Rapport personnel sur l’anxiété de prise de parole en public (PRPSA)

Le Personal Report of Public Speaking Anxiety (PRPSA), développé par James C. McCroskey en 1970, est un instrument psychométrique d’auto-évaluation en 34 items mesurant l’anxiété de prise de parole en public.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 1, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 1, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé

Le Rapport personnel sur l’anxiété de prise de parole en public (Personal Report of Public Speaking Anxiety ou PRPSA) est un instrument psychométrique d’auto-évaluation développé en 1970 par le chercheur américain James C. McCroskey. Conçu initialement pour évaluer et identifier l’anxiété spécifique vécue par les étudiants universitaires et les professionnels dans des situations d’allocution publique formelle, le PRPSA constitue l’un des instruments pionniers et les plus robustes de la psychologie de la communication et de la psychométrie appliquée aux troubles anxieux situationnels.

L’instrument se compose de 34 items évaluant les manifestations physiologiques, affectives, cognitives et comportementales de l’anxiété liée à la parole en public. Les répondants évaluent leur niveau d’accord sur une échelle de type Likert en cinq points, variant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 (« Tout à fait d’accord »). La structure de cotation intègre 22 items orientés vers l’anxiété (score direct) et 12 items orientés vers la confiance ou le calme (score inversé), produisant un score global composite compris entre 34 et 170 points.

Sur le plan des qualités psychométriques, le PRPSA présente une consistance interne exceptionnellement élevée, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant régulièrement entre 0,92 et 0,96 à travers les études empiriques. Sa stabilité temporelle test-retest est également robuste (r > 0,80 sur des intervalles de plusieurs semaines). La validité de construit, convergente et prédictive de l’échelle a été validée dans de nombreux contextes éducatifs, cliniques et organisationnels, démontrant sa capacité à prédire les comportements d’évitement, l’activation autonome (comme la tachycardie et la transpiration) et la détérioration de la performance oratoire.

2. Mots-clés

Anxiété de prise de parole en public, glossophobie, appréhension de la communication, James C. McCroskey, psychométrie, évaluation de l’anxiété, performance oratoire, activation physiologique, phobie sociale, échelle Likert.

3. Auteurs

L’échelle a été conceptualisée et validée par le professeur James C. McCroskey (1938–2012), une figure fondatrice dans le champ de la communication humaine et des sciences comportementales appliquées à l’éducation.

  • Auteur principal : Dr. James C. McCroskey
  • Affiliation historique : Département des études en communication, West Virginia University, Morgantown, Virginie-Occidentale, États-Unis. Il a également occupé des fonctions académiques à l’Illinois State University et à la Michigan State University.
  • Contributions : Auteur de plus de 200 articles académiques et ouvrages, le Dr. McCroskey a théorisé les concepts d’Appréhension de la communication (Communication Apprehension, CA) et d’Assertivité socio-communicative. Ses travaux ont posé les bases méthodologiques des interventions pédagogiques et thérapeutiques visant la réduction de la phobie sociale dans les contextes académiques.

4. Objectif

Le Personal Report of Public Speaking Anxiety (PRPSA) a été élaboré pour répondre à un besoin diagnostique et empirique précis : isoler, quantifier et classifier l’intensité de l’anxiété éprouvée spécifiquement lors d’interactions oratoires publiques, distinctement de l’anxiété sociale généralisée ou des difficultés de communication interpersonnelle en petit groupe.

Applications cliniques et thérapeutiques

En contexte clinique et en psychothérapie cognitive et comportementale (TCC), le PRPSA sert d’outil d’évaluation initiale (baseline) pour mesurer le degré de sévérité de la glossophobie. Il permet aux thérapeutes :

  • D’identifier les composantes prédominantes de l’anxiété chez un patient (somatique, cognitive ou comportementale).
  • D’orienter les protocoles d’intervention, tels que la désensibilisation systématique, l’exposition par réalité virtuelle (VRET), le biofeedback cardiovasculaire et la restructuration cognitive.
  • D’évaluer l’efficacité thérapeutique post-traitement en mesurant les variations de scores standardisés.

Applications académiques et pédagogiques

Dans l’enseignement supérieur et secondaire, le PRPSA est couramment administré au début des cours d’art oratoire, de rhétorique et de communication professionnelle. L’objectif est d’identifier les apprenants en situation de détresse sévère afin d’adapter les méthodes d’encadrement, d’éviter les abandons de cours et de proposer des ateliers spécialisés d’entraînement progressif à la prise de parole sans pénaliser prématurément l’étudiant.

