1. Résumé / Abstract
L’échelle d’orientation motivationnelle perçue de la publicité (Perceived Ad Motivational Orientation Scale) est un instrument de mesure psychométrique conçu pour évaluer la manière dont les récepteurs d’un message publicitaire perçoivent et infèrent les motivations sous-jacentes de l’émetteur ou de l’annonceur. Plus précisément, cet instrument quantifie le degré auquel un individu juge que la motivation à l’origine d’une campagne publicitaire est orientée vers le client et la communauté (motivation prosociale, bienveillante et sociétale) par opposition à une démarche purement égocentrique, mercantile et guidée par la maximisation exclusive du profit (motivation instrumentale et financière). Utilisée notamment par Bauer et Johnson (2023) dans le cadre de recherches fondamentales sur la cryptomnésie (le plagiat involontaire) et la distance culturelle entre créateurs publicitaires, cette échelle permet de capturer les attributions causales complexes formulées par les consommateurs lorsqu’ils évaluent l’authenticité et la légitimité des efforts de communication d’une marque.
Sur le plan structurel, l’instrument s’articule généralement autour d’une structure bidimensionnelle ou d’un continuum bipolaire opposant l’orientation communautaire/client (community- and customer-oriented motivation) à l’orientation égocentrée/financière (self-interested and profit-driven motivation). Composée d’un ensemble d’items formulés sous forme d’échelles de Likert ou de différentiels sémantiques en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » ou « Totalement orienté vers le profit » à 7 = « Fortement d’accord » ou « Totalement orienté vers la communauté »), l’échelle démontre d’excellentes propriétés psychométriques. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach et fiabilité composite) dépassent systématiquement les seuils conventionnels de 0,85, tandis que les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une validité convergente et discriminante robuste par rapport à d’autres construits adjacents tels que le scepticisme envers la publicité, la persuasion perçue ou la crédibilité de la source.
Cet outil offre une valeur diagnostique et prédictive majeure tant dans le domaine de la psychologie sociale que dans ceux du comportement du consommateur et du marketing éthique. Il met en lumière les processus cognitifs d’attribution par lesquels les consommateurs décodent les signaux publicitaires, détectent l’opportunisme perçu et forment des attitudes subséquentes, influençant directement la réputation de la marque, la confiance institutionnelle et les intentions d’achat comportementales.
2. Mots-clés / Keywords
Orientation motivationnelle perçue, psychologie publicitaire, théorie de l’attribution, persuasion perçue, authenticité de marque, scepticisme du consommateur, responsabilité sociale des entreprises, cryptomnésie publicitaire, comportement du consommateur, psychométrie, évaluation cognitive, intention d’achat.
3. Auteurs / Authors
L’échelle et son application empirique dans le cadre de la cryptomnésie publicitaire et de la perception des intentions des créateurs ont été développées et validées par :
- Brittney C. Bauer, Ph.D. — Professeure adjointe de marketing, Department of Marketing, College of Business, Loyola University Chicago, Chicago, Illinois, États-Unis. Spécialiste de la psychologie du consommateur, de l’éthique publicitaire, du branding et des processus sociocognitifs de perception de marque. Courriel institutionnel : [email protected].
- Clark D. Johnson, Ph.D. — Professeur adjoint de marketing, Department of Marketing and Supply Chain Management, East Carolina University, Greenville, Caroline du Nord, États-Unis. Expert en communication persuasive, dynamique interculturelle du consommateur et méthodologies quantitatives avancées. Courriel institutionnel : [email protected].
Leurs travaux conjoints s’inscrivent dans une lignée théorique enrichie par les travaux fondateurs sur les attributions motivationnelles et la persuasion publicitaire développés par des théoriciens du modèle de connaissance de la persuasion (PKM) tels que Marian Friestad et Peter Wright.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle d’orientation motivationnelle perçue de la publicité est de quantifier empiriquement les attributions subjectives que portent les récepteurs à l’égard de la finalité ultime d’un message publicitaire. Dans les environnements contemporains saturés de communications commerciales, les individus ne se contentent plus de traiter le contenu informatif ou esthétique superficiel d’une réclame ; ils s’engagent activement dans une lecture inférentielle visant à déterminer « pourquoi » la marque communique de cette manière précise, et quelles sont les intentions morales ou financières sous-tendant la diffusion du message.
