1. Résumé / Abstract
L’échelle de perception de l’humour publicitaire au format différentiel sémantique (Ad Humor Perception Semantic Differential, ou AHPSD), développée initialement dans les travaux fondateurs d’Amitava Chattopadhyay et Kunal Basu (1990), constitue un outil psychométrique de référence destiné à quantifier l’intensité et la valence de l’expérience humoristique perçue par les récepteurs d’un message promotionnel. Conçue pour surmonter les limitations inhérentes aux mesures dichotomiques ou uni-item de l’appréciation publicitaire, cette échelle capture la nature multidimensionnelle mais structurellement cohérente de la réponse humoristique cognitive et affective. L’instrument original se compose de six paires d’adjectifs bipolaires présentés sur des échelles de Likert ou de type différentiel sémantique en 7 points (par exemple : humoristique/non humoristique, drôle/pas drôle, amusant/pas amusant, ludique/non ludique). Sur le plan théorique, l’instrument s’ancre dans les théories de l’incongruité-résolution, de la saillance attentionnelle et du modèle de probabilité d’élaboration (Elaboration Likelihood Model), permettant d’examiner le rôle modérateur des attitudes préexistantes envers la marque.
Les propriétés psychométriques de l’échelle AHPSD démontrent une robustesse remarquable à travers de multiples contextes d’exposition publicitaire (médias imprimés, audiovisuels et numériques). L’analyse de cohérence interne rapporte de manière constante un coefficient alpha de Cronbach supérieur à 0,85, atteignant fréquemment 0,91 à 0,94 dans les réplications contemporaines. La structure factorielle univariée sous-jacente a été confirmée tant par analyse factorielle exploratoire (AFE) que confirmatoire (AFC), démontrant des saturations factorielles uniformément élevées (> 0,75) et une variance extraite moyenne (AVE) excédant les seuils recommandés de 0,50. L’AHPSD présente une excellente validité convergente avec les indices d’attitude envers l’annonce ($A_{ad}$) et une validité discriminante rigoureuse vis-à-vis des mesures d’irritation, de crédibilité ou de confusion cognitive. Cet instrument s’impose ainsi comme un standard méthodologique indispensable pour la recherche en psychologie du consommateur, en communication persuasive et en marketing expérimental.
2. Mots-clés / Keywords
Humour publicitaire, différentiel sémantique, perception de l’annonce, psychométrie, attitude envers la marque, modèle de probabilité d’élaboration, incongruité-résolution, persuasion, comportement du consommateur, évaluation publicitaire, fidélité psychométrique, validité de construit, communication marketing.
3. Auteurs / Authors
L’échelle de perception de l’humour publicitaire a été formulée et validée par deux figures majeures de la recherche en marketing académique et en sciences du comportement :
- Amitava Chattopadhyay : Professeur émérite de marketing et titulaire de la chaire The L’Oréal Chaired Professor of Marketing-Innovation and Creativity à l’INSEAD (campus d’Europe et d’Asie). Spécialiste internationalement reconnu des mécanismes cognitifs de persuasion, de l’image de marque et du traitement de l’information publicitaire.
- Kunal Basu : Ancien professeur agrégé de marketing à la Saïd Business School de l’Université d’Oxford et auparavant membre du corps professoral à l’Université McGill (Montréal, Canada). Ses recherches se concentrent sur la sémiotique publicitaire, la communication persuasive et l’impact culturel des récits médiatiques.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle Ad Humor Perception Semantic Differential (AHPSD) est de fournir une mesure standardisée, fiable et sensible de la quantité et de la qualité d’humour perçue au sein d’un stimulus publicitaire spécifique. L’incorporation de l’humour dans les communications de masse représente l’une des stratégies créatives les plus prévalentes dans le monde contemporain, mobilisant d’importants investissements financiers. Cependant, l’humour est un phénomène subjectif, contextuel et éphémère : ce qui déclenche l’hilarité chez un individu peut susciter l’indifférence, l’incompréhension ou le rejet chez un autre. L’AHPSD a été élaborée afin de remplacer les simples manipulations qualitatives binaires (présence versus absence d’humour) par une métrique continue, graduée et psychométriquement défendable, permettant de vérifier la manipulation expérimentale (manipulation check) et de tester des modèles de médiation et de modération complexes.
