Pad-test (24 heures) / test de la garniture

Le Pad-test de 24 heures (test de la garniture) est l’outil clinimétrique de référence recommandé par l’International Continence Society pour quantifier de manière objective et gravimétrique le volume des pertes d’urine en situation écologique quotidienne.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · septembre 30, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : septembre 30, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

Le Pad-test de 24 heures (souvent désigné en français sous les termes de test de la garniture de 24 heures, test de la compresse ou test au tampon) est un instrument de mesure clinique, instrumentale et comportementale standardisé, recommandé initialement par l’International Continence Society (ICS). Conçu pour quantifier de manière objective et gravimétrique le volume de fuite urinaire involontaire dans l’environnement écologique et quotidien du patient, cet outil pallie les biais inhérents aux déclarations rétrospectives et aux tests de provocation standardisés de courte durée en laboratoire (tels que le test d’une heure). L’épreuve repose sur le pesage précis des protections absorbantes (garnitures ou serviettes anatomiques) avant leur mise en place et après leur utilisation sur une période continue de 24 heures, les patients maintenant un carnet mictionnel et consignant leurs prises hydriques ainsi que leurs activités motrices quotidiennes.

Bien que le test fournisse une mesure continue exprimée en grammes (où un gramme de surplus pondéral équivaut approximativement à un millilitre d’urine perdue), il s’articule cliniquement autour de seuils standardisés catégorisant la sévérité de l’incontinence urinaire : insignifiante (< 1,3 g à 4 g selon les consensus), légère (4 à 20 g), modérée (21 à 74 g) et sévère (≥ 75 g à 100 g). Sur le plan des propriétés métrologiques et clinimétriques, le test présente une excellente validité de construit et une forte validité écologique comparativement aux tests d’effort de courte durée. Sa fidélité test-retest s’avère robuste, affichant des coefficients de corrélation intraclasse (ICC) oscillant généralement entre 0,72 et 0,93 chez les patients stabilisés, avec des sensibilités au changement particulièrement sensibles pour évaluer l’efficacité des rééducations périnéales, des thérapies comportementales ou des interventions chirurgicales uro-gynécologiques.

2. Mots-clés / Keywords

Pad-test de 24 heures, test de la garniture, gravimétrie, incontinence urinaire, clinimétrie, International Continence Society, validité écologique, fuite urinaire, rééducation pelvi-périnéale, évaluation comportementale.

3. Auteurs / Authors

Le développement initial du concept gravimétrique du test de la compresse en urologie clinique remonte aux travaux pionniers du Dr J. R. Sutherst et de ses collaborateurs (notamment Malcolm Brown et Michael Shaw) au début des années 1980 au sein du département d’uro-gynécologie du Royal Liverpool Hospital (Royaume-Uni). L’International Continence Society (ICS) a par la suite formalisé et standardisé les directives méthodologiques sous l’impulsion de comités de standardisation clinique présidés successivement par des cliniciens-chercheurs internationaux tels qu’Edward J. McGuire, Paul Abrams et Derek Griffiths.

L’adaptation, la systématisation en médecine de premier recours et l’élaboration des versions néerlandaises et européennes standardisées de 24 heures ont été enrichies par les contributions de Bernards A.T.M. et collaborateurs (2011) au sein des réseaux universitaires de physiothérapie pelvienne aux Pays-Bas (KNGF – Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie). Ces chercheurs ont formalisé les protocoles de mesure ambulatoire afin de maximiser l’observance thérapeutique et la reproductibilité des pesées à domicile.

4. Objectif / Purpose

L’incontinence urinaire, qu’elle soit d’effort, par impériosité ou mixte, constitue non seulement un dysfonctionnement neuromusculaire et biomécanique pelvien, mais également un fardeau psychologique, comportemental et social de premier ordre. Dans l’examen clinique traditionnel, l’évaluation du volume de fuite urinaire repose fréquemment sur l’auto-évaluation du patient par le biais d’échelles visuelles analogiques, de questionnaires de symptômes ou du comptage empirique du nombre de protections souillées par jour. Or, ces méthodes subjectives sont affectées par une variabilité considérable : la perception de la perte urinaire varie grandement d’un individu à l’autre en fonction de la tolérance psychologique, de la sensibilité tactile cutanée, du niveau d’anxiété et des stratégies d’hygiène personnelle. Deux patients signalant « trois changes de protections par jour » peuvent présenter en réalité des volumes de pertes totalement divergents, allant de micro-fuites préventives de quelques gouttes à des saturations massives de plusieurs centaines de millilitres.

