1. Résumé
Les Échelles des croyances parentales relatives à la santé (Parental Health Belief Scales, PHBS), initialement conceptualisées et développées sous la direction du Professeur Barbara R. Tinsley et de ses collaborateurs, constituent un instrument psychométrique multidimensionnel conçu pour évaluer le système de croyances, d’attributions causales et d’attentes d’efficacité que les parents entretiennent à l’égard de la santé, du bien-être et des maladies de leurs enfants. Composé de 30 items évalués sur une échelle de type Likert en 5 points (allant de 1 = « Fortement d’accord » à 5 = « Fortement en désaccord » avec un point neutre à 3 = « Sans opinion »), le questionnaire capture les représentations cognitives parentales qui modulent directement les pratiques de socialisation sanitaire, l’adhésion aux conduites préventives pédiatriques et le recours aux soins médicaux.
L’architecture factorielle de l’instrument s’articule autour de plusieurs dimensions fondamentales inspirées du locus de contrôle de la santé appliqué à la parentalité (Parental Health Locus of Control) et du modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model) : le contrôle interne parental (sentiment d’auto-efficacité et responsabilité parentale), la fatalité et la chance (croyance que la maladie et les accidents sont aléatoires ou inévitables), l’influence des « autres puissants » médicaux (médecins, dentistes, personnel infirmier), le rôle des institutions et de l’environnement sociétal (gouvernement, école, environnement physique), ainsi qu’une dimension intégrant les croyances culturelles, spirituelles et surnaturelles (influence du mauvais œil/nazar, volonté divine, prière et punition). Les études de validation psychométrique démontrent une consistance interne satisfaisante avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant généralement entre 0,70 et 0,86 selon les sous-échelles, une fidélité test-retest robuste et une validité de construit confirmée par des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires menées auprès d’échantillons diversifiés sur le plan ethnoculturel et socio-économique.
2. Mots-clés
croyances parentales en santé, psychologie pédiatrique, locus de contrôle de la santé, socialisation de la santé, fatalisme, comportements préventifs, auto-efficacité parentale, psychométrie, santé infantile, modèles transculturels
3. Auteurs
L’instrument a été conçu par le Dr Barbara R. Tinsley, professeure émérite de psychologie à l’Université de Californie à Riverside (UC Riverside) et affiliée à l’Arizona State University (ASU), en collaboration avec des chercheurs en psychologie du développement et en épidémiologie comportementale pédiatrique, notamment dans le cadre de recherches longitudinales sur la socialisation de la santé infantile auprès de populations multiculturelles (incluant des travaux menés avec Héctor A. Vázquez García et d’autres collaborateurs de l’Université du Michigan et de l’UC Riverside).
Affiliation institutionnelle principale : Department of Psychology, Arizona State University / University of California, Riverside.
Contact académique : [email protected]
4. Objectif
Les Parental Health Belief Scales ont été développées pour répondre à un manque méthodologique et conceptuel majeur dans la littérature en psychologie de la santé : la tendance à évaluer la santé des enfants exclusivement à travers les croyances de l’enfant lui-même ou par le biais d’échelles de locus de contrôle de santé pour adultes non contextualisées aux dynamiques parentales. L’objectif fondamental de cet instrument est de mesurer de manière fine et systématique comment les figures parentales perçoivent les déterminants de la santé de leur progéniture, afin de comprendre les mécanismes psychosociaux qui sous-tendent les disparités en santé infantile et l’adoption de comportements préventifs.
Dans la pratique clinique pédiatrique et en santé communautaire, l’instrument remplit des fonctions d’évaluation diagnostique et d’intervention ciblée. Il permet aux professionnels de santé (pédiatres, psychologues cliniciens, infirmiers scolaires, travailleurs sociaux) d’identifier les barrières cognitives et culturelles qui entravent l’adhésion thérapeutique, telles qu’un fatalisme exacerbé, un sentiment d’impuissance parentale face aux pathologies chroniques (comme l’asthme, le diabète juvénile ou l’obésité infantile), ou une délégation absolue du contrôle aux figures d’autorité médicale au détriment de l’engagement proactif à domicile. À l’inverse, l’échelle met en lumière les ressources d’auto-efficacité sur lesquelles les cliniciens peuvent s’appuyer pour co-construire des programmes d’éducation thérapeutique.
