Perception du temps d’attente en magasin (ISWTP)

Découvrez l’échelle de Perception du temps d’attente en magasin (ISWTP) développée par Albrecht, Hattula et Lehmann (2017). Analyse complète de ses propriétés psychométriques, de sa validité et de son rôle dans l’explication du stress d’achat et de l’abandon de panier.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Perception du temps d’attente en magasin (In-Store Wait Time Perception, ISWTP) est un instrument psychométrique développé et validé par Carmen-Maria Albrecht, Stefan Hattula et Donald R. Lehmann en 2017 dans le cadre de leurs travaux de référence publiés dans le Journal of the Academy of Marketing Science. Cet outil d’évaluation mesure spécifiquement la perception subjective qu’a le consommateur du caractère excessivement ou déraisonnablement long du temps d’attente subi lors d’un parcours d’achat en point de vente physique, en ciblant particulièrement l’étape critique de la ligne de caisse.

Bien que conceptuellement ancré dans les travaux initiaux de Grewal et al. (2003) sur les attentes temporelles, le modèle ISWTP a été substantiellement refondu pour constituer un construit unifactoriel autonome composé de trois items mesurés sur une échelle de type Likert en 7 points. L’échelle a été conçue pour capturer la dimension cognitive et évaluative du retard ressenti, qui s’avère psychologiquement distincte de la durée chronologique objective mesurée en minutes.

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’instrument présente une excellente consistance interne, attestée par des coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,85 et une fiabilité composite (CR) robuste à travers de multiples échantillons de consommateurs (Études 1a et 1b). Les analyses factorielles confirmatoires démontrent un ajustement exceptionnel du modèle unifactoriel, des saturations factorielles très élevées (supérieures à 0,80) ainsi qu’une variance moyenne extraite (AVE) excédant largement les seuils recommandés. L’ISWTP a démontré une validité prédictive majeure dans l’explication du stress d’achat perçu et de l’abandon de panier en cours de visite, confirmant sa pertinence théorique et managériale tant en psychologie du consommateur qu’en gestion de la distribution.

2. Mots-clés / Keywords

Comportement du consommateur, perception du temps, temps d’attente, gestion des files d’attente, stress d’achat, abandon de panier, distribution de détail, psychométrie, évaluation cognitive, expérience en magasin, point d’encaissement, friction d’achat.

3. Auteurs / Authors

L’échelle ISWTP a été formalisée par un collectif de chercheurs éminents en sciences de gestion et psychologie du marketing :

  • Carmen-Maria Albrecht : Professeure de gestion de la distribution et de marketing à la Münster School of Business (FH Münster, Allemagne) et affiliée à l’Université de Mannheim. Ses travaux pionniers portent sur le stress d’achat, l’atmosphère des points de vente et les comportements d’évitement des consommateurs. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Stefan Hattula : Professeur associé de marketing à l’Aston Business School (Aston University, Birmingham, Royaume-Uni), anciennement rattaché à l’Imperial College Business School et à l’Université de Stuttgart. Ses recherches se focalisent sur la prise de décision stratégique des managers, l’orientation client et la modélisation quantitative des parcours d’achat. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Donald R. Lehmann : Professeur émérite George E. Warren de marketing à la Columbia Business School (Columbia University, New York, États-Unis). Figure mondiale de la modélisation marketing, du comportement du consommateur et du développement de nouveaux produits, ancien rédacteur en chef du Journal of Marketing et directeur exécutif du Marketing Science Institute (MSI). Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’instrument ISWTP est d’opérationnaliser et de quantifier avec rigueur l’évaluation subjective qu’un client effectue de l’attente subie lors d’une session d’achat précise, en isolant le sentiment d’injustice, d’excès ou de non-acceptabilité de cette attente. En psychologie cognitive et en économie comportementale, la distinction fondamentale entre le temps objectif (durée physique mesurée au chronomètre) et le temps subjectif (durée psychologiquement vécue) est solidement documentée. L’ISWTP a été précisément développé pour combler l’absence d’outils concis et robustes capables de mesurer cette perception évaluative sans saturer cognitivement les répondants lors d’enquêtes post-visite immédiates.