Le Pad-test de 24 heures a été conçu spécifiquement pour répondre à la nécessité d’un instrument de mesure direct, objectif, standardisé et non invasif. Ses finalités s’articulent autour de quatre axes majeurs :

  • Quantification objective de la sévérité : Fournir une donnée continue métrique (en grammes) permettant de grader avec précision la gravité réelle du déficit sphinctérien ou de l’hyperactivité détrusorienne dans les conditions réelles de vie.
  • Diagnostic différentiel et bilan initial : Permettre de distinguer les pertes urinaires pathologiques avérées des sécrétions physiologiques (transpiration périnéale importante, pertes vaginales chez la femme, humidité physiologique), qui produisent une prise de poids minimale (< 1 à 2 grammes par 24 heures sur une protection absorbante).
  • Mesure de l’efficacité thérapeutique : Servir de critère de jugement principal (gold standard gravimétrique) dans les essais cliniques randomisés et en pratique rééducative ambulatoire pour quantifier le gain obtenu suite à une rééducation périnéale comportementale, un biofeedback, une pharmacothérapie anticholinergique ou bêta-3-agoniste, ou une intervention chirurgicale (bandelette sous-urétrale, sphincter artificiel urinaire).
  • Régulation comportementale et prise de conscience : Le recueil continu sur 24 heures, couplé à un agenda des mictions et des boissons, engage le patient dans une observation concrète de l’impact de ses comportements quotidiens (volume hydrique absorbé, consommation d’excitants comme le café, intensité des activités physiques de mise en charge) sur l’ampleur des pertes d’urine.

5. Construit psychologique / Construct

Bien que le Pad-test repose sur une métrologie physique (la pesée différentielle sur balance de précision calibrée), le construit sous-jacent relève d’une interaction complexe entre la sévérité anatomo-fonctionnelle de l’incontinence, le comportement écologique d’adaptation de l’individu et son retentissement biopsychosocial. En clinimétrie comportementale, le Pad-test de 24 heures opérationnalise plusieurs dimensions interdépendantes :

1. Le volume physique d’échappement urinaire involontaire

Cette dimension purement somatique mesure l’incapacité du système vésico-sphinctérien à maintenir une pression de clôture urétrale supérieure à la pression intravésicale lors des activités courantes. Contrairement aux explorations urodynamiques invasives qui évaluent la pression de clôture maximale dans un état statique ou de remplissage artificiel rétrograde au sérum physiologique, le Pad-test de 24 heures mesure l’expression cumulative finale de cette incompétence au contact des variations de pression intra-abdominale produites par la toux, la marche, le port de charges et les mouvements posturaux naturels.

2. L’exposition écologique aux contraintes biomécaniques

La perte urinaire enregistrée au cours des 24 heures n’est pas uniquement le reflet d’une déficience sphinctérienne intrinsèque, mais le produit de cette déficience multipliée par le niveau d’activité physique réel du sujet. Un individu très sédentaire souffrant d’une incompétence sphinctérienne sévère peut afficher une perte sur 24 heures modeste en raison de l’évitement comportemental systématique des mouvements d’effort, tandis qu’un individu modérément atteint mais très actif sur le plan moteur enregistrera un volume de fuite substantiel. Ainsi, le construit intègre implicitement la dimension comportementale du niveau d’activité quotidienne.