Recherche fondamentale et appliquée

En recherche, l’échelle permet d’étudier les corrélats neurobiologiques et psychophysiologiques de l’anxiété sociale situationnelle, d’analyser l’impact de l’anxiété oratoire sur le rendement académique et l’avancement professionnel, et de tester des modèles prédictifs liant les traits de personnalité (comme le névrosisme et l’introversion) à la performance sous pression d’évaluation sociale.

5. Construit psychologique

Le construit mesuré par le PRPSA est l’anxiété de prise de parole en public, définie comme une réponse émotionnelle et physiologique aversive conditionnée par l’anticipation ou l’exécution réelle d’un discours devant un auditoire. Bien que l’outil produise un score unidimensionnel d’anxiété globale, le construit sous-jacent s’articule autour de quatre domaines interconnectés :

1. Réactivité physiologique et somatique

Cette dimension capture l’hyperactivation du système nerveux autonome sympathique déclenchée par la situation oratoire. Les items du PRPSA ciblent expressément :

  • La tachycardie et les palpitations cardiaques au moment de commencer ou pendant l’élocution (ex. items 20 et 32 : « My heart beats very fast… »).
  • Les tremblements des extrémités et la rigidité motrice (ex. item 10 : « My hands tremble when I am giving a speech », item 22).
  • L’hypersudation et les modifications respiratoires (ex. items 19 et 25).
  • Les perturbations du sommeil précédant la performance (ex. item 31 : « I have trouble falling asleep the night before a speech »).

2. Perturbations cognitives et charge attentionnelle

L’anxiété induit un rétrécissement attentionnel et interfère avec les fonctions exécutives, notamment la mémoire de travail et le rappel d’informations. Le PRPSA évalue :

  • La confusion mentale et la désorganisation de la pensée (item 3 : « My thoughts become confused and jumbled… »).
  • La peur de l’oubli et le blocage mnésique complet (items 13 et 34 : oubli de faits pourtant maîtrisés).
  • La difficulté de récupération après une erreur perçue (item 29).
  • Les pensées d’impuissance et de perte de contrôle (item 30).

3. Anxiété anticipatoire et chronologique

Le construit ne se limite pas au moment de l’allocution ; il englobe toute la séquence temporelle menant à l’événement :

  • Réactivité déclenchée par de simples mentions contextuelles (item 2 : tension à la vue des termes « speech » ou « public speech » sur un syllabus).
  • Tension lors de la fixation des échéances ou des annonces professorales (items 9 et 28).
  • Détresse psychologique lors de la préparation et de l’attente immédiate dans la salle (items 1, 5, 21 et 33).

4. Auto-efficacité perçue et affects positifs (items inversés)

À l’opposé de l’anxiété figurent la confiance, le plaisir et le sentiment de maîtrise de soi. Les items inversés explorent le sang-froid, la clarté d’esprit et l’expérience positive rétrospective (items 4, 8, 11, 15, 16, 17, 24). Un score faible sur ces items reflète une absence marquée d’auto-efficacité communicative.

6. Cadre théorique

Le PRPSA s’ancre dans le modèle de l’appréhension de la communication (Communication Apprehension – CA) formalisé par James C. McCroskey au tournant des années 1970, ainsi que dans le modèle tripartite de l’émotion développé par Peter Lang.

La théorie de l’appréhension de la communication de McCroskey

McCroskey a initialement défini l’appréhension de la communication comme « un niveau de peur ou d’anxiété associé à une communication réelle ou anticipée avec une ou plusieurs autres personnes ». Dans la typologie de McCroskey, l’anxiété peut être conceptualisée selon un continuum allant d’un trait généralisé de la personnalité (anxiété présente dans tous les contextes d’interaction) à une anxiété circonstancielle ou situationnelle (déclenchée exclusivement par un contexte précis, tel que la prise de parole devant un groupe nombreux ou une figure d’autorité).

Le PRPSA se situe précisément à l’intersection de l’anxiété situationnelle généralisée (le contexte de la parole publique) et de l’anxiété-état transitoire. McCroskey postulait que l’anxiété de prise de parole est le produit d’un conditionnement aversif (renforcements négatifs passés, punitions sociales, moqueries) combiné à un manque de compétences comportementales et à des schémas d’attente négatifs.

