1. Résumé / Abstract
L’échelle d’Auto-efficacité sociale perçue (Perceived Social Self-Efficacy Scale, ou PSSE) est un instrument psychométrique standardisé développé par Nancy E. Betz et Heather M. Smith en 2000. Cet outil d’évaluation quantitative a été conçu pour mesurer le niveau de confiance qu’un individu accorde à ses capacités personnelles à initier, maintenir et réguler des interactions sociales interpersonnelles dans des contextes variés. Fondée conceptuellement sur la théorie sociocognitive d’Albert Bandura, la PSSE opérationnalise l’auto-efficacité dans le domaine social sans la confondre avec les traits généraux de la personnalité ou l’estime de soi globale. L’instrument est composé de 25 items auto-rapportés évaluant des comportements sociaux précis, allant de l’engagement dans une conversation informelle à l’affirmation de soi au sein d’un groupe, en passant par la gestion de situations sociales non familières ou potentiellement intimidantes.
Les participants répondent à l’aide d’une échelle ordinale de type Likert en 5 points, échelonnée de 1 (« Pas du tout de confiance » / No Confidence) à 5 (« Confiance absolue » / Complete Confidence). Le score global s’obtient en additionnant les réponses aux 25 items, produisant une échelle continue comprise entre 25 et 125, où un score plus élevé reflète une croyance robuste en ses compétences relationnelles. D’un point de vue psychométrique, la PSSE présente des propriétés remarquables : la cohérence interne mesurée par le coefficient alpha de Cronbach oscille constamment entre 0,92 et 0,94 dans la littérature de validation initiale, et la stabilité temporelle test-retest à trois semaines atteint un coefficient de corrélation de r = 0,84. Les analyses factorielles révèlent une structure unifactorielle dominante d’auto-efficacité sociale générale, complétée dans certaines analyses dimensionnelles fines par des sous-composantes fonctionnelles (initiation sociale, affirmation dans le groupe, comportement de rencontre et relations intimes). L’instrument s’est avéré un prédicteur robuste de l’anxiété sociale, de l’isolement relationnel, de l’ajustement universitaire et du bien-être psychologique global.
2. Mots-clés / Keywords
Auto-efficacité sociale, théorie sociocognitive, compétences interpersonnelles, évaluation psychométrique, Albert Bandura, Nancy Betz, anxiété sociale, confiance relationnelle, insertion universitaire, fonctionnement interpersonnel.
3. Auteurs / Authors
L’échelle d’auto-efficacité sociale perçue a été conçue et validée par :
- Heather M. Smith, Ph.D. : Chercheuse et psychologue clinicienne, Département de psychologie, The Ohio State University, Columbus, Ohio, États-Unis. Ses travaux portent principalement sur le développement des compétences relationnelles et la transition psychosociale chez les jeunes adultes.
- Nancy E. Betz, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie à The Ohio State University, pionnière mondiale de l’application de la théorie sociocognitive à l’évaluation du développement de carrière, du sentiment d’efficacité personnelle et du genre. Ses contributions majeures dans le domaine de la psychométrie appliquée et du counseling psychologique font autorité au sein de l’American Psychological Association (APA).
Correspondance historique : Département de psychologie, The Ohio State University, 1885 Neil Avenue Mall, Columbus, OH 43210, États-Unis.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de la Perceived Social Self-Efficacy Scale (PSSE) est de fournir une mesure psychométrique standardisée, valide et fidèle de la perception qu’ont les individus de leur capacité à réussir une vaste gamme d’actions sociales et interpersonnelles. Traditionnellement, l’évaluation de la compétence sociale reposait soit sur des mesures d’anxiété ou de timidité (mesurant le déficit ou le coût affectif négatif), soit sur des mesures de traits de personnalité généraux tels que l’extraversion selon le modèle des Big Five. Bien que ces mesures fournissent des indications précieuses, elles omettent la dimension agentique cognitive centrale : le sentiment de compétence auto-attribué face à des tâches comportementales spécifiques.
