Orientation d’achat (économique)

L’échelle d’orientation d’achat économique (Demoulin & Zidda, 2009) mesure la sensibilité au prix, l’effort d’optimisation monétaire et la recherche de promotions dans la distribution.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

Ce contenu fait l'objet d'un examen scientifique rigoureux et de normes éditoriales médicales afin de garantir l'exactitude clinique et la conformité aux directives fondées sur des preuves (APA / OMS).

1. Résumé / Abstract

L’échelle de l’orientation d’achat économique (Shopping Orientation – Economic, SO) est un instrument psychométrique développé et mobilisé dans les travaux de recherche en comportement du consommateur et en marketing de la distribution, notamment formalisé et appliqué par Nathalie T. M. Demoulin et Pietro Zidda (2009) dans leur étude de référence parue dans le Journal of Retailing consacrée aux déterminants de l’adoption et du calendrier d’adoption des programmes et cartes de fidélité dans le secteur de la grande distribution alimentaire. Cet instrument mesure l’intensité avec laquelle un consommateur privilégie la recherche de maximisation de l’utilité financière, de rentabilité, de comparaison active des prix, de traque des promotions et de sensibilité globale aux coûts lors de ses actes d’achat récurrents.

Fondée sur les typologies fondatrices du shopping initiées par Gregory P. Stone (1954) et enrichies par la suite (notamment par Darden et Reynolds, 1971 ; Bellenger et Korgaonkar, 1980), l’orientation d’achat économique s’inscrit au cœur des styles de prise de décision du consommateur. L’instrument opérationnalisé par Demoulin et Zidda (2009) repose sur une échelle de mesure multi-items (composée généralement de 3 à 4 items adaptés au contexte de la distribution de produits de grande consommation) utilisant un format de réponse de type Likert en 5 ou 7 points, allant de « pas du tout d’accord » à « tout à fait d’accord ».

Sur le plan des propriétés psychométriques, l’échelle présente une consistance interne satisfaisante avec un coefficient d’alpha de Cronbach régulièrement supérieur au seuil standard de 0,70 (dépassant 0,75 à 0,80 selon les échantillons d’acheteurs de produits alimentaires), une fiabilité composite (Rhô de Jöreskog) robuste et une validité convergente et discriminante solidement étayée par des analyses factorielles confirmatoires (modélisation par équations structurelles). L’outil permet de dissocier empiriquement le profil de l’acheteur économique de profils alternatifs tels que l’acheteur hédonique, l’acheteur fidèle à l’enseigne, l’acheteur apathique ou l’acheteur axé sur la commodité temporelle. Il constitue un prédicteur déterminant de la réactivité aux promotions, de la multi-fréquentation des enseignes et de l’adhésion aux programmes de fidélisation axés sur les avantages pécuniaires directs.

2. Mots-clés / Keywords

Orientation d’achat, acheteur économique, sensibilité au prix, fidélisation de la clientèle, grande distribution, comportement du consommateur, carte de fidélité, psychométrie, utilité perçue, prise de décision.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été opérationnalisée et validée dans le contexte de l’adoption des innovations relationnelles par :

  • Nathalie T. M. Demoulin : Professeure de Marketing à l’IÉSEG School of Management (LEM-CNRS 9221), France. Ses recherches se concentrent sur la gestion de la relation client (CRM), les programmes de fidélité, le marketing sensoriel, les technologies en magasin et le comportement de magasinage. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Pietro Zidda : Professeur de Marketing à l’Université de Namur (CeRCLe – Centre de Recherche en Gestion et Communication Locale), Belgique. Ses travaux portent sur la modélisation quantitative des choix des consommateurs, la diffusion des innovations commerciales, la fidélité client et l’analyse spatiale des points de vente. Courriel institutionnel : [email protected].