Le modèle tripartite de l’anxiété (Lang)

Sur le plan psychophysiologique, le PRPSA reflète la convergence des trois systèmes de réponse décrits par Peter Lang :

  1. Le système verbal/cognitif : perceptions subjectives de vulnérabilité, autocritique, anticipation de l’échec et jugement social négatif.
  2. Le système physiologique : hyperactivation médiée par l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et le système sympathique (accélération du rythme cardiaque, diaphorèse, tremblements musculaires).
  3. Le système comportemental/moteur : évitement postural, inhibition verbale, altération du débit oratoire et tentatives de fuite.

7. Validité

Les propriétés métrologiques du PRPSA ont été documentées au cours de cinq décennies d’investigations empiriques, confirmant la solidité de sa validité sous toutes ses facettes.

Validité convergente

Le PRPSA présente des corrélations positives élevées et statistiquement significatives avec d’autres instruments évaluant l’anxiété sociale et l’appréhension communicative :

  • Corrélations comprises entre r = 0,75 et r = 0,86 avec la sous-échelle « Public Speaking » du Personal Report of Communication Apprehension (PRCA-24).
  • Corrélations substantielles (r = 0,60 à 0,72) avec l’inventaire d’anxiété état-trait de Spielberger (STAI), confirmant qu’il capte à la fois la composante anxieuse générale et son exacerbation situationnelle.
  • Corrélations modérées à fortes avec l’échelle de phobie sociale de Liebowitz (LSAS) et l’inventaire de peur d’évaluation négative (FNE, Watson & Friend).

Validité discriminante

L’instrument démontre une excellente capacité à distinguer l’anxiété oratoire d’autres construits cognitifs ou affectifs. Les recherches indiquent des corrélations faibles à négligeables avec :

  • L’intelligence générale et les aptitudes verbales mesurées par des tests standardisés (SAT, ACT ; r < 0,15).
  • Le locus de contrôle général ou l’introversion simple non anxieuse (r < 0,25).

Ceci prouve que le score au PRPSA ne mesure pas un manque d’habileté intellectuelle ou une simple préférence pour la solitude, mais bien un dysfonctionnement anxieux circonscrit.

Validité prédictive et comportementale

Dans les études princeps de McCroskey (1970) ainsi que dans les réplications contemporaines, les scores au PRPSA prédisent de manière robuste :

  • Les indices physiologiques objectifs mesurés en laboratoire ou en situation réelle (élévation de la fréquence cardiaque, conductance cutanée lors de la montée sur scène).
  • L’abandon ou l’évitement actif des cours nécessitant des présentations orales obligatoires.
  • Les évaluations indépendantes de la performance oratoire fournies par des juges experts (corrélations inverses modérées, les individus très anxieux étant jugés moins fluides, moins dynamiques et manifestant plus de disfluences verbales).

8. Fidélité

La fidélité métrologique du PRPSA est l’un des atouts majeurs de l’instrument, affichant des indices de cohérence parmi les plus élevés de la littérature psychologique sur l’anxiété.

Consistance interne

Dans l’échantillon normatif initial constitué de plus de 1 000 étudiants universitaires, McCroskey (1970) a rapporté un coefficient de cohérence interne de 0,94 (estimé par la formule 20 de Kuder-Richardson adaptée aux items polytomiques, équivalent à l’alpha de Cronbach). Les études ultérieures confirment systématiquement ces valeurs exceptionnelles :

  • Alpha de Cronbach régulièrement compris entre 0,93 et 0,96 dans des cohortes universitaires diversifiées.
  • Corrélations item-total corrigées variant majoritairement entre 0,45 et 0,78, aucun item ne dégradant la fiabilité globale du test lors d’une analyse d’omission d’item.
  • Indice oméga de McDonald (ω) dépassant fréquemment 0,94 dans les études récentes utilisant des modélisations par équations structurelles.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

La fidélité test-retest du PRPSA a été éprouvée sur des intervalles variant de deux à six semaines en l’absence d’intervention thérapeutique :

  • Sur un intervalle de 3 semaines, les coefficients de corrélation de Pearson atteignent r = 0,84 à 0,89.
  • Sur un intervalle de 8 à 10 semaines au cours d’un semestre académique standard (groupe contrôle sans formation spécifique), la corrélation se maintient au-dessus de r = 0,78.

Cette forte stabilité temporelle garantit que l’outil mesure une disposition anxieuse persistante tout en conservant une sensibilité clinique suffisante pour détecter les diminutions de score consécutives à un traitement cognitivo-comportemental.

9. Analyse factorielle

La structure dimensionnelle du PRPSA a fait l’objet de multiples analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) au fil des décennies.

