Motivation à l’utilisation du maquillage (Dissimulation)

L’échelle de Motivation à l’utilisation du maquillage (Dissimulation) évalue la propension à utiliser des cosmétiques pour masquer ses défauts et insécurités physiques.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 7, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 7, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de la Motivation à l’utilisation du maquillage (Dissimulation) (en anglais, Makeup Usage Motivation – Concealment) est un instrument psychométrique conçu par Rosanna K. Smith, Michelle R. vanDellen et Lan Anh N. Ton (2021) afin d’évaluer la propension des individus à utiliser des produits cosmétiques dans le but premier de masquer, camoufler ou dissimuler des imperfections physiques perçues et des insécurités personnelles. Développée dans le cadre de recherches fondamentales en psychologie du consommateur et en psychologie sociale de l’apparence, cette mesure isole l’une des deux motivations cardinales régissant le « travail de beauté » (beauty work), l’autre dimension étant l’expression de soi (self-expression).

Composée de trois items présentés sous la forme d’une échelle de Likert en 7 points (allant de 1 = « Fortement en désaccord » à 7 = « Fortement d’accord »), l’échelle offre une mesure unifactorielle concise, robuste et facile à administrer. Les études initiales démontrent d’excellentes propriétés psychométriques, caractérisées par une consistance interne élevée (coefficients alpha de Cronbach systématiquement supérieurs à 0,88), une structure factorielle stable validée par analyses factorielles exploratoires et confirmatoires, ainsi qu’une validité discriminante nette vis-à-vis de la motivation d’expression de soi. Sur le plan prédictif, des scores élevés de dissimulation sont étroitement associés à une anxiété accrue liée à l’image corporelle, à une vigilance accrue du regard d’autrui, à une diminution du sentiment d’authenticité personnelle et à une réticence marquée à exposer publiquement ses pratiques esthétiques.

2. Mots-clés / Keywords

motivation au maquillage, dissimulation, travail de beauté, authenticité perçue, image corporelle, estime de soi, psychométrie, cosmétiques, anxiété liée à l’apparence, psychologie du consommateur, présentation de soi, échelle psychologique

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et validée par une équipe de chercheurs spécialisés en marketing, en comportement du consommateur et en psychologie sociale expérimentale :

  • Rosanna K. Smith : Professeure associée de marketing au Terry College of Business de l’Université de Géorgie (University of Georgia, États-Unis). Ses recherches portent principalement sur la perception de l’authenticité, l’esthétique, le genre, la psychologie morale et les comportements de consommation liés aux transformations corporelles et cosmétiques. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Michelle R. vanDellen : Professeure associée au département de psychologie du Franklin College of Arts and Sciences de l’Université de Géorgie. Spécialiste de l’autorégulation, du contrôle de soi et des dynamiques interpersonnelles influençant la poursuite des buts personnels. Courriel institutionnel : [email protected].
  • Lan Anh N. Ton : Chercheuse et docteure en marketing, affiliée lors des travaux initiaux au Terry College of Business de l’Université de Géorgie. Ses axes de recherche s’intéressent aux émotions des consommateurs, à l’identité visuelle, aux pratiques d’embellissement corporel et au bien-être psychologique.

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle de motivation à l’utilisation du maquillage axée sur la dissimulation est d’isoler, de quantifier et d’analyser la fonction défensive ou compensatoire de l’application de cosmétiques. Historiquement, les pratiques d’embellissement ont souvent été regroupées sous une étiquette monolithique de « vanité » ou réduites à des indices de conformisme normatif aux canons esthétiques dominants. L’instrument mis au point par Smith, vanDellen et Ton (2021) permet d’opérer une distinction théorique et empirique essentielle entre deux orientations motivationnelles divergentes : l’embellissement comme mécanisme d’évitement (dissimulation) et l’embellissement comme mécanisme d’approche (expression de soi créative).

Sur le plan de la recherche, cet outil répond au besoin de comprendre pourquoi deux personnes appliquant une quantité identique de produits cosmétiques peuvent éprouver des états psychologiques radicalement opposés quant à leur authenticité subjective et leur bien-être psychologique. La motivation de dissimulation repose sur la prémisse que l’apparence naturelle de l’individu est intrinsèquement déficiente ou inacceptable socialement. En mesurant spécifiquement cette pulsion d’effacement des défauts perçus, les chercheurs peuvent prédire les comportements d’achat compulsif de cosmétiques, la réticence à partager des photographies non retouchées sur les réseaux sociaux, ainsi que l’impact des normes de beauté sur la santé mentale.