4. Objectif / Purpose

L’objectif central de l’échelle d’orientation d’achat économique est de quantifier avec précision la prédisposition psychologique et comportementale stable d’un individu à agir comme un « consommateur économique » rationnel lors de son processus de ravitaillement marchand. Dans l’écosystème de la distribution moderne, comprendre pourquoi et comment les clients choisissent leurs magasins, adoptent de nouveaux services ou adhèrent à des cartes de fidélité nécessite d’appréhender leurs motivations fondamentales. L’orientation économique reflète la propension à investir du temps, de l’énergie cognitive et des efforts de comparaison dans le but explicite de minimiser les dépenses financières et de maximiser le rapport qualité-prix des biens acquis.

Historiquement, l’étude du comportement d’achat a démontré que les clients ne réagissent pas de manière homogène aux stimuli commerciaux. Certains consommateurs considèrent l’acte d’achat comme une corvée fonctionnelle, d’autres comme une source d’évasion récréative, tandis qu’une frange majeure de la population aborde le marché sous un angle purement instrumental et comptable. L’échelle développée et adaptée par Demoulin et Zidda (2009) a été spécifiquement conçue pour isoler cette posture économique afin d’examiner ses effets sur l’adoption et la vitesse d’adoption (adoption timing) de dispositifs marketing tels que les cartes de fidélité récompensant le volume d’achat par des remises financières.

Sur le plan de la recherche fondamentale et appliquée en gestion, l’instrument remplit trois fonctions majeures :

  • Segmentation psychographique : Elle permet aux chercheurs et praticiens de classifier les bassins de clientèle au-delà des simples données démographiques (revenu, âge, taille du foyer), en captant la sensibilité psychologique intrinsèque aux économies pécuniaires. Un consommateur à revenu élevé peut tout à fait manifester une forte orientation économique par défi intellectuel ou par habitude de gestion rationnelle de son budget.
  • Prédiction des comportements d’adoption et de basculement (churn) : L’orientation économique est un prédicteur direct du comportement d’adhésion aux mécanismes transactionnels. Dans l’étude de Demoulin et Zidda (2009), les clients fortement orientés vers l’économie se sont révélés plus prompts à adopter les cartes de fidélité offrant des réductions tangibles, tout en étant plus volatils et enclins au « cherry-picking » (chasse aux promotions multi-enseignes).
  • Évaluation de l’efficacité promotionnelle : L’échelle sert de variable modératrice clé dans les modèles d’efficacité publicitaire, de tarification dynamique et de conception des programmes relationnels.

Dans les contextes cliniques ou d’intervention psycho-sociale (comme l’analyse du surendettement, les compulsions d’achat ou le conseil budgétaire familial), cet outil peut également servir de mesure de contrôle de la rationalité perçue des conduites de consommation face aux impulsions d’achat irrationnelles.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit d’orientation d’achat (Shopping Orientation) renvoie à un ensemble cognitif et motivationnel qui guide les attitudes et les comportements généraux d’un consommateur envers l’expérience de magasinage. Lorsqu’il est circonscrit à sa dimension économique, ce construit capte la tendance systématique de l’individu à percevoir l’achat sous l’angle du calcul coût-bénéfice et de l’optimisation monétaire stricte.

Le concept de l’acheteur économique plonge ses racines théoriques dans le paradigme néoclassique de l’Homo œconomicus, mais traduit en variables psychométriques mesurables. Dans la formalisation retenue par Demoulin et Zidda (2009), l’orientation d’achat économique ne se réduit pas à une simple contrainte de pauvreté ou d’impécuniosité objective ; elle constitue une orientation attitudinale intrinsèque articulée autour de plusieurs facettes psychologiques interconnectées :

1. La vigilance tarifaire et la comparaison active des prix

Cette facette désigne la propension du consommateur à inspecter rigoureusement les étiquettes de prix, à mémoriser les tarifs de référence des biens courants et à comparer systématiquement les alternatives au sein d’un même rayon ou entre différentes enseignes concurrentes. Pour l’acheteur économique, le prix n’est pas simplement un signal de sacrifice financier, mais le critère décisionnel premier, primant sur la marque ou le packaging.