Unidimensionnalité versus structure composite

À l’origine, McCroskey a conçu l’instrument comme une mesure unidimensionnelle globale d’anxiété oratoire. Les analyses factorielles en composantes principales (ACP) sans rotation mettent quasi systématiquement en évidence un facteur général dominant qui rend compte de plus de 45 % à 55 % de la variance totale des scores, justifiant l’usage clinique et pédagogique d’un score unique composite.

Modèles multidimensionnels et saturations

Lorsque des méthodes d’extraction factorielle plus fines avec rotation oblique (Promax ou Oblimin) sont appliquées, plusieurs sous-facteurs corrélés émergent clairement :

  • Facteur 1 : Symptômes physiologiques et panique motrice (items 10, 19, 20, 22, 25, 32). Saturations factorielles élevées comprises entre 0,62 et 0,84 sur ce facteur.
  • Facteur 2 : Anticipation anxieuse et dread préalable (items 1, 2, 5, 9, 21, 28, 31, 33). Saturations comprises entre 0,55 et 0,79.
  • Facteur 3 : Sentiment de compétence et confiance oratoire (items inversés) (items 4, 6, 7, 8, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 24, 26). Ce facteur regroupe spécifiquement les énoncés formulés positivement, avec des saturations variant de 0,50 à 0,81.
  • Facteur 4 : Désorganisation cognitive et blocage mnésique (items 3, 13, 27, 29, 30, 34). Saturations oscillant entre 0,48 et 0,72.

Malgré l’identification de ces sous-dimensions empiriques, la quasi-totalité des chercheurs et des praticiens s’accordent à recommander le calcul du score global standardisé, les différents facteurs étant très fortement intercorrélés (r > 0,60 entre sous-facteurs).

10. Instrument de mesure

Caractéristiques techniques

  • Format d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation individuel (papier-crayon ou informatisé).
  • Nombre d’items : 34 items formulés sous la forme d’affirmations à la première personne (« I » / « Je »).
  • Temps de passation : Environ 8 à 12 minutes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 niveaux de réponse :
    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Neutre / Indécis (Neutral)
    • 4 = D’accord (Agree)
    • 5 = Fortement d’accord (Strongly Agree)

Procédure de cotation et calcul du score

Le calcul du score global au PRPSA s’effectue obligatoirement en trois étapes distinctes pour tenir compte de l’inversion de polarité de 12 items :

  • Étape 1 : Additionner les scores bruts des 22 items orientés vers l’anxiété :
    Items : 1, 2, 3, 5, 9, 10, 13, 14, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33 et 34.
    Total Étape 1 = [Valeur comprise entre 22 et 110]
  • Étape 2 : Additionner les scores bruts des 12 items inversés orientés vers le calme et la confiance :
    Items : 4, 6, 7, 8, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 24 et 26.
    Total Étape 2 = [Valeur comprise entre 12 et 60]
  • Étape 3 : Appliquer la formule mathématique officielle :
    PRPSA = 72 – (Total Étape 2) + (Total Étape 1)

Normes d’interprétation des scores

Le score final se situe obligatoirement dans un intervalle allant de 34 à 170. Tout score en dehors de cette plage indique une erreur de calcul. Les données normatives publiées par McCroskey (Moyenne = 114,6 ; Écart-type = 17,2) établissent trois seuils cliniques :

  • Score < 98 (Anxiété faible) : L’individu ressent une tension oratoire minimale ou nulle, aborde les présentations avec confiance et maîtrise sereinement son stress.
  • Score entre 98 et 131 (Anxiété modérée) : Niveau d’anxiété standard attendu dans la population générale. L’individu ressent du trac avant de débuter mais parvient à fonctionner de façon adéquate.
  • Score > 131 (Anxiété élevée) : Niveau critique d’anxiété oratoire (glossophobie prononcée). Indique une détresse psychologique et physique majeure, un risque élevé d’évitement ou d’échec oratoire, justifiant un accompagnement pédagogique renforcé ou une intervention clinique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication originale : 1970.
  • Auteur détenteur des droits historiques : James C. McCroskey.
  • Politique d’accès et droits d’utilisation : Le Dr. McCroskey a fait don de ses instruments de mesure au domaine public académique. Le PRPSA est disponible gratuitement et libre de droits pour la recherche scientifique, l’enseignement et l’évaluation clinique non commerciale, sans demande d’autorisation formelle préalable requise.
  • Tarification : Accès libre (0,00 $ / gratuit). Aucune redevance n’est due pour son administration dans un cadre académique ou de soin.
  • Ressource institutionnelle de référence : Les instruments et clés de cotation originaux sont maintenus en ligne via les archives de la fondation McCroskey à l’adresse officielle : www.jamescmccroskey.com/measures/prpsa.htm.