Dans le domaine de la recherche, la PSSE répond à la nécessité d’examiner le rôle médiateur et modérateur de l’auto-efficacité dans les trajectoires d’adaptation psychosociale. L’instrument permet d’étudier comment les croyances d’efficacité influencent le choix des environnements sociaux, l’effort déployé face à un échec relationnel initial, et la persévérance lors de l’intégration dans des groupes nouveaux (notamment lors de l’entrée à l’université ou en entreprise). Les chercheurs utilisent la PSSE pour modéliser les dynamiques de la solitude (loneliness), de la dépression, du soutien social perçu et de la réussite académique.
Sur le plan clinique et du conseil (counseling), la PSSE constitue un outil diagnostique et d’évaluation des interventions particulièrement opérant. Elle permet aux thérapeutes d’identifier les domaines précis dans lesquels le patient présente un déficit d’auto-efficacité : est-ce dans l’initiation de contacts avec des inconnus, dans la prise de parole au sein d’un groupe préexistant, dans la gestion d’un rejet potentiel ou dans la demande d’aide ? En thérapie cognitivo-comportementale (TCC), l’instrument sert de mesure avant/après pour évaluer l’impact des jeux de rôle, de l’entraînement aux habiletés sociales et des expériences de maîtrise guidée. La quantification objective du sentiment d’efficacité sociale offre un cadre de rétroaction constructif pour restructurer les pensées automatiques dysfonctionnelles et renforcer la disposition de l’individu à s’exposer à des interactions relationnelles enrichissantes.
5. Construit psychologique / Construct
Le concept d’auto-efficacité sociale (social self-efficacy) renvoie aux croyances d’un individu relatives à ses capacités d’organiser et d’exécuter avec succès les séquences d’actions nécessaires pour initier, entretenir et réguler des relations interpersonnelles constructives. Ce construit ne mesure ni la sociabilité innée, ni la popularité objective, ni le répertoire brut des compétences sociales réelles, mais la composante métacognitive de la confiance subjective dans ces capacités. Bien que l’instrument produise un score unifactoriel global reflétant une auto-efficacité sociale générale robuste, le contenu des 25 items cible des dimensions comportementales spécifiques qui structurent l’expérience sociale quotidienne :
Initiation de conversations et engagement envers des inconnus
Cette dimension évalue la confiance nécessaire pour briser la glace avec des personnes étrangères ou peu familières (ex. : Item 1, « Start a conversation with someone you don’t know very well »). Elle reflète l’assurance face au risque initial de rejet ou d’embarras social. La capacité perçue à engager une interaction impromptue constitue le premier filtre de l’élargissement du réseau social individuel.
Participation et affirmation de soi au sein du groupe
Ce volet regroupe des situations où l’individu doit exprimer ses idées ou défendre son point de vue devant une audience ou un groupe de pairs (ex. : Item 2, « Express your opinion to a group of people discussing a subject that is of interest to you » ; Item 5, « Share with a group of people an interesting experience you once had »). Il s’agit d’une compétence d’affirmation qui implique la négociation de la visibilité sociale et la gestion de la vulnérabilité liée au jugement d’autrui.
Intégration dans des structures sociales préexistantes
S’insérer dans un collectif où des liens étroits sont déjà forgés représente une source majeure d’inhibition sociale. Les items tels que l’Item 20 (« Join a lunch or dinner table where people are already sitting and talking ») et l’Item 21 (« Make friends in a group where everyone else knows each other ») sondent le sentiment de légitimité relationnelle et la capacité à s’ajuster à des codes sociaux déjà établis sans se sentir intrusif.