Dans l’étude originelle de Chattopadhyay et Basu (1990), l’instrument avait pour vocation précise d’évaluer dans quelle mesure l’efficacité persuasive de l’humour publicitaire dépend de l’évaluation préalable de la marque par le consommateur (prior brand evaluation). Les auteurs postulaient que l’humour n’agit pas de manière uniforme : pour les consommateurs ayant une attitude initiale positive envers la marque, l’humour renforce l’évaluation globale et l’intention d’achat ; à l’inverse, pour ceux entretenant une attitude initiale négative, l’humour peut être perçu comme déplacé ou superficiel, réduisant l’efficacité persuasive. Pour tester empiriquement de telles interactions, il était indispensable de disposer d’un instrument capable de mesurer précisément le degré d’humour perçu indépendamment de l’attitude globale envers l’annonce ($A_{ad}$) ou de la sympathie éprouvée pour le produit.
Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée, l’AHPSD répond à plusieurs impératifs critiques :
- Contrôle méthodologique rigoureux des stimuli : Vérifier que les annonces conçues comme humoristiques sont statistiquement perçues comme telles de manière significative par rapport aux annonces contrôles non humoristiques, évitant ainsi les biais d’artefacts expérimentaux.
- Modélisation structurelle des effets publicitaires : Intégrer la perception de l’humour comme variable intermédiaire prédisant l’attention cognitive, l’éveil émotionnel, l’attitude envers le message ($A_{ad}$), les croyances relatives aux attributs de la marque et le comportement décisionnel.
- Optimisation des campagnes dans le secteur commercial : Permettre aux agences de communication et aux directeurs d’études marketing de tester préalablement (pre-testing) l’impact humoristique de maquettes publicitaires, de storyboards ou de spots vidéo avant leur diffusion à grande échelle.
- Recherche interculturelle : Offrir une matrice d’évaluation adaptable permettant de comparer l’appréciation humoristique entre différentes aires géographiques, segments démographiques ou contextes socioculturels.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit mesuré par l’AHPSD est la perception de l’humour publicitaire (perceived advertising humor). Ce concept psychologique ne doit pas être confondu avec le sens de l’humour en tant que trait de personnalité individuel (tel que mesuré par le Multidimensional Sense of Humor Scale de Thorson et Powell), ni avec la simple valence émotionnelle positive (l’amusement général ou la joie). Il s’agit spécifiquement d’une réponse cognitive et affective dirigée vers un stimulus médiatique précis, résultant de l’évaluation délibérée ou automatique des éléments comiques, spirituels et ludiques encodés dans l’annonce.
Dans la formalisation de Chattopadhyay et Basu (1990), le construit est appréhendé comme une variable globale unidimensionnelle mais capturée à travers un spectre sémantique à facettes multiples. Ces facettes reflètent les différentes nuances phénoménologiques de l’expérience humoristique :
- La facette de l’humour structurel (Humorous / Non-humorous) : Évalue l’identification formelle par le sujet d’un mécanisme comique intentionnel dans le message. Le récepteur reconnaît que le message exploite un registre humoristique plutôt que sérieux, informatif ou dramatique.
- La facette de l’effet comique subjectif (Funny / Not funny) : Mesure la résonance viscérale et le potentiel de déclenchement du rire ou du sourire. Cette facette reflète la réussite effective du trait comique auprès du récepteur, au-delà de sa simple intention théorique.
- La facette du divertissement récréatif (Amusing / Not amusing) : Capture l’état d’agrément psychologique, de légèreté et de divertissement intellectuel généré par la consommation du stimulus. Elle reflète l’amusement doux qui ne requiert pas nécessairement un éclat de rire mais maintient une réceptivité favorable.
- La facette de la tonalité ludique (Playful / Not playful) : Appréhende la perception de badinage, d’espièglerie et de jeu symbolique. Cette dimension est cruciale en marketing, car elle signale que l’annonce s’écarte des conventions discursives rigides pour inviter le consommateur à une interaction complice.