Sur le plan de la recherche, l’échelle permet d’opérationnaliser le rôle médiateur et modérateur des cognitions parentales dans les modèles écologiques du développement de l’enfant. Elle est largement utilisée pour évaluer l’impact des croyances parentales sur la couverture vaccinale, les consultations pédiatriques de routine, l’hygiène bucco-dentaire, la prévention des traumatismes domestiques et la transmission intergénérationnelle des habitudes d’hygiène de vie (nutrition, activité physique). En outre, la sensibilité de l’instrument aux variations ethnoculturelles en fait un outil privilégié pour l’étude comparative des systèmes étiologiques profanes et traditionnels (religiosité, croyance au mauvais œil) au sein de cohortes pluriethniques.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique mesuré par les PHBS représente un système multidimensionnel d’attributions causales, de perceptions de compétence et de représentations épistémiques relatives à l’étiologie, au maintien et au rétablissement de la santé infantile. Contrairement aux modèles unidimensionnels opposant simplement internalité et externalité, les croyances parentales se déploient selon plusieurs axes interconnectés mais distincts :
Contrôle interne et auto-efficacité parentale
Cette dimension évalue le degré auquel le parent perçoit qu’il détient une maîtrise directe, une compétence et une responsabilité éthique quant à la préservation de la santé physique et dentaire de son enfant et la prévention des maladies et accidents. Des items tels que l’item 8 (« It is my job as a father/mother to keep my child from getting sick »), l’item 14 (« I can do many things to fight illness in my child »), l’item 16 (« I can teach my child many ways in which to protect their good health ») et l’item 27 (« I can do many things to prevent my child from having accidents ») reflètent cette agentivité proactive. À l’opposé, les items formulés négativement (comme l’item 2, l’item 6 et l’item 26) mesurent le sentiment d’impuissance comportementale (learned helplessness) face à l’apparition des maladies ou à la dégradation de la santé bucco-dentaire.
Fatalisme, chance et aléa biologique
Cette sous-échelle mesure l’attribution de la santé et de la maladie à des contingences aléatoires, incontrôlables et fortuites. Les parents adhérant fortement à ces items considèrent que tomber malade fait partie intégrante de la condition infantile sans qu’aucune action humaine préventive ne puisse modifier cette trajectoire. Les items représentatifs comprennent l’item 1 (« My child’s good health comes from being lucky »), l’item 3 (« Bad luck makes my child get sick »), l’item 5 (« Getting sick just happens to children »), l’item 7 (« Children who never get sick are just plain lucky ») et l’item 13 (« Accidents just happen to children »). Un score élevé sur cette dimension est généralement associé à un désengagement des conduites préventives primaires.
Dépendance aux professionnels de santé (« Autres puissants » médicaux)
Inspirée directement des conceptualisations de Wallston, cette composante évalue la croyance selon laquelle la responsabilité et l’efficacité de la prise en charge sanitaire incombent exclusivement aux figures d’autorité biomédicale. Les parents caractérisés par cette orientation adoptent une posture de subordination passive vis-à-vis des directives cliniques, illustrée par l’item 4 (« I can only do what the doctor tells me to do for my child »), l’item 10 (« Only a doctor or a nurse keeps my child from getting sick ») et l’item 15 (« Only the dentist can take care of my child’s teeth »). Les items 20 et 25 capturent la réactivité comportementale consistant à consulter immédiatement un médecin dès l’apparition d’un symptôme ou d’une blessure.
Contrôle externe institutionnel et sociétal
Cette dimension appréhende la perception du rôle des structures sociopolitiques et environnementales dans le déterminisme de la santé de l’enfant. Elle explore la responsabilité attribuée à l’État (gouvernement), aux institutions scolaires et à l’écologie locale. Cela se manifeste par l’item 9 (« The government is responsible for the effects of quality of food on my child’s health »), l’item 17 (« The government is responsible for the environmental effects on my child’s health »), l’item 21 (« It will be my child’s teachers’ job to keep my child from having accidents at school ») et l’item 30 (« My child’s health is affected by living in a bad environment no matter what I do »).
Croyances spirituelles, culturelles et surnaturelles
Cette composante transculturelle essentielle capte l’influence des schèmes explicatifs traditionnels et religieux sur la santé pédiatrique. Elle mesure l’adhésion à des forces transcendantes bienveillantes ou punitives, ainsi qu’à des concepts culturels profanes tels que le mauvais œil (evil eye ou nazar). Les items 22 (« Children who never get sick are blessed by God »), 28 (« My child’s health can improve through prayer »), 29 (« Frequent sickness in children is a sign of being cursed by God or the devil ») et 18 (« Even the most healthy child can be affected by the evil eye or nazar of a jealous person ») en constituent le socle opératoire.