Dans le protocole original d’Albrecht, Hattula et Lehmann (2017), l’échelle a été créée pour tester l’impact direct et indirect des stresseurs environnementaux en magasin sur le stress subjectif global du client, et comment ce stress déclenche en cascade des comportements d’abandon de panier (le consommateur quittant le magasin en laissant ses articles sur place sans finaliser la transaction). Les auteurs ont démontré que la perception du temps d’attente à la caisse n’agit pas uniquement comme un inconfort mineur, mais représente un stresseur aigu majeur capable de faire basculer le client d’un état d’engagement vers une stratégie d’évitement active.

Les applications de cette échelle sont particulièrement vastes :

  • Recherche académique : Modélisation des antécédents de l’abandon d’achat, étude de l’interaction entre les orientations motivationnelles du consommateur (achats utilitaires/tâches versus achats récréatifs/hédoniques) et la sensibilité temporelle, et analyse des médiations cognitives du stress environnemental selon le modèle Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R).
  • Applications en gestion de la distribution : Diagnostic de la performance des services en caisse (caisses traditionnelles vs caisses libre-service ou scanners mobiles), audit ergonomique des zones d’encaissement, et évaluation de l’impact des technologies de réduction de friction (systèmes de vision par ordinateur, file unique, caisses automatiques) sur le soulagement psychologique perçu par les clients.
  • Expérimentations de terrain : Évaluation comparative de différentes interventions visant à modifier l’attente psychologique sans nécessairement changer l’attente physique (par exemple, l’installation d’écrans d’affichage dynamique, la diffusion de musique d’ambiance ou la mise en place d’indices de progression visuels).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’ISWTP relève de l’évaluation cognitive temporelle dans un contexte de service contraint. Contrairement aux approches psychophysiques traditionnelles qui demandent aux individus d’estimer le nombre exact de minutes ou de secondes écoulées, l’ISWTP mesure un jugement évaluatif et affectif de la convenance temporelle. Ce construit s’articule autour de plusieurs dimensions cognitives intriquées au sein d’une structure unifactorielle :

1. L’évaluation de l’inadéquation temporelle

Ce volet du construit capture le sentiment que le temps requis pour procéder au paiement dépasse les limites du raisonnable et viole le contrat implicite de service entre le distributeur et le chaland. Le client ne mesure pas seulement une durée ; il applique une norme d’équité procédurale et transactionnelle. Lorsque le délai franchit un seuil de tolérance individuel, le temps d’attente cesse d’être une simple composante neutre du parcours pour devenir un coût psychologique saillant.

2. La rupture des attentes temporelles (Expectancy Disconfirmation)

Inspiré par le paradigme de la confirmation/infirmation des attentes, le construit reflète l’écart négatif entre le délai anticipé au moment de se diriger vers l’espace de caisse et l’expérience effective dans la file. Si l’acheteur avait anticipé un passage fluide et rapide, une attente modérée de trois minutes peut générer un score d’ISWTP bien plus élevé qu’une attente de cinq minutes anticipée dans un contexte de grande affluence (comme la veille des fêtes). Le construit est donc intrinsèquement relatif et contextualisé.

3. L’attribution de la friction

L’ISWTP saisit l’attribution causale de l’inefficacité au système du magasin. L’expérience de la file d’attente en caisse est particulièrement sensible car elle survient à la fin du processus d’achat (effet de récence selon la règle du pic et de la fin formulée par Kahneman). Le consommateur a déjà accompli l’effort de sélection de ses articles ; l’attente à la caisse n’apporte aucune valeur ajoutée intrinsèque, ce qui la transforme en un temps captif, vide et psychologiquement coûteux.

Par exemple, un client orienté vers l’accomplissement d’une tâche utilitaire urgente (task-oriented consumer) percevra 4 minutes d’attente comme une anomalie intolérable réduisant son utilité globale, déclenchant un score très élevé sur l’échelle ISWTP, tandis qu’un flâneur récréatif (recreation-oriented consumer) pourra évaluer le même intervalle temporel avec davantage de bienveillance, modérant ainsi le score global.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’élaboration et la validation de l’échelle ISWTP reposent sur la convergence de trois cadres théoriques majeurs issus de la psychologie cognitive, de l’ergonomie des services et de l’étude du stress :

1. La psychologie de l’attente et l’économie du temps

Les fondements théoriques de l’ISWTP s’enracinent dans les travaux classiques de David Maister (1985) sur la psychologie des files d’attente (The Psychology of Waiting Lines). Maister a formalisé des postulats fondamentaux : le temps inoccupé semble plus long que le temps occupé, les attentes anxieuses ou inexpliquées paraissent plus longues que les attentes calmes et motivées, et les attentes injustifiées génèrent ressentiment et colère. L’ISWTP opérationnalise directement cette dimension où le temps d’attente n’est plus une variable objective mais un état mental modulé par la friction perçue.

