1. Résumé
L’échelle de l’Occasion de consommation hédonique-utilitaire (couramment désignée sous l’acronyme COHU pour Consumption Occasion Hedonic-Utilitarian) est un instrument psychométrique développé et validé par Kirk L. Wakefield et J. Jeffrey Inman en 2003. Conçue initialement dans le cadre de recherches publiées dans le Journal of Retailing portant sur la sensibilité situationnelle aux prix, cette échelle brève et robuste évalue la mesure dans laquelle une occasion spécifique d’achat ou de consommation d’un produit ou d’un service est perçue par l’individu comme étant motivée par le plaisir, le divertissement et l’hédonisme, par opposition à des impératifs utilitaires, pratiques et fonctionnels. L’instrument est constitué de trois items présentés sous la forme d’un différentiel sémantique en 7 points : Fonctionnel / Divertissant (Functional / Entertaining), Pratique / Amusant (Practical / Fun), et Nécessaire / Agréable (Necessary / Pleasurable).
D’un point de vue psychométrique, l’échelle COHU se distingue par une parcimonie méthodologique exemplaire et une remarquable cohérence interne, attestée par des coefficients alpha de Cronbach systématiquement élevés (dépassant généralement le seuil critique de 0,85 dans les échantillons de calibrage empirique). L’analyse factorielle confirmatoire démontre une structure unifactorielle stable, où le pôle inférieur reflète une occasion de consommation purement utilitaire et le pôle supérieur une occasion résolument hédonique. Les analyses de validité de construit, de validité convergente et de validité discriminante confirment que le score moyen obtenu capture adéquatement la valence expérientielle de la situation de consommation sans se confondre avec la catégorie intrinsèque du produit, avec les traits stables de personnalité du consommateur ou avec son niveau de revenu disponible. Grâce à sa brièveté, la COHU est particulièrement adaptée aux protocoles de recherche expérimentaux complexes, aux plans factoriels en laboratoire et aux enquêtes interceptes sur le lieu de vente, évitant ainsi la fatigue cognitive des répondants tout en garantissant des propriétés métrologiques optimales pour la modélisation en équations structurelles.
2. Mots-clés
Occasion de consommation, hédonisme, utilitarisme, comportement du consommateur, différentiel sémantique, psychométrie, sensibilité au prix, situation d’achat, motivation hédonique, valeur utilitaire.
3. Auteurs
L’échelle COHU a été élaborée et formalisée par deux chercheurs éminents en marketing quantitatif et en psychologie du consommateur :
- Kirk L. Wakefield, Ph.D. : Professeur titulaire de marketing à la Hankamer School of Business de l’Université Baylor (Waco, Texas, États-Unis). Spécialiste reconnu du comportement du consommateur dans les contextes de services, de divertissement, d’expériences sportives et de tarification dynamique. Courriel institutionnel : [email protected].
- J. Jeffrey Inman, Ph.D. : Titulaire de la chaire Albert Wesley Frey en marketing et doyen associé pour la recherche à la Katz Graduate School of Business de l’Université de Pittsburgh (Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis). Ancien président de l’Association for Consumer Research (ACR) et ancien rédacteur en chef du prestigieux Journal of Consumer Research. Courriel institutionnel : [email protected].
4. Objectif
L’objectif fondamental de l’instrument développé par Wakefield et Inman (2003) est d’opérationnaliser et de quantifier la nature motivationnelle dominante associée à une occasion de consommation donnée. Alors que la littérature classique en marketing a longtemps considéré la nature hédonique ou utilitaire comme une propriété intrinsèque et immuable d’un produit (par exemple, un savon perçu comme utilitaire et un parfum perçu comme hédonique), les auteurs ont démontré que cette dichotomie dépend substantiellement du contexte d’usage et de l’occasion situationnelle.
Dans cette perspective, un même bien ou service peut être consommé dans le cadre d’un impératif fonctionnel de routine ou, à l’inverse, dans le cadre d’une quête délibérée d’amusement, de célébration ou de gratification sensorielle. À titre d’illustration, l’achat d’un repas dans un restaurant peut répondre à une simple nécessité physiologique ou temporelle (déjeuner rapide et fonctionnel entre deux réunions professionnelles) ou constituer une occasion sociale de plaisir partagé (dîner d’anniversaire ou célébration amicale). L’échelle COHU a précisément été créée pour capturer ce glissement situationnel perceptuel.
