Évaluations psychologiquesPsychométrieSanté au travail

Outil de dépistage des symptômes prémenstruels pour les femmes actives

Découvrez l’Outil de dépistage des symptômes prémenstruels pour les femmes actives (Takenoshita et al., 2025) : analyse psychométrique complète, validation factorielle et impact sur la productivité au travail.

PUBLIÉ

1. Résumé

L’Outil de dépistage des symptômes prémenstruels pour les femmes actives (connu dans la littérature internationale sous l’appellation Premenstrual Symptom Screening Tool for Working Women) constitue une avancée psychométrique majeure dans l’évaluation de la santé gynécologique et occupationnelle. Historiquement, l’évaluation du syndrome prémenstruel (SPM) et du trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) reposait sur des instruments dérivés exclusivement des nosologies psychiatriques, comme le DSM-5, privilégiant les symptômes affectifs au détriment des manifestations somatiques et de leurs retentissements fonctionnels spécifiques sur le lieu de travail.

Développé par une équipe multidisciplinaire de chercheurs japonais de l’Université d’Akita (Takenoshita et al., 2025), cet instrument auto-administré évalue de manière holistique l’intensité des symptômes prémenstruels et leur interférence directe avec la performance professionnelle, notamment l’absentéisme et le présentéisme. L’échelle initiale comprend 47 items explorant quatre dimensions fondamentales : les symptômes physiques systémiques, les symptômes psychologiques et affectifs, le fonctionnement professionnel, et les symptômes abdominaux. Les items sont cotés sur une échelle de Likert en 5 points allant de 0 (« aucun symptôme ») à 4 (« symptômes très sévères »).

La validation psychométrique a été effectuée auprès d’une cohorte représentative de 3 239 femmes actives japonaises âgées de 18 à 41 ans. L’analyse de la structure factorielle a reposé sur une méthode rigoureuse de validation croisée scindant l’échantillon par échantillonnage de Bernoulli : une analyse factorielle exploratoire (AFE) sur un sous-échantillon (n = 1 597) suivie d’une analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur le second sous-échantillon indépendant (n = 1 642). Les indices d’ajustement structurel démontrent une adéquation exemplaire (CFI > 0,90, TLI > 0,95, RMSEA < 0,08, AVE ≥ 0,50). La cohérence interne est remarquable, confirmée par l’alpha de Cronbach et l’oméga de McDonald (ω). La validité concourante et de critère a été établie par des corrélations robustes avec le Copenhagen Burnout Inventory (CBI) et le Premenstrual Symptoms Screening Tool (PSST), tandis que des régressions logistiques démontrent sa valeur prédictive quantifiée sur les journées de travail perdues. Cet outil offre aux praticiens de la santé au travail et aux gestionnaires de ressources humaines un étalon scientifique indispensable pour concevoir des politiques d’aménagement du travail et des congés menstruels fondées sur des données probantes.

2. Mots-clés

Syndrome prémenstruel, santé au travail, productivité professionnelle, absentéisme, présentéisme, psychométrie, analyse factorielle, épuisement professionnel, trouble dysphorique prémenstruel, femmes actives, échelle d’évaluation, validité de construit.

3. Auteurs

L’instrument a été conçu et validé par une équipe de recherche spécialisée en santé publique, médecine du travail et gynécologie de l’Université d’Akita au Japon :

  • Chihiro Takenoshita — Département d’hygiène et de santé publique, École supérieure de médecine de l’Université d’Akita, Akita, Japon.
  • Kisho Shimizu — Département d’hygiène et de santé publique, École supérieure de médecine de l’Université d’Akita, Akita, Japon.
  • Miho Iida — Département d’hygiène et de santé publique, École supérieure de médecine de l’Université d’Akita, Akita, Japon.
  • Fumiaki Taka — Faculté des lettres, Université Toyo, Tokyo, Japon.
  • Eri Maeda — Département d’hygiène et de santé publique, École supérieure de médecine de l’Université d’Akita, Akita, Japon.
  • Songee Jung — Département d’hygiène et de santé publique, École supérieure de médecine de l’Université d’Akita, Akita, Japon.
  • Kyoko Nomura (Auteur correspondant) — Département d’hygiène et de santé publique, École supérieure de médecine de l’Université d’Akita, 1-1-1 Hondo, Akita 010-8543, Japon. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif

L’objectif fondamental de cet outil est de combler une lacune méthodologique et clinique majeure dans l’évaluation de la santé menstruelle en milieu professionnel. Les instruments de référence préexistants, tels que le Premenstrual Symptoms Screening Tool (PSST) développé par Steiner et ses collaborateurs ou le Daily Record of Severity of Problems (DRSP), ont été initialement architecturés pour correspondre strictement aux critères nosographiques du DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux). De ce fait, ces échelles classiques surpondèrent les symptômes d’ordre affectif et émotionnel (labilité émotionnelle, humeur dépressive, irritabilité, anxiété aiguë) tout en sous-estimant ou en agrégeant de manière trop succincte les manifestations somatiques, algiques et gastro-intestinales.

Or, dans le contexte spécifique de la vie active, les plaintes physiques et corporelles — telles que les céphalées sévères, les douleurs pelviennes, les crampes abdominales, les dorsalgies et l’asthénie profonde — représentent les facteurs déclencheurs les plus immédiats d’incapacité de travail, de baisse de vigilance cognitive, de présentéisme dysfonctionnel et d’absentéisme non planifié. L’instrument créé par Takenoshita et al. a été conçu pour offrir une vision équilibrée et pragmatique, traduisant le fardeau symptomatique subjectif en indicateurs quantifiables de perte de productivité.

Applications en recherche et en pratique clinique

Les finalités de l’échelle se déclinent sur plusieurs axes opérationnels :

  • En santé au travail et ergonomie : Identifier avec précision la proportion de salariées subissant une dégradation significative de leurs capacités professionnelles durant la phase lutéale tardive, fournissant ainsi des données objectives pour adapter les postes de travail et aménager le temps de travail flexible.
  • En épidémiologie et économie de la santé : Quantifier avec exactitude les coûts directs et indirects associés aux symptômes cataméniaux, permettant de modéliser les gains d’efficacité liés aux interventions de soutien en entreprise.
  • En recherche translationnelle et clinique : Évaluer l’efficacité thérapeutique d’interventions non pharmacologiques (ajustements nutritionnels, programmes d’activité physique en entreprise, thérapies cognitives et comportementales) ou médicales sur le fonctionnement quotidien global et le bien-être au travail.
  • Pour les politiques organisationnelles : Justifier scientifiquement la mise en place de politiques inclusives, telles que le congé menstruel indemnisé, en prévenant la stigmatisation grâce à des seuils de sévérité empiriquement validés.

5. Construit psychologique

L’instrument opérationnalise le syndrome prémenstruel selon un modèle biopsychosocial intégré qui conçoit le SPM non comme un simple trouble psychiatrique ou une pathologie purement biologique, mais comme une interaction dynamique entre les fluctuations neuro-endocriniennes cycliques et l’environnement socioprofessionnel de la femme. Le construit latent mesure l’intensité de la détresse périmenstruelle et sa répercussion directe sur l’efficience au travail.

Sous-échelles et dimensions structurelles

Le construit se déploie à travers quatre domaines conceptuels interconnectés :

1. Symptômes psychologiques et affectifs

Cette dimension évalue l’altération de la régulation émotionnelle durant la phase prémenstruelle. Elle inclut l’irritabilité accrue, les accès de colère disproportionnés, l’anxiété, la tension psychomotrice, les sentiments de désespoir ou d’humeur dépressive, la labilité affective (tendance aux pleurs faciles, hypersensibilité au rejet perçu), ainsi que la sensation d’être submergée ou de perdre le contrôle émotionnel.

2. Symptômes physiques systémiques

Ce domaine englobe les manifestations corporelles globales qui impactent la vitalité générale : la fatigue persistante, la léthargie, les troubles du sommeil (insomnie de maintien ou hypersomnie compensatoire), les modifications de l’appétit (fringales spécifiques, compulsions alimentaires), la sensibilité mammaire douloureuse (mastodynie), les céphalées de tension et les myalgies diffuses.

3. Symptômes abdominaux et pelviens

Contrairement aux outils psychiatriques conventionnels qui négligent la sphère somatique localisée, cette sous-échelle isole les crampes abdominales, les sensations de ballonnement, la rétention hydrosodée avec prise de poids perçue, et les perturbations gastro-intestinales qui constituent une source majeure d’inconfort physique aigu en position assise ou prolongée au poste de travail.

