Narcissisme (Trait)

Analyse psychométrique détaillée de l’échelle mesurant le narcissisme en tant que trait stable de la personnalité, ses dimensions, sa validité et ses applications.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’évaluation du narcissisme en tant que trait de personnalité constitue un champ d’investigation majeur en psychologie de la personnalité, en psychologie sociale et dans l’étude du comportement du consommateur. Historiquement dérivée d’approches cliniques et psychiatriques (narcissisme pathologique), la mesure du narcissisme subclinique ou dispositionnel s’est affinée grâce au développement d’inventaires psychométriques standardisés. Parmi les instruments prédominants figurent le Narcissistic Personality Inventory (NPI-40 de Raskin et Terry, 1988) et ses déclinaisons abrégées validées, telles que l’échelle NPI-16 développée par Ames, Rose et Anderson (2006), couramment mobilisées dans la recherche expérimentale et appliquée (notamment par You, Yang, Wang, et Deng, 2020 dans le Journal of Marketing).

Cet instrument mesure la tendance stable d’un individu à manifester une auto-évaluation grandiose, un sentiment de supériorité, un besoin d’admiration, un sentiment de légitimité personnelle (entitlement) et une propension à exploiter les relations interpersonnelles à des fins d’affirmation de soi. Selon les adaptations et les formes courtes exploitées, l’échelle comprend généralement entre 13 et 16 paires d’énoncés à choix forcé (ou une série équivalente d’items évalués sur une échelle de Likert en 5 ou 7 points). Les sous-dimensions canoniques recoupent l’autorité/leadership, l’exhibitionnisme grandiose et l’exploitation interpersonnelle/la prétention au privilège. Sur le plan psychométrique, les versions abrégées de référence démontrent une cohérence interne satisfaisante (α de Cronbach oscillant généralement entre .68 et .82 selon les échantillons), une stabilité temporelle substantielle (fidélité test-retest r > .75 à cinq semaines) ainsi qu’une validité convergente et discriminante robuste face à des construits connexes tels que l’estime de soi explicite, le machiavélisme, l’extraversion et l’agréabilité.

2. Mots-clés / Keywords

Narcissisme sous-clinique, Trait de personnalité, NPI-16, Évaluation psychométrique, Grandiosité, Sentiment de légitimité, Estime de soi, Comportement du consommateur, Autorité, Régulation du soi

3. Auteurs / Authors

L’opérationnalisation du narcissisme en tant que trait dispositionnel continu au sein de la population générale et son adaptation aux paradigmes expérimentaux du comportement social et de la consommation s’appuient sur les travaux fondamentaux de plusieurs équipes de chercheurs :

  • Robert N. Raskin & Calvin S. Hall (1979, 1981) : Concepteurs initiaux du Narcissistic Personality Inventory (NPI), University of California, Berkeley.
  • Robert N. Raskin & Howard Terry (1988) : Développeurs de la structure factorielle canonique à 40 items du NPI, University of California, Berkeley.
  • Daniel R. Ames, Paul Rose, & Cameron P. Anderson (2006) : Concepteurs de la version abrégée unifactorielle NPI-16, Columbia University et State University of New York at Oswego.
  • Yanfen You, Xiaojing Yang, Lili Wang, & Xiang (Robert) Deng (2020) : Chercheurs ayant investigué l’influence modératrice du narcissisme-trait dans le traitement des échecs de service et les dynamiques de réparation relationnelle (Université du Massachusetts Amherst, Université de Caroline du Sud, Université du Zhejiang, Université Américaine).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de la mesure du narcissisme en tant que trait est de quantifier les variations individuelles stables de la grandiosité du soi et de la motivation à s’auto-rehausser (agentic self-enhancement), sans présumer d’une pathologie psychiatrique au sens du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5). Alors que la tradition clinique aborde le trouble de la personnalité narcissique sous l’angle du dysfonctionnement social sévère, la psychologie différentielle contemporaine conceptualise le narcissisme comme une dimension continue distribuée normalement au sein de la population générale.

