Motivation pour la commodité d’achat (SCM)

Découvrez une analyse académique approfondie de l’échelle de motivation pour la commodité d’achat (Shopping Convenience Motivation – SCM) développée par Eastlick et Feinberg (1999) : cadre théorique, validité, fidélité et cotation.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Motivation pour la commodité d’achat (en anglais, Shopping Convenience Motivation ou SCM), initialement formalisée et validée dans les travaux séminaux de Mary Ann Eastlick et Richard A. Feinberg (1999) au sein du Journal of Business Research, constitue un instrument psychométrique de référence destiné à quantifier l’intensité de la propension d’un consommateur à optimiser et rationaliser l’allocation de ses ressources temporelles et cognitives lors de l’acte d’achat. Conçue à l’origine pour analyser les comportements d’achat à distance (notamment via les catalogues postaux de vente par correspondance), l’échelle a démontré une pertinence conceptuelle remarquable et pérenne, s’étendant désormais aux environnements contemporains du commerce électronique, des applications mobiles et du commerce omnicanal.

L’instrument opérationnalise la commodité non pas comme une caractéristique intrinsèque objective d’un canal de distribution, mais comme une disposition motivationnelle subjective orientée vers la minimisation conjointe du temps passé (time costs) et de l’effort physique, mental et émotionnel consenti (effort costs) tout au long du cycle de magasinage. Composée généralement de plusieurs énoncés évalués sur une échelle de Likert allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 5 ou 7 (« Tout à fait d’accord »), l’échelle capture des facettes critiques telles que la commodité de recherche, l’évitement des contraintes logistiques (files d’attente, déplacements physiques, congestion) et la flexibilité temporelle de la transaction.

Sur le plan métrologique, l’échelle SCM présente des propriétés psychométriques robustes. Les analyses factorielles confirmatoires menées dans divers contextes empiriques attestent d’une structure factorielle stable, avec des saturations factorielles standardisées fréquemment supérieures à 0,70. La consistance interne est systématiquement confirmée par des coefficients alpha de Cronbach excédant le seuil conventionnel de 0,80 (se situant couramment entre 0,82 et 0,89) et une fiabilité composite (rho de Jöreskog) élevée. La validité convergente et la validité discriminante sont attestées par rapport à des construits connexes tels que l’orientation vers le prix, la recherche de variété, l’implication dans le produit et la motivation hédonique d’achat.

2. Mots-clés / Keywords

Motivation pour la commodité d’achat, Shopping Convenience Motivation, psychométrie du consommateur, économie de temps, coût d’effort, comportement du consommateur, vente par correspondance, commerce électronique, modélisation par équations structurelles, validité psychométrique, échelle de Likert.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et publiée par des chercheurs de premier plan dans le domaine des sciences du consommateur et du marketing distributionnel :

  • Mary Ann Eastlick, Ph.D. : Professeure émérite en sciences de la vente au détail et de la consommation au sein de la Norton School of Family and Consumer Sciences, University of Arizona, Tucson, Arizona, États-Unis. Ses recherches se sont concentrées sur les motivations d’achat des consommateurs, la fidélité aux canaux de vente au détail non traditionnels et l’adoption des technologies de distribution interactive.
  • Richard A. Feinberg, Ph.D. : Professeur de sciences de la consommation au Department of Consumer Science, Purdue University, West Lafayette, Indiana, États-Unis. Expert reconnu internationalement pour ses travaux sur la psychologie du service à la clientèle, l’expérience omnicanale, la dynamique de satisfaction et les déterminants psychosociaux des comportements transactionnels.

4. Objectif / Purpose

La finalité première de l’échelle de motivation pour la commodité d’achat (SCM) est de fournir aux chercheurs et aux praticiens une mesure standardisée, fiable et valide de l’orientation utilitaire orientée vers l’efficience chez le consommateur. Historiquement, l’émergence des formats de vente au détail sans magasin physique (non-store retailing) — tels que les catalogues imprimés dans les années 1980 et 1990, puis les plateformes numériques et mobiles au XXIe siècle — a suscité un besoin fondamental de comprendre pourquoi certains segments d’acheteurs délaissent le magasin traditionnel au profit de modalités d’achat alternatives.

Sur le plan théorique, l’instrument vise à isoler l’arbitrage fondamental entre les ressources cognitives, temporelles et financières allouées au processus de transaction. Alors que les modèles économiques classiques postulaient que le consommateur cherche exclusivement la maximisation de l’utilité monétaire (le meilleur produit au prix le plus bas), la psychologie du consommateur a mis en lumière l’importance critique des « coûts non monétaires » (non-monetary costs). Le temps et l’effort physique ou psychologique constituent des ressources rares dotées d’une utilité marginale élevée. L’échelle SCM permet précisément d’opérationnaliser cette sensibilité différentielle à la dépense d’énergie et de temps lors du magasinage.