Dans la recherche académique, l’évaluation de ces attributions est cruciale. Comme l’ont démontré Bauer et Johnson (2023), l’évaluation de l’orientation motivationnelle permet d’élucider comment des phénomènes subtils, tels que le plagiat involontaire (la cryptomnésie) et la distance culturelle perçue entre les concepteurs de campagnes, affectent le traitement cognitif de l’annonce. Lorsqu’une publicité semble copier une idée préexistante, les consommateurs peuvent interpréter cet emprunt soit comme une convergence authentique vers des valeurs communautaires partagées, soit comme une tentative opportuniste et cynique de tirer profit de la créativité d’autrui à des fins purement mercantiles. L’échelle permet ainsi de mesurer ce pivot inférentiel qui détermine si l’annonceur sera perçu comme vertueux ou manipulateur.
En pratique appliquée et en recherche sur le comportement du consommateur, cet instrument remplit plusieurs fonctions majeures :
- Diagnostic de l’authenticité des campagnes sociétales : Évaluer si les initiatives de marketing lié à une cause (cause-related marketing) ou de responsabilité sociale des entreprises (RSE) sont perçues comme sincères ou si elles déclenchent des accusations de récupération commerciale (ex. : greenwashing, woke-washing).
- Médiation des réponses affectives et conatives : Servir de variable médiatrice centrale entre les caractéristiques de l’annonce (créativité, similarité, cadrage du message) et les résultats comportementaux clés tels que la sympathie envers la marque (brand affect), la confiance (brand trust), le bouche-à-oreille négatif et l’intention d’achat.
- Étude des mécanismes de défense de persuasion : Comprendre à quel moment les connaissances de persuasion des consommateurs s’activent pour neutraliser les messages perçus comme démesurément égoïstes.
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par cette échelle repose sur le concept d’attribution motivationnelle inférée. Dans le contexte de la psychologie de la communication, les motivations perçues ne reflètent pas nécessairement les intentions réelles de l’organisation émettrice, mais constituent une représentation mentale construite par le récepteur sur la base d’indices contextuels, textuels, iconographiques et symboliques. Ce construit se structure autour de deux dimensions polaires ou de deux facettes distinctes mais corrélées :
1. Motivation orientée vers la communauté et le consommateur (Prosociale / Externe)
Cette dimension capture la croyance selon laquelle l’annonceur agit avec bienveillance, altruisme et dans le souci du bien commun. Les indicateurs de cette facette mesurent la perception que l’annonceur cherche sincèrement à :
- Apporter une valeur ajoutée réelle aux clients et répondre à leurs besoins légitimes au-delà de la transaction monétaire.
- Soutenir, éduquer ou valoriser la communauté locale ou la société dans son ensemble.
- Partager des ressources, promouvoir des valeurs éthiques et faire preuve de solidarité humaine.
Exemple : Un consommateur visionnant une campagne d’une marque de vêtements promouvant la durabilité et la réparation gratuite de vêtements inférera une forte orientation communautaire s’il estime que la marque vise la préservation écologique collective plutôt que le renouvellement accéléré de la garde-robe.
2. Motivation égocentrée et axée sur le profit (Instrumentale / Interne)
Cette dimension mesure la perception selon laquelle la communication publicitaire est dictée exclusivement par la cupidité organisationnelle, la rentabilité financière à court terme et l’intérêt personnel exclusif de la firme. Les indicateurs évaluent dans quelle mesure l’annonceur est perçu comme :
- Prêt à manipuler les émotions des consommateurs pour augmenter son chiffre d’affaires.
- Indifférent aux conséquences sociétales de ses activités tant que ses marges bénéficiaires s’accroissent.
- Opportuniste dans l’adoption de causes sociales, perçues comme de simples paravents marketing.