12. Références

Les sources bibliographiques suivantes constituent les fondements théoriques et métrologiques du PRPSA :

  • Beatty, M. J., McCroskey, J. C., & Heisel, A. D. (1998). Communication apprehension as temperamental expression: A communibiological paradigm. Communication Monographs, 65(3), 197–219. https://doi.org/10.1080/03637759809376448
  • Bodie, G. D. (2010). A racing heart, rattling knees, and ruminative thoughts: Defining, explaining, and treating public speaking anxiety. Communication Education, 59(1), 70–105. https://doi.org/10.1080/03634520903443849
  • Lang, P. J. (1968). Fear reduction and fear behavior: Problems in treating a construct. In J. M. Shlien (Ed.), Research in Psychotherapy (Vol. 3, pp. 90–102). American Psychological Association.
  • McCroskey, J. C. (1970). Measures of communication-bound anxiety. Speech Monographs, 37(4), 269–277. https://doi.org/10.1080/03637757009375677
  • McCroskey, J. C. (1977). Oral communication apprehension: A summary of recent theory and research. Human Communication Research, 4(1), 78–96. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1977.tb00599.x
  • McCroskey, J. C. (1984). The communication apprehension perspective. In J. A. Daly & J. C. McCroskey (Eds.), Avoiding communication: Shyness, reticence, and communication apprehension (pp. 13–38). Sage Publications.
  • Spielberger, C. D. (1983). Manual for the State-Trait Anxiety Inventory (STAI). Consulting Psychologists Press.

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Scoring Formula: Scoring: To determine your score on the PRPSA‚ complete the following steps:
1

While preparing for giving a speech‚ I feel tense and nervous.
2

I feel tense when I see the words “speech” and “public speech” on a course outline when studying.
3

My thoughts become confused and jumbled when I am giving a speech.
4

Right after giving a speech I feel that I have had a pleasant experience.
5

I get anxious when I think about a speech coming up.
6

I have no fear of giving a speech.
7

Although I am nervous just before starting a speech‚ I soon settle down after starting and feel calm and comfortable.
8

I look forward to giving a speech.
9

When the instructor announces a speaking assignment in class‚ I can feel myself getting tense.
10

My hands tremble when I am giving a speech.
11

I feel relaxed while giving a speech.
12

I enjoy preparing for a speech.
13

I am in constant fear of forgetting what I prepared to say.
14

I get anxious if someone asks me something about my topic that I don’t know.
15

I face the prospect of giving a speech with confidence.
16

I feel that I am in complete possession of myself while giving a speech.
17

My mind is clear when giving a speech.
18

I do not dread giving a speech.
19

I perspire just before starting a speech.
20

My heart beats very fast just as I start a speech.
21

I experience considerable anxiety while sitting in the room just before my speech starts.
22

Certain parts of my body feel very tense and rigid while giving a speech.
23

Realizing that only a little time remains in a speech makes me very tense and anxious.
24

While giving a speech‚ I know I can control my feelings of tension and stress.
25

I breathe faster just before starting a speech.
26

I feel comfortable and relaxed in the hour or so just before giving a speech.
27

I do poorer on speeches because I am anxious.
28

I feel anxious when the teacher announces the date of a speaking assignment.
29

When I make a mistake while giving a speech‚ I find it hard to concentrate on the parts that follow.
30

During an important speech I experience a feeling of helplessness building up inside me.
31

I have trouble falling asleep the night before a speech.
32

My heart beats very fast while I present a speech.
33

I feel anxious while waiting to give my speech.
34

While giving a speech‚ I get so nervous I forget facts I really know.
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Looti, M. (2026, octobre 1). Rapport personnel sur l’anxiété de prise de parole en public (PRPSA). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/personal-report-of-public-speaking-anxiety-prpsa/
Looti, Mohammed. “Rapport personnel sur l’anxiété de prise de parole en public (PRPSA).” Base de données de psychologie en français, 1 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/personal-report-of-public-speaking-anxiety-prpsa/.
Looti, Mohammed. “Rapport personnel sur l’anxiété de prise de parole en public (PRPSA).” Base de données de psychologie en français. octobre 1, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/personal-report-of-public-speaking-anxiety-prpsa/.