4. Fonctionnement professionnel et relationnel

Cette dimension mesure le retentissement fonctionnel en aval des symptômes somatiques et psychiques. Elle quantifie la diminution de la concentration cognitive, la baisse d’intérêt pour les tâches professionnelles, la dégradation de l’efficience et du rendement au travail, ainsi que les tensions relationnelles interpersonnelles générées au sein de l’équipe (conflits avec les collègues, la hiérarchie ou les usagers).

6. Cadre théorique

Le développement de l’outil s’inscrit au carrefour de la neurobiologie endocrinienne, de la psychométrie différentielle et de la psychologie de la santé au travail.

Modèles neuro-endocriniens et vulnérabilité centrale

Sur le plan physiologique, le modèle s’appuie sur les théories modernes de la sensibilité différentielle aux stéroïdes sexuels (Halbreich, 2002 ; Wei et al., 2023). Le SPM et le TDPM ne sont pas causés par des taux hormonaux anormaux dans le plasma, mais par une réponse anormale du système nerveux central aux fluctuations normales de la progestérone et de l’œstradiol durant la phase lutéale. Les métabolites de la progestérone, notamment l’alloprégnanolone, agissent comme des modulateurs allostériques positifs des récepteurs GABA-A. Chez les femmes vulnérables, des anomalies dans la plasticité de ces récepteurs et des altérations concomitantes de la neurotransmission sérotoninergique induisent des perturbations de l’humeur, une réactivité accrue au stress et une perception amplifiée de la douleur physique.

Le modèle des exigences et ressources professionnelles (Job Demands-Resources Model)

Sur le plan organisationnel, l’instrument mobilise le modèle JD-R (Demerouti et Bakker). Les symptômes prémenstruels agissent comme un amplificateur d’exigences physiologiques et émotionnelles internes (internal demands), réduisant temporairement les ressources cognitives et physiques de l’employée. Lorsque les exigences externes du poste (charges de travail élevées, contraintes temporelles strictes, exigences de courtoisie émotionnelle) se heurtent à cet épuisement des ressources internes, il en résulte une surcharge adaptative se manifestant par le présentéisme, la fatigue cognitive et, à terme, l’épuisement professionnel (burnout).

7. Validité

Le processus de validation empirique de l’instrument s’est appuyé sur une démarche méthodologique rigoureuse combinant la validation de contenu, la validation concourante, la validité de critère et la validité prédictive.

Validité concourante

Pour vérifier la validité concourante, l’outil a été mis en relation avec le Copenhagen Burnout Inventory (CBI ; Kristensen et al., 2005). Les hypothèses théoriques postulaient que l’accumulation de symptômes prémenstruels non compensés exacerberait l’épuisement professionnel. Les analyses ont confirmé une corrélation positive et statistiquement significative entre les scores de l’échelle prémenstruelle et les dimensions d’épuisement personnel et professionnel du CBI, corroborant le lien étroit entre charge cataméniale et vulnérabilité au surmenage.

Validité de critère

La validité de critère a été testée en effectuant une analyse comparative avec le Premenstrual Symptoms Screening Tool (PSST ; Steiner et al., 2011), étalon-or international aligné sur le DSM. Les scores globaux et dimensionnels ont démontré une forte convergence théorique et statistique, démontrant que la nouvelle échelle capte fidèlement la sévérité du syndrome prémenstruel tout en offrant une sensibilité accrue aux perturbations somatiques et occupationnelles.

Validité prédictive et de construit

La validité prédictive a été établie par des modèles de régression logistique multivariée ajustés sur l’âge, la catégorie socioprofessionnelle et le mode de vie. Les résultats démontrent qu’un score élevé à l’échelle prédit de manière hautement significative l’absentéisme effectif déclaré au cours des cycles récents, ainsi qu’une baisse substantielle de l’indice de productivité globale au travail.

8. Fidélité

La consistance interne et la stabilité métrologique de l’instrument ont été évaluées au moyen d’indicateurs psychométriques avancés, dépassant le cadre traditionnel de l’alpha de Cronbach pour intégrer des estimateurs robustes adaptés aux échelles multidimensionnelles.