Dans les contextes appliqués et cliniques, bien que conçue initialement pour la recherche en psychologie du consommateur, cette échelle offre une valeur diagnostique heuristique. Elle s’avère particulièrement pertinente pour explorer les manifestations subcliniques et cliniques de la dysmorphophobie (trouble dysmorphique corporel), de l’anxiété sociale et des troubles de l’image corporelle. L’évaluation de la motivation de dissimulation permet aux praticiens (psychologues, dermatologues, consultants en image) de discerner si les pratiques esthétiques d’un patient constituent une modalité d’épanouissement personnel ou un comportement d’évitement phobique destiné à neutraliser une anxiété intolérable liée au dévoilement de son apparence brute.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit psychologique mesuré par cette échelle est la motivation de dissimulation (concealment motivation). Au sein du modèle bidimensionnel du travail de beauté proposé par Smith et ses collaboratrices (2021), cette dimension est conceptualisée comme une orientation motivationnelle extrinsèque et protectrice, orientée vers la prévention du rejet social et la neutralisation des affects négatifs générés par la conscience de ses imperfections corporelles.

Nature et manifestations de la dissimulation cosmétique

La dissimulation renvoie à l’utilisation délibérée d’artifices cosmétiques (tels que le fond de teint, l’anticerne, les poudres correctrices ou les techniques de modelage facial) pour masquer ce que l’individu identifie comme des tares, des asymétries ou des signes de vieillissement. Ce construit se structure autour de trois composantes psychologiques imbriquées :

  • La focalisation sur les défauts physiques perçus : L’attention de l’individu est sélectivement orientée vers des éléments dermatologiques ou morphologiques jugés indésirables (acné, cicatrices, hyperpigmentation, rides, rougeurs). Le maquillage est alors instrumentalisé comme un bouclier matériel visant à restaurer une apparence conforme à une norme minimale d’acceptabilité.
  • La compensation des insécurités psychologiques : La dissimulation ne relève pas uniquement d’une correction optique ; elle vise à apaiser une insécurité affective sous-jacente. L’individu anticipe que l’exposition de son visage sans fard révélera une vulnérabilité interne ou une incapacité à maintenir une façade sociale satisfaisante.
  • L’évitement du regard négatif d’autrui : Ce construit s’enracine dans des buts de prévention (prevention-focused goals). Contrairement à la motivation d’expression de soi, qui cherche à susciter l’admiration ou à communiquer une identité unique, la dissimulation cherche à éviter la réprobation, les jugements dévalorisants ou l’exclusion sociale.

Dissimulation versus Expression de soi

Il est crucial de situer ce construit par rapport à son pendant théorique : la motivation d’expression de soi (self-expression motivation). Alors que l’expression de soi aborde le maquillage comme un vecteur artistique, ludique et projectif permettant d’extérioriser son individualité profonde (utilisation de couleurs vives, de traits graphiques, valorisation de la créativité), la dissimulation appréhende le maquillage comme un masque nécessaire destiné à combler l’écart entre le moi réel et les standards perçus. Smith et ses collègues ont démontré que cette divergence motivationnelle modère l’impact du travail de beauté sur l’authenticité perçue : lorsque les individus perçoivent que le maquillage sert à dissimuler, l’acte est jugé inauthentique et trompeur ; lorsqu’il est perçu comme une expression de soi, il est interprété comme le reflet authentique de la personnalité de l’individu.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le développement de l’échelle de motivation à la dissimulation s’appuie sur une convergence de théories psychosociales majeures issues de la psychologie de la personnalité, de la théorie du soi et de la sociologie interactionniste.

1. La théorie dramaturgique de la présentation de soi (Erving Goffman)

La perspective de la présentation de soi développée par Erving Goffman (1959) constitue l’un des piliers conceptuels de l’instrument. Goffman postule que dans les interactions sociales quotidiennes, les acteurs mobilisent des accessoires et des techniques de « gestion des impressions » (impression management) pour contrôler l’image qu’ils renvoient au public. Dans ce cadre, la dissimulation cosmétique s’apparente à une technique de défense scénique : le maquillage sert à dissimuler les « coulisses » du corps (les imperfections, la fatigue, la vulnérabilité biologique) afin de préserver une « façade » conforme aux attentes normatives de l’auditoire. La motivation de dissimulation traduit l’effort de l’acteur pour éviter la rupture du consensus interactionnel qui résulterait de la monstration d’un stigmate esthétique.

