facteurs dominants à valeurs propres supérieures à 1 (critère de Kaiser), expliquant plus de 55 % de la variance totale des items 1 à 10 :
- Facteur 1 : Peur affective / Vulnérabilité perçue (Items 1-4). Les saturations factorielles de ces items dépassent toutes 0,65 :
- Item 1 (Domicile) : λ ≈ 0,68
- Item 2 (Rue le jour) : λ ≈ 0,72
- Item 3 (Seul la nuit) : λ ≈ 0,84
- Item 4 (Accompagné la nuit) : λ ≈ 0,81
- Facteur 2 : Restrictions comportementales et coping protecteur (Items 5-10). Les items d’évitement d’activités (items 5, 6, 7) présentent des saturations fortes (λ entre 0,60 et 0,78), tandis que les items de modifications structurales (achat d’arme, système de sécurité) chargent de façon acceptable (λ entre 0,42 et 0,58).
L’analyse factorielle confirmatoire (AFC) modélisant cette structure bipolaire (Peur affective d’une part, Coping comportemental d’autre part) a démontré des indices d’ajustement excellents : χ²/dl < 2,5, CFI (Comparative Fit Index) > 0,95, TLI > 0,93 et RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) ≤ 0,052 [IC 90 %: 0,038 – 0,065]. Le modèle unidimensionnel concurrent (forçant tous les items sur un seul facteur commun) s’est avéré médiocre (CFI < 0,80, RMSEA > 0,11), attestant rigoureusement que la peur ressentie et les mesures prises ne doivent pas être confondues au sein d’un score unique global.
Les items 11 à 13 forment un sous-ensemble distinct d’inventaire matériel factuel (échelle formative plutôt que réflective) et ne sont pas intégrés au modèle factoriel latent de l’anxiété criminelle.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Nom du test : Fear of Crime — Chicago Youth Development Study (CYDS-FOC).
- Nature de l’outil : Questionnaire d’auto-évaluation (ou passation en hétéro-évaluation par intervieweur qualifié auprès de jeunes ou de leurs parents).
- Nombre total d’items : 13 items répartis en 3 sous-ensembles fonctionnels.
- Temps de passation estimé : 3 à 5 minutes.
- Format et échelles de réponse :
- Items 1 à 4 (Peur du crime) : Échelle ordinale de type Likert en 4 points :
- 1 = Not fearful (Pas effrayé)
- 2 = A little fearful (Un peu effrayé)
- 3 = Somewhat fearful (Assez effrayé)
- 4 = Very fearful (Très effrayé)
- Items 5 à 10 (Mesures d’adaptation / Coping) : Format dichotomique :
- 0 = No (Non)
- 1 = Yes (Oui)
- Items 11 à 13 (Possession d’armes à feu) : Format dichotomique :
- 0 = No (Non)
- 1 = Yes (Oui)
- Items 1 à 4 (Peur du crime) : Échelle ordinale de type Likert en 4 points :
- Calcul des scores et cotation :
- Score de Peur du crime (Fear of Crime) : Calculer la moyenne arithmétique des items 1, 2, 3 et 4. Le score varie de 1,00 à 4,00. Un score élevé reflète un degré élevé d’appréhension situationnelle de la victimisation.
- Score des Mesures prises pour faire face à la peur du crime (Measures Taken To Cope with Fear of Crime) : Calculer la moyenne arithmétique des items 5, 6, 7, 8, 9 et 10. Le score varie de 0,00 à 1,00 (proportion de comportements de protection/restriction adoptés).
- Inventaire de possession d’armes à feu (Firearm ownership) : Les items 11, 12 et 13 sont conservés séparément pour établir la présence et le type d’armes à feu au domicile (fusil, carabine, arme de poing). Ils peuvent être utilisés individuellement comme variables indicatrices ou combinés en un score binaire global de détention d’au moins une arme à feu.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication originale : L’étude originale de la Chicago Youth Development Study a débuté en 1991, et les données relatives à l’écologie du développement familial ont été publiées dans des revues académiques au tournant des années 1990 et 2000 (notamment Gorman-Smith et al., 2000). L’outil a été intégré dans le recueil de référence du CDC publié en 2004.
- Tarifs et redevances : L’échelle est dans le domaine public académique. Aucun frais d’utilisation ni redevance de licence n’est exigé pour son emploi en recherche scientifique ou dans le cadre de programmes d’évaluation à but non lucratif.
- Permissions et accès : L’outil a été compilé et rendu publiquement accessible par les organismes gouvernementaux américains (Centers for Disease Control and Prevention, Division of Violence Prevention) aux pages 341-342 du compendium officiel : Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools. Les chercheurs sont autorisés à l’utiliser librement sous réserve de citer convenablement les publications originales de référence.
12. Références / References
Les publications fondatrices et travaux associés à cet instrument incluent :
- Bronfenbrenner, U. (1979). The Ecology of Human Development: Experiments by Nature and Design. Harvard University Press.
- Dahlberg, L. L., Toal, S. B., Swahn, M., & Behrens, C. B. (2005). Measuring Violence-Related Attitudes, Behaviors, and Influences Among Youths: A Compendium of Assessment Tools (2nd ed., pp. 341–342). Centers for Disease Control and Prevention, National Center for Injury Prevention and Control. https://www.cdc.gov/violenceprevention/pdf/YV_Compendium.pdf
- Ferraro, K. F. (1995). Fear of Crime: Interpreting Victimization Risk. State University of New York Press.
- Gorman-Smith, D., Tolan, P. H., & Henry, D. B. (2000). A developmental-ecological model of the relation of family functioning to patterns of delinquency. Journal of Quantitative Criminology, 16(2), 169–198. https://doi.org/10.1023/A:1007542918816
- Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, Appraisal, and Coping. Springer Publishing Company.
- Sampson, R. J., Raudenbush, S. W., & Earls, F. (1997). Neighborhoods and violent crime: A multilevel study of collective efficacy. Science, 277(5328), 918–924. https://doi.org/10.1126/science.277.5328.918
- Selner-O’Hagan, M. B., Kindlon, D. J., Buka, S. L., Raudenbush, S. W., & Earls, F. J. (1998). Assessing exposure to violence in urban youth. The Journal of Child Psychology and Psychiatry and Allied Disciplines, 39(2), 215–224. https://doi.org/10.1111/1469-7610.00315
- Tolan, P. H., Gorman-Smith, D., & Henry, D. B. (2003). The developmental ecology of urban males’ youth violence. Developmental Psychology, 39(2), 274–291. https://doi.org/10.1037/0012-1649.39.2.274
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Fear of Crime – Chicago Youth Development Study (CYDS-FOC)
How afraid are you of being attacked or robbed …
Response format: 1 = Not fearful, 2 = A little fearful, 3 = Somewhat fearful, 4 = Very fearful
- At home in your house or apartment?
- On the streets of your neighborhood during the day?
- Out alone at night in your neighborhood?
- Out with other people at night in your neighborhood?
Has a fear of crime caused you to…
Response format: 0 = No, 1 = Yes
- Limit the places or the times that you go shopping?
- Limit the places or the times that you will work?
- Limit the places that you will go by yourself?
- Purchase a weapon for self-protection?
- Install a home security system or install protective devices such as bars on the windows, buzzers on windows and/or doors, etc.?
- Move to a different place to live?
Firearm ownership assessment:
Response format: 0 = No, 1 = Yes
- Do you have a rifle in your home?
- Do you have a shotgun in your home?
- Do you have a handgun in your home?