Cohérence interne (Alpha et Oméga)

L’évaluation de la cohérence interne a fait appel à la fois à l’alpha de Cronbach (α) et à l’oméga de McDonald (ω). L’utilisation conjointe de l’oméga de McDonald est particulièrement préconisée par les standards psychométriques contemporains car elle ne présuppose pas l’hypothèse de tau-équivalence (poids factoriels identiques entre tous les items) et fournit une estimation non biaisée de la fidélité composite.

L’ensemble des sous-échelles ainsi que le score global affichent des coefficients α et ω très élevés, largement supérieurs au seuil critique d’acceptabilité de 0,70 et excédant 0,85 pour la majorité des facteurs. L’analyse des corrélations item-total corrigées (item-rest correlations) a révélé que chaque énoncé contribue de façon substantielle et non redondante à sa dimension respective sans introduire de bruit de mesure.

9. Analyse factorielle

La structure latente de l’instrument a été éprouvée par une procédure de validation croisée sur une vaste cohorte de 3 239 femmes actives japonaises, scindée aléatoirement par échantillonnage de Bernoulli en deux sous-échantillons indépendants.

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Menée sur le premier sous-échantillon (n = 1 597), l’AFE a utilisé la méthode d’extraction du maximum de vraisemblance (Maximum Likelihood) combinée à une rotation oblique Promax, tenant compte des corrélations intrinsèques attendues entre les différentes grappes de symptômes prémenstruels. Le pool initial de 47 items a été rigoureusement épuré en éliminant les items présentant des saturations factorielles (factor loadings) inférieures à 0,50 ou des saturations croisées complexes (cross-loadings) sur plusieurs facteurs distincts.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

La structure factorielle dérivée a ensuite été soumise à une AFC stricte sur le second sous-échantillon indépendant (n = 1 642). Les critères d’ajustement structurel ont confirmé l’excellente adéquation du modèle théorique aux données empiriques :

  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,90 (démontrant un ajustement comparatif optimal)
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : > 0,95 (confirmant la robustesse du modèle contre la surparamétrisation)
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : < 0,08 (indiquant une erreur d’approximation résiduelle minime)
  • AVE (Average Variance Extracted) : ≥ 0,50 pour chaque facteur latent, garantissant que la variance captée par le construit est supérieure à la variance attribuable à l’erreur de mesure.

10. Instrument de mesure

  • Type d’évaluation : Outil de dépistage et de quantification symptomatique auto-administré (screening tool).
  • Format : Questionnaire structuré de 47 items initiaux explorant les manifestations prémenstruelles et leur interférence fonctionnelle.
  • Échelle de réponse : Échelle ordinale de Likert en 5 points : 47 initial items, 5-point Likert scale.
  • Modalités de cotation :
    • 0 : Aucun symptôme (no symptoms)
    • 1 : Symptômes légers (slight symptoms)
    • 2 : Symptômes modérés (moderate symptoms)
    • 3 : Symptômes sévères (severe symptoms)
    • 4 : Symptômes très sévères (very severe symptoms)
  • Population cible : Femmes actives en emploi, adultes en âge de procréer (18 à 41 ans), hors périodes de grossesse, post-partum immédiat et ménopause établie.
  • Mode d’administration : Auto-évaluation en ligne ou sur support papier, réalisable en 5 à 10 minutes.
  • Interprétation : Calcul de scores dimensionnels par sous-échelles et d’un score total de sévérité globale reflétant le niveau d’interférence avec la vie professionnelle et le risque d’absentéisme.

11. Permissions, Tarifs et Année du test

  • Année de publication : 2025.
  • Statut des droits et diffusion : L’article de validation princeps est publié sous licence libre Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0) dans la revue à comité de lecture BMC Women’s Health.
  • Tarifs d’utilisation : L’instrument est accessible gratuitement à des fins de recherche scientifique non commerciale et d’évaluation clinique en milieu de santé au travail.
  • Conditions d’accès : L’ensemble du matériel d’évaluation et les autorisations spécifiques pour des adaptations linguistiques ou des intégrations logicielles en entreprise peuvent être sollicités auprès de l’auteur correspondant, Dre Kyoko Nomura ([email protected]).