Dans le domaine de la recherche fondamentale et appliquée en marketing, l’échelle remplit plusieurs fonctions majeures :

  • Segmentation psychographique : Elle permet d’identifier et de caractériser le groupe des « acheteurs de commodité » (convenience shoppers) par opposition aux « acheteurs hédoniques » (motivés par le divertissement, la socialisation ou la stimulation sensorielle) ou aux « chasseurs de bonnes affaires » (orientés exclusivement vers le prix).
  • Prédiction de l’adoption technologique : L’échelle sert de variable prédictive dans l’adoption des innovations de distribution (achats en un clic, services de livraison rapide, retraits en magasin de type « click-and-collect », caisses automatiques en libre-service).
  • Modélisation structurelle du comportement : Elle est intégrée comme antécédent direct ou indirect dans des modèles théoriques prédisant l’attitude envers un détaillant, la satisfaction globale, l’engagement et l’intention de rachat continu.
  • Diagnostic managérial et conception de parcours clients : En milieu d’entreprise, les scores obtenus sur cette échelle permettent d’ajuster l’ergonomie des interfaces web, de rationaliser les étapes de validation de commande (checkout process) et d’adapter l’offre de services logistiques aux attentes précises des segments de clientèle ciblés.

5. Construit psychologique / Construct

Le construit de Motivation pour la commodité d’achat s’enracine dans la distinction fondamentale entre les motivations utilitaires et les motivations hédoniques élaborée dans la littérature sur la psychologie de la consommation (Hirschman & Holbrook, 1982 ; Babin et al., 1994). La motivation pour la commodité représente une sous-dimension éminemment utilitaire de l’activité de magasinage, axée sur la résolution de problèmes et l’optimisation des ressources personnelles.

Dans la formalisation d’Eastlick et Feinberg (1999), corroborée par les extensions théoriques de Seiders, Voss, Grewal et Godfrey (2005), la commodité n’est pas un bloc monolithique mais s’articule autour de la minimisation de deux catégories majeures de coûts non monétaires :

1. La minimisation des coûts temporels (Time Costs)

Le temps requis pour réaliser un achat comprend plusieurs phases séquentielles : le temps de déplacement initial vers le point de vente, le temps de navigation au sein de l’assortiment, le temps d’attente lors de l’encaissement et le temps nécessaire pour obtenir la possession du produit. L’individu à forte motivation de commodité accorde une valeur subjective élevée à son temps disponible (coût d’opportunité du temps). Il perçoit les délais, les temps morts et les lenteurs opérationnelles comme des irritants générateurs de frustration et de stress. Par exemple, un individu présentant un score SCM élevé privilégiera systématiquement une transaction réalisable en deux minutes depuis son domicile plutôt qu’une expérience nécessitant un trajet de trente minutes, même si cette dernière offre un choix plus vaste ou une ambiance plus agréable.

2. La minimisation des coûts d’effort physique et logistique (Physical Effort Costs)

L’effort physique englobe la dépense d’énergie corporelle associée aux contraintes du commerce physique traditionnel : conduire dans le trafic urbain, trouver une place de stationnement, parcourir de vastes rayons, porter des charges lourdes ou affronter la promiscuité d’espaces commerciaux bondés. Le construit SCM saisit l’aversion du répondant pour ces contraintes physiques et son désir actif d’interagir avec des canaux d’approvisionnement réduisant la charge physique au strict minimum.

3. La minimisation des coûts d’effort cognitif et émotionnel (Cognitive and Emotional Effort Costs)

Le magasinage exige des ressources attentionnelles et de traitement de l’information : repérer les produits, comparer les prix, déchiffrer les étiquetages, négocier ou interagir avec le personnel de vente. La motivation pour la commodité traduit une volonté de simplifier la prise de décision. Le consommateur recherche la clarté informationnelle, des architectures de choix épurées et l’évitement des sollicitations commerciales perçues comme intrusives ou anxiogènes. L’évitement des interactions sociales non sollicitées et des foules stressantes constitue une composante émotionnelle essentielle de cette dimension.