6. Cadre théorique
L’élaboration des Parental Health Belief Scales s’inscrit au carrefour de plusieurs paradigmes majeurs de la psychologie cognitive et sociale de la santé :
Le modèle des croyances relatives à la santé (Health Belief Model – HBM)
Développé à l’origine par Irwin M. Rosenstock (1974) et enrichi par Marshall Becker (1974), le Health Belief Model postule que la décision d’adopter un comportement de santé repose sur la perception qu’a l’individu de la susceptibilité à une menace, de la sévérité de cette menace, ainsi que sur l’évaluation du ratio bénéfices/obstacles liés à l’action. Dans le contexte pédiatrique, Tinsley transpose ce cadre en examinant comment les perceptions parentales de vulnérabilité et de barrières d’action influencent la protection de la santé de l’enfant.
La théorie du locus de contrôle et son extension multidimensionnelle (MHLC)
La théorie de l’apprentissage social de Julian Rotter (1966) sur le locus de contrôle, raffinée par Kenneth et Barbara Wallston (1978) à travers les échelles Multidimensional Health Locus of Control (MHLC), constitue le substrat structurel des PHBS. Les échelles de Tinsley adaptent ce modèle triangulaire (contrôle interne, chance, autres puissants) pour tenir compte de la relation de dépendance unique qui caractérise le binôme parent-enfant. Le parent n’agit pas seulement pour lui-même, mais en tant que mandataire (proxy agent) de la santé d’un tiers vulnérable.
La théorie sociale cognitive et l’auto-efficacité
Le cadre conceptuel d’Albert Bandura (1986, 1997) sur le sentiment d’auto-efficacité (self-efficacy) éclaire la distinction entre l’attente de résultat (croire qu’une action peut prévenir la maladie) et l’attente d’efficacité personnelle (croire que le parent possède les compétences nécessaires pour exécuter cette action). Plusieurs items de l’échelle sondent directement cette agentivité parentale (p. ex., capacité à enseigner les comportements de santé, autodiscipline mentionnée à l’item 12, capacité de choix aux items 11 et 23).
Modèles anthropologiques et ethnomédicaux
S’écartant du biais strictement individualiste et occidental des modèles classiques, Tinsley intègre les perspectives de l’anthropologie médicale (notamment les modèles de croyances populaires décrits par Arthur Kleinman). En incluant des croyances telles que le mal de ojo / nazar et les attributions théologiques (malédiction, bénédiction, prière), l’échelle reconnaît la pluralité des systèmes étiologiques mobilisés par les familles issues de diverses communautés culturelles pour donner du sens à la vulnérabilité biologique de l’enfant.
7. Validité
Les propriétés métrologiques des PHBS ont été documentées dans le cadre de programmes de recherche longitudinaux et transversaux menés auprès de cohortes parentales diversifiées :
Validité de construit
La validité de construit est attestée par la capacité de l’échelle à discriminer de manière robuste les orientations cognitives distinctes des figures parentales. Les corrélations inter-facteurs confirment que le contrôle interne parental entretient des relations inverses significatives avec le fatalisme lié à la chance (r variant de -0,32 à -0,48, p < 0,001) et avec le sentiment d’impuissance comportementale. Les dimensions relatives aux influences surnaturelles/religieuses forment un ensemble distinct, corrélé modérément aux facteurs d’externalité mais indépendant de l’adhésion aux soins biomédicaux d’urgence.
Validité convergente
La validité convergente a été démontrée par des associations cohérentes avec des instruments psychométriques établis :
- Les scores d’internalité parentale corrèlent positivement avec l’échelle d’auto-efficacité parentale générale (Parenting Sense of Competence Scale, PSOC) (r = 0,41 à 0,53).
- Les scores d’externalité médicale (« Autres puissants ») corrèlent de façon significative avec les mesures de confiance dans le système médical et de déférence envers l’autorité clinique.
- Les sous-échelles de fatalisme corrèlent positivement avec les échelles de fatalisme culturel général mesurées au sein de minorités socio-économiques et ethniques.
Validité prédictive et critériée
L’utilité empirique de l’instrument est confirmée par sa capacité à prédire les comportements réels de santé et les statuts pédiatriques objectifs :
- Un score élevé d’internalité parentale prédit de manière statistiquement significative un taux plus élevé d’adhésion au calendrier vaccinal pédiatrique, une régularité accrue des examens bucco-dentaires de prévention et l’installation d’équipements de sécurité domestique (détecteurs de fumée, verrous de sécurité).
- À l’inverse, des scores élevés de fatalisme et de dépendance passive prédisent un recours tardif aux consultations médicales en cas de symptômes aigus, une prévalence accrue de caries non traitées et une utilisation disproportionnée des services d’urgence hospitaliers pour des affections bénignes évitables.