2. La théorie des écarts de soi (E. Tory Higgins)

La théorie des écarts de soi (Self-Discrepancy Theory) élaborée par E. Tory Higgins (1987) fournit une grille d’analyse rigoureuse des états affectifs motivant la dissimulation. Higgins distingue trois domaines du soi : le soi réel (actual self), le soi idéal (ideal self) et le soi imposé ou moral (ought self). La motivation de dissimulation émerge avec acuité lorsqu’il existe un écart saillant entre le soi réel (perçu comme défectueux ou insuffisant) et le soi imposé (la norme esthétique perçue comme un devoir social). Cet écart active un système motivationnel axé sur la prévention (prevention focus), caractérisé par l’anxiété, la peur de la sanction sociale et le besoin d’échapper à l’évaluation négative, incitant l’individu à recourir au maquillage correcteur pour annuler cet écart.

3. La théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan)

Dans la perspective de la théorie de l’autodétermination (Deci & Ryan, 2000), les motivations humaines se distribuent le long d’un continuum allant de la régulation intrinsèque à la régulation extrinsèque. La motivation de dissimulation correspond typiquement à une régulation externe ou introjectée : le comportement d’embellissement n’est pas motivé par le plaisir inhérent à l’activité (motivation intrinsèque), mais par des pressions intériorisées, la honte anticipée et la quête de validation sociale. À l’inverse, l’expression de soi s’inscrit dans un fonctionnement autonome aligné avec les valeurs profondes du sujet.

4. La théorie de l’objectivation (Fredrickson & Roberts)

Enfin, la théorie de l’objectivation de Barbara Fredrickson et Tomi-Ann Roberts (1997) éclaire la dimension genrée de ce construit. Les femmes et les minorités de genre sont fréquemment socialisées à adopter une perspective à la troisième personne sur leur propre corps, un phénomène désigné sous le terme d’auto-objectivation. Cette surveillance corporelle chronique exacerbe la détection d’imperfections corporelles infimes et nourrit la croyance impérative selon laquelle ces défauts doivent être masqués pour préserver la valeur marchande ou interpersonnelle de l’individu dans l’espace public.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle de motivation à l’utilisation du maquillage (dissimulation) a été solidement documentée à travers les multiples études empiriques conduites par Smith, vanDellen et Ton (2021), englobant à la fois des échantillons d’étudiants universitaires et des panels représentatifs d’adultes consommateurs.

Validité de contenu et de construit

La validité de contenu repose sur l’opérationnalisation directe des critères de camouflage esthétique décrits dans la littérature consacrée à l’anxiété liée à l’apparence. Les trois items ciblent explicitement les défauts physiques (physical flaws), les insécurités intérieures (insecurities) et les caractéristiques non désirées (aspects not liked), assurant une couverture exhaustive mais non redondante du spectre conceptuel de la dissimulation.

Validité convergente

L’échelle manifeste des corrélations positives statistiquement significatives avec des mesures établies de l’anxiété liée à l’image corporelle et de la vulnérabilité psychosociale :

  • Conscience publique de soi (Public Self-Consciousness) : Des corrélations positives substantielles ($r \approx 0,40$ à $0,55, p < 0,001$) ont été observées avec l'attention portée aux aspects visibles de sa propre personne face aux autres.
  • Anxiété du physique social (Social Physique Anxiety) : Les scores de dissimulation sont étroitement corrélés à la crainte d’être évalué négativement en raison de son apparence physique ($r > 0,45$).
  • Surveillance corporelle (Body Surveillance) : Les individus rapportant une tendance élevée à surveiller continuellement leur corps obtiennent des scores nettement plus élevés sur l’échelle de dissimulation.

Validité discriminante

La validité discriminante a été rigoureusement confirmée, notamment par rapport à l’échelle jumelle de motivation à l’expression de soi. Les analyses factorielles confirment que les deux dimensions partagent une corrélation modérée à faible (généralement comprise entre $r = -0,10$ et $r = 0,25$, selon les populations), démontrant qu’il s’agit de construits indépendants et non des pôles opposés d’un continuum unique. De surcroît, l’échelle se distingue nettement de la simple fréquence d’utilisation du maquillage : un individu peut se maquiller quotidiennement par pur plaisir créatif (faible dissimulation) tandis qu’un autre peut le faire sporadiquement mais exclusivement pour cacher une poussée d’acné (forte dissimulation).