Développement des relations intimes, amoureuses et amicales approfondies
Cette dimension aborde l’exposition au rejet romantique ou affectif direct (ex. : Item 16, « Ask someone out on a date » ; Item 22, « Ask someone out after s/he was busy the first time you asked » ; Item 14, « Express your feelings to another person »). Elle sonde l’auto-efficacité dans les contextes à fort enjeu émotionnel, où la résilience face à la non-réciprocité ou au refus immédiat est déterminante pour le maintien de l’estime personnelle.
Prosocialité, soutien mutuel et engagement communautaire
L’auto-efficacité sociale englobe également la gestion active de la coopération (Item 3, « Work on a school, work, community or other project with people you don’t know very well ») et la capacité à solliciter l’aide d’autrui en cas de besoin (Item 18, « Ask someone for help when you need it »). Cette composante est cruciale pour l’établissement de relations d’interdépendance saines.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le fondement théorique exclusif de la PSSE est la théorie sociocognitive (Social Cognitive Theory) formulée par Albert Bandura (1977, 1986, 1997). Selon ce paradigme, le fonctionnement humain résulte d’un triadisme causal réciproque où interagissent de manière dynamique les déterminants internes personnels (facteurs cognitifs, affectifs et biologiques), les comportements adoptés et les influences de l’environnement.
Au cœur de ce modèle figure le concept de sentiment d’efficacité personnelle (self-efficacy). Bandura a insisté sur le fait que l’auto-efficacité n’est pas un trait universel, global et décontextualisé, mais un système de croyances propre à des domaines d’activité particuliers. Une personne peut jouir d’une haute auto-efficacité dans le domaine académique ou sportif tout en présentant une auto-efficacité sociale extrêmement basse. Smith et Betz (2000) ont opérationnalisé ce principe en soulignant que les croyances d’auto-efficacité sociale influencent directement :
- Le choix des activités et des contextes : les individus évitent les interactions sociales qu’ils jugent au-delà de leurs capacités et s’investissent dans celles qu’ils se sentent capables de maîtriser.
- L’effort consenti et la persistance : face aux ambiguïtés relationnelles, aux silences gênants ou aux rebuffades mineures, les individus dotés d’une forte efficacité perçue redoublent d’efforts communicatifs, tandis que ceux ayant une faible efficacité se replient et activent des schémas de retrait social.
- Les schémas de pensée et les réactions affectives : les personnes doutant de leur efficacité sociale anticipent des jugements catastrophiques, subissent un stress physiologique accru et attribuent l’échec à des incompétences internes stables, entretenant ainsi l’anxiété sociale.
Selon Bandura, l’auto-efficacité se construit et se modifie à travers quatre sources majeures d’information que la PSSE permet d’évaluer indirectement : les expériences de maîtrise personnelle (le succès dans des interactions antérieures), l’expérience vicariante (l’observation de pairs agissant avec compétence), la persuasion verbale (les encouragements et rétroactions sociales), et les états physiologiques et émotionnels (l’interprétation du calme ou de la tachycardie lors d’une interaction). Nancy Betz a transféré avec rigueur ces postulats sociocognitifs vers la psychologie de l’ajustement personnel et du conseil d’orientation, démontrant que l’auto-efficacité sociale est un prérequis indispensable à l’insertion professionnelle et au développement de carrière équilibré.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique menée lors du développement de la PSSE par Smith et Betz (2000) sur un échantillon initial de 345 étudiants universitaires (164 hommes, 181 femmes) a apporté des preuves robustes soutenant les différentes dimensions de sa validité scientifique :
Validité de construit et convergente
La validité convergente de la PSSE a été confirmée par l’observation de corrélations hautement significatives et conformes aux postulats théoriques avec une constellation de construits psychologiques établis :
- Estime de soi globale : une corrélation positive substantielle a été mise en évidence avec l’échelle d’estime de soi de Rosenberg (Rosenberg Self-Esteem Scale), oscillant entre r = 0,54 et r = 0,60 (p < 0,001).