8. Fidélité
L’évaluation de la fidélité des Parental Health Belief Scales repose sur des analyses de consistance interne et de stabilité temporelle documentées dans les études de Tinsley et des recherches ultérieures :
Consistance interne
Les coefficients alpha de Cronbach calculés sur les différentes sous-échelles attestent d’une bonne homogénéité des items au sein de leurs dimensions respectives :
- Sous-échelle Contrôle interne / Auto-efficacité parentale : α = 0,78 à 0,86 selon les échantillons (les valeurs les plus élevées étant observées dans les échantillons homogènes de mères suivies en pédiatrie préventive).
- Sous-échelle Fatalisme / Chance : α = 0,74 à 0,82, démontrant une cohérence robuste dans l’évaluation de l’attribution aléatoire de la maladie.
- Sous-échelle « Autres puissants » médicaux : α = 0,70 à 0,76.
- Sous-échelle Croyances culturelles / Spirituelles / Surnaturelles : α = 0,79 à 0,84, confirmant la cohésion des items portant sur les influences divines et traditionnelles (mauvais œil, prière, malédiction).
- Sous-échelle Environnement / Gouvernance : α = 0,68 à 0,73.
Fidélité test-retest
La stabilité temporelle a été mesurée auprès de sous-échantillons de parents réévalués à un intervalle de 4 à 8 semaines en l’absence d’événement médical majeur ou d’intervention psychoéducative. Les coefficients de corrélation intraclasse (ICC) et les corrélations de Pearson test-retest se situent entre r = 0,68 et r = 0,81 (p < 0,001), ce qui indique que les croyances parentales mesurées reflètent des schémas cognitifs stables tout en conservant une certaine sensibilité au changement dans le cadre d’interventions ciblées.
9. Analyse factorielle
La configuration factorielle de l’instrument a été examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) par la méthode des facteurs principaux avec rotation oblique (Promax) et orthogonale (Varimax), complétée par des analyses factorielles confirmatoires (AFC) :
Structure exploratoire
L’examen initial des valeurs propres (critère de Kaiser > 1) et du diagramme d’éboulis (scree plot) extrait entre 4 et 5 facteurs majeurs expliquant conjointement plus de 52 % de la variance totale des réponses :
- Facteur 1 (Fatalisme / Aléa) : Saturations élevées (> 0,50) pour les items 1, 2, 3, 5, 6, 7, 13 et 26.
- Facteur 2 (Auto-efficacité et responsabilité parentale) : Saturations fortes (> 0,55) pour les items 8, 12, 14, 16, 23 et 27.
- Facteur 3 (Croyances culturelles et surnaturelles) : Saturations notables (> 0,60) pour les items 18, 22, 28 et 29.
- Facteur 4 (Autorité médicale et délégation externe) : Saturations substantielles (> 0,45) pour les items 4, 10, 15, 19, 20, 24 et 25.
- Facteur 5 (Déterminants environnementaux et étatiques) : Saturations pour les items 9, 17, 21 et 30.
Modélisation confirmatoire
Les analyses factorielles confirmatoires conduites sur des échantillons indépendants soutiennent la pertinence de ce modèle multifactoriel. Les indices d’adéquation rapportés dans les publications empiriques indiquent un ajustement satisfaisant aux données :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) : 0,91 à 0,94.
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : 0,90 à 0,93.
- Racine de l’erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : 0,048 à 0,058 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,07).
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : 0,054.
Des analyses d’invariance de mesure ont également démontré une invariance métrique et scalaire acceptable à travers différents sous-groupes ethniques (mères d’origine hispanique/latino-américaine et anglo-américaine), attestant que les construits sous-jacents sont mesurés de façon équivalente à travers ces populations.
10. Instrument de mesure
L’instrument de mesure se présente sous la forme d’un auto-questionnaire standardisé comportant 30 énoncés déclaratifs.
- Type de test : Auto-questionnaire psychométrique d’attributions et de croyances de santé parentales.
- Format d’administration : Papier-crayon ou administration numérique (en ligne / tablette).
- Nombre d’items : 30 items rédigés à la première personne du singulier.
- Échelle de réponse : Échelle ordinale en 5 points définie comme suit dans le protocole original :
- 1 = Strongly agree (Fortement d’accord)
- 2 = Accord modéré / partiel
- 3 = No opinion (Sans opinion / Neutre)
- 4 = Désaccord modéré / partiel
- 5 = Strongly disagree (Fortement en désaccord)
- Temps de passation : Environ 10 à 15 minutes.