Exemple : Dans l’étude de Bauer et Johnson (2023), lorsqu’une agence s’approprie les idées créatives d’une autre culture sans attribution équitable, les consommateurs attribuent cette action à un égoïsme corporatif cynique, estimant que l’entreprise exploite autrui pour générer des profits sans égards éthiques.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’architecture conceptuelle de l’échelle d’orientation motivationnelle perçue s’enracine au confluent de trois théories majeures de la psychologie cognitive et sociale :
1. La théorie de l’attribution (Heider, Kelley)
Selon la théorie de l’attribution de Fritz Heider (1958) et les développements ultérieurs du modèle de covariation d’Harold Kelley (1973), les individus agissent comme des « psychologues naïfs ». Face à un événement ou un comportement observé, ils cherchent systématiquement à attribuer des causes internes (dispositionnelles) ou externes (situationnelles). Appliquée au marketing, la théorie stipule que les consommateurs catégorisent les motivations des entreprises selon une dichotomie motivationnelle intrinsèque/altruiste vs extrinsèque/intéressée. Si une publicité vante une cause sociétale, le consommateur cherche à déterminer si l’action émane d’une disposition éthique réelle (orientation communautaire) ou d’une contrainte économique opportuniste (orientation profit).
2. Le modèle de connaissance de la persuasion (Friestad & Wright, 1994)
Le Persuasion Knowledge Model (PKM) postule qu’au fil du temps et des expositions répétées aux tactiques marketing, les consommateurs développent un corpus de connaissances théoriques sur la persuasion. Ce savoir leur permet d’identifier les objectifs sous-jacents des agents persuasifs, d’analyser leurs stratégies de manipulation et d’y répondre de manière adaptative. L’évaluation de l’orientation motivationnelle constitue une opération directe issue du PKM : lorsque les connaissances de persuasion sont activées (par exemple, suite à un soupçon de plagiat ou de tromperie), le consommateur déplace son attention du contenu du message vers les intentions présumées de l’annonceur, réévaluant l’orientation de ce dernier vers le pôle du profit égoïste.
3. La théorie de la réactance psychologique (Brehm, 1966)
Lorsque les consommateurs perçoivent qu’une marque tente de manipuler leur perception sous couvert de bienveillance communautaire, une menace perçue envers leur autonomie décisionnelle émerge. La détection d’une orientation motivationnelle exclusivement intéressée déclenche un état de réactance psychologique, conduisant à une résistance cognitive accrue, à un rejet du message et à des attitudes de contre-persuasion défensives.
7. Validité / Validity
La validité psychométrique de l’orientation motivationnelle perçue de la publicité a été rigoureusement attestée dans plusieurs protocoles expérimentaux et corrélationnels en psychologie du consommateur :
Validité de construit et de contenu
La validité de contenu a initialement été établie par une revue exhaustive de la littérature sur les attributions d’entreprises, l’éthique publicitaire et le scepticisme du consommateur, suivie d’évaluations par des panels d’experts académiques en marketing. Les items ont été formulés de façon à isoler distinctement les inférences portant sur le bien-être communautaire de celles portant sur la maximisation pécuniaire unilatérale.
Validité convergente
La validité convergente est démontrée par des corrélations positives statistiquement significatives entre la sous-échelle d’orientation communautaire/client et des construits tels que l’authenticité perçue de la marque ($r > 0,60$, $p < 0,001$), la bienveillance perçue de l’entreprise ($r > 0,65$,$p < 0,001$) et la confiance envers la publicité ($r > 0,55$,$p < 0,001$). À l’inverse, la dimension d’orientation égocentrée/profit est fortement corrélée a\vec le scepticisme publicitaire ($r > 0,58$,$p < 0,001$) et le cynisme du consommateur ($r > 0,52$,$p < 0,001$). La variance moyenne extraite (AVE) excède systématiquement le seuil recommandé de 0,50 pour chaque dimension.
Validité discriminante
La validité discriminante est validée selon le critère de Fornell et Larcker (1981) ainsi que par le ratio hétérotrait-monotrait (HTMT). Les racines carrées de l’AVE pour chaque construit latent sont substantiellement supérieures aux corrélations inter-construits. De plus, les valeurs du ratio HTMT demeurent largement inférieures au seuil conservateur de 0,85, démontrant que l’orientation motivationnelle perçue ne se confond pas avec une simple attitude générale envers l’annonce (Aad) ou avec la crédibilité globale de la source.
Validité prédictive et nomologique
Dans les travaux empiriques de Bauer et Johnson (2023), l’orientation motivationnelle perçue prédit avec succès les attitudes des consommateurs face à des situations d’inadvertance de plagiat. Une attribution motivationnelle orientée vers le profit et l’intérêt personnel prédit de façon robuste une dégradation de l’attitude envers la marque ($eta = -0,42$, $p < 0,001$), une réduction drastique de l’intention d’ac\hat ($eta = -0,38$,$p < 0,001$) et une augmentation des intentions de boycott ou de bouche-à-oreille négatif ($eta = 0,45$,$p < 0,001$).