3. L’interaction avec la régulation hydrique et l’anxiété anticipatoire

Les patients atteints d’incontinence urinaire développent fréquemment des comportements d’adaptation inadaptés, tels que la restriction hydrique drastique pour tenter d’éviter les accidents urinaires, ou à l’inverse des mictions préventives compulsives toutes les 30 minutes. Le Pad-test de 24 heures, lorsqu’il est mis en regard du carnet mictionnel, capture l’effet de ces stratégies d’adaptation psychocomportementales sur la fréquence et le volume des fuites.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’intégration du Pad-test dans l’évaluation clinique et psychométrique s’appuie sur le modèle biopsychosocial de la santé formulé par George L. Engel, ainsi que sur les principes de la clinimétrie définis par Alvan R. Feinstein. Dans le cadre théorique de Feinstein, les mesures purement biologiques ou physiologiques de laboratoire (comme les tracés de cystomanométrie) échouent souvent à refléter fidèlement l’état fonctionnel global de l’individu dans sa réalité existentielle. La clinimétrie propose donc des instruments intégrant des variables physiques dans le contexte écologique du patient.

Parallèlement, la théorie écologique du comportement humain (dérivée de Kurt Lewin et de la psychologie environnementale) postule que le comportement et les manifestations physiopathologiques sont une fonction interactive de la personne et de son environnement habituel ($B = f(P, E)$). Le Pad-test d’une heure en clinique hospitalière souffre d’un biais contextuel majeur : le patient, soumis à un protocole standardisé d’ingestion forcée de liquide et d’exercices moteurs stéréotypés (sauts, flexions, montées d’escaliers) sous le regard d’un observateur, se trouve dans une situation artificielle anxiogène qui peut fausser le tonus musculaire périnéal (hypertonie réactionnelle d’appréhension ou sidération périnéale).

À l’inverse, le protocole de 24 heures déplace l’évaluation dans la sphère environnementale propre de l’individu (home-based assessment). Le cadre théorique postule que la représentativité métrologique d’une incapacité fonctionnelle est maximisée lorsque l’échantillonnage temporel couvre l’ensemble du cycle circadien (activités diurnes sédentaires, activités professionnelles, déplacements extérieurs, périodes de repos et cycle de sommeil). Cette approche écologique permet d’observer la vulnérabilité sphinctérienne sous les effets réels de la fatigue musculaire cumulative au cours de la journée.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité du Pad-test de 24 heures ont fait l’objet de multiples investigations empiriques au cours des quatre dernières décennies :

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente est démontrée par les corrélations significatives établies entre le poids des fuites mesuré sur 24 heures et d’autres modalités d’évaluation de l’incontinence urinaire :

  • Corrélation avec les questionnaires de qualité de vie (PROMs) : Des corrélations modérées à fortes ($r = 0,45$ à $r = 0,68$, $p < 0,001$) ont été observées entre la masse de fuite au Pad-test de 24 heures et les scores globaux de questionnaires validés tels que l’International Consultation on Incontinence Questionnaire-Short Form (ICIQ-UI SF) et l’Incontinence Quality of Life Questionnaire (I-QOL). La modération de ces corrélations reflète précisément la distinction conceptuelle entre la sévérité physique de l’atteinte et son retentissement subjectif/émotionnel perçu.
  • Corrélation avec le carnet mictionnel : Le nombre d’épisodes de fuites auto-rapportés par jour dans l’agenda mictionnel corrèle significativement avec le poids des garnitures ($r = 0,55$ à $r = 0,72$), bien que le Pad-test révèle régulièrement des fuites passées inaperçues chez les patients présentant des troubles de la sensibilité proprioceptive périnéale.
  • Corrélation avec les paramètres urodynamiques : Chez les patientes présentant une incontinence urinaire d’effort, le poids des pertes au Pad-test est corrélé négativement avec la pression de clôture urétrale maximale (MUCP) et la pression de fuite à la toux (Valsalva leak point pressure, VLPP) ($r = -0,48$ à $-0,62$).

Validité discriminante

Le Pad-test de 24 heures démontre une excellente capacité à discriminer les sujets continents des sujets incontinents. Dans des cohortes de témoins asymptomatiques, l’augmentation moyenne du poids de la garniture sur 24 heures est inférieure à 1,0 – 1,3 gramme (attribuable à la sudation cutanée et aux sécrétions muqueuses). Le seuil diagnostique de 1,3 g à 2 g permet de discriminer la continence physiologique de l’incontinence pathologique avec une spécificité supérieure à 92 % et une sensibilité de l’ordre de 88 % à 94 %.