Ces postulats sont enrichis par la théorie de la perception subjective du temps de Hornik (1984), qui a démontré que dans les environnements marchands, les consommateurs ont tendance à surestimer de manière disproportionnée les temps d’attente par rapport aux temps passés à explorer ou interagir avec les produits. L’ISWTP capture précisément cette distorsion cognitive.

2. Le modèle Stimulus-Organisme-Réponse (S-O-R)

Proposé par Mehrabian et Russell (1974) et adapté au commerce de détail par Philip Kotler et Mary Jo Bitner (Servicescapes), le cadre S-O-R postule que les stimuli environnementaux (S) influencent les états internes cognitifs et affectifs de l’organisme (O), qui à leur tour gouvernent les comportements d’approche ou d’évitement (R). Dans la modélisation d’Albrecht et al. (2017), la longueur physique de la file ou le ralentissement opératoire constitue le stimulus objectif ; l’ISWTP représente l’évaluation cognitive primaire au sein de l’organisme (O), servant de vecteur direct à la genèse du stress psychologique, qui engendre finalement la réponse d’évitement comportemental (R) incarnée par l’abandon de panier.

3. La théorie transactionnelle du stress de Lazarus et Folkman

Selon Richard Lazarus et Susan Folkman (1984), le stress psychologique ne réside pas dans l’événement lui-même, mais dans l’évaluation cognitive (cognitive appraisal) que l’individu fait de l’adéquation entre les exigences de la situation et ses propres ressources. Une attente en caisse est évaluée comme une menace pour les ressources limitées de l’individu (son temps, son énergie, sa patience). L’ISWTP mesure cette évaluation primaire : plus le temps est perçu comme inacceptablement long, plus l’événement est catégorisé comme un stresseur, surchargeant la capacité de régulation de l’acheteur et menant au désengagement adaptatif.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle ISWTP a été démontrée de manière approfondie à travers plusieurs études empiriques menées en contexte réel de distribution par Albrecht, Hattula et Lehmann (2017) :

Validité de contenu et de construit

Bien que s’inspirant à l’origine de l’échelle d’attente de Grewal, Baker, Levy et Voss (2003) composée de deux items, Albrecht et al. ont réécrit et enrichi la formulation pour créer un instrument tri-dimensionnel plus robuste. La validité de contenu a été confirmée par des panels d’experts en comportement du consommateur afin d’assurer que les items ciblent précisément le caractère déraisonnable du temps passé en caisse plutôt qu’une insatisfaction globale à l’égard de l’enseigne.

Validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des analyses factorielles confirmatoires rigoureuses. Dans l’ensemble des échantillons testés (Étude 1a avec N = 384 consommateurs ; Étude 1b avec N = 369 consommateurs) :

  • Les saturations factorielles standardisées ($lambda$) de tous les items sur le construit latent dépassent largement le seuil standard de 0,70, atteignant des valeurs comprises entre 0,82 et 0,93.
  • La variance moyenne extraite (AVE, Average Variance Extracted) excède systématiquement 0,70, ce qui surpasse très nettement le seuil conventionnel de 0,50 préconisé par Fornell et Larcker (1981).

Validité discriminante

L’ISWTP a démontré une séparation nette avec les construits théoriquement voisins présents dans le magasin :

  • L’encombrement perçu (perceived retail crowding, humain et spatial).
  • La désorientation cognitive dans les allées.
  • Le stress d’achat global (consumer shopping stress).
  • L’orientation motivationnelle (tâche vs récréation).

Selon le critère de Fornell-Larcker, la racine carrée de l’AVE pour l’ISWTP s’est révélée substantiellement supérieure à toutes les corrélations inter-construits dans les matrices de corrélation. De surcroît, le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT), testé dans les réplications contemporaines, demeure inférieur à 0,85, attestant de l’indépendance empirique du construit.