- Anxiété sociale et timidité : des corrélations négatives marquées ont été mesurées avec l’échelle de timidité de Cheek et Buss (r = -0,61, p < 0,001) et avec la Social Avoidance and Distress Scale (SADS, r = -0,64, p < 0,001), attestant que les croyances d’efficacité sociale sont inversement proportionnelles à la détresse et à l’évitement comportemental en situation de groupe.
- Extraversion et compétences relationnelles perçues : la PSSE corrèle positivement avec le facteur d’extraversion de l’inventaire NEO-PI-R (r = 0,51, p < 0,001).
- Solitude et isolement : les études ont révélé des corrélations négatives robustes avec l’échelle de solitude de l’UCLA (UCLA Loneliness Scale), atteignant r = -0,55 (p < 0,001), confirmant que l’auto-efficacité sociale protège significativement contre l’expérience de la solitude chronique.
Validité discriminante
La PSSE présente des corrélations faibles à modérées avec des domaines d’efficacité cognitive ou académique indépendants (par exemple avec l’auto-efficacité en mathématiques, où r < 0,18), démontrant que la PSSE ne mesure pas simplement une confiance générale en soi, mais bien une compétence circonscrite au domaine des interactions sociales.
Validité prédictive et d’ajustement
Dans des travaux ultérieurs, notamment ceux d’Hermann (2005), la PSSE a expliqué une part de variance incrémentielle significative dans la prédiction de la symptomatologie dépressive et de l’isolement social chez les étudiants, au-delà de ce qui était prédit par les traits de personnalité du Big Five. De plus, elle prédit positivement l’implication dans des activités associatives sur les campus universitaires et le bien-être subjectif perçu.
8. Fidélité / Reliability
La fidélité psychométrique de la Perceived Social Self-Efficacy Scale a été rigoureusement attestée à travers plusieurs indicateurs statistiques au cours de nombreuses investigations empiriques indépendantes :
Cohérence interne
Dans l’étude princeps menée par Smith et Betz (2000), le coefficient alpha de Cronbach pour l’ensemble des 25 items s’élevait à α = 0,94 sur l’échantillon total (0,93 pour les hommes et 0,94 pour les femmes). Ces valeurs dénotent une excellente consistance interne sans redondance excessive des items. Les corrélations item-total corrigées s’échelonnaient de 0,42 à 0,72, chaque item contribuant positivement à la variance du construit commun. Des réplications subséquentes dans des populations diversifiées ont constamment rapporté des indices de cohérence interne oscillant entre 0,91 et 0,95 (par ex. Hermann, 2005 ; Betz & Schifano, 2000).
Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)
La stabilité temporelle de l’instrument a été évaluée par Smith et Betz sur un sous-échantillon d’étudiants réexaminés après un intervalle temporel de trois semaines. Le coefficient de corrélation test-retest calculé était de r = 0,84 (p < 0,001), témoignant d’une remarquable stabilité temporelle du construit. Cette valeur prouve que l’auto-efficacité sociale agit comme une croyance cognitive relativement stable en l’absence d’interventions ciblées, tout en restant suffisamment malléable pour détecter les changements cliniques consécutifs à des programmes d’entraînement ou de psychothérapie.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’architecture dimensionnelle de la PSSE a été examinée à la fois par des approches exploratoires et confirmatoires afin de déterminer si l’instrument doit être appréhendé comme une entité unidimensionnelle ou multidimensionnelle.
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de l’élaboration originelle du questionnaire, Smith et Betz (2000) ont réalisé une analyse factorielle par extraction des composantes principales avec rotation oblique (Promax) et orthogonale (Varimax). Les résultats ont mis en évidence la prédominance d’un facteur général majeur, le premier facteur expliquant à lui seul plus de 42 % de la variance totale des scores, avec une valeur propre (eigenvalue) très nettement supérieure à celles des facteurs secondaires. L’ensemble des 25 items présentait des saturations factorielles substantielles sur ce facteur dominant, toutes supérieures à 0,40, la majorité excédant 0,55.