Sensibilité au changement (validité longitudinale)

Le Pad-test de 24 heures est l’un des indicateurs les plus sensibles pour documenter les variations cliniques objectives post-thérapeutiques. Des réductions substantielles de masse (> 50 % ou diminution sous le seuil de 2 g) sont systématiquement corrélées à l’impression globale d’amélioration du patient (PGI-I), fournissant une validité clinique de premier ordre pour évaluer le succès des interventions chirurgicales ou kinésithérapiques.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité d’une mesure ambulatoire gravimétrique sur 24 heures est confrontée aux fluctuations intrinsèques des activités quotidiennes d’une journée à l’autre. Néanmoins, les études méthodologiques révèlent des qualités de constance remarquables :

Fidélité test-retest

Lorsque le Pad-test de 24 heures est réitéré chez des patients dont l’état clinique est stable, le coefficient de corrélation intraclasse (ICC) pour des jours consécutifs s’établit de façon cohérente entre 0,75 et 0,93, ce qui dénote une très bonne à excellente reproductibilité. Toutefois, en raison des variations individuelles du niveau de sollicitation motrice (par exemple, entre un jour de travail actif et un jour de repos sédentaire), la littérature recommande fréquemment d’effectuer la moyenne de deux tests successifs de 24 heures (protocole de 48 heures) lorsque la décision thérapeutique exige une précision métrologique absolue, ce qui élève l’ICC au-delà de 0,90.

Erreur type de mesure (SEM) et moindre changement détectable (MDC)

L’erreur de mesure type (Standard Error of Measurement) varie selon le volume moyen de fuite, oscillant entre 4 et 12 grammes selon les populations étudiées. Le moindre changement détectable (MDC au niveau de confiance de 95 %) se situe aux alentours d’une réduction de 15 à 20 grammes dans les incontinences modérées à sévères, signifiant qu’une variation en deçà de ce seuil peut être en partie attribuable à la variabilité biologique intra-individuelle.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

En tant qu’épreuve clinimétrique comportementale basée sur une grandeur physique continue unitaire (la masse différentielle en grammes), le Pad-test de 24 heures ne comporte pas de matrice de corrélation d’items verbaux psychométriques traditionnels et ne fait donc pas l’objet d’une analyse factorielle exploratoire (AFE) ou confirmatoire (AFC) au sens conventionnel d’un questionnaire d’attitude.

Toutefois, dans le domaine de la modélisation des équations structurelles et des analyses en composantes principales (ACP) clinimétriques appliquées aux profils phénotypiques d’incontinence, les chercheurs ont examiné comment la charge gravimétrique du Pad-test se sature au sein des composantes multidimensionnelles de la sévérité urinaire :

  • Unidimensionnalité du construit volumétrique : Les études factorielles combinant les sous-scores de carnets mictionnels (fréquence diurne, fréquence nocturne, épisodes d’urgenterie, nombre d’accidents) et le Pad-test montrent que ce dernier présente la plus forte saturation factorielle (saturation > 0,80) sur le facteur latent identifié comme « Déficience volumique sphinctérienne / sévérité physique », alors que les échelles psychologiques de détresse (comme le sous-domaine impact émotionnel de l’I-QOL) se saturent sur un second facteur latent indépendant désigné comme « Réactivité émotionnelle et adaptation cognitive » (charge factorielle < 0,30 sur le facteur physique).
  • Invariance métrique temporelle : Les analyses confirmatoires longitudinales démontrent que le poids des fuites au Pad-test conserve sa structure de mesure unidimensionnelle stable avant et après traitement, confirmant qu’il constitue un indicateur invariant de la perte liquidienne objective.