12. Références

American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.). American Psychiatric Publishing. https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890425596

Furuichi, W., Shimura, A., Miyama, H., Seki, T., Ono, K., Masuya, J., & Inoue, T. (2020). Effects of job stressors, stress response, and sleep disturbance on presenteeism in office workers. Neuropsychiatric Disease and Treatment, 16, 1827–1833. https://doi.org/10.2147/NDT.S258508

Goetzel, R. Z., Long, S. R., Ozminkowski, R. J., Hawkins, K., Wang, S., & Lynch, W. (2004). Health, absence, disability, and presenteeism cost estimates of certain physical and mental health conditions affecting U.S. employers. Journal of Occupational and Environmental Medicine, 46(4), 398–412. https://doi.org/10.1097/01.jom.0000121151.40413.bd

Heinemann, L. A., Minh, T. D., Filonenko, A., & Uhl-Hochgräber, K. (2010). Explorative evaluation of the impact of severe premenstrual disorders on work absenteeism and productivity. Women’s Health Issues, 20(1), 58–65. https://doi.org/10.1016/j.whi.2009.09.005

Ikeda, Y., Egawa, M., Hiyoshi, K., Ueno, T., Ueda, K., Becker, C. B., Takahashi, Y., Nakayama, T., & Mandai, M. (2020). Development of a Japanese version of the Daily Record of Severity of Problems for diagnosing premenstrual syndrome. Women’s Health Reports, 1(1), 11–16. https://doi.org/10.1089/whr.2019.0004

Kristensen, T. S., Borritz, M., Villadsen, E., & Christensen, K. B. (2005). The Copenhagen Burnout Inventory: A new tool for the assessment of burnout. Work & Stress, 19(3), 192–207. https://doi.org/10.1080/02678370500297720

Schoep, M. E., Adang, E. M. M., Maas, J. W. M., De Bie, B., Aarts, J. W. M., & Nieboer, T. E. (2019). Productivity loss due to menstruation-related symptoms: A nationwide cross-sectional survey among 32 748 women. BMJ Open, 9(6), Article e026186. https://doi.org/10.1136/bmjopen-2018-026186

Steiner, M., Peer, M., Palova, E., Freeman, E. W., Macdougall, M., & Soares, C. N. (2011). The Premenstrual Symptoms Screening Tool revised for adolescents (PSST-A): Prevalence of severe PMS and premenstrual dysphoric disorder in adolescents. Archives of Women’s Mental Health, 14(1), 77–81. https://doi.org/10.1007/s00737-010-0202-2

Takenoshita, C., Shimizu, K., Iida, M., Taka, F., Maeda, E., Jung, S., & Nomura, K. (2025). Premenstrual Symptom Screening Tool for Working Women. BMC Women’s Health, 25, Article 4092. https://doi.org/10.1186/s12905-025-04092-5

Tanaka, E., Momoeda, M., Osuga, Y., Rossi, B., Nomoto, K., Hayakawa, M., & Kokubo, K. (2013). Burden of menstrual symptoms in Japanese women: Results from a survey-based study. Journal of Medical Economics, 16(11), 1255–1266. https://doi.org/10.3111/13696998.2013.830974

13. Questions et items du questionnaire

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response scale: 47 initial items, 5-point Likert scale (0 = no symptoms, 1 = slight symptoms, 2 = moderate symptoms, 3 = severe symptoms, 4 = very severe symptoms)

  1. Anger/irritability
  2. Anxiety/tension
  3. Tearful/increased sensitivity to rejection
  4. Depressed mood/hopelessness
  5. Decreased interest in work activities
  6. Decreased interest in home activities
  7. Decreased interest in social activities
  8. Difficulty concentrating
  9. Fatigue/lack of energy
  10. Overeating/food cravings
  11. Insomnia
  12. Hypersomnia (excessive sleepiness)
  13. Feeling overwhelmed or out of control
  14. Physical symptoms: breast tenderness, headaches, joint/muscle pain, bloating, weight gain
  15. Interference with your work efficiency or productivity
  16. Interference with your relationships with coworkers
  17. Interference with your relationships with family
  18. Interference with your social life activities

Citer cet article

memjavad (2026, septembre 4). Outil de dépistage des symptômes prémenstruels pour les femmes actives. Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/outil-depistage-symptomes-premenstruels-femmes-actives/
memjavad. “Outil de dépistage des symptômes prémenstruels pour les femmes actives.” Base de données de psychologie en français, 4 septembre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/outil-depistage-symptomes-premenstruels-femmes-actives/.
memjavad. “Outil de dépistage des symptômes prémenstruels pour les femmes actives.” Base de données de psychologie en français. septembre 4, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/outil-depistage-symptomes-premenstruels-femmes-actives/.