Validité prédictive et nomologique

La validité nomologique est étayée par la confirmation d’hypothèses théoriques fortes : l’ISWTP prédit positivement et significativement le stress en magasin ($eta$ variant de 0,34 à 0,48 selon les groupes, $p < 0,001$). De plus, l’ISWTP exerce un effet indirect puissant sur la probabilité réelle ou déclarée d’abandon d’achat (purchase abandonment), confirmant que l’outil capte un phénomène aux retombées comportementales directes.

8. Fidélité / Reliability

La cohérence interne et la précision de mesure de l’échelle ISWTP ont fait l’objet de calculs méticuleux lors des études de validation :

Coefficients de cohérence interne

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans l’Étude 1a d’Albrecht et al. (2017), l’échelle a affiché un alpha de Cronbach de 0,89. Dans l’Étude 1b, l’alpha s’est élevé à 0,91. Ces valeurs témoignent d’une homogénéité interne remarquable, située très au-delà du seuil minimal de 0,70 requis en recherche exploratoire et du seuil de 0,80 recommandé pour les outils de diagnostic clinique ou managérial.
  • Fiabilité composite (CR – Composite Reliability) : Les indices de fiabilité composite rapportés dans les modèles d’équations structurelles s’établissent entre 0,89 et 0,92, confirmant que la variance observée est très majoritairement attribuable au construit latent sous-jacent plutôt qu’à l’erreur de mesure aléatoire.

Stabilité et erreur de mesure

S’agissant d’un instrument mesurant un état épisodique dépendant d’une visite spécifique, le test-retest classique à long terme n’est pas applicable (la perception variant d’un parcours à l’autre). En revanche, la fidélité de forme équivalente et les tests d’invariance de mesure ont démontré que les items conservent une précision identique quel que soit le profil de l’acheteur (qu’il soit pressé par une tâche ou en visite de loisir).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle ISWTP a été soumise à des analyses factorielles rigoureuses afin de vérifier son unidimensionnalité et sa stabilité métrique.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales de calibration, l’analyse en composantes principales avec rotation varimax et analyse parallèle a systématiquement mis en évidence un facteur unique dominant avec une valeur propre (eigenvalue) très supérieure à 1 (dépassant généralement 2,4), expliquant à lui seul plus de 80 % de la variance totale des items. Aucun facteur secondaire significatif n’a émergé, démontrant l’unidimensionnalité absolue du construit.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Dans les études publiées par Albrecht et al. (2017), le modèle factoriel à un facteur a été testé par le biais de la modélisation en équations structurelles sous covariance (LISREL / AMOS). Les indices d’ajustement globaux du modèle de mesure intégrant l’ISWTP ont démontré une adéquation parfaite aux données :

  • Chi-deux normalisé ($\chi^2 / ext{dl}$) : Inférieur à 2,5, indiquant un écart minimal entre matrices observées et implicites.
  • CFI (Comparative Fit Index) : Valeurs constamment supérieures à 0,98 (souvent $ge 0,99$).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : Valeurs supérieures à 0,97.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Compris entre 0,031 et 0,049, avec un intervalle de confiance à 90 % n’excédant jamais 0,06, attestant d’une excellente parcimonie.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,03.

Les saturations factorielles standardisées des trois items individuels sont exceptionnellement élevées (toutes avec des valeurs $t > 18,5$, $p < 0,001$) :

  • Item 1 (Attente déraisonnable au comptoir de caisse) : $lambda pprox 0,86$
  • Item 2 (Temps d’attente inacceptable pour finaliser l’achat) : $lambda pprox 0,91$
  • Item 3 (Perception d’un délai excessif dans la file) : $lambda pprox 0,84$

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure ISWTP se caractérise par une administration simple, directe et hautement standardisée :

  • Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation post-visite (self-report survey) mesurant l’état cognitif lié à une expérience d’achat récente.
  • Nombre total d’items : 3 items formulés sous la forme d’affirmations directes.
  • Format des réponses : Échelle de Likert à 7 points :
    • 1 = Pas du tout d’accord (Strongly Disagree)
    • 2 = Pas d’accord (Disagree)
    • 3 = Plutôt pas d’accord (Somewhat Disagree)
    • 4 = Neutre / Ni en désaccord ni d’accord (Neutral)
    • 5 = Plutôt d’accord (Somewhat Agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Tout à fait d’accord (Strongly Agree)
  • Modalités de passation : Auto-administré sur support papier en sortie immédiate de magasin, sur borne tactile interactive, ou via questionnaire mobile (interception post-visite par géolocalisation ou notification applicative).
  • Durée de passation : Moins d’une minute (environ 30 à 45 secondes), ce qui élimine tout biais d’attrition ou de fatigue cognitive chez les participants.
  • Cotation et calcul du score : L’ensemble des 3 items est rédigé dans le sens positif du construit (reflétant une perception négative/excessive du temps). Aucun recodage inverse n’est requis. Le score global est obtenu en calculant la moyenne arithmétique des 3 items (score s’étendant de 1 à 7) ou la somme brute (score s’étendant de 3 à 21). Un score élevé indique une perception d’attente excessive, pathogène pour l’expérience client.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication : 2017.
  • Statut des droits d’auteur : Les droits patrimoniaux de l’article scientifique princeps appartiennent à la Academy of Marketing Science et sont gérés par les éditions Springer Nature. L’échelle en tant que concept dérive de la publication scientifique.
  • Tarifs d’utilisation : L’utilisation de l’échelle à des fins académiques, de recherche scientifique non commerciale et d’enseignement est généralement libre et gratuite (Fair Academic Use), sous réserve expresse de citer de manière formelle et exhaustive l’article original d’Albrecht, Hattula et Lehmann (2017).
  • Utilisation commerciale et industrielle : Toute intégration de l’outil dans des plateformes logicielles commerciales payantes d’analyse d’expérience client (CX), des applications de feedback client propriétaires ou des audits de distribution rémunérés doit faire l’objet d’une vérification préalable auprès des détenteurs des droits ou des auteurs pour respecter la propriété intellectuelle.

12. Références / References

  • Albrecht, C.-M., Hattula, S., & Lehmann, D. R. (2017). The relationship between consumer shopping stress and purchase abandonment in task-oriented and recreation-oriented consumers. Journal of the Academy of Marketing Science, 45(5), 720–740. https://doi.org/10.1007/s11747-016-0511-6
  • Bitner, M. J. (1992). Servicescapes: The impact of physical surroundings on customers and employees. Journal of Marketing, 56(2), 57–71. https://doi.org/10.1177/002224299205600205
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Grewal, D., Baker, J., Levy, M., & Voss, G. B. (2003). The constrains and store satisfaction: An empirical investigation. Journal of the Academy of Marketing Science, 31(3), 259–268. https://doi.org/10.1177/0092070303031003004
  • Hornik, J. (1984). Subjective vs. objective time measures: A note on the perception of time in consumer behavior. Journal of Consumer Research, 11(1), 615–618. https://doi.org/10.1086/208998
  • Hui, M. K., & Bateson, J. E. (1991). Perceived control and the effects of crowding and consumer choice on the service experience. Journal of Consumer Research, 18(2), 174–184. https://doi.org/10.1086/209250
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Maister, D. H. (1985). The psychology of waiting lines. In J. A. Czepiel, M. R. Solomon, & C. F. Surprenant (Eds.), The Service Encounter: Managing Employee/Customer Interaction in Service Businesses (pp. 113–123). D.C. Heath and Company.
  • Mehrabian, A., & Russell, J. A. (1974). An approach to environmental psychology. The MIT Press.

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate your level of agreement with the following statements regarding your shopping experience today:
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)
1

I had to wait a long time at the cash register.
2

The waiting time until paying was long.
3

The time I had to spend waiting at the checkout was long.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Perception du temps d’attente en magasin (ISWTP). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/perception-du-temps-d-attente-en-magasin-iswtp/
Looti, Mohammed. “Perception du temps d’attente en magasin (ISWTP).” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/perception-du-temps-d-attente-en-magasin-iswtp/.
Looti, Mohammed. “Perception du temps d’attente en magasin (ISWTP).” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/perception-du-temps-d-attente-en-magasin-iswtp/.