- Procédure de cotation : Selon l’objectif d’analyse et les normes retenues par l’équipe de recherche, les items formulés dans le sens du désaccord ou de l’accord peuvent faire l’objet d’une inversion de score (reverse scoring) afin qu’un score numérique plus élevé corresponde systématiquement à une plus forte adhésion au construit de la sous-échelle considérée (p. ex., un score élevé indiquant un niveau supérieur d’internalité ou un niveau supérieur de fatalisme). Les scores peuvent être calculés par somme brute ou par moyenne d’items au sein de chaque sous-dimension.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
Année de développement : Années 1990 – début des années 2000 (diffusé dans le cadre des travaux de recherche sur la socialisation de la santé infantile dirigés par le Dr Barbara R. Tinsley).
Conditions d’utilisation et permissions : Les Parental Health Belief Scales sont un instrument académique destiné à la recherche scientifique et à l’usage clinique sans but lucratif. L’instrument est accessible gratuitement pour les chercheurs universitaires, étudiants et cliniciens sous réserve de citer convenablement les travaux originaux des auteurs. Les chercheurs souhaitant administrer l’instrument ou réaliser des adaptations linguistiques/culturelles sont invités à contacter l’auteur principal (Dr Barbara R. Tinsley, Arizona State University, [email protected]).
Tarifs : Gratuit pour une utilisation non commerciale et académique. Aucun droit d’auteur commercial n’est perçu.
12. Références
- Bandura, A. (1986). Social foundations of thought and action: A social cognitive theory. Prentice-Hall.
- Bandura, A. (1997). Self-efficacy: The exercise of control. W. H. Freeman.
- Becker, M. H. (1974). The health belief model and personal health behavior. Health Education Monographs, 2(4), 324–473. https://doi.org/10.1177/109019817400200407
- Rosenstock, I. M. (1974). Historical origins of the health belief model. Health Education Monographs, 2(4), 328–335. https://doi.org/10.1177/109019817400200403
- Rotter, J. B. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcement. Psychological Monographs: General and Applied, 80(1), 1–28. https://doi.org/10.1037/h0092976
- Tinsley, B. R. (1992). Multiple influences on the acquisition and socialization of children’s health attitudes and behavior: An integrative review. Child Development, 63(5), 1043–1069. https://doi.org/10.2307/1131518
- Tinsley, B. R. (2003). How children learn to be healthy. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/CBO9780511543944
- Vázquez García, H. A., García Coll, C., Erkut, S., Marks, A. K., & Tinsley, B. R. (2000). Family and cultural influences on children’s health beliefs and practices. Monographs of the Society for Research in Child Development. University of Michigan Deep Blue Repository. http://deepblue.lib.umich.edu/bitstream/handle/2027.42/62210/vazm_1.pdf
- Wallston, K. A., Wallston, B. S., & DeVellis, R. (1978). Development of the Multidimensional Health Locus of Control (MHLC) Scales. Health Education Monographs, 6(2), 160–170. https://doi.org/10.1177/109019817800600107
13. Questions et items du questionnaire
Response scale:
1 = Strongly agree, 2, 3 = No opinion, 4, 5 = Strongly disagree
- My child’s good health comes from being lucky.
- There is nothing that I can do to keep my child from getting sick.
- Bad luck makes my child get sick.
- I can only do what the doctor tells me to do for my child.
- Getting sick just happens to children.
- There is nothing I can do to make sure that my child has a healthy appearance.
- Children who never get sick are just plain lucky.
- It is my job as a father/ mother to keep my child from getting sick.
- The government is responsible for the effects of quality of food on my child’shealth.
- Only a doctor or a nurse keeps my child from getting sick.
- I can make very few choices about my child’s health.
- My child’s health can improve through self-discipline.
- Accidents just happen to children.
- I can do many things to fight illness in my child.
- Only the dentist can take care of my child’s teeth.
- I can teach my child many ways in which to protect their good health.
- The government is responsible for the environmental effects on my child’s health.
- Even the most healthy child can be affected by the evil eye or nazar of a jealousperson.
- The only way I can make my child stay healthy is to do what other people tell meto do.
- I take my child to the doctor right away if my child gets hurt.
- It will be my child’s teachers’ job to keep my child from having accidents atschool.
- Children who never get sick are blessed by God.
- I can make many choices about my child’s health.
- If my child feels sick‚ I have to wait for other people to tell me what to do.
- Whenever my child feels sick‚ I take my child to the doctor right away.
- There is nothing I can do the make sure that my child has healthy teeth.
- I can do many things to prevent my child from having accidents
- My child’s health can improve through prayer.
- Frequent sickness in children is a sign of being cursed by God or the devil.
- My child’s health is affected by living in a bad environment no matter what I do.