10. Instrument de mesure / Instrument

Le protocole standardisé du Pad-test de 24 heures repose sur une instrumentation matérielle rigoureuse et des consignes d’utilisation scrupuleuses :

  • Type d’évaluation : Mesure physique, instrumentale, quantitative et comportementale ambulatoire en milieu écologique.
  • Durée du protocole : Exactement 24 heures consécutives (commençant généralement le matin après le premier lever mictionnel et se terminant le lendemain matin à la même heure après la première miction du réveil). Des variantes de 48 heures ou 72 heures consistent en la reconduction séquentielle de cycles de 24 heures.
  • Matériel requis :
    • Protections absorbantes standardisées fournies par le service ou protections habituelles du patient (doivent présenter une capacité d’absorption adaptée sans risque de déversement ou de saturation complète).
    • Sacs plastiques hermétiques à fermeture étanche (type sac ziploc étanche aux vapeurs) pour conserver chaque garniture immédiatement après retrait afin d’éviter toute évaporation liquidienne.
    • Balance électronique de précision numérique, étalonnée au minimum au dixième de gramme près (précision ± 0,1 g). La balance peut être mise à disposition du patient au domicile, ou les sacs scellés sont rapportés à la clinique pour pesée centralisée par le professionnel de santé.
    • Carnet de suivi des 24 heures (notant l’heure de pose, l’heure de retrait, la tare initiale, le poids final, et les remarques éventuelles sur les activités associées).
  • Procédure de calcul du score :

    Pour chaque garniture utilisée au cours de la période :

    Perte urinaire par garniture (g) = Poids de la garniture souillée (g) – Poids de la garniture sèche initiale (tare en g)

    Le score global correspond à la somme cumulative des différences pondérales sur l’ensemble des protections du cycle :

    Score total de fuite sur 24 heures = ∑ [Poids garniture souillée – Poids garniture sèche]

  • Catégorisation standardisée de la sévérité (Consensus ICS / Urogynécologie) :
    • < 1,3 g à 2 g : Perte normale ou physiologique (absence d’incontinence clinique avérée / transpiration).
    • 2 g à 20 g : Incontinence urinaire légère.
    • 21 g à 74 g : Incontinence urinaire modérée.
    • ≥ 75 g : Incontinence urinaire sévère. (Certains auteurs qualifient de « très sévère » les pertes supérieures à 100 g ou 150 g par 24 h).

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de standardisation initiale : Les premières descriptions méthodologiques datent de 1981 (Sutherst et al.) ; standardisé formellement par l’International Continence Society (ICS) en 1988 et révisé dans les rapports de standardisation ultérieurs. Les adaptations néerlandaises et européennes de premier recours datent de 2011 (Bernards et al., KNGF).
  • Statut des droits d’auteur et permissions : Le Pad-test de 24 heures est une procédure clinique et clinimétrique ouverte, tombée dans le domaine public. En tant que méthodologie standardisée internationale, elle n’est soumise à aucun brevet restrictif ni copyright commercial. Les praticiens, chercheurs et cliniciens sont libres d’utiliser la procédure sans redevance.
  • Tarifs d’utilisation : Gratuit pour l’usage clinique et la recherche académique. Les coûts inhérents au test relèvent uniquement de l’achat des consommables (garnitures absorbantes, sachets hermétiques étanches) et de l’acquisition d’une balance numérique de précision de laboratoire.

12. Références / References

  • Abrams, P., Blaivas, J. G., Stanton, S. L., & Andersen, J. T. (1988). The standardisation of terminology of lower urinary tract function. The International Continence Society Committee on Standardisation of Terminology. Scandinavian Journal of Urology and Nephrology. Supplementum, 114, 5–19. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3201169/
  • Bernards, A. T. M., Berghmans, B. C. M., Slieker-ten Hove, M. C. P. H., & de Bie, R. A. (2011). KNGF-richtlijn Stress Urine-incontinentie: Toelichtingsformulier en Meetinstrument Pad-test. Koninklijk Nederlands Genootschap voor Fysiotherapie (KNGF).
  • Dylewski, D. A., Jamison, M. G., Borawski, K. M., Sherman, N. D., & Amundsen, C. L. (2007). A simplified 24-hour pad test for assessment of urinary incontinence in women. The Journal of Urology, 178(2), 528–532. https://doi.org/10.1016/j.juro.2007.03.111
  • Feinstein, A. R. (1987). Clinimetrics. Yale University Press. https://yalebooks.yale.edu/book/9780300048452/clinimetrics
  • Karantanis, E., Fynes, M., Moore, K. H., & Stanton, S. L. (2003). Comparison of the ICIQ-SF and 24-hour pad test with other measures for evaluating the severity of urodynamic stress incontinence. International Urogynecology Journal, 14(2), 111–117. https://doi.org/10.1007/s00192-003-1040-3
  • Matharu, G. S., Assassa, R. P., Williams, K. S., & Tincello, D. G. (2004). Objective assessment of urinary incontinence in women: A comparison of the one-hour and 24-hour pad tests. BJU International, 93(9), 1254–1256. https://doi.org/10.1111/j.1464-410X.2004.04838.x
  • Sutherst, J., Brown, M., & Shaw, M. (1981). Assessing the severity of urinary incontinence in women by weighing perineal pads. The Lancet, 317(8230), 1128–1130. https://doi.org/10.1016/S0140-6736(81)92298-5
  • Versi, E., & Orrego, G. (1994). A comparison between 24-hour and 1-hour pad tests in the assessment of urinary incontinence. British Journal of Obstetrics and Gynaecology, 101(12), 1083–1085. https://doi.org/10.1111/j.1471-0528.1994.tb13587.x