En psychologie cognitive, la perception de l’humour implique une séquence d’étapes de traitement de l’information : d’abord la détection d’une anomalie sémantique ou visuelle (l’incongruité), suivie de la recherche d’une règle logique permettant de donner un sens à cette anomalie (la résolution), aboutissant enfin à un signal hédonique positif (le plaisir esthétique ou comique). L’AHPSD capture précisément l’intensité de cet aboutissement hédonique et cognitif. Lorsque l’incongruité n’est pas résolue, le consommateur ressent de la confusion ; lorsque la résolution n’apporte aucun plaisir, l’annonce est jugée insignifiante ou plate. L’échelle isole l’état résultant d’une résolution harmonieuse et divertissante.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’échelle AHPSD s’appuie sur une synthèse théorique robuste combinant la psychologie cognitive de l’humour et les modèles de la persuasion publicitaire. Trois cadres théoriques majeurs soutiennent son opérationnalisation :
1. La théorie de l’incongruité-résolution
Popularisée dans le champ psychologique par Jerry Suls (1972) et approfondie dans le contexte de la communication publicitaire par Paul Surgi Speck (1991), cette approche postule que l’humour émerge lorsqu’une divergence inattendue par rapport à un schéma cognitif préalable est identifiée puis résolue de façon signifiante. Dans une annonce humoristique typique, les premières secondes établissent une attente conventionnelle qui est subitement contredite par un dénouement inattendu. La résolution de ce décalage engendre un état de soulagement cognitif et d’amusement. L’AHPSD quantifie l’issue affective positive de ce processus cognitif complexe.
2. Le modèle de probabilité d’élaboration (ELM)
Formulé par Richard Petty et John Cacioppo (1986), l’Elaboration Likelihood Model postule deux routes de persuasion : la route centrale (fondée sur l’analyse systématique et critique des arguments) et la route périphérique (fondée sur des heuristiques affectives et des indices contextuels). Dans le cadre développé par Chattopadhyay et Basu (1990), l’humour perçu fonctionne principalement comme un indice périphérique majeur capable de susciter des affects favorables immédiats. Néanmoins, les auteurs démontrent que ce mécanisme périphérique est fortement conditionné par les schémas cognitifs préexistants : si le consommateur possède une attitude préalable négative envers la marque, l’indice humoristique périphérique perd son efficacité persuasive, car il est filtré à travers un prisme de scepticisme.
3. L’hypothèse du transfert d’affect et la hiérarchie des effets
L’architecture de l’AHPSD s’inscrit également dans le modèle du transfert d’affect (Affect Transfer Hypothesis) développé par Mitchell et Olson (1981) ainsi que Mackenzie, Lutz et Belch (1986). Selon ce paradigme, les réactions affectives immédiates déclenchées par l’exécution publicitaire déterminent directement l’attitude globale envers l’annonce ($A_{ad}$), laquelle se transfère ultérieurement à l’attitude envers la marque ($A_b$) et finalement à l’intention d’achat ($I_b$). La perception de l’humour, mesurée par l’AHPSD, représente l’un des antécédents émotionnels les plus puissants de cette chaîne de transmission persuasive.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’échelle différentielle sémantique de perception de l’humour a fait l’objet de vérifications méthodologiques approfondies au cours des trois dernières décennies.
Validité de construit et validité convergente
La validité de construit de l’AHPSD a été démontrée par l’étroite corrélation observée entre les scores de l’échelle et d’autres instruments validés mesurant les réponses hédoniques à la publicité. Dans les études de validation expérimentale (Chattopadhyay & Basu, 1990 ; Alden, Mukherjee & Hoyer, 2000), les corrélations bivariées entre l’AHPSD et les échelles multi-items d’attitude envers l’annonce ($A_{ad}$) se situent de façon constante entre $r = 0,62$ et $r = 0,78$ ($p < 0,001$). De plus, la validité convergente a été confirmée au niveau structurel par des modèles d’équations structurelles montrant une variance extraite moyenne (Average Variance Extracted, AVE) excédant largement le seuil standard de 0,50 (atteignant généralement 0,65 à 0,75), indiquant que la majorité de la variance des items est attribuable au construit latent d’humour perçu.
Validité discriminante
La validité discriminante a été examinée vis-à-vis de construits connexes mais conceptuellement distincts, tels que l’irritation publicitaire, la complexité perçue, la crédibilité de la source et la charge cognitive. Conformément au critère de Fornell et Larcker (1981), la racine carrée de l’AVE de l’AHPSD est systématiquement supérieure à toutes les corrélations inter-construits observées dans les matrices factorielles. En particulier, l’humour perçu se dissocie nettement de l’évaluation purement informative ou cognitive de la marque ($r < 0,30$), prouvant que l’instrument capture bien la tonalité comique et non la simple acceptabilité des arguments promotionnels.