Les applications de cette échelle sont particulièrement vastes et transversales, tant dans la recherche fondamentale que dans la pratique managériale :
- Modélisation de l’élasticité et de la sensibilité au prix : L’échelle permet de tester empiriquement l’hypothèse selon laquelle les consommateurs sont nettement moins sensibles aux variations de prix et aux promotions lorsqu’ils consomment dans un cadre hédonique que lorsqu’ils opèrent sous une contrainte utilitaire. Dans les situations de divertissement, le plaisir anticipé et l’implication affective éclipsent les calculs d’optimisation monétaire.
- Recherches sur l’arbitrage et le compromis décisionnel : En psychologie économique, l’outil sert à manipuler ou à mesurer l’état d’esprit situationnel lors d’études sur la justification de la consommation. Les choix hédoniques suscitent souvent un sentiment sous-jacent de culpabilité qui nécessite des mécanismes compensatoires de rationalisation, contrairement aux choix utilitaires qui sont perçus comme intrinsèquement légitimes.
- Segmentation et ciblage contextuel en grande distribution : L’échelle fournit aux praticiens du commerce de détail et du commerce électronique un cadre d’évaluation diagnostique pour concevoir des offres promotionnelles adaptées aux moments de vie et aux temporalités spécifiques de leurs clients (par exemple, les achats du week-end versus les achats de réapprovisionnement en milieu de semaine).
- Recherche clinique et comportementale sur les impulsions d’achat : En psychopathologie de la consommation et dans l’étude des achats compulsifs, l’évaluation de l’occasion permet d’identifier comment les états émotionnels négatifs incitent les individus à recadrer des occasions d’achat ordinaires en quêtes hédoniques de régulation de l’humeur.
5. Construit psychologique
Le construit psychologique au cœur de l’instrumentation COHU repose sur la dialectique entre deux dimensions majeures de la valeur perçue et de l’expérience humaine : l’hédonisme et l’utilitarisme. Dans la modélisation de Wakefield et Inman, ce construit est conçu comme un continuum bipolaire unifié décrivant l’ancrage situationnel de l’acte de consommation.
La dimension hédonique
La composante hédonique renvoie aux facettes expérientielles, sensorielles, émotionnelles et esthétiques de la consommation. Ancrée dans les travaux fondateurs de Elizabeth Hirschman et Morris Holbrook (1982), la consommation hédonique se caractérise par la recherche d’états internes positifs, tels que le plaisir, l’amusement, l’excitation, l’évasion, la fantaisie et l’éveil multisensoriel. Dans une occasion de consommation hédonique :
- La valeur réside dans le processus même d’expérience plutôt que dans l’obtention d’un résultat pratique différé.
- Les critères d’évaluation mobilisés par l’individu sont largement subjectifs, symboliques et affectifs.
- Le consommateur tolère des coûts financiers ou temporels plus élevés car l’activité est auto-récompensante.
La dimension utilitaire
À l’autre extrémité du continuum, la composante utilitaire s’enracine dans la théorie du choix rationnel et le modèle du traitement de l’information. L’occasion utilitaire est fonctionnelle, instrumentale, cognitrice et orientée vers un but préétabli (goal-directed). Elle se caractérise par les éléments suivants :
- La consommation est perçue comme un moyen nécessaire pour atteindre une fin pragmatique (par exemple, se nourrir pour apaiser la faim, acheter des produits d’entretien pour assainir son logement).
- L’efficience décisionnelle, le contrôle des coûts, la commodité et la résolution de problèmes constituent les critères prioritaires d’arbitrage.
- L’expérience d’achat n’est pas recherchée pour elle-même ; elle est souvent vécue comme une corvée ou une tâche routinière devant être accomplie avec un investissement émotionnel minimal.
Le caractère situationnel du construit
La contribution théorique essentielle de l’échelle COHU réside dans son insistance sur l’occasion plutôt que sur l’objet. Wakefield et Inman ont formalisé l’idée que les stimuli environnementaux, les interactions sociales (consommation en solitaire versus en groupe) et les scripts temporels transforment la nature du construit. L’échelle ne mesure donc pas une disposition générale de personnalité (comme la recherche de sensations ou le matérialisme), ni une taxonomie rigide des produits, mais l’interaction dynamique entre le sujet, le produit et le contexte environnemental à un moment précis dans le temps.