4. La flexibilité spatiotemporelle de l’accès

L’échelle mesure également le besoin d’indépendance à l’égard des horaires d’ouverture et des contraintes géographiques imposées par les détaillants. L’individu motivé par la commodité valorise la capacité de commander à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, depuis son domicile ou son lieu de travail, alignant ainsi l’acte de consommation sur son propre rythme de vie plutôt que sur les contingences du calendrier des magasins physiques.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

L’ancrage théorique de l’échelle de motivation pour la commodité d’achat repose sur la convergence de plusieurs cadres conceptuels majeurs issus de la psychologie cognitive, de l’économie comportementale et du comportement du consommateur :

La théorie de l’allocation du temps de Becker (1965)

Le fondement économique sous-jacent est la Théorie de l’allocation du temps formulée par Gary Becker (1965). Becker a démontré que les ménages ne consomment pas de simples biens marchands, mais produisent des « utilités fondamentales » en combinant des biens achetés sur le marché avec du temps propre. Dans cette optique, le coût réel d’un bien inclut non seulement son prix monétaire, mais également le coût d’opportunité du temps consacré à son acquisition et à sa consommation. À mesure que les revenus augmentent ou que les modes de vie s’intensifient (par exemple, dans les foyers à double revenu), la valeur marginale du temps s’accroît, rendant les activités consommatrices de temps particulièrement coûteuses sur le plan psychologique. L’échelle SCM opérationnalise directement cette disposition psychologique issue de la valorisation du temps.

La théorie des coûts de transaction (Williamson, 1975, 1985)

Transposée au niveau micro-comportemental de la consommation, la théorie des coûts de transaction d’Oliver Williamson stipule que les agents économiques cherchent à minimiser les coûts de recherche d’information, de négociation et d’exécution du contrat. La motivation pour la commodité d’achat reflète la volonté explicite de réduire ces coûts de transaction dans la sphère du commerce de détail, favorisant les canaux qui automatisent ou fluidifient l’échange.

Le modèle des coûts non monétaires de Zeithaml (1988)

Dans son modèle séminal de la valeur perçue, Valarie A. Zeithaml (1988) a défini la valeur perçue comme le compromis global entre les bénéfices perçus (give vs. get). Zeithaml a formellement intégré le temps, l’effort physique et l’énergie psychique comme des composantes majeures du « sacrifice perçu ». L’échelle d’Eastlick et Feinberg opérationnalise la sensibilité individuelle à ce sacrifice non monétaire : un individu fortement motivé par la commodité perçoit le temps et l’effort dépensés comme des sacrifices majeurs altérant directement la valeur nette perçue de l’expérience d’achat.

La typologie des motivations de magasinage de Tauber (1972) et Westbrook & Black (1985)

Les taxonomies classiques des motivations d’achat avaient déjà identifié que le magasinage ne se réduit pas à une quête de produits. Tauber (1972) a formalisé les motivations personnelles et sociales, tandis que Westbrook et Black (1985) ont isolé la commodité comme un motif distinct (« anticipated utility of shopping convenience »). Eastlick et Feinberg se sont appuyés sur ces jalons pour construire un instrument psychométriquement robuste capable de mesurer ce motif avec précision au sein d’un paradigme de comparaison entre canaux physiques et canaux à distance.

7. Validité / Validity

La validité psychométrique de l’échelle de motivation pour la commodité d’achat a fait l’objet d’évaluations rigoureuses dans la publication originale de 1999 ainsi que dans plusieurs décennies d’études de réplication et d’extension empirique :

Validité de contenu et validité faciale

Lors de la phase initiale de développement par Eastlick et Feinberg, les énoncés ont été générés à partir d’une revue systématique de la littérature sur la vente par correspondance et d’études qualitatives préalables auprès de panels de consommateurs. Un panel d’experts académiques en comportement du consommateur et en marketing direct a examiné la formulation de chaque item afin d’assurer son adéquation sémantique avec le construit théorique visé, éliminant les redondances et les ambiguïtés d’interprétation.

Validité convergente

La validité convergente a été solidement établie au moyen de modèles d’équations structurelles (SEM). Les saturations factorielles standardisées des items sur leur facteur théorique respectif dépassent presque toutes le seuil de 0,70, atteignant des valeurs significatives à p < 0,001. La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted, AVE) excède systématiquement le critère conventionnel de 0,50 établi par Fornell et Larcker (1981), oscillant entre 0,58 et 0,68 selon les échantillons étudiés, ce qui confirme que la majorité de la variance observée des items est attribuable au construit latent sous-jacent plutôt qu’à l’erreur de mesure.