2. La sensibilité et la réactivité aux promotions monétaires

L’individu fortement orienté vers l’économie manifeste un intérêt marqué pour les réductions de prix temporaires, les bons de réduction, les offres de remboursement et les remises quantitatives. Il adapte son volume d’approvisionnement et le moment de ses achats en fonction du calendrier promotionnel du distributeur. La perception du « gain » ou du « bon plan » génère une satisfaction psychologique autonome (souvent qualifiée dans la littérature de smart shopper feeling ou fierté de l’acheteur avisé).

3. L’acceptation du coût d’opportunité en temps et en effort cognitif

Contrairement au consommateur orienté vers la commodité (convenience shopper), pour qui le temps est la ressource la plus rare qu’il convient d’économiser à tout prix, le consommateur économique consent délibérément à investir du temps pour traquer les bas prix. Il est prêt à fréquenter plusieurs supermarchés distincts au cours d’une même semaine, à lire minutieusement les prospectus publicitaires toutes-boîtes et à scanner les programmes de remises pour maximiser son pouvoir d’achat.

4. L’évaluation utilitaire des programmes de fidélité

Dans l’application spécifique de Demoulin et Zidda (2009), cette orientation implique que le consommateur perçoit les dispositifs relationnels (comme les cartes à puce ou cartes magnétiques de supermarché) non pas comme un lien affectif ou symbolique avec l’enseigne, mais comme un mécanisme utilitariste de ristourne différée. Si le programme n’offre pas un rendement financier direct et quantifiable (euros cumulés, remises immédiates en caisse), l’acheteur économique le délaisse au profit d’enseignes discount.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise théorique de l’orientation d’achat économique s’appuie sur une riche trajectoire épistémologique croisant la sociologie urbaine du commerce, la psychologie cognitive de la décision et les théories économiques du comportement du consommateur.

La sociologie fondatrice de Gregory P. Stone (1954)

Le socle théorique premier de l’échelle remonte aux travaux pionniers du sociologue Gregory P. Stone (1954), qui a démontré que les clients des magasins urbains ne constituent pas une masse indifférenciée. Stone a identifié quatre types idéaux de consommateurs fondés sur leur manière de conceptualiser leur relation avec les commerces :

  • L’acheteur économique (The Economic Shopper) : Rigoureux, exigeant, attentif aux prix et à la qualité intrinsèque des marchandises, il considère l’acte d’achat comme un échange purement contractuel et tient les commerçants responsables de leur politique tarifaire.
  • L’acheteur personnalisé (The Personalizing Shopper) : Il recherche une relation humaine chaleureuse et valorise l’interaction sociale avec le personnel de vente.
  • L’acheteur éthique (The Ethical Shopper) : Guidé par un sentiment d’obligation morale, il soutient les petits commerces locaux contre les grandes chaînes.
  • L’acheteur apathique (The Apathetic Shopper) : Désintéressé par le magasinage, il minimise le temps passé en magasin et privilégie la commodité pure.

L’extension par la théorie des styles de shopping (Darden, Reynolds, Bellenger)

Durant les décennies 1970 et 1980, William R. Darden et Fred D. Reynolds (1971), puis Danny N. Bellenger et Pradeep K. Korgaonkar (1980), ont transposé les catégories sociologiques de Stone dans le champ du marketing quantitatif. Ils ont démontré que les orientations d’achat constituent des traits psychographiques stables conditionnant le choix des formats de magasins (magasins traditionnels versus hard-discount ou hypermarchés). L’orientation économique est ainsi devenue une dimension canonique mesurée pour quantifier la recherche active du meilleur rapport valeur/coût.

La théorie de la diffusion des innovations d’Everett Rogers (1995/2003)

Dans les travaux spécifiques de Demoulin et Zidda (2009), cette orientation psychologique est couplée à la théorie de la diffusion des innovations formalisée par Everett Rogers. Selon Rogers, l’adoption précoce d’une nouvelle technologie ou d’un nouveau service commercial (ici, une carte de fidélité moderne dans le secteur alimentaire) dépend de l’avantage relatif perçu (relative advantage) et de la compatibilité de l’innovation avec les valeurs et besoins de l’individu.

Demoulin et Zidda théorisent que pour un client à forte orientation économique, une carte de fidélité n’est adoptée rapidement que si elle procure un avantage relatif évident en termes de réduction monétaire. Si le système récompense la fidélité par des cadeaux futiles ou des services intangibles, le consommateur économique refusera de s’y engager ou reportera son adoption.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle d’orientation d’achat économique a été rigoureusement démontrée par Nathalie Demoulin et Pietro Zidda (2009) sur un vaste échantillon empirique représentatif de clients de supermarchés lors du lancement d’un nouveau système de fidélité en Belgique.

Validité de contenu et validité faciale

La validité de contenu a été établie par une revue exhaustive de la littérature sur les orientations d’achat (notamment les échelles de Stone, 1954 ; Darden et Reynolds, 1971 ; et Lichtenstein, Ridgway et Netemeyer, 1993 sur la conscience du prix). Les items ont été adaptés pour refléter spécifiquement les arbitrages quotidiens des ménages dans le secteur de la distribution alimentaire, puis examinés par un panel d’experts académiques pour éliminer toute ambiguïté sémantique.

Validité convergente

La validité convergente a été testée au moyen de modèles de mesure en analyse factorielle confirmatoire (AFC). Les saturations factorielles standardisées (factor loadings) des items sur leur construit latent respectif se sont avérées statistiquement significatives au seuil de p < 0,001, avec des valeurs standardisées oscillant entre 0,70 et 0,85. La variance moyenne extraite (AVE – Average Variance Extracted) calculée pour le construit dépasse le seuil critique recommandé de 0,50 par Fornell et Larcker (1981), confirmant qu’une part majoritaire de la variance des indicateurs est bien expliquée par le trait latent d’orientation économique plutôt que par l’erreur de mesure.

Validité discriminante

Pour attester que l’orientation économique ne se confond pas avec d’autres dimensions motivationnelles mesurées simultanément (telles que l’orientation vers la commodité temporelle, l’orientation relationnelle, la fidélité antérieure à l’enseigne ou l’inertie d’achat), Demoulin et Zidda ont appliqué le critère de Fornell-Larcker. La racine carrée de l’AVE de l’orientation économique s’est révélée nettement supérieure à toutes les corrélations inter-construits dans la matrice de corrélation latente. De plus, les tests de différence de Chi-carré entre modèles contraints (fixant la corrélation entre construits à 1) et modèles non contraints ont systématiquement indiqué une supériorité statistique des modèles multifactoriels dissociés.

Validité prédictive et nomologique

La validité nomologique et prédictive de l’échelle est l’un de ses atouts majeurs. Intégrée dans des modèles de régression logistique et des modèles de durée (analyse de survie semi-paramétrique de Cox pour l’adoption timing), l’échelle d’orientation économique prédit de manière hautement significative :

  • Une probabilité accrue d’adoption de la carte de fidélité de l’enseigne de supermarché (coefficients bêta positifs et significatifs à p < 0,01) lorsque celle-ci promet des remises financières directes.
  • Une réduction du délai d’adoption : les consommateurs ayant des scores élevés sur l’échelle ont adopté la carte significativement plus tôt dans les semaines suivant son lancement.
  • Une sensibilité accrue aux promotions multi-marques et une dispersion des dépenses entre plusieurs enseignes concurrentes.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’instrument d’orientation d’achat économique a fait l’objet d’évaluations rigoureuses attestant de sa robustesse et de sa réplicabilité dans l’analyse des populations de consommateurs.

Consistance interne

Dans l’étude empirique fondatrice de Demoulin et Zidda (2009), menée auprès d’un échantillon final de plusieurs centaines de ménages suivis longitudinalement via des données transactionnelles et déclaratives, la consistance interne de l’échelle d’orientation économique a été mesurée à l’aide de deux indices standards :