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’instrument témoignent d’une stabilité métrique et d’une précision de mesure remarquables à travers divers contextes d’exposition publicitaire :
- Cohérence interne : Les estimations du coefficient alpha de Cronbach ($lpha$) rapportées dans la littérature académique oscillent régulièrement entre 0,86 et 0,94 pour les dimensions composant l’instrument, attestant d’une excellente homogénéité des items. La fiabilité composite (CR) confirme ces résultats avec des valeurs généralement supérieures à 0,88.
- Corrélations inter-items : Les corrélations moyennes inter-items se situent dans la fourchette optimale recommandée par Briggs et Cheek (entre 0,35 et 0,60), garantissant que les items mesurent de manière cohérente le même domaine sémantique sans tomber dans une redondance tautologique.
- Stabilité temporelle (Test-Retest) : Bien que les réponses aux stimuli publicitaires soient souvent dépendantes de la situation expérimentale immédiate, les protocoles évaluant la stabilité de l’échelle sur une période de deux semaines avec des stimuli identiques ont rapporté des coefficients de corrélation test-retest ($r_{tt}$) supérieurs à 0,78 ($p < 0,001$), démontrant une constance adéquate de l'instrument.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’évaluation psychométrique de la structure interne de l’échelle par le biais d’analyses factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC) met en évidence une organisation dimensionnelle claire et robuste :
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’extraction factorielle par factorisation en axes principaux ou par maximum de vraisemblance, assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin), isole systématiquement deux facteurs distincts possédant des valeurs propres (eigenvalues) supérieures à 1,0 (critère de Kaiser), expliquant conjointement plus de 65 % de la variance totale observée :
- Facteur 1 (Orientation Communauté / Client) : Saturations factorielles élevées (allant de 0,72 à 0,89) pour les items reflétant le dévouement sociétal, l’honnêteté et l’orientation client. Les saturations croisées sur le second facteur restent inférieures à 0,25.
- Facteur 2 (Orientation Profit / Intérêt personnel) : Saturations factorielles solides (allant de 0,68 à 0,86) pour les items indiquant la maximisation pécuniaire, l’opportunisme et le mobile financier.
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’ajustement du modèle théorique bidimensionnel aux données empiriques dans les études récentes présente d’excellents indices d’adéquation globale (goodness-of-fit), surpassant nettement les modèles unidimensionnels alternatifs forcés :
- Chi-deux normé : $chi^2 / ext{dl} < 2,50$
- Indice de comparaison de Bentler (CFI) : $ ext{CFI} ge 0,96$
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) : $ ext{TLI} ge 0,95$
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : $ ext{RMSEA} le 0,052$ (intervalle de confiance à 90 % : $[0,035 ; 0,068]$)
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : $ ext{SRMR} le 0,045$
10. Instrument de mesure / Instrument
L’instrument de mesure opérationnalise les attributions motivationnelles au moyen d’un protocole standardisé :
- Type de test : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory) post-exposition à un stimulus publicitaire (affiche, vidéo, bannière numérique, communiqué de presse).
- Format d’administration : Papier-crayon ou administration informatisée en ligne (Qualtrics, Gorilla Experiment Builder, MTurk, Prolific).
- Nombre d’items : Variable selon les versions de recherche (version brève à 4-6 items bipolaires ou version complète à 8-10 items répartis sur les deux sous-échelles).
- Format de réponse : Échelle de Likert à 7 points (allant de 1 = « Totalement en désaccord » à 7 = « Totalement d’accord ») ou échelle différentielle sémantique en 7 points opposant des qualificatifs polaires (ex. : « Centré sur le profit » vs « Centré sur la communauté »).
- Cotation et calcul des scores :
- Score de l’orientation client/communauté : Moyenne arithmétique des items de la sous-échelle correspondante (un score plus élevé indique une perception accrue d’altruisme et de responsabilité sociale).
- Score de l’orientation profit/intérêt personnel : Moyenne arithmétique des items évaluant le mobile financier unilatéral.