Validité discriminante

La validité discriminante a été démontrée par rapport à d’autres motifs d’achat étudiés conjointement par Eastlick et Feinberg (1999) :

  • Motivation liée aux motifs récréatifs / hédoniques : Les corrélations entre la commodité et les dimensions de plaisir récréatif sont faibles à modérées négatives (généralement r compris entre -0,15 et -0,35), confirmant qu’il s’agit de polarités motivationnelles divergentes.
  • Motivation liée à la recherche économique (prix) : L’orientation vers la commodité se distingue nettement de la recherche d’aubaines monétaires, la racine carrée de l’AVE pour le facteur de commodité surpassant systématiquement les corrélations inter-facteurs (critère de Fornell-Larcker).
  • Motivation liée à la recherche de produits uniques : Le besoin d’assortiments indisponibles localement se corrèle positivement mais modérément avec la commodité (r ≈ 0,25 à 0,35), sans aucun chevauchement conceptuel ou factoriel.

Validité prédictive et nomologique

L’échelle a démontré une excellente validité prédictive. Dans l’étude d’origine d’Eastlick et Feinberg, des scores élevés sur l’échelle SCM prédisaient significativement :

  • Une fréquence d’achat accrue via les catalogues de vente par correspondance (β standardisé > 0,30, p < 0,01) ;
  • Un montant total annuel de dépenses plus élevé dans les canaux de vente à distance ;
  • Une préférence marquée pour les options d’expédition prioritaire et les garanties de retour simplifié.

Dans les applications ultérieures portant sur le commerce en ligne, l’échelle SCM a prédit de manière consistante l’attitude favorable envers les cybermarchands, la fréquence d’usage des applications mobiles de commande et la fidélité déclarée aux plateformes numériques.

8. Fidélité / Reliability

Les propriétés de fidélité de l’échelle de motivation pour la commodité d’achat ont été établies à travers divers indices quantitatifs au sein des échantillons analysés :

Cohérence interne (Alpha de Cronbach et Fiabilité Composite)

Dans l’investigation empirique d’Eastlick et Feinberg (1999), l’échelle a démontré une excellente cohérence interne :

  • Alpha de Cronbach (α) : Le coefficient calculé dans l’étude princeps se situait au-dessus du seuil d’excellence psychométrique, atteignant α = 0,84 pour la dimension globale de commodité d’achat.
  • Fiabilité composite (Composite Reliability, CR / rho de Jöreskog) : Les analyses confirmatoires rapportent régulièrement des valeurs de fiabilité composite comprises entre 0,83 et 0,88, bien au-delà de la norme méthodologique recommandée de 0,70.
  • Corrélations item-total corrigées : Tous les items affichent des corrélations item-total supérieures à 0,55, témoignant d’une forte homogénéité des énoncés et de l’absence d’items redondants ou parasites dégradant la fiabilité globale de la mesure.

Stabilité temporelle (Fidélité test-retest)

Bien que les études transversales soient prédominantes dans la recherche marketing, les études longitudinales et les tests de fidélité par panel répété (avec un intervalle temporel de deux à quatre semaines) ont mis en évidence des coefficients de corrélation test-retest satisfaisants (r variant de 0,76 à 0,82). Cela indique que la motivation pour la commodité d’achat reflète une orientation dispositionnelle relativement stable chez l’adulte, tout en demeurant sensible aux variations majeures du contexte de vie (changements d’horaires professionnels, naissance d’un enfant, etc.).

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

La structure dimensionnelle de l’échelle a été explorée et validée à travers des démarches analytiques combinant l’Analyse Factorielle Exploratoire (AFE) et l’Analyse Factorielle Confirmatoire (AFC).

Structure factorielle exploratoire initiale

Lors des phases préliminaires de développement :

  • Une analyse en composantes principales (ACP) avec rotation orthogonale (Varimax) et oblique (Promax) a été menée sur l’ensemble des motifs d’achat par catalogue.
  • Le facteur de commodité a émergé clairement selon le critère de Kaiser (valeur propre / eigenvalue > 1,0), expliquant une proportion substantielle de la variance totale des motifs utilitaires (souvent plus de 20 % de la variance expliquée par l’ensemble des facteurs de motivation).
  • Toutes les saturations factorielles primaires des items de commodité étaient substantielles (supérieures à 0,65), sans saturations croisées (cross-loadings) problématiques supérieures à 0,30 sur les autres dimensions (telles que le plaisir récréatif ou la quête d’exclusivité).

Validation factorielle confirmatoire (AFC)

La modélisation par équations structurelles menée pour vérifier l’invariance et l’adéquation du modèle a produit des indices d’ajustement conformes aux standards méthodologiques les plus rigoureux :

  • Ratio Chi-deux sur degrés de liberté (χ²/ddl) : Valeurs régulièrement comprises entre 1,5 et 2,8, attestant d’un bon ajustement global.
  • CFI (Comparative Fit Index) : Supérieur à 0,95 (couramment entre 0,96 et 0,98).
  • TLI (Tucker-Lewis Index) / NNFI : Supérieur à 0,94.
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : Compris entre 0,038 et 0,058 avec un intervalle de confiance à 90 % inférieur à 0,08.
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : Inférieur à 0,045.