  • Alpha de Cronbach (α) : L’échelle a affiché un coefficient α supérieur à 0,78 (atteignant des valeurs situées entre 0,78 et 0,82 selon les sous-échantillons d’analyse), ce qui excède largement le seuil conventionnel d’acceptabilité de 0,70 préconisé par Nunnally (1978).
  • Fiabilité composite (Rhô de Dillon-Goldstein / Jöreskog) : Le coefficient de fiabilité composite a été calculé à des niveaux dépassant 0,80, garantissant que les items convergent de manière homogène vers l’explication du trait sous-jacent sans redondance excessive.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que l’étude principale s’inscrive dans un cadre de modélisation de diffusion, des mesures répétées dans le temps auprès de panels de consommateurs ont révélé une forte stabilité des scores individuels sur une période de plusieurs mois (coefficients de corrélation test-retest r > 0,75). L’orientation d’achat économique se comporte ainsi véritablement comme un trait psychographique d’attitude stable et non comme un état émotionnel transitoire induit par l’humeur du jour ou une promotion isolée.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La confirmation de la dimensionnalité de l’instrument a reposé sur une démarche combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) initiale et analyse factorielle confirmatoire (AFC) sur logiciel de modélisation d’équations structurelles (tels que LISREL ou AMOS).

Structure unidimensionnelle de l’échelle spécifique

Contrairement aux batteries de tests explorant l’ensemble des styles de shopping (qui génèrent 4 à 8 facteurs distincts), l’échelle spécifique d’orientation économique se structure autour d’un facteur unique robuste dédié à l’évaluation du rapport coût/bénéfice et de la sensibilité monétaire. Lors de l’analyse en composantes principales (ACP) sans rotation, les items de l’échelle économique saturent sur un seul facteur propre avec des valeurs propres (eigenvalues) nettement supérieures à 1, expliquant typiquement entre 58 % et 68 % de la variance totale des items.

Qualité de l’ajustement en AFC (Goodness-of-Fit)

Dans le modèle confirmatoire global intégrant l’orientation économique aux côtés des autres construits psychographiques de l’étude de Demoulin et Zidda (2009), les indices d’ajustement ont démontré une excellente adéquation aux données empiriques :

  • Chi-carré normé (χ²/ddl) : inférieur au seuil standard de 3,0 (indiquant un bon ajustement tenant compte de la taille de l’échantillon).
  • CFI (Comparative Fit Index) : > 0,95, attestant d’une excellente spécification du modèle comparativement au modèle d’indépendance nulle.
  • TLI / NNFI (Tucker-Lewis Index) : > 0,94.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : ≤ 0,05 avec un intervalle de confiance à 90 % étroit, respectant les critères d’adéquation stricte de Browne et Cudeck (1993).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : < 0,05.

Toutes les saturations factorielles (λ) se sont révélées hautement significatives (valeurs de t de Student > 10,0), sans saturation croisée notable sur les autres dimensions de l’environnement commercial.

10. Instrument de mesure / Instrument

L’instrument de mesure opérationnalisé se caractérise par sa concision et sa simplicité d’administration, ce qui le rend particulièrement adapté aux enquêtes en ligne, aux questionnaires en sortie de caisse ou aux sondages téléphoniques :

  • Nom de l’instrument : Échelle d’orientation d’achat économique (Shopping Orientation – Economic Scale).
  • Nature de l’outil : Questionnaire psychométrique d’auto-évaluation (self-report inventory).
  • Domaine d’application : Marketing de la grande distribution, comportement du consommateur, analyse de sensibilité au prix et adoption d’innovations relationnelles.
  • Nombre d’items : Composé de 3 à 4 items standardisés ciblant la comparaison des prix, la recherche de promotions et la rationalité budgétaire.
  • Format de réponse : Échelle de Likert à 5 ou 7 points (1 = « Pas du tout d’accord » / « Fortement en désaccord » à 5 ou 7 = « Tout à fait d’accord » / « Fortement d’accord »).
  • Modalités de cotation (Scoring) :
    • Aucun item inversé n’est habituellement présent dans la version standard courte (tous les énoncés sont codés de manière directe et positive).
    • Le score global individuel d’orientation économique est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple ou la somme des réponses aux items.
    • Un score élevé indique une forte sensibilité aux prix, une quête active d’optimisation monétaire et une réactivité maximale aux incitations financières.
    • Un score faible signale un acheteur indifférent aux écarts de prix, privilégiant le gain de temps, la fidélité routinière ou l’attachement émotionnel à une marque/magasin.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

L’instrument a été publié dans sa forme définitive et contextualisée dans l’article académique de Nathalie T. M. Demoulin et Pietro Zidda en 2009 dans le prestigieux Journal of Retailing.