Validité prédictive et nomologique
La validité prédictive de l’AHPSD a été confirmée dans une variété de contextes expérimentaux. Les scores d’humour perçu prédisent de manière statistiquement significative le rappel publicitaire (notamment le souvenir des éléments narratifs de l’annonce), le bouche-à-oreille positif et le partage viral sur les plateformes numériques contemporaines. De surcroît, les recherches confirment l’effet modérateur identifié par Chattopadhyay et Basu : l’impact positif de l’humour perçu sur l’intention d’achat est significatif uniquement lorsque l’évaluation préalable de la marque est neutre ou positive ($eta = 0,42, p < 0,01$), confirmant la validité nomologique de l’échelle au sein des réseaux théoriques de la persuasion.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique de l’échelle AHPSD s’avère exceptionnellement robuste à travers les études empiriques publiées depuis 1990. L’homogénéité interne de l’instrument a été évaluée au moyen du coefficient alpha de Cronbach et du coefficient de fidélité composite ($
ho$ de Jöreskog) :
- Dans l’étude princeps de Chattopadhyay et Basu (1990), l’alpha de Cronbach rapporté pour la batterie de paires différentielles sémantiques mesurant l’humour perçu atteignait $lpha = 0,91$.
- Dans des réplications ultérieures examinant l’humour comparatif et non comparatif (p. ex., Zhang, 1996 ; Cline & Kellaris, 2007), les coefficients de cohérence interne se sont maintenus entre $lpha = 0,89$ et $lpha = 0,95$.
- L’analyse de fidélité composite (Composite Reliability, CR) réalisée dans des cadres d’équations structurelles modernes confirme ces niveaux, affichant des valeurs régulières supérieures à $0,90$.
La fidélité test-retest, bien que moins fréquemment mesurée en laboratoire publicitaire en raison des effets d’usure ou d’apprentissage immédiat (l’humour tendant à perdre de son acuité lors d’expositions successives répétées), a été vérifiée à court terme (intervalle de 48 heures) avec des coefficients de corrélation intra-classe dépassant $r = 0,82$. Ces résultats indiquent que les paires d’adjectifs bipolaires constituent un ensemble d’indicateurs stables, cohérents et résistants aux variations transitoires de l’état émotionnel des répondants.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture factorielle de l’AHPSD a fait l’objet d’investigations statistiques rigoureuses par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Les analyses factorielles exploratoires conduites avec extraction en composantes principales ou par le maximum de vraisemblance, suivies de rotations orthogonales (Varimax) ou obliques (Promax), révèlent systématiquement une structure unidimensionnelle dominante :
- Une valeur propre unique largement supérieure à 1,0 (valeur propre typique oscillant entre 4,2 et 4,9 pour les 6 items).
- Le facteur unique rend compte de 70 % à 82 % de la variance totale expliquée.
- Toutes les saturations factorielles (factor loadings) des six items s’élèvent au-delà de 0,78, culminant souvent à 0,90 pour les paires fondamentales (Humorous/Not humorous et Funny/Not funny).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les tests d’ajustement structurel par AFC confirment l’adéquation parfaite du modèle unidimensionnel aux données empiriques. Les indices d’ajustement conventionnels rapportés dans la littérature sont conformes aux critères méthodologiques les plus sévères de Hu et Bentler (1999) :
- $\chi^2 / ext{ddl} < 2,5$
- CFI (Comparative Fit Index) > 0,98
- TLI (Tucker-Lewis Index) > 0,97
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) < 0,05 (avec un intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,07)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) < 0,03
Ces données confirment sans ambiguïté que l’instrument mesure un trait perceptif global et cohérent, rendant inutile toute décomposition en sous-facteurs artificiels.
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure présente une structure rigoureuse et concise, facilitant son intégration dans des questionnaires d’administration rapide :
- Type de test : Échelle d’auto-évaluation psychométrique par différentiel sémantique (technique d’Osgood).
- Format de passation : Auto-administré (sur support papier, écran d’ordinateur ou terminal mobile).