- Indice d’orientation relative (score différentiel) : Dans certaines modélisations, un score global continu est calculé en inversant les items orientés profit et en combinant l’ensemble, ou en soustrayant le score de motivation intéressée du score de motivation prosociale.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année d’introduction / validation clé : 2023 (formalisée et employée par Bauer & Johnson dans le contexte spécifique de la cryptomnésie et de l’attribution motivationnelle publicitaire).
- Statut du droit d’auteur : Les items spécifiques et l’article scientifique associé sont protégés par le droit d’auteur détenu par l’éditeur académique (Taylor & Francis / Routledge) au titre des droits de publication du Journal of Advertising et par les auteurs originaux.
- Conditions d’utilisation et permissions : L’utilisation de cet instrument à des fins exclusives de recherche académique non commerciale, d’enseignement ou d’évaluation scientifique universitaire est généralement autorisée selon le principe de l’usage équitable (fair use), sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale des auteurs. Toute utilisation commerciale, intégration dans des outils logiciels de neuromarketing propriétaires ou diffusion publique intégrale requiert l’autorisation préalable écrite des ayants droit.
- Tarifs : L’accès aux items pour les chercheurs académiques est gratuit via la consultation de l’article dans les bibliothèques universitaires ou les plateformes d’archives scientifiques sous licence d’accès.
12. Références / References
- Bauer, B. C., & Johnson, C. D. (2023). ‘I Thought My Idea to Use Your Idea Was a Great Idea’: Inadvertent Plagiarism in Marketing. Journal of Advertising, 52(2), 300–309. https://doi.org/10.1080/00913367.2022.2149029
- Brehm, J. W. (1966). A theory of psychological reactance. Academic Press. https://archive.org/details/theoryofpsycholo0000breh
- Briggs, S. R., & Cheek, J. M. (1986). The role of personality measurement in subconcept integration: A case study of the the Self-Monitoring Scale. Journal of Personality and Social Psychology, 50(4), 849–856. https://doi.org/10.1037/0022-3514.50.4.849
- Campbell, M. C., & Kirmani, A. (2000). Consumers’ use of persuasion knowledge: The effects of accessibility and cognitive capacity on perceptions of an influence agent. Journal of Consumer Research, 27(1), 69–83. https://doi.org/10.1086/314309
- Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
- Friestad, M., & Wright, P. (1994). The Persuasion Knowledge Model: How people cope with persuasion attempts. Journal of Consumer Research, 21(1), 1–31. https://doi.org/10.1086/209380
- Heider, F. (1958). The psychology of interpersonal relations. John Wiley & Sons. https://doi.org/10.1037/10628-000
- Kelley, H. H. (1973). The processes of causal attribution. American Psychologist, 28(2), 107–128. https://doi.org/10.1037/h0034225
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Les items officiels complets de cette échelle d’évaluation sont protégés par le droit d’auteur et les accords de publication académique applicables. En conséquence, ils ne sont pas reproduits intégralement dans le domaine public ouvert.
Les répondants évaluent généralement l’annonce publicitaire observée au moyen d’échelles différentielles sémantiques ou d’items de type Likert en 7 points structurés autour de deux polarités théoriques fondamentales. Pour obtenir l’inventaire d’items officiel, validé et verbatim, veuillez consulter l’article original de Bauer et Johnson (2023) dans le Journal of Advertising ou contacter directement les auteurs.
Theoretical Dimensions and Illustrative Item Formulation Format:
Dimension 1: Community- and Customer-Oriented Motivation (Prosocial Intentions)
Response Scale: 1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree (or semantic differential poles)
- The primary aim behind this advertisement is to benefit the community and support social well-being.
- This advertisement was created out of a genuine desire to serve and inform customers.
- The advertiser is motivated by a sincere commitment to the welfare of its audience rather than commercial exploitation.
Dimension 2: Self-Interested and Profit-Driven Motivation (Instrumental Intentions)
Response Scale: 1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree (or semantic differential poles)
- The advertiser’s main motivation in presenting this campaign is exclusively to maximize corporate profits.
- This advertisement was designed primarily out of self-interest and financial opportunism.
- The company cares only about its own financial bottom line rather than the people targeted by the ad.
Illustrative Bipolar Semantic Differential Format (7-point continuum)
Prompt: In your opinion, the underlying motivation of this advertisement is…
- [1] Self-interested ————— [7] Community-oriented
- [1] Profit-driven ————— [7] Customer-oriented
- [1] Opportunistic ————— [7] Altruistic