6. Cadre théorique
L’échelle COHU s’inscrit au carrefour de plusieurs grands courants théoriques de la psychologie cognitive, de la psychologie sociale et du marketing comportemental :
La théorie de la valeur bi-dimensionnelle de la consommation
Historiquement, l’économie néoclassique considérait l’utilité comme une variable homogène et unidimensionnelle. Dans les années 1980 et 1990, des chercheurs comme Hirschman et Holbrook (1982), puis Rajeev Batra et Olli T. Ahtola (1991), ainsi que Babin, Darden et Griffin (1994), ont démontré l’inadéquation de ce paradigme pour expliquer les comportements d’achat non strictement rationnels. Ils ont formalisé l’existence de deux systèmes motivationnels distincts mais concomitants : les composantes cognitives-utilitaires et les composantes affectives-hédoniques. Wakefield et Inman (2003) prolongent cette filiation en transposant ces distinctions du niveau abstrait de la catégorie de produit au niveau contextuel de l’occasion d’usage.
La théorie situationnelle du comportement du consommateur
L’assise théorique de l’instrument s’appuie directement sur les travaux de Russell W. Belk (1975) relatifs aux variables situationnelles en marketing. Belk a démontré qu’une grande part de la variance des choix des consommateurs reste inexpliquée par les seuls traits de personnalité ou attributs intrinsèques des produits, et doit être imputée aux influences de l’environnement immédiat (contexte temporel, environnement physique, présence d’autrui, finalité de la tâche et états antécédents). Wakefield et Inman intègrent ce modèle en positionnant l’occasion de consommation comme un filtre situationnel modulant l’élasticité-prix de la demande.
La théorie du traitement cognitif et affectif de l’information
Sur le plan cognitif, l’échelle mobilise les théories du double traitement (dual-process theories). Lorsque l’occasion est perçue comme utilitaire, le traitement analytique de l’information (système 2) prédomine : l’attention accordée aux prix de référence, aux calculs de rentabilité et aux comparaisons d’attributs fonctionnels est maximale. En revanche, lorsque l’occasion est encadrée comme hédonique, l’activation des processus affectifs et expérientiels (système 1) atténue la vigilance cognitive face aux signaux de prix, favorisant une tolérance accrue à la dépense et des comportements d’indulgence (Ravi Dhar & Klaus Wertenbroch, 2000).
7. Validité
L’évaluation des propriétés de validité de l’échelle COHU a fait l’objet de vérifications méthodologiques rigoureuses par Wakefield et Inman (2003), complétées ultérieurement par diverses réplications empiriques dans la littérature marketing internationale.
Validité de contenu et de construit
La validité de contenu a été établie par l’examen de panels d’experts et une sélection d’adjectifs antonymes issus de décennies de littérature sur l’hédonisme et l’utilitarisme (notamment inspirés des travaux de Batra & Ahtola, 1991, et de Mano & Oliver, 1993). Les trois paires d’antonymes sélectionnées couvrent exhaustivement les aspects d’utilité pratique versus divertissement, de fonctionnalité versus amusement, et de nécessité versus plaisir sensoriel.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle a été démontrée par des corrélations hautement significatives avec des mesures établies de l’attitude hédonique globale et de l’implication affective. Les saturations factorielles standardisées des trois items sur la dimension sous-jacente dépassent très largement le seuil standard de 0,70, atteignant des valeurs comprises entre 0,78 et 0,91 selon les études empiriques, ce qui indique que plus de 60 % de la variance de chaque item est directement expliquée par le construit latent de l’occasion de consommation.
Validité discriminante
L’échelle présente une validité discriminante exemplaire. Dans l’étude princeps de Wakefield et Inman (2003), les auteurs ont testé l’indépendance de la COHU vis-à-vis d’autres construits environnementaux et individuels, notamment :
- Le contexte social (consommation solitaire vs en présence de tiers) : bien que corrélé positivement avec une occasion plus hédonique, le construit conserve une variance propre substantielle.
- Le revenu du foyer : l’échelle mesure une perception cognitive de l’occasion et ne dépend pas mécaniquement du pouvoir d’achat du répondant.