Les saturations standardisées (λ) de chaque item sur le facteur latent sous-jacent sont présentées de manière synthétique dans le tableau ci-dessous, illustrant la robustesse métrologique de la structure unidimensionnelle du facteur de commodité :

Indicateur / Facette de commodité Saturation standardisée (λ) Erreur standard (SE) Valeur t (ou CR)
Gain de temps global lors de la transaction 0,78 – 0,84 0,04 > 18,5 (p < 0,001)
Facilité et rapidité de commande 0,75 – 0,82 0,04 > 17,2 (p < 0,001)
Évitement de l’effort physique et des trajets 0,71 – 0,79 0,05 > 15,8 (p < 0,001)
Évitement de la foule et des files d’attente 0,68 – 0,76 0,05 > 14,4 (p < 0,001)

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (self-report measure).
  • Format d’administration : Papier-crayon, passation en ligne (questionnaires informatisés sur plateformes de recherche telles que Qualtrics, Gorilla ou Sphinx) ou intégration mobile.
  • Nombre d’items : L’échelle d’Eastlick et Feinberg (1999) comprend une batterie ciblée d’énoncés (généralement 4 à 6 items composant le facteur de commodité au sein d’un instrument plus large mesurant les motivations globales de magasinage).
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert à 5 ou 7 points, couramment ancrée comme suit :
    • 1 = Fortement en désaccord (Strongly Disagree)
    • 2 = En désaccord (Disagree)
    • 3 = Légèrement en désaccord (Somewhat Disagree)
    • 4 = Neutre / Ni en accord ni en désaccord (Neutral)
    • 5 = Légèrement d’accord (Somewhat Agree)
    • 6 = D’accord (Agree)
    • 7 = Fortement d’accord (Strongly Agree)
  • Temps de passation estimé : Moins de 3 minutes pour le module spécifique de commodité (5 à 10 minutes lorsqu’administré au sein du questionnaire complet des motifs d’achat).
  • Procédure de cotation (Scoring) :
    • Le score global de commodité est calculé par la moyenne arithmétique (ou la somme brute) des réponses données aux items constitutifs.
    • Tous les items étant formulés dans le sens positif du construit de commodité, aucune inversion de score (reverse scoring) n’est requise.
    • Un score moyen proche de la borne supérieure (ex. 6 ou 7 sur une échelle à 7 points) reflète une motivation aiguë pour la commodité et une haute intolérance aux pertes de temps et d’effort.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication initiale : 1999 (dans le volume 45, numéro 3 du Journal of Business Research).
  • Propriété intellectuelle et droits d’auteur : Les droits de publication de l’article princeps sont détenus par l’éditeur scientifique Elsevier Inc.. L’utilisation académique et scientifique de l’instrument dans le cadre de recherches universitaires non commerciales est généralement autorisée selon le principe de l’usage loyal (fair use), sous réserve d’une citation bibliographique rigoureuse de la source originale.
  • Tarifs d’utilisation : Aucun droit de licence pécuniaire n’est requis pour les chercheurs universitaires et étudiants utilisant l’échelle à des fins de recherche fondamentale. Pour tout déploiement commercial ou intégration dans des progiciels de diagnostic d’entreprise brevetés, l’accord préalable des détenteurs de droits et/ou des auteurs peut être requis.
  • Contact et correspondances : Les correspondances historiques concernant cet outil sont adressées aux départements académiques des auteurs respectifs à l’Université de l’Arizona (Tucson, AZ) et à l’Université Purdue (West Lafayette, IN).

12. Références / References

Les sources académiques suivantes fournissent les fondements théoriques, la publication d’origine et les développements méthodologiques relatifs à la mesure de la motivation pour la commodité d’achat :

  • Babin, B. J., Darden, W. R., & Griffin, M. (1994). Work and/or fun: Measuring hedonic and utilitarian shopping value. Journal of Consumer Research, 20(4), 644–656. https://doi.org/10.1086/209376
  • Becker, G. S. (1965). A theory of the allocation of time. The Economic Journal, 75(299), 493–517. https://doi.org/10.2307/2228949
  • Eastlick, M. A., & Feinberg, R. A. (1999). Shopping motives for mail catalog shopping. Journal of Business Research, 45(3), 281–290. https://doi.org/10.1016/S0148-2963(97)00240-3
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Hirschman, E. C., & Holbrook, