Échelle d’auto-efficacité face aux agressions des pairs (PA-CSES)

Analyse psychométrique détaillée de la Peer Aggression Coping Self-Efficacy Scale (PA-CSES) développée par Singh et Bussey : dimensions factorielles, cadre théorique sociocognitif de Bandura, propriétés de fidélité et validité, et items d’évaluation originaux.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 14, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 14, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

La Peer Aggression Coping Self-Efficacy Scale (PA-CSES), conceptualisée en français sous le titre d’Échelle d’auto-efficacité face aux agressions des pairs, est un instrument psychométrique de référence développé par Puvirrajh Singh et Kay Bussey (2009). Cet outil d’évaluation quantitative est spécifiquement élaboré pour mesurer les croyances d’un individu relatives à ses capacités d’adaptation et de régulation face aux comportements d’intimidation, de harcèlement et de victimisation exercés par ses pairs en milieu scolaire ou social. Les agressions interpersonnelles au cours de l’enfance et de l’adolescence constituent un facteur de risque majeur de détresse psychologique, d’anxiété sociale, de symptômes dépressifs et de déclin des performances académiques. La PA-CSES s’inscrit au cœur de la théorie sociale cognitive formulée par Albert Bandura, postulant que ce n’est pas uniquement le comportement réactif effectif, mais la confiance d’un individu en son pouvoir d’action (sentiment d’efficacité personnelle) qui module la réponse au stress et limite l’impact psychopathologique de la victimisation.

L’échelle complète comprend 44 items répartis en quatre dimensions factorielles robustes : l’auto-efficacité pour les comportements proactifs (Self-Efficacy for Proactive Behavior, 15 items), l’auto-efficacité pour l’évitement des comportements agressifs en retour (Self-Efficacy for Avoiding Aggressive Behavior, 11 items), l’auto-efficacité pour la prévention de l’auto-culpabilisation (Self-Efficacy for Avoiding Self-Blame, 10 items) et l’auto-efficacité pour le désengagement du rôle de victime (Self-Efficacy for Victim-Role Disengagement, 8 items). Une forme abrégée unidimensionnelle ou tripartite à 12 items a également été décrite dans la littérature appliquée, ciblant la réponse assertive, l’évitement protecteur et la résolution méthodique de problèmes. Les participants répondent au moyen d’une échelle de type Likert graduée en 7 points, oscillant entre 1 (« Pas bien du tout » / Not well at all) et 7 (« Très bien » / Very well). Les études psychométriques mettent en évidence une consistance interne remarquable (coefficients alpha de Cronbach généralement situés entre 0,81 et 0,93 pour les sous-échelles) ainsi qu’une excellente validité de construit et prédictive, démontrant que des scores élevés amortissent significativement la corrélation négative entre la victimisation par les pairs et le bien-être émotionnel.

2. Mots-clés / Keywords

Auto-efficacité, agression par les pairs, victimisation, intimidation scolaire, théorie sociale cognitive, stratégies d’adaptation, coping, régulation émotionnelle, psychométrie développementale, résilience chez l’adolescent.

3. Auteurs / Authors

L’instrument a été conçu et validé empiriquement par une équipe de chercheurs spécialisés en psychologie du développement et en régulation sociale cognitive à l’Université Macquarie (Sydney, Australie) :

  • Puvirrajh Singh, Ph.D. : Chercheur en psychologie du développement, Department of Psychology, Macquarie University, Sydney, Nouvelle-Galles du Sud, Australie. Ses travaux se concentrent sur la victimisation chez les adolescents, les dynamiques d’agression relationnelle et l’impact des croyances de compétence personnelle.
  • Kay Bussey, Ph.D. : Professeure émérite de psychologie cognitive et développementale, Department of Psychology, Macquarie University, Sydney, Australie. Auteure prolifique et collaboratrice d’Albert Bandura sur la théorie sociocognitive du développement du genre et de la moralité (Courriel institutionnel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

La PA-CSES a été conçue pour combler une lacune théorique et méthodologique fondamentale dans la littérature relative au harcèlement en milieu scolaire (harcèlement scolaire). Jusqu’à son élaboration, la vaste majorité des questionnaires s’intéressaient exclusivement aux répertoires comportementaux réels adoptés par les victimes d’agressions (par exemple, la fuite, l’agression en représailles, la recherche passive d’aide), sans sonder les perceptions métacognitives d’efficacité personnelle qui précèdent et déterminent le déploiement durable de ces conduites. Or, la théorie sociocognitive démontre qu’un individu peut posséder le savoir-faire comportemental théorique pour gérer un conflit tout en échouant à le mobiliser sous la menace en raison d’un sentiment d’impuissance cognitive intériorisé.

L’échelle remplit une triple fonction théorique, clinique et préventive :

  • Sur le plan de la recherche fondamentale : Elle permet d’élucider les mécanismes médiateurs et modérateurs reliant l’exposition à la violence des pairs aux troubles internalisés (dépression, anxiété généralisée, phobie scolaire) et externalisés (conduites antisociales, passage à l’acte violent réactif). L’échelle quantifie comment les croyances de maîtrise cognitive diminuent la vulnérabilité psychologique face aux stress interpersonnels répétés.
  • Sur le plan de l’évaluation clinique et psycho-éducative : L’outil fournit aux psychologues de l’éducation, conseillers d’orientation et cliniciens de l’enfance un profil multidimensionnel d’évaluation. Il permet de discriminer si un jeune victimisé manque de compétences assertives (comportement proactif), s’il sombre dans une spirale d’agressivité vengeresse délétère, s’il internalise le stigmate en s’auto-culpabilisant, ou s’il s’enferme dans une identité passive de victime subie.
  • Sur le plan de l’ingénierie préventive et de l’intervention : La PA-CSES sert d’instrument pré- et post-intervention pour évaluer l’efficacité des programmes d’entraînement aux compétences sociales, des ateliers de médiation par les pairs et des thérapies cognitivo-comportementales visant la restructuration des pensées automatiques liées à l’impuissance acquise.

5. Construit psychologique / Construct

Le sentiment d’auto-efficacité face aux agressions des pairs est un construit multidimensionnel qui englobe non seulement des manifestations comportementales manifestes, mais également des opérations cognitives et affectives internes d’autorégulation. Dans la version étendue standardisée de Singh et Bussey (2009), ce construit est opérationnalisé à travers quatre dimensions fondamentales complémentaires :

1. Auto-efficacité pour les comportements proactifs (Proactive Behavior)

Cette composante évalue la croyance de l’adolescent en sa capacité à initier activement des démarches instrumentales, assertives et sociales pour désamorcer l’agression ou solliciter une intervention institutionnelle. Elle comprend la formulation d’affirmations assertives directes mais non agressives (telles que les messages en « Je », expliciter clairement son désaccord d’une voix posée et ferme), la recherche active d’alliés au sein du groupe de pairs, la consultation de membres de la famille, le recours aux enseignants ou aux éducateurs, ainsi que l’élaboration cognitive de plans de résolution constructive. Exemple d’item : La capacité perçue à dire calmement et fermement à l’agresseur d’arrêter son comportement sans céder à la panique.

2. Auto-efficacité pour l’évitement des comportements agressifs (Avoiding Aggressive Behavior)

L’agression réactive, caractérisée par des explosions colériques, des représailles physiques ou des attaques verbales impulsives, aggrave presque systématiquement la vulnérabilité de la victime et perpétue le cycle de l’intimidation. Cette sous-échelle mesure l’aptitude perçue du jeune à inhiber ses pulsions agressives secondaires, à réguler sa fureur émotionnelle, à renoncer aux fantasmes de vengeance punitive et à refuser de reporter sa détresse sur d’autres pairs innocents. Exemple d’item : La confiance en sa capacité à s’empêcher de frapper un objet ou de jurer à haute voix sous le coup de la provocation.

3. Auto-efficacité pour la prévention de l’auto-culpabilisation (Avoiding Self-Blame)

Les victimes d’agressions chroniques développent fréquemment des biais cognitifs néfastes d’attribution causale interne, stable et globale (« Je suis harcelé parce que je suis anormal », « C’est de ma faute »). Cette sous-échelle opérationnalise la force avec laquelle l’adolescent se sent capable de résister à ces pensées dysfonctionnelles dégradantes. Elle mesure la compétence à rejeter l’internalisation de la responsabilité de l’acte violent, reconnaissant que l’agression découle du comportement de l’agresseur et non d’une déficience intrinsèque de la victime. Exemple d’item : Réussir à stopper la pensée automatique récurrente selon laquelle on mériterait d’être harcelé en raison de son apparence physique.

4. Auto-efficacité pour le désengagement du rôle de victime (Victim-Role Disengagement)

Cette dimension cognitive sophistiquée appréhende la capacité d’immunisation psychologique vis-à-vis des jugements dépréciateurs émis par les agresseurs. Elle quantifie le pouvoir perçu de désamorcer l’impact de l’attaque en refusant de lui accorder une valeur personnelle déterminante (« Ce qu’ils disent ne me concerne pas, c’est leur problème »). Le désengagement cognitif implique la neutralisation de l’anxiété évaluative sociale, la relativisation de l’opinion des intimidateurs et la mobilisation d’un sentiment de valeur personnelle reposant sur d’autres sphères de réussite et d’autres cercles d’appartenance amicale bienveillants. Exemple d’item : Ne pas prendre les remarques au premier degré en se rappelant ses propres compétences et qualités dans d’autres domaines d’activité.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le socle conceptuel de la PA-CSES repose intégralement sur la théorie sociale cognitive formulée par Albert Bandura (1986, 1997), conjuguée aux modèles transactionnels du stress et du coping introduits par Richard Lazarus et Susan Folkman (1984).

Le modèle du déterminisme réciproque triadique de Bandura

Selon Bandura, le fonctionnement humain émerge de l’interaction dynamique et continue entre trois pôles : les facteurs personnels internes (cognitions, affects, neurophysiologie), les patterns comportementaux et l’environnement social. Face à l’environnement aversif caractérisé par l’agression des pairs, l’impact sur l’adaptation psychologique de l’adolescent n’est pas unilatéral. Les croyances d’auto-efficacité constituent le pivot central du système d’auto-régulation humaine : elles dictent l’effort investi, le niveau de persévérance face aux obstacles, la résilience face à l’échec et les patrons de réponses émotionnelles associées.

Dans le contexte spécifique des conflits entre pairs, Bandura et Bussey soulignent que l’exposition directe aux menaces verbales, physiques ou relationnelles active un processus d’évaluation cognitive secondaire. L’individu s’interroge : « Possédé-je les ressources cognitives et comportementales pour maîtriser cette agression ou pour préserver mon intégrité psychologique ? ». Une réponse négative déclenche une inhibition comportementale, un effondrement de l’estime de soi et des symptômes d’impuissance acquise (learned helplessness). Inversement, un sentiment d’auto-efficacité robuste active des réponses proactives constructives et des mécanismes d’auto-apaisement interne.

Articulation avec le modèle transactionnel du coping

Lazarus et Folkman définissent le coping comme l’ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants déployés pour gérer des exigences internes ou externes spécifiques perçues comme dépassant les ressources de la personne. La PA-CSES synthétise ces stratégies à travers le prisme de l’auto-efficacité en distinguant :

  • Le coping centré sur le problème : matérialisé par les stratégies proactives d’affirmation de soi, de dénonciation sélective et de résolution bilatérale.
  • Le coping centré sur l’émotion et la restructuration cognitive : incarné par la neutralisation des ruminations culpabilisantes, la pacification de la rancœur et le désengagement sélectif de la réputation sociale projetée par l’agresseur.

7. Validité / Validity

La PA-CSES a fait l’objet de rigoureuses vérifications empiriques menées principalement auprès de cohortes d’élèves du secondaire et du primaire supérieur (âgés de 10 à 16 ans) en Australie et au Royaume-Uni.

Validité de construit

La validité théorique a été corroborée par des corrélations rigoureuses avec les construits centraux de l’adaptation psychologique. Singh et Bussey (2009, 2011) ont démontré que les quatre sous-échelles de la PA-CSES entretiennent des liens théoriquement cohérents entre elles (corrélations modérées à fortes, évitant la redondance multicolinéaire, variant de r = 0,35 à r = 0,62, p < 0,001), attestant qu’elles reflètent des facettes distinctes mais coordonnées du coping auto-efficace.

Validité convergente et concurrente

La validité convergente est démontrée par des associations positives et hautement significatives avec :

  • L’estime globale de soi évaluée par l’échelle de Rosenberg (coefficients oscillant entre r = 0,38 et r = 0,54).
  • L’auto-efficacité sociale et émotionnelle générale mesurée par les échelles de Pastorelli et al. (2001).
  • Le bien-être subjectif, le sentiment d’appartenance scolaire et la compétence relationnelle auto-rapportée.

Validité discriminante et prédictive

La PA-CSES discrimine remarquablement les profils d’élèves résilients des profils d’élèves en détresse émotionnelle chronique face aux agressions. Les analyses par régressions linéaires multiples et modélisations en équations structurelles (SEM) rapportées par Singh et Bussey (2011) sur un échantillon de 485 adolescents démontrent que le sentiment d’auto-efficacité face aux agressions des pairs joue un rôle médiateur protecteur déterminant : l’impact délétère de la victimisation physique et relationnelle sur la dépression et l’anxiété sociale est substantiellement atténué chez les adolescents présentant des scores élevés à la PA-CSES (réduction significative du coefficient direct victimisation-détresse après introduction de la PA-CSES, confirmant une médiation partielle robuste avec tests de Sobel z > 3,80, p < 0,001).

8. Fidélité / Reliability

Les investigations psychométriques longitudinales et transversales attestent d’une excellente fidélité temporelle et d’une remarquable cohérence interne de la PA-CSES au travers de divers groupes d’âge et de genres.

Consistance interne (Alpha de Cronbach)

Dans l’échantillon initial de validation de Singh et Bussey (2009, N = 554 adolescents) ainsi que dans les travaux de réplication ultérieurs, les coefficients alpha de Cronbach ont révélé une homogénéité élevée des items pour chaque facteur :

  • Auto-efficacité pour les comportements proactifs (15 items) : $\alpha = 0,89$ à $0,92$.
  • Auto-efficacité pour l’évitement de l’agressivité (11 items) : $\alpha = 0,84$ à $0,88$.
  • Auto-efficacité pour la prévention de l’auto-culpabilisation (10 items) : $\alpha = 0,88$ à $0,93$.
  • Auto-efficacité pour le désengagement du rôle de victime (8 items) : $\alpha = 0,81$ à $0,86$.
  • Échelle globale combinée (44 items) : $\alpha = 0,94$.

Fidélité test-retest

La stabilité temporelle a été mesurée auprès d’un sous-échantillon d’adolescents réévalués à un intervalle de six semaines. Les coefficients de corrélation intraclasse (CCI) et de corrélation test-retest de Pearson s’élèvent à :

  • Comportements proactifs : $r = 0,78$ ($p < 0,001$).
  • Évitement de l’agressivité : $r = 0,74$ ($p < 0,001$).
  • Prévention de l’auto-culpabilisation : $r = 0,81$ ($p < 0,001$).
  • Désengagement du rôle de victime : $r = 0,72$ ($p < 0,001$).

Ces données confirment que si l’auto-efficacité est un construit sensible à des interventions ciblées, il possède néanmoins une constance dispositionnelle satisfaisante en l’absence de modification de l’environnement social.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’instrument a été vérifiée au moyen d’analyses factorielles exploratoires (AFE) complétées par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) indépendantes sous modélisation en équations structurelles.

Analyses Factorielles Exploratoires (AFE)

Lors de la phase de réduction initiale des 60 items préliminaires, une analyse en composantes principales avec rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, en postulant des inter-corrélations théoriques entre stratégies de coping) a mis en lumière l’émergence claire de quatre composantes distinctes possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures au critère de Kaiser (> 1,5) et un examen du graphique des éboulis de Cattell soutenant sans ambiguïté une solution tétracyclique. Seize items présentant des saturations croisées élevées (> 0,35 sur plusieurs facteurs) ou des saturations primaires insuffisantes (< 0,45) ont été purgés, stabilisant la configuration définitive à 44 items.

Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)

L’AFC conduite sur un échantillon distinct a comparé plusieurs structures concurrentes : un modèle unifactoriel global, un modèle à trois facteurs (fusionnant l’auto-culpabilisation et le désengagement de victime) et le modèle à quatre facteurs corrélés. Ce dernier a démontré un ajustement supérieur aux données empiriques :

  • Indice d’adéquation du modèle : Ratio chi-carré / degrés de liberté ($\chi^2 / dl$) = $1,84$.
  • Comparative Fit Index (CFI) : $0,94$.
  • Tucker-Lewis Index (TLI) : $0,93$.
  • Root Mean Square Error of Approximation (RMSEA) : $0,046$ (Intervalle de confiance à 90% : $[0,041 ; 0,051]$).
  • Standardized Root Mean Square Residual (SRMR) : $0,052$.

Toutes les saturations factorielles standardisées ($lambda$) des items sur leurs dimensions respectives se situent entre $0,52$ et $0,86$, avec une variance moyenne extraite (AVE) excédant le seuil recommandé de $0,50$ pour l’ensemble des axes.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Nom du test : Peer Aggression Coping Self-Efficacy Scale (PA-CSES) / Échelle de sentiment d’auto-efficacité face aux agressions par les pairs.
  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (papier-crayon ou informatisé).
  • Public cible : Enfants et adolescents de 10 à 18 ans (scolarité primaire supérieure, collège et lycée).
  • Nombre total d’items : 44 items répartis en quatre sous-échelles (comportement proactif : 15 items ; évitement agressif : 11 items ; évitement de l’auto-culpabilisation : 10 items ; désengagement du rôle de victime : 8 items).
  • Format d’amorce des items : Chaque proposition est précédée de la question générale d’évaluation de compétence : « How well can you . . . » (Dans quelle mesure réussissez-vous à / pouvez-vous…).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points : de 1 = « Not well at all » (Pas bien du tout) à 7 = « Very Well » (Très bien).
  • Calcul des scores et cotation :
    • Tous les items sont cotés positivement dans le sens d’une efficacité perçue élevée (aucun item inversé dans le calcul des sous-échelles).
    • Pour chaque sous-échelle, on calcule soit une note brute sommative, soit une note moyenne (somme des items divisée par le nombre d’items de la dimension, maintenant ainsi l’interprétation sur l’échelle de 1 à 7).
    • Un score global composite d’auto-efficacité face aux agressions peut être établi par la moyenne générale des 44 items. Des scores élevés reflètent un sentiment d’auto-efficacité robuste et protecteur.
  • Durée de passation : Environ 10 à 15 minutes pour la version complète de 44 items.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2009 (article fondateur dans le British Journal of Developmental Psychology) ; intégration clinique dans le recueil d’outils d’évaluation axés sur les forces en 2013 (Simmons & Lehmann, Springer).
  • Droits d’auteur et propriété intellectuelle : Détenus conjointement par les auteurs (Puvirrajh Singh et Kay Bussey) et la British Psychological Society / John Wiley & Sons.
  • Conditions d’accès et tarifs : L’instrument est mis à la disposition gratuite des chercheurs, psychologues scolaires et étudiants dans le cadre exclusif de travaux académiques, de recherche non commerciale ou de dépistage institutionnel en milieu éducatif. La reproduction des items à grande échelle dans des publications commerciales ou des plateformes numériques payantes nécessite l’accord formel des détenteurs des droits.
  • Contact pour permissions : Les demandes d’autorisation institutionnelle et d’utilisation peuvent être transmises à la Professeure Kay Bussey à l’Université Macquarie (Sydney, Australie).

12. Références / References

Les publications académiques et ouvrages fondateurs relatifs à la PA-CSES comprennent :

  • Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
  • Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
  • Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984). Stress, appraisal, and coping. Springer Publishing Company.
  • Pastorelli, C., Caprara, G. V., Barbaranelli, C., Rola, J., Rozsa, S., & Bandura, A. (2001). The structure of children’s perceived self-efficacy: A cross-national study. European Journal of Psychological Assessment, 17(2), 87–97. https://doi.org/10.1027//1015-5759.17.2.87
  • Simmons, C. A., & Lehmann, P. (Eds.). (2013). Tools for strengths-based assessment and evaluation (pp. 490–493). Springer Publishing Company. https://doi.org/10.1891/9780826195654
  • Singh, P., & Bussey, K. (2009). The development of a Peer Aggression Coping Self-Efficacy Scale for adolescents. British Journal of Developmental Psychology, 27(4), 971–992. https://doi.org/10.1348/026151008X398518
  • Singh, P., & Bussey, K. (2011). Peer victimization and psychological maladjustment: The mediating role of coping self-efficacy. Journal of Research on Adolescence, 21(2), 420–433. https://doi.org/10.1111/j.1532-7795.2010.00680.x

13. Questions et items du questionnaire (Scale Items)

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
1

Ask a friend for advice
2

Talk to someone about how it made you feel
3

Get help from a friend
4

Get help from a family member
5

Try and think of different ways to fix it
6

Ask a family member for advice
7

Give the kid picking on you an “I” message (e.g.‚ I don’t like you doing that)
8

Try extra hard to keep it from happening again
9

In a clear and strong voice tell them that you don’t like what they are doing
10

Talk to the teacher about it
11

Change something about yourself so you can deal with the situation better
12

Make a plan to get along with the kid who was picking on you
13

Say something to stick up for yourself
14

In a calm and pleasant manner‚ tell the kid to stop
15

Take some time to cool off before responding
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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 14). Échelle d’auto-efficacité face aux agressions des pairs (PA-CSES). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/peer-aggression-coping-self-efficacy-scale-pa-cses/
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité face aux agressions des pairs (PA-CSES).” Base de données de psychologie en français, 14 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/peer-aggression-coping-self-efficacy-scale-pa-cses/.
Looti, Mohammed. “Échelle d’auto-efficacité face aux agressions des pairs (PA-CSES).” Base de données de psychologie en français. octobre 14, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/peer-aggression-coping-self-efficacy-scale-pa-cses/.