Sur le plan des permissions et des droits d’utilisation :

  • Accès pour la recherche universitaire : L’utilisation de l’échelle à des fins de recherche académique, d’enseignement ou d’élaboration de thèses et mémoires universitaires non commerciaux est généralement libre et gratuite, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Demoulin et Zidda (2009) selon les normes académiques en vigueur.
  • Utilisation commerciale et industrielle : Pour toute exploitation commerciale directe au sein d’études de marché privées, d’audits de clientèle à visée lucrative ou d’intégration dans des plateformes logicielles propriétaires, les praticiens doivent vérifier les droits de reproduction auprès des auteurs ou de la maison d’édition détentrice des droits de copyright de l’article (Elsevier / Journal of Retailing).
  • Tarifs : Aucun coût d’acquisition direct n’est facturé pour l’outil lui-même dans le domaine de la recherche, l’article scientifique étant accessible via les bibliothèques universitaires ou les portails de publication (ScienceDirect).

12. Références / References

Les sources académiques de référence encadrant la conception, le développement et la validation de cette échelle comprennent :

  • Bellenger, D. N., & Korgaonkar, P. K. (1980). Profiling the recreational shopper. Journal of Retailing, 56(3), 77-92.
  • Browne, M. W., & Cudeck, R. (1993). Alternative ways of assessing model fit. In K. A. Bollen & J. S. Long (Eds.), Testing structural equation models (pp. 136-162). Sage.
  • Darden, W. R., & Reynolds, F. D. (1971). Shopping orientations and product usage. Journal of Marketing Research, 8(4), 505-508. https://doi.org/10.1177/002224377100800418
  • Demoulin, N. T. M., & Zidda, P. (2009). Drivers of customers’ adoption and adoption timing of a new loyalty card in the grocery retail market. Journal of Retailing, 85(3), 391-405. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2009.05.007
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39-50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Lichtenstein, D. R., Ridgway, N. M., & Netemeyer, R. G. (1993). Price perceptions and consumer shopping behavior: A field study. Journal of Marketing Research, 30(2), 234-245. https://doi.org/10.1177/002224379303000208
  • Nunnally, J. C. (1978). Psychometric theory (2nd ed.). McGraw-Hill.
  • Rogers, E. M. (2003). Diffusion of innovations (5th ed.). Free Press.
  • Stone, G. P. (1954). City shoppers and urban identification: Observations on the social psychology of city life. American Journal of Sociology, 60(1), 36-45. https://doi.org/10.1086/221483

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les items officiels de l’échelle d’orientation d’achat économique telle qu’opérationnalisée dans les travaux de Demoulin et Zidda (2009) sont protégés par le droit d’auteur de l’éditeur scientifique (Journal of Retailing / Elsevier) et ne sont pas diffusés sous licence libre dans le domaine public.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Les questions administrées aux répondants mesurent leur accord avec des énoncés traduisant l’effort consenti pour réduire leurs dépenses, la quête du prix le plus avantageux et la réactivité aux opportunités promotionnelles lors des courses alimentaires habituelles. Le format de réponse original utilise une échelle de Likert allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 ou 7 (« Tout à fait d’accord »).

Instructions to respondents: Please indicate your degree of agreement with each of the following statements regarding your grocery shopping habits (1 = Strongly disagree to 5 = Strongly agree / 7 = Strongly agree):

  1. I look carefully at prices when shopping for groceries.
  2. I compare prices between different grocery stores to find the best deals.
  3. I am willing to make an extra effort or spend more time to buy groceries at lower prices.
  4. Taking advantage of special offers and price promotions is very important to me during my shopping trips.
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Looti, M. (2026, octobre 3). Orientation d’achat (économique). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/orientation-d-achat-economique/
Looti, Mohammed. “Orientation d’achat (économique).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/orientation-d-achat-economique/.
Looti, Mohammed. “Orientation d’achat (économique).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/orientation-d-achat-economique/.