Dans les contextes organisationnels et les recherches sur le comportement du consommateur — tels qu’illustrés par les travaux de You, Yang, Wang et Deng (2020) dans le Journal of Marketing — la mesure du trait de narcissisme répond à une triple exigence théorique et pratique :

  • Comprendre la sensibilité aux menaces de l’égo : Les individus présentant un score élevé sur ce trait possèdent une estime de soi contingente, fragile et hypertrophiée. Confrontés à une défaillance de service ou à un affront perçu, leur réaction cognitive et affective diffère radicalement de celle des individus faiblement narcissiques. L’évaluation de ce trait permet de modéliser avec précision les variations dans le sentiment de vulnérabilité et de rétorsion.
  • Analyser la dynamique des réparations interpersonnelles : You et al. (2020) ont démontré que les communications centrées sur la valorisation de l’interlocuteur (dire « Merci » au lieu de dire « Désolé ») restaurent plus efficacement l’estime de soi des clients narcissiques. Mesurer le narcissisme-trait permet donc d’isoler les profils psychologiques pour lesquels la revalorisation statutaire prime sur l’excuse formelle.
  • Éviter l’effet de fatigue dans les protocoles lourds : L’utilisation d’une forme abrégée et validée (comme le NPI-16 ou des modules psychométriques concis de 13 à 16 items) répond à l’impératif méthodologique de limiter la charge cognitive des participants dans les devis expérimentaux multifactoriels, tout en préservant des indices de fidélité et de validité prédictive élevés.

5. Construit psychologique / Construct

Le narcissisme en tant que trait psychologique relève principalement du narcissisme grandiose (par opposition au narcissisme vulnérable ou hypersensible théorisé par Hendin et Cheek, 1997). Il capture une constellation de caractéristiques comportementales, motivationnelles et cognitives orientées vers la domination, le statut social et l’autonomie agentique. Les modèles factoriels identifient traditionnellement trois à quatre composantes principales qui sous-tendent les versions intégrales et abrégées de l’instrument :

1. Autorité et Leadership (Authority/Leadership)

Cette dimension reflète la croyance inébranlable en sa propre capacité à diriger autrui, à exercer une influence décisive et à prendre des décisions d’envergure. L’individu estime posséder un charisme naturel et une aptitude innée au pouvoir. Par exemple, sur le plan comportemental, ces sujets monopolisent la parole lors de négociations de groupe et revendiquent spontanément des postes de coordination.

2. Supériorité et Exhibitionnisme Grandiose (Grandiose Exhibitionism/Superiority)

Cette sous-échelle évalue le désir impérieux d’être le centre de l’attention, de susciter l’admiration et d’exposer publiquement ses réussites réelles ou supposées. L’individu associe sa valeur personnelle au regard approbateur d’autrui tout en maintenant une posture d’autosuffisance ostentatoire. Dans le contexte de la consommation, cela se traduit par une forte appétence pour les marques de luxe, les biens ostentatoires et les symboles exclusifs de statut.

3. Sentiment de Droits Acquis et Exploitation Interpersonnelle (Entitlement/Exploitativeness)

Considérée comme la composante la plus socialement toxique du spectre grandiose, cette facette quantifie l’attente systématique d’un traitement préférentiel et d’égards exceptionnels, indépendamment des contributions effectives de l’individu. Elle s’accompagne d’une propension à instrumentaliser les relations sociales pour satisfaire ses propres besoins, couplée à une faible empathie affective. Lorsque confrontés à une défaillance de service (comme dans l’étude de You et al., 2020), les consommateurs caractérisés par un niveau élevé d’entitlement perçoivent l’incident non pas comme un simple aléa logistique, mais comme une transgression directe de leurs privilèges statutaires inhérents.

Distinction avec l’estime de soi authentique

Un enjeu psychométrique crucial réside dans la dissociation nette entre le narcissisme-trait et la haute estime de soi globale (mesurée par l’échelle d’estime de soi de Rosenberg). Tandis que l’estime de soi saine repose sur l’acceptation de sa propre valeur intrinsèque sans dépréciation d’autrui et s’associe à des traits de communion et de bienveillance, le narcissisme-trait s’enracine dans la comparaison sociale descendante, la quête de dominance et l’amplification disproportionnée des attributs de compétence et d’attractivité au détriment de l’intégrité morale.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’assise conceptuelle de la mesure du narcissisme-trait se structure autour de trois grands courants de la pensée psychologique :

1. La tradition psychanalytique et le tournant objectal

Historiquement initié par Sigmund Freud (1914) avec l’introduction du concept de narcissisme primaire et secondaire, le modèle a été profondément révisé par les théoriciens de la relation d’objet, notamment Heinz Kohut (1971) et Otto Kernberg (1975). Alors que Kernberg considérait le narcissisme grandiose comme une structure défensive pathologique érigée contre des pulsions hostiles et un sentiment de vide interne, Kohut a postulé que certaines manifestations narcissiques reflètent des besoins universels d’affirmation (le besoin de spécularisation ou mirroring). Cette perspective développementale justifie l’existence d’une continuité dimensionnelle entre l’affirmation de soi adaptative et l’hypertrophie narcissique rigide.

2. Le modèle de régulation dynamique du soi (Morf & Rhodewalt, 2001)

Sur le plan de la psychologie sociale cognitive, le modèle autorégulateur de Carolyn Morf et Frederick Rhodewalt constitue le socle prédominant. Selon cette théorie, le soi narcissique est un système perpétuellement vulnérable qui recherche activement des confirmations externes de sa grandeur pour préserver un édifice cognitif instable. Les individus narcissiques s’engagent dans des stratégies d’autorégulation interpersonnelles paradoxales : ils sollicitent l’admiration d’individus qu’ils méprisent fondamentalement. Dans ce cadre, la mesure du trait de narcissisme capture la fréquence et l’intensité de ces boucles de régulation défensive de l’égo.

3. Le modèle de l’agentisme compensatoire (Campbell et al., 2006)

W. Keith Campbell et ses collègues ont modélisé le narcissisme comme un déséquilibre structurel entre deux méta-dimensions de la personnalité humaine : l’agentisme (domination, compétence, ambition, distinction individuelle) et la communion (chaleur, bienveillance, affiliation, moralité). Le narcissisme-trait reflète un profil hyper-agentique et hypo-communal. Les individus à haut narcissisme utilisent des « mécanismes de valorisation du soi » (self-enhancement strategies) pour maximiser leur statut au sein de la hiérarchie sociale perçue, expliquant pourquoi des stimuli valorisants (tels que des remerciements personnalisés dans l’étude de You et al., 2020) apaisent l’égo menacé de manière significativement plus puissante qu’un aveu de faute.

7. Validité / Validity

Les propriétés de validité de l’échelle mesurant le narcissisme-trait — spécifiquement dans ses versions abrégées dérivées du NPI (notamment le NPI-16) — ont été rigoureusement établies à travers de nombreuses études transculturelles et expérimentales.

Validité de construit et validité convergente

Les scores obtenus corrèlent positivement et significativement avec :

  • Le NPI-40 original : Les corrélations entre la version courte NPI-16 et la matrice complète à 40 items oscillent de manière constante entre r = .88 et r = .92 (Ames et al., 2006), confirmant que la forme abrégée capture fidèlement le domaine notionnel du test parent.
  • L’extraversion (modèle du Big Five) : Des corrélations modérées à fortes (r = .35 à .45, p < .001) sont régulièrement documentées, reflétant l’assurance sociale, l’énergie et la recherche d’attention.
  • La triade sombre de la personnalité (Dark Triad) : L’échelle présente une corrélation convergente marquée avec le machiavélisme (r ≈ .30 à .40) et la psychopathie subclinique (r ≈ .35 à .48) (Paulhus & Williams, 2002).
  • L’estime de soi explicite : Mesurée par l’échelle de Rosenberg, l’estime de soi corrèle positivement avec le narcissisme-trait (généralement r = .30 à .42), bien que cette association masque une divergence critique sur l’estime de soi implicite (mesurée par des tests d’associations implicites, où les narcissiques affichent souvent une fragilité sous-jacente).

Validité discriminante

La validité discriminante est appuyée par des corrélations négatives ou nulles avec les construits suivants :

  • L’agréabilité : Une corrélation négative robuste est systématiquement observée (r = -.25 à -.40, p < .001), corroborant le déficit de sollicitude envers autrui et le manque de modestie inhérents au construit.
  • La névrose / instabilité émotionnelle : Dans les formes grandioses du trait, la corrélation avec le névrosisme est proche de zéro ou légèrement négative, permettant de discriminer sans équivoque le narcissisme grandiose du narcissisme vulnérable (ce dernier corrélant très fortement avec le névrosisme).
  • Le désir de conformité sociale : Les mesures de désirabilité sociale (telles que l’échelle de Marlowe-Crowne) montrent des corrélations négligeables (r < .10), indiquant que les participants n’hésitent pas à endosser des énoncés ouvertement égocentriques.

Validité prédictive et critériée

Sur le plan prédictif, l’instrument prédit avec acuité des comportements concrets en laboratoire et sur le terrain : l’auto-attribution disproportionnée du succès dans les tâches de groupe, les réactions de représailles et d’agressivité à la suite d’un feedback négatif (Bushman & Baumeister, 1998), ainsi que les préférences de consommation axées sur le statut. Dans les recherches de You et al. (2020), le score de narcissisme-trait prédit l’efficacité différentielle des stratégies de gestion de la relation client : les individus aux scores élevés restaurent leur satisfaction relationnelle uniquement lorsque leur égo est expressément flatté par la gratitude du prestataire.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique des échelles de narcissisme-trait abrégées a fait l’objet d’évaluations méthodologiques méticuleuses dans divers contextes démographiques et expérimentaux :

Cohérence interne

Bien que les échelles brèves (13 à 16 items) réduisent mécaniquement le coefficient de cohérence en raison de la concision du nombre d’items et de la nature binaire de certains formats de réponse originaux, les indices demeurent pleinement satisfaisants pour la recherche empirique :

  • Le coefficient alpha de Cronbach (α) de l’échelle unifactorielle NPI-16 se situe couramment entre .69 et .78 dans les études académiques fondamentales (Ames et al., 2006 ; You et al., 2020). Dans les échantillons d’étudiants et de panels de consommateurs en ligne (ex. MTurk, Prolific), les valeurs rapportées oscillent entre .72 et .80.
  • Le coefficient oméga de McDonald (ω), plus robuste face aux violations du postulat de tau-équivalence, est régulièrement estimé entre .74 et .82, démontrant que la variance commune des items capture adéquatement le facteur latent sous-jacent.
  • Les corrélations inter-items moyennes (mean inter-item correlation) se maintiennent dans l’intervalle recommandé de .15 à .28, ce qui atteste d’un bon équilibre entre la cohérence conceptuelle et l’absence de redondance sémantique stérile.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Le narcissisme étant conceptualisé comme une disposition dispositionnelle stable de la personnalité adulte, les indices de fidélité test-retest révèlent une remarquable robustesse :

  • À un intervalle de deux à cinq semaines, le coefficient de corrélation de Pearson test-retest atteint r = .78 à .85 (Ames et al., 2006).
  • À moyen terme (plusieurs mois), la stabilité demeure solide (r > .70), démontrant que les fluctuations circonstancielles d’humeur n’affectent pas substantiellement la position relative des répondants sur le continuum narcissique.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La morphologie dimensionnelle du narcissisme-trait a suscité d’abondants débats méthodologiques, opposant les modèles multidimensionnels complexes aux solutions unifactorielles pragmatiques.

Structure originale et modèles d’ordre supérieur

Le NPI-40 originel de Raskin et Terry (1988) reposait sur une solution à 7 facteurs de premier ordre (Autorité, Autosuffisance, Supériorité, Exhibitionnisme, Exploitation, Prétention à des privilèges, et Vanité). Cependant, les analyses ultérieures (Corry et al., 2008 ; Kubarych et al., 2004) ont mis en lumière une instabilité de ces sept composantes, préconisant soit une modélisation à trois facteurs corrélés :

  1. Leadership / Autorité ;
  2. Exhibitionnisme grandiose ;
  3. Exploitation / Sentiment de droits acquis.

Analyses factorielles confirmatoires (AFC) des formes abrégées

Dans l’optique de simplifier l’instrumentation pour les études comportementales (telles que celles menées par You et al., 2020), la version courte à 16 items a été optimisée par Ames et al. (2006) à l’aide de l’analyse factorielle exploratoire (AFE) puis validée par AFC afin de fonctionner comme une échelle unidimensionnelle composite du narcissisme grandiose global.

Les indicateurs d’ajustement structurel rapportés dans la littérature pour le modèle unifactoriel s’avèrent satisfaisants selon les seuils conventionnels de Hu et Bentler (1999) :

  • Indice de fixation comparative (CFI) : > .90 à .94 selon les versions (notamment en traitant les variables catégorielles via l’estimateur WLSMV).
  • Indice de Tucker-Lewis (TLI) : > .89 à .93.
  • Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) : comprise entre .038 et .055 (avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à .06).
  • Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) : ≤ .050.

Les saturations factorielles standardisées (λ) des items sur le facteur général de narcissisme s’échelonnent pour la plupart entre .35 et .68, avec une moyenne avoisinant .50. Ces paramètres confirment qu’en dépit d’une diversité de contenu nécessaire pour couvrir les multiples facettes de l’égo narcissique, les items convergent vers un construit latent commun cohérent.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les spécifications techniques et les modalités d’administration de l’instrument de mesure du narcissisme-trait se résument comme suit :

  • Typologie de l’instrument : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (évaluation de la personnalité subclinique).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou passation informatisée en ligne (compatible Qualtrics, SurveyMonkey, etc.). Temps moyen de passation : 2 à 4 minutes pour les versions courtes (13-16 items).
  • Nombre d’items : Généralement 16 items dans la version abrégée unifactorielle d’Ames et al. (2006) ou 13 items dans la version NPI-13 de Gentile et al. (2013).
  • Format de réponse :
    • Format dyadique classique (Choix forcé) : Pour chaque item, le répondant doit choisir entre deux énoncés mutuellement exclusifs : l’un traduisant une affirmation narcissique (ex. « J’ai un don naturel pour influencer les gens ») et l’autre une affirmation non narcissique (ex. « Je ne suis pas particulièrement doué pour influencer les gens »).
    • Format alternatif de Likert (gradué) : Utilisé dans certaines adaptations pour accroître la variance statistique, où les affirmations narcissiques sont évaluées individuellement sur une échelle de Likert de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 ou 7 (« Tout à fait d’accord »).
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Dans le format à choix forcé : Attribution de 1 point pour chaque énoncé narcissique sélectionné et de 0 point pour l’énoncé non narcissique. Le score total correspond à la somme des points (score théorique variant de 0 à 16 pour le NPI-16).
    • Un score élevé témoigne d’un degré plus marqué de narcissisme grandiose et de motivations égocentrées stables.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Années initiales de publication : 1979 (NPI préliminaire par Raskin & Hall), 1988 (NPI-40 par Raskin & Terry), 2006 (forme courte NPI-16 par Ames, Rose, & Anderson). Utilisation contextualisée par You, Yang, Wang, et Deng en 2020 dans le domaine du marketing comportemental.
  • Statut du droit d’auteur et permissions : Les instruments de la famille NPI (incluant le NPI-40, le NPI-16 et le NPI-13) ont été publiés dans des revues académiques à des fins d’utilisation scientifique non commerciale. Ils relèvent du domaine de la recherche ouverte et peuvent être exploités librement par les chercheurs, enseignants et étudiants sans paiement de redevances.
  • Tarification : Accès gratuit ($0 / 0 €) pour les contextes académiques et non lucratifs.
  • Conditions d’utilisation : L’exploitation de l’échelle exige la citation rigoureuse des articles princeps de référence (notamment Ames et al., 2006 ; Raskin & Terry, 1988 ; ainsi que l’application d’intérêt comme You et al., 2020 le cas échéant). Les adaptations commerciales pour la sélection ou l’évaluation en entreprise requièrent de vérifier les dispositions légales régissant la propriété intellectuelle des revues éditrices.

12. Références / References

Les sources académiques ci-dessous fournissent l’ancrage empirique et conceptuel du test :

  • Ames, D. R., Rose, P., & Anderson, C. P. (2006). The NPI-16 as a short measure of narcissism. Journal of Research in Personality, 40(4), 440–450. https://doi.org/10.1016/j.jrp.2005.03.002
  • Bushman, B. J., & Baumeister, R. F. (1998). Threatened egotism, narcissism, self-esteem, and direct and displaced aggression: Does self-love or self-hate lead to violence? Journal of Personality and Social Psychology, 75(1), 219–229. https://doi.org/10.1037/0022-3514.75.1.219
  • Campbell, W. K., Brunell, A. B., & Finkel, E. J. (2006). Narcissism, interpersonal self-regulation, and romantic relationships: An agency model approach. In E. J. Finkel & K. D. Vohs (Eds.), Self and Identity (pp. 57–83). Psychology Press.
  • Corry, N., Merritt, R. D., Mrug, S., & Pamp, B. (2008). The factor structure of the Narcissistic Personality Inventory. Journal of Personality Assessment, 90(6), 593–600. https://doi.org/10.1080/00223890802388590
  • Gentile, B., Miller, J. D., Hoffman, B. J., Reidy, D. E., Zeichner, A., & Campbell, W. K. (2013). A test of two brief versions of the Narcissistic Personality Inventory: The NPI-16 and the NPI-13. Psychological Assessment, 25(4), 1120–1136. https://doi.org/10.1037/a0033192
  • Hendin, H. M., & Cheek, J. M. (1997). Assessing hypersensitive narcissism: A reexamination of Murray’s Narcism Scale. Journal of Research in Personality, 31(4), 588–599. https://doi.org/10.1006/jrpe.1997.2204
  • Morf, C. C., & Rhodewalt, F. (2001). Unraveling the paradoxes of narcissism: A dynamic self-regulatory processing model. Psychological Inquiry, 12(4), 177–196. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1204_1
  • Paulhus, D. L., & Williams, K. M. (2002). The Dark Triad of personality: Narcissism, Machiavellianism, and psychopathy. Journal of Research in Personality, 36(6), 556–563. https://doi.org/10.1016/S0092-6566(02)00505-6
  • Raskin, R. N., & Hall, C. S. (1979). A Narcissistic Personality Inventory. Psychological Reports, 45(2), 590. https://doi.org/10.2466/pr0.1979.45.2.590
  • Raskin, R., & Terry, H. (1988). A principal-components analysis of the Narcissistic Personality Inventory and further evidence of its construct validity. Journal of Personality and Social Psychology, 54(5), 890–902. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.5.890
  • You, Y., Yang, X., Wang, L., & Deng, X. (2020). When and why saying ‘Thank You’ is better than saying ‘Sorry’ in redressing service failures: The role of self-esteem. Journal of Marketing, 84(2), 133–150. https://doi.org/10.1177/0022242919889893

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Les versions formelles de l’inventaire du trait de narcissisme (notamment le NPI-16 développé par Ames, Rose et Anderson, 2006, couramment mobilisé dans les travaux empiriques tels que ceux de You et al., 2020) sont constituées de paires d’énoncés appariés à choix binaire forcé. Chaque paire contraint le participant à choisir entre une assertion exprimant une tendance narcissique et une affirmation neutre ou modeste.

Avertissement : Ces items constituent un projet indicatif/brouillon basé sur la théorie de l’échelle et non la version officielle protégée par le droit d’auteur. Nous ne garantissons pas leur exactitude ni leur conformité totale avec la version originale.

Structure des dimensions officielles :

L’inventaire opérationnalise trois domaines dimensionnels clés structurés sous forme dyadique :

  • Leadership et Autorité : Mesure la perception de son ascendant naturel et de son aptitude à diriger autrui sans hésitation.
  • Exhibitionnisme et Grandiosité : Évalue le penchant pour l’admiration publique, la mise en scène de soi et le sentiment d’être un être hors du commun.
  • Prétention à des privilèges et Exploitation : Capture la croyance qu’un traitement d’exception est dû de droit et la disposition à utiliser autrui à des fins personnelles.

Format de réponse et cotation des items :

Chaque unité de mesure présente deux options alternatives (Option A vs. Option B). Le répondant doit sélectionner l’alternative qui correspond le mieux à son attitude habituelle. La réponse narcissique reçoit 1 point, tandis que la réponse non narcissique reçoit 0 point. Le score global est obtenu en sommant les réponses narcissiques accordées (score total entre 0 et 16 dans la version classique).

Illustrations du format d’items (paires dyadiques indicatives) :

  1. Item 1
    1. Choix narcissique I know that I am good because everybody keeps telling me so.
    2. Choix neutre When people compliment me I sometimes get embarrassed.
  2. Item 2
    1. Choix neutre I am not particularly interested in having power over others.
    2. Choix narcissique I like having authority over other people.
  3. Item 3
    1. Choix narcissique I find it easy to manipulate people.
    2. Choix neutre I don’t like it when I find myself manipulating people.
  4. Item 4
    1. Choix neutre I don’t care much about being a leader.
    2. Choix narcissique I see myself as a good leader.
  5. Item 5
    1. Choix narcissique I am an extraordinary person.
    2. Choix neutre I am much like everybody else.
  6. Item 6
    1. Choix narcissique I really like to be the center of attention.
    2. Choix neutre It makes me uncomfortable to be the center of attention.
  7. Item 7
    1. Choix neutre I will be satisfied for my life to be like other people’s lives.
    2. Choix narcissique I want to amount to something in the eyes of the world.
  8. Item 8
    1. Choix narcissique People always seem to recognize my authority.
    2. Choix neutre Being an authority doesn’t mean that much to me.
  9. Item 9
    1. Choix neutre I am no better or no worse than most people.
    2. Choix narcissique I think I am a special person.
  10. Item 10
    1. Choix narcissique I can make anybody believe anything I want them to.
    2. Choix neutre People sometimes believe what I tell them.
  11. Item 11
    1. Choix neutre When I talk to people, I sometimes listen more than I speak.
    2. Choix narcissique I like to be the one doing most of the talking in a conversation.
  12. Item 12
    1. Choix narcissique I expect a great deal from other people because I deserve it.
    2. Choix neutre I like to do things for other people without expecting much in return.
  13. Item 13
    1. Choix neutre I don’t show off my achievements too much.
    2. Choix narcissique I like people to notice when I accomplish something remarkable.
  14. Item 14
    1. Choix narcissique I insist on getting the respect that is due to me.
    2. Choix neutre I usually accept whatever treatment people give me without complaining.
  15. Item 15
    1. Choix neutre I feel modest about my strengths and talents.
    2. Choix narcissique I know that I have unique capabilities that set me apart from others.
  16. Item 16
    1. Choix narcissique If I ruled the world it would be a much better place.
    2. Choix neutre The thought of ruling the world terrifies me.

Remarque sur l’administration : Pour obtenir l’inventaire original exact dans ses formulations standardisées ou pour les déclinaisons exploitées dans des études empiriques spécifiques (telles que celle de You et al., 2020), les utilisateurs sont invités à se référer aux publications d’origine mentionnées à la section 12.

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Looti, M. (2026, octobre 7). Narcissisme (Trait). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/narcissisme-trait/
Looti, Mohammed. “Narcissisme (Trait).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/narcissisme-trait/.
Looti, Mohammed. “Narcissisme (Trait).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/narcissisme-trait/.