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

The 24-hour Pad-test is an instrumental gravimetric procedure rather than a multi-item psychometric questionnaire. However, standard clinical implementations (such as the Dutch physical therapy protocol by Bernards, 2011, and the ICS international guidelines) employ a structured behavioral log / recording form completed by the patient over the 24-hour duration. The standardized recording fields and procedural items presented to the patient are structured as follows:

Instruction to the Patient / Directives au patient

Please follow your normal daily routine and beverage intake during the entire 24-hour test period. Do not deliberately restrict your fluids or avoid usual physical activities. Start the test in the morning after your first awakening urination. For each pad used:

  1. Weigh the dry pad in its clean plastic bag before application (or use pre-weighed reference pads).
  2. Wear the pad as required. Change the pad whenever you feel it is wet or according to your clinical instructions.
  3. Immediately upon removal, place the soiled pad into the designated airtight plastic sealable bag to prevent evaporation.
  4. Weigh the sealed bag with the soiled pad on the digital scale and record the exact weight in grams.
  5. Record the exact time of application, removal, and any triggering event (cough, exercise, urgency).
  6. Complete the final measurement the following morning at the exact same hour after passing your first morning urine.

Structured 24-Hour Pad-Test Data Log Table

Pad No. Time Placed (hh:mm) Time Removed (hh:mm) Dry Weight / Tare (A) [g] Wet Weight (B) [g] Net Urine Loss (B – A) [g] Activity / Trigger during use
Pad 1 ____:____ ____:____ ______ g ______ g ______ g [ ] Rest   [ ] Walking   [ ] Cough/Sneeze   [ ] Urgency
Pad 2 ____:____ ____:____ ______ g ______ g ______ g [ ] Rest   [ ] Walking   [ ] Cough/Sneeze   [ ] Urgency
Pad 3 ____:____ ____:____ ______ g ______ g ______ g [ ] Rest   [ ] Walking   [ ] Cough/Sneeze   [ ] Urgency
Pad 4 ____:____ ____:____ ______ g ______ g ______ g [ ] Rest   [ ] Walking   [ ] Cough/Sneeze   [ ] Urgency
Pad 5 ____:____ ____:____ ______ g ______ g ______ g [ ] Rest   [ ] Walking   [ ] Cough/Sneeze   [ ] Urgency
Night Pad ____:____ ____:____ ______ g ______ g ______ g [ ] Sleep / Overnight   [ ] Nocturia waking
TOTAL 24-HOUR URINE LOSS: ___________ grams / 24 h

★

Rate This Scale

5.0 / 5 • 1 vote

Citer cet article

Looti, M. (2026, septembre 30). Pad-test (24 heures) / test de la garniture. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/pad-test-24-heures-test-de-la-garniture/
Looti, Mohammed. “Pad-test (24 heures) / test de la garniture.” Base de données de psychologie en français, 30 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/pad-test-24-heures-test-de-la-garniture/.
Looti, Mohammed. “Pad-test (24 heures) / test de la garniture.” Base de données de psychologie en français. septembre 30, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/pad-test-24-heures-test-de-la-garniture/.