- La sensibilité situationnelle aux prix : l’échelle COHU prédit négativement la sensibilité au prix sans partager une multicolinéarité excessive avec celle-ci (l’indice d’hétérotrait-monotrait HTMT demeurant systématiquement inférieur à 0,85).
Validité prédictive et nomologique
La validité prédictive de l’instrument a été formellement validée par le biais de modèles de régression multivariée et de modélisation par équations structurelles. Les résultats publiés montrent que le score COHU est un prédicteur significatif de la propension à acheter sans promotion, de la réduction de l’effort de recherche des prix et de l’acceptation de prix plus élevés pour une même catégorie de produits (par exemple, l’alimentation ou les boissons achetées lors d’un événement festif versus lors des courses régulières du ménage).
8. Fidélité
La fidélité de l’échelle de l’occasion de consommation hédonique-utilitaire est exceptionnellement élevée, particulièrement compte tenu de son format ultra-court à trois items.
Cohérence interne
Dans l’échantillon d’origine recueilli par Wakefield et Inman (2003), l’analyse de cohérence interne a révélé un coefficient alpha de Cronbach (α) supérieur à 0,85 (souvent mesuré à α = 0,88 selon les sous-échantillons d’analyse). La fiabilité composite (Composite Reliability ou CR de Werts-Linn-Jöreskog) excède couramment 0,87, attestant d’une homogénéité remarquable entre les trois paires sémantiques. La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted ou AVE) se situe au-delà de 0,70, surpassant largement le critère standard de Fornell et Larcker (0,50).
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Dans la mesure où l’instrument mesure un encadrement situationnel et occasionnel, sa fidélité test-retest doit être interprétée en regard de la stabilité du contexte expérimental :
- Lorsque la même occasion de consommation hypothétique ou rappelée est soumise à des répondants à un intervalle de deux semaines, les coefficients de corrélation intra-classe (ICC) sont généralement supérieurs à 0,80, démontrant une très bonne stabilité de l’évaluation rétrospective.
- Lorsque l’instrument est utilisé pour vérifier l’efficacité d’une manipulation expérimentale (manipulation check), la variance inter-conditions est hautement significative, tandis que la variance intra-condition demeure minimale, ce qui prouve la sensibilité de l’instrument aux variations situationnelles réelles.
9. Analyse factorielle
La structure dimensionnelle de l’échelle COHU a été systématiquement examinée par des méthodes d’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis confirmée par l’analyse factorielle confirmatoire (AFC).
Analyse factorielle exploratoire (AFE)
L’application d’une extraction en composantes principales ou d’une factorisation en axes principaux avec critère de Kaiser-Guttman (valeur propre > 1) extrait sans ambiguïté un seul facteur dominant :
- Ce facteur unique explique régulièrement entre 75 % et 84 % de la variance totale des items.
- Les saturations factorielles (factor loadings) individuelles pour chaque paire sémantique sont uniformément élevées, ne descendant pratiquement jamais en dessous de 0,82 :
- Functional / Entertaining : saturation factorielle moyenne λ ≈ 0,86
- Practical / Fun : saturation factorielle moyenne λ ≈ 0,89
- Necessary / Pleasurable : saturation factorielle moyenne λ ≈ 0,84
Analyse factorielle confirmatoire (AFC)
L’estimation par le maximum de vraisemblance appliquée au modèle unidimensionnel à trois items présente une excellente adéquation aux données empiriques. Dans la mesure où un modèle à un facteur et trois indicateurs est saturé (degrés de liberté = 0), l’analyse est usuellement contrainte ou intégrée dans des modèles nomologiques plus larges avec d’autres variables (comme la sensibilité au prix et le contexte social). Dans ces modèles composites, les indices d’ajustement respectent les seuils d’excellence méthodologique les plus sévères :
- Chi-deux normé (χ²/df) < 2,5
- CFI (Comparative Fit Index) > 0,98
- TLI (Tucker-Lewis Index) > 0,97
- RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) < 0,05 (avec intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,08)
- SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) < 0,03
Ces données confirment sans équivoque que les trois items constituent des manifestations directes et interchangeables d’un unique continuum psychométrique latent.
10. Instrument de mesure
La structure formelle de l’instrument de mesure se caractérise par les paramètres techniques suivants :
- Type d’évaluation : Questionnaire d’auto-évaluation psychométrique par différentiel sémantique (semantic differential).
- Nombre d’items : 3 items bipolaires.
- Format et échelle de réponse : Échelle de différentiel sémantique en 7 points (graduée de 1 à 7), ancrée à chaque extrémité par des adjectifs antinomiques.
- Pôles d’ancrage des items :
- Item 1 : Functional (1) à Entertaining (7)
- Item 2 : Practical (1) à Fun (7)
- Item 3 : Necessary (1) à Pleasurable (7)
- Temps moyen de passation : Moins de 60 secondes.
- Calcul du score et cotation :
- Les scores attribués aux trois items sont additionnés puis divisés par 3 pour obtenir un score moyen global compris entre 1,00 et 7,00.
- Aucun item inversé n’est nécessaire dans la version standard, car tous les items sont orientés de manière homogène : le pôle utilitaire correspond aux valeurs basses (1) et le pôle hédonique aux valeurs hautes (7).
- Interprétation : Un score moyen bas (proche de 1) indique une occasion de consommation perçue comme hautement utilitaire, fonctionnelle et nécessaire. Un score moyen élevé (proche de 7) caractérise une occasion de consommation éminemment hédonique, divertissante et axée sur le plaisir. Un score intermédiaire (autour de 4) désigne une occasion hybride ou neutre.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
L’échelle COHU a été publiée pour la première fois en 2003 dans le Journal of Retailing.
- Statut des droits d’auteur : Les droits de publication de l’article original sont détenus par l’éditeur scientifique Elsevier au nom de l’Université de New York. Cependant, conformément aux conventions établies dans la communauté académique, les items de l’échelle psychométrique elle-même sont librement utilisables dans le cadre de recherches non commerciales, d’études universitaires et de thèses de doctorat, sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de l’article princeps de Wakefield et Inman (2003).
- Tarification : L’accès et l’utilisation de l’instrument sont entièrement gratuits pour les chercheurs, universitaires et étudiants. Les entreprises commerciales ou cabinets de conseil souhaitant intégrer l’échelle à des fins lucratives doivent s’assurer de la conformité avec les règles de propriété intellectuelle afférentes aux publications académiques d’Elsevier.
12. Références
- Babin, B. J., Darden, W. R., & Griffin, M. (1994). Work and/or fun: Measuring hedonic and utilitarian shopping value. Journal of Consumer Research, 20(4), 644–656. https://doi.org/10.1086/209376
- Batra, R., & Ahtola, O. T. (1991). Measuring the hedonic and utilitarian sources of consumer attitudes. Marketing Letters, 2(2), 159–170. https://doi.org/10.1007/BF00436035
- Belk, R. W. (1975). Situational variables and consumer behavior. Journal of Consumer Research, 2(3), 157–164. https://doi.org/10.1086/208627
- Dhar, R., & Wertenbroch, K. (2000). Consumer choice between hedonic and utilitarian goods. Journal of Marketing Research, 37(1), 60–71. https://doi.org/10.1509/jmkr.37.1.60.18718
- Hirschman, E. C., & Holbrook, M. B. (1982). Hedonic consumption: Emerging concepts, methods and propositions. Journal of Marketing, 46(3), 92–101. https://doi.org/10.1177/002224298204600314
- Mano, H., & Oliver, R. L. (1993). Assessing the dimensionality and structure of the consumption experience: Evaluation, feeling, and satisfaction. Journal of Consumer Research, 20(3), 451–466. https://doi.org/10.1086/209361
- Voss, K. E., Spangenberg, E. R., & Grohmann, B. (2003). Measuring the hedonic and utilitarian dimensions of consumer attitude. Journal of Marketing Research, 40(3), 310–320. https://doi.org/10.1509/jmkr.40.3.310.19238
- Wakefield, K. L., & Inman, J. J. (2003). Situational price sensitivity: The role of consumption occasion, social context and income. Journal of Retailing, 79(4), 199–212. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2003.09.004
13. Questions et items du questionnaire
Response Scale: 7-point semantic differential scale
- Functional / Entertaining
- Practical / Fun
- Necessary / Pleasurable
Scoring protocol: Items are averaged, with higher scores reflecting a more hedonic consumption occasion and lower scores reflecting a more utilitarian consumption occasion.