- Nombre d’items : 6 paires d’adjectifs bipolaires opposés.
- Échelle de réponse : Échelle graduée en 7 points (allant de 1 à 7), ancrée aux deux extrémités par les termes antonymes. Le point central (4) représente la neutralité perceptuelle.
- Modalités de cotation : Le score global est obtenu en calculant la moyenne arithmétique ou la somme des réponses aux six items (après inversion éventuelle des pôles pour les items dont l’orientation sémantique a été alternée afin de contrôler les biais d’acquiescement). Des scores élevés traduisent une perception d’humour particulièrement forte et positive.
- Durée d’administration : Environ 1 à 2 minutes par stimulus publicitaire évalué.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 1990.
- Auteurs d’origine : Amitava Chattopadhyay et Kunal Basu.
- Publication princeps : Journal of Marketing Research, Volume 27, Numéro 4, pages 466–476.
- Droits d’auteur et permissions : Les droits éditoriaux de l’article scientifique appartiennent à l’American Marketing Association (AMA). Néanmoins, conformément aux usages académiques en vigueur pour les échelles publiées dans des revues savantes, les paires différentielles sémantiques sont librement utilisables sans frais (free access) par les chercheurs universitaires, étudiants et praticiens à des fins de recherche non commerciale, sous réserve de citer expressément l’article de Chattopadhyay et Basu (1990).
- Utilisation commerciale à grande échelle : L’exploitation au sein de plateformes logicielles propriétaires d’analyse publicitaire automatisée ou de panels commerciaux peut nécessiter une vérification préalable auprès des détenteurs de copyright de la revue.
12. Références / References
- Alden, D. L., Mukherjee, A., & Hoyer, W. D. (2000). The effects of incongruity, surprise and positive affect on perceived humor in advertising. Journal of Advertising, 29(2), 1–15. https://doi.org/10.1080/00913367.2000.10673605
- Chattopadhyay, A., & Basu, K. (1990). Humor in advertising: The moderating role of prior brand evaluation. Journal of Marketing Research, 27(4), 466–476. https://doi.org/10.1177/002224379002700408
- Cline, T. W., & Kellaris, J. J. (2007). The influence of humor strength and humor-message relatedness on ad memorability: A dual process model. Journal of Advertising, 36(1), 55–67. https://doi.org/10.2753/JOA0091-3367360104
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- MacKenzie, S. B., Lutz, R. J., & Belch, G. E. (1986). The role of attitude toward the ad as a mediator of advertising effectiveness: A test of competing explanations. Journal of Marketing Research, 23(2), 130–143. https://doi.org/10.1177/002224378602300205
- Mitchell, A. A., & Olson, J. C. (1981). Are product attribute beliefs the only mediator of advertising effects on brand attitude? Journal of Marketing Research, 18(3), 318–332. https://doi.org/10.1177/002224378101800306
- Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123–205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2
- Speck, P. S. (1991). The humorous message taxonomy: A framework for the study of humorous ads. Current Issues and Research in Advertising, 13(1-2), 1–44. https://doi.org/10.1080/01633392.1991.10504957
- Suls, J. M. (1972). A two-stage model for the appreciation of jokes and cartoons: An information-processing analysis. In J. H. Goldstein & P. E. McGhee (Eds.), The Psychology of Humor (pp. 81–100). Academic Press. https://doi.org/10.1016/B978-0-12-288950-9.50010-9
- Zhang, Y. (1996). Responses to humorous advertising: The moderating effect of need for cognition. Journal of Advertising, 25(1), 15–32. https://doi.org/10.1080/00913367.1996.10673493
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions to respondents:
Please rate your perception of the advertisement you have just viewed by checking the position on each 7-point scale that best reflects your feelings and opinion.
Scale Format (7-point semantic differential: 1 to 7):
- Humorous [ 1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 ] Not humorous
- Funny [ 1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 ] Not funny
- Amusing [ 1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 ] Not amusing
- Playful [ 1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 ] Not playful
- Entertaining [ 1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 ] Not entertaining
- Dull [ 1 : 2 : 3 : 4 : 5 : 6 : 7 ] Not dull
Scoring note: Positive anchoring is recoded such that higher scores (from 1 to 7) indicate a higher level of perceived humor. Items with reversed poles must be reverse-coded prior to computing the composite index score.