Néanmoins, une extraction multifactorielle à 4 dimensions a fait émerger une répartition comportementale interprétable sur le plan qualitatif :
- Facteur 1 : Assertivité et affirmation dans le groupe (items portant sur l’expression d’opinions personnelles, le leadership et l’organisation d’événements : items 2, 5, 7, 10).
- Facteur 2 : Initiation de contacts sociaux et rencontres amicales (items relatifs à la création de nouveaux liens, l’engagement d’une conversation avec un inconnu : items 1, 4, 19, 21, 24, 25).
- Facteur 3 : Relations intimes et interactions amoureuses (items focalisés sur l’invitation à un rendez-vous, le renouvellement d’une invitation après un refus initial : items 16, 22, 23).
- Facteur 4 : Insertion dans des activités informelles et de convivialité (rejoindre une table, trouver quelqu’un pour déjeuner ou passer le week-end : items 8, 13, 15, 20).
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
Les études de modélisation par équations structurelles ultérieures ont corroboré la légitimité d’un modèle hiérarchique de second ordre, au sein duquel les dimensions spécifiques convergent vers un facteur unitaire supérieur d’auto-efficacité sociale perçue globale. Les indices d’ajustement rapportés dans les études contemporaines indiquent une adéquation satisfaisante (RMSEA < 0,06, CFI > 0,92, TLI > 0,91). En accord avec les préconisations initiales de Betz et Smith, il est universellement recommandé en pratique courante d’utiliser le score composite global sur les 25 items, celui-ci offrant la représentativité la plus parcimonieuse et fidèle du construit général.
10. Instrument de mesure / Instrument
Les caractéristiques opérationnelles de la PSSE sont structurées comme suit :
- Type d’instrument : Échelle d’évaluation psychométrique quantitative auto-rapportée (self-report questionnaire).
- Nombre d’items : 25 items comportementaux rédigés sous la forme d’affirmations concrètes débutant par un verbe d’action à l’infinitif.
- Format et modalité de passation : Auto-administration individuelle ou collective, sur support papier-crayon ou via des plateformes informatiques numérisées. La passation prend en moyenne entre 5 et 8 minutes.
- Échelle de réponse : Échelle de Likert ordinale en 5 points évaluant le degré de confiance personnelle :
1 = No Confidence (Pas du tout de confiance)
2 = Little Confidence (Peu de confiance)
3 = Moderate Confidence (Confiance modérée)
4 = Much Confidence (Beaucoup de confiance)
5 = Complete Confidence (Confiance absolue) - Procédure de cotation (Scoring) :
- Aucun item n’est inversé ; l’ensemble des 25 items est coté de manière directe (de 1 à 5).
- Le score total brut est la somme des 25 items. Il s’étend de 25 (auto-efficacité sociale minimale) à 125 (auto-efficacité sociale maximale).
- Il est également possible de calculer un score moyen par item (somme totale divisée par 25), variant de 1,00 à 5,00, ce qui facilite la comparaison directe avec les ancrages textuels de l’échelle Likert.
- Interprétation clinique usuelle :
- 25 à 60 : Sentiment d’auto-efficacité sociale bas (inhibition comportementale marquée, risque élevé d’évitement et d’anxiété relationnelle).
- 61 à 90 : Sentiment d’auto-efficacité sociale modéré (aisance dans les contextes familiers, hésitation dans les situations nouvelles ou asymétriques).
- 91 à 125 : Sentiment d’auto-efficacité sociale élevé (proactivité sociale, résilience relationnelle face au rejet, habiletés d’intégration de groupe solides).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de conception et publication : 2000 (article de validation scientifique par Heather M. Smith et Nancy E. Betz dans le Journal of Career Assessment).
- Statut des droits d’auteur et permissions : Les droits d’auteur de l’article scientifique appartiennent aux auteurs et à l’éditeur SAGE Publications. Toutefois, l’échelle PSSE a été mise à disposition de la communauté académique internationale pour une utilisation sans but commercial dans le cadre de la recherche scientifique, de l’enseignement universitaire et des mémoires de doctorat/master, sous réserve de citer scrupuleusement la publication princeps de Smith & Betz (2000).
- Tarifs (Fee) : L’utilisation de l’instrument est gratuite (aucun coût d’acquisition ou de licence commerciale) pour les contextes de recherche académique et d’évaluation clinique non lucrative. Tout usage commercial, intégration logicielle payante ou publication dans un ouvrage commercial nécessite une autorisation écrite préalable de la part des titulaires des droits.
- Dépôt institutionnel : L’instrument et ses données de validation doctorale sont répertoriés dans les archives institutionnelles universitaires de l’OhioLINK (OhioLINK Electronic Theses and Dissertations Center).
12. Références / References
- Bandura, A. (1977). Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84(2), 191–215. https://doi.org/10.1037/0033-295X.84.2.191
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman and Company.
- Betz, N. E., & Hackett, G. (1997). Applications of self-efficacy theory to the career assessment of women. Journal of Career Assessment, 5(4), 383–402. https://doi.org/10.1177/106907279700500402
- Betz, N. E., & Klein, K. L. (1996). Relationships among measures of career self-efficacy, generalized self-efficacy, and global self-esteem. Journal of Career Assessment, 4(3), 285–298. https://doi.org/10.1177/106907279600400303
- Betz, N. E., & Schifano, R. S. (2000). Evaluation of an intervention to increase realistic self-efficacy and interests in college women. Journal of Vocational Behavior, 56(1), 35–52. https://doi.org/10.1006/jvbe.1999.1690
- Betz, N. E., Wohlgemuth, E., Serling, D., Harshbarger, J., & Klein, K. L. (1995). Evaluation of a measure of self-esteem based on the concept of unconditional self-regard. Journal of Counseling and Development, 74(1), 76–83. https://doi.org/10.1002/j.1556-6676.1995.tb01825.x
- Hermann, K. S. (2005). The influence of social self-efficacy, self-esteem, and personality differences on loneliness and depression (Doctoral dissertation, The Ohio State University). OhioLINK Electronic Theses and Dissertations Center. https://etd.ohiolink.edu/rws_etd/document/get/osu1112104621/inline
- Smith, H. M., & Betz, N. E. (2000). Development and validation of a scale of perceived social self-efficacy. Journal of Career Assessment, 8(3), 283–301. https://doi.org/10.1177/106907270000800306
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: Please indicate how much confidence you have that you could successfully perform each of the following social activities using the scale below:
Response Scale:
1 = No Confidence
2 = Little Confidence
3 = Moderate Confidence
4 = Much Confidence
5 = Complete Confidence
- Start a conversation with someone you don’t know very well.
- Express your opinion to a group of people discussing a subject that is of interest to you.
- Work on a school‚ work‚ community or other project with people you don’t know very well.
- Help to make someone you’ve recently met feel comfortable with your group of friends.
- Share with a group of people an interesting experience you once had.
- Put yourself in a new and different social situation.
- Volunteer to help organize an event.
- Ask a group of people who are planning to engage in a social activity (e.g.‚ go to a movie) if you can join them.
- Get invited to a party that is being given by a prominent or popular individual.
- Volunteer to help lead a group or organization.
- Keep your side of the conversation.
- Be involved in group activities.
- Find someone to spend a weekend afternoon with.
- Express your feelings to another person.
- Find someone to go to lunch with.
- Ask someone out on a date.
- Go to a party or social function where you probably won’t know anyone.
- Ask someone for help when you need it.
- Make friends with a member of your peer group.
- Join a lunch or dinner table where people are already sitting and talking.
- Make friends in a group where everyone else knows each other.
- Ask someone out after s/he was busy the first time you asked.
- Get a date to a dance that your friends are going to.
- Call someone you’ve met and would like to know better.
- Ask a potential friend out for coffee.