Validité prédictive et expérimentale

Dans la série d’études publiées dans le Journal of Consumer Research (2021), Smith et ses coauteures ont mis en évidence la capacité de l’échelle à prédire des comportements cruciaux :

  • Perception d’inauthenticité : Les participants présentant des scores élevés de dissimulation rapportent un sentiment significativement réduit d’authenticité personnelle lorsqu’ils portent du maquillage. De même, lorsqu’un observateur externe apprend qu’une personne se maquille pour dissimuler ses défauts, il la juge nettement moins authentique ($d > 0,60$) que si elle agit par expression de soi.
  • Promotion publique et bouche-à-oreille (Word-of-Mouth) : L’échelle prédit la réticence à recommander publiquement des produits cosmétiques ou à publier des photos de ses réalisations esthétiques sur les réseaux sociaux. Les individus motivés par la dissimulation craignent que la mention du produit ne trahisse l’existence du défaut sous-jacent qu’ils tentent précisément d’occulter.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité de l’échelle a été rigoureusement évaluée à travers plusieurs critères psychométriques standards, attestant d’une excellente consistance interne et d’une remarquable homogénéité des items en dépit de la concision de l’instrument.

Consistance interne

Dans les différentes études empiriques rapportées par Smith, vanDellen et Ton (2021) ainsi que dans les réplications ultérieures menées en psychologie sociale :

  • Le coefficient alpha de Cronbach ($\alpha$) oscille régulièrement entre 0,88 et 0,93, ce qui dépasse largement le seuil usuel d’acceptabilité de 0,70 requis en psychométrie.
  • Le coefficient oméga de McDonald ($\omega$), indicateur plus robuste qui ne repose pas sur l’hypothèse de tau-équivalence stricte, affiche des valeurs comparables ($\omega > 0,89$), confirmant la solidité de la saturation des items dans la mesure de la variance vraie du construit.
  • Les corrélations item-total corrigées dépassent toutes le seuil de 0,75, confirmant qu’aucun item n’introduit de variance parasite ou de bruit de mesure excessif.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Bien que les motivations puissent fluctuer marginalement en fonction de contextes environnementaux spécifiques (e.g., poussée dermatologique aiguë, événement formel), les données de stabilité temporelle recueillies sur des intervalles de deux à quatre semaines démontrent des coefficients de corrélation intraclasse (CCI) supérieurs à 0,80. Cela indique que la motivation de dissimulation opère principalement comme un trait motivationnel dispositionnel relativement stable chez les adultes utilisateurs réguliers de cosmétiques.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture factorielle de l’instrument a fait l’objet d’examens statistiques approfondis combinant analyse factorielle exploratoire (AFE) et analyse factorielle confirmatoire (AFC).

Structure factorielle exploratoire (AFE)

Lors des phases initiales d’élaboration de l’échelle, les chercheurs ont soumis l’ensemble des items relatifs aux motivations cosmétiques (incluant les items d’expression de soi et de dissimulation) à une analyse en composantes principales assortie d’une rotation oblique (Promax ou Oblimin direct, justifiée par l’interdépendance conceptuelle potentielle des dimensions). Les résultats ont révélé une structure invariante à deux facteurs distincts répondant au critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1) et au test du coude de Cattell :

  • Le facteur « Dissimulation » regroupe univoquement les 3 items cibles, expliquant plus de 65 % de la variance spécifique de cet ensemble d’items.
  • Les saturations factorielles (factor loadings) pour les trois items de dissimulation sont particulièrement fortes, se situant toutes entre 0,82 et 0,92.
  • Aucune saturation croisée (cross-loading) significative n’a été relevée sur le facteur d’expression de soi ($< 0,20$), affirmant l'orthogonalité ou l'indépendance fonctionnelle des deux facteurs.

Modélisation par équations structurelles et AFC

Dans les échantillons de validation confirmatoire, les modèles d’équations structurelles ont testé l’adéquation d’un modèle bifactoriel corrélé par rapport à un modèle unifactoriel global amalgamant dissimulation et expression de soi. Les indices d’ajustement du modèle théorique spécifiant la dissimulation comme dimension autonome sont excellents :

  • Chi-deux normé : $chi^2/df < 2,50$ ($p > 0,05$ ou compatible avec les standards d’échantillons larges).
  • CFI (Comparative Fit Index) : $> 0,98$.
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $> 0,97$.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $< 0,05$ (intervalle de confiance à 90 % compris entre 0,00 et 0,08).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $< 0,03$.

Le modèle unifactoriel alternatif présentant des indices d’ajustement dégradés (CFI $< 0,80$, RMSEA$> 0,15$), l’existence de la sous-échelle unifactorielle de dissimulation en tant qu’entité psychométrique indépendante est solidement établie.

10. Instrument de mesure / Instrument

Les caractéristiques formelles de passation et de dépouillement de l’échelle se présentent de la manière suivante :

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique (auto-évaluation standardisée).
  • Format d’administration : Papier-crayon ou questionnaire numérique en ligne.
  • Nombre total d’items : 3 items unifactoriels.
  • Temps de complétion : Inférieur à une minute (environ 30 à 45 secondes).
  • Échelle de réponse : 7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree).
  • Population cible : Adolescents et adultes utilisant ou ayant déjà utilisé des cosmétiques, du maquillage correcteur ou des soins esthétiques similaires.
  • Règles de cotation (Scoring) :
    • Aucun item n’est inversé (aucun item à score inversé).
    • Les scores bruts attribués à chaque item varient de 1 à 7.
    • Le score global de motivation à la dissimulation est obtenu en calculant la moyenne arithmétique simple des 3 items (somme des items divisée par 3).
    • Le score final s’échelonne ainsi de 1,00 à 7,00, où un score plus élevé reflète une motivation prédominante à porter du maquillage pour masquer ses insécurités et ses défauts physiques perçus.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2021.
  • Article source de publication : Journal of Consumer Research (Oxford University Press).
  • Conditions d’utilisation et droits : L’instrument a été mis à disposition de la communauté académique dans le cadre d’un article de recherche scientifique évalué par les pairs. L’échelle peut être utilisée librement à des fins de recherche fondamentale, d’enseignement académique ou d’évaluation clinique non lucrative sans paiement de droits de licence (fair use académique), sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale de Smith, vanDellen et Ton (2021).
  • Utilisation commerciale : Toute intégration de l’instrument dans des logiciels commerciaux, des applications marchandes ou des études de marché privées à but lucratif nécessite l’accord explicite préalable des auteurs ou des détenteurs des droits de reproduction (Journal of Consumer Research / Oxford University Press).
  • Tarif : Gratuit pour la recherche scientifique et pédagogique.

12. Références / References

Les publications de référence fondant la validité conceptuelle et psychométrique de l’échelle sont répertoriées ci-dessous au format APA (7e édition) :

  • Cash, T. F., & Smolak, L. (Eds.). (2011). Body Image: A Handbook of Science, Practice, and Prevention (2nd ed.). The Guilford Press.
  • Deci, E. L., & Ryan, R. M. (2000). The « what » and « why » of goal pursuits: Human needs and the self-determination of behavior. Psychological Inquiry, 11(4), 227–268. https://doi.org/10.1207/S15327965PLI1104_01
  • Fredrickson, B. L., & Roberts, T.-A. (1997). Objectification theory: Toward understanding women’s lived experiences and mental health risks. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206. https://doi.org/10.1111/j.1471-6402.1997.tb00108.x
  • Goffman, E. (1959). The Presentation of Self in Everyday Life. Anchor Books.
  • Higgins, E. T. (1987). Self-discrepancy: A theory relating self and affect. Psychological Review, 94(3), 319–340. https://doi.org/10.1037/0033-295X.94.3.319
  • Kernis, M. H., & Goldman, B. M. (2006). A multicomponent conceptualization of authenticity: Theory and research. In M. P. Zanna (Ed.), Advances in Experimental Social Psychology (Vol. 38, pp. 283–357). Academic Press. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(06)38006-9
  • Robertson, J. E., Field, M., & Gadd, G. H. (2008). Appearance anxiety, social physique anxiety, and the use of cosmetics. Journal of Social and Clinical Psychology, 27(8), 834–851. https://doi.org/10.1521/jscp.2008.27.8.834
  • Smith, R. K., Vandellen, M. R., & Ton, L. A. N. (2021). Makeup Who You Are: Self-Expression Enhances the Perceived Authenticity and Public Promotion of Beauty Work. Journal of Consumer Research, 48(1), 102–122. https://doi.org/10.1093/jcr/ucaa063

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

7-point Likert scale (1 = Strongly disagree to 7 = Strongly agree)

  1. I wear makeup to hide my physical flaws.
  2. I wear makeup to cover up my insecurities.
  3. I wear makeup to conceal aspects of my appearance that I do not like.
★

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Looti, M. (2026, octobre 7). Motivation à l’utilisation du maquillage (Dissimulation). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-utilisation-maquillage-dissimulation/
Looti, Mohammed. “Motivation à l’utilisation du maquillage (Dissimulation).” Base de données de psychologie en français, 7 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-utilisation-maquillage-dissimulation/.
Looti, Mohammed. “Motivation à l’utilisation du maquillage (Dissimulation).” Base de données de psychologie en français. octobre 7, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-utilisation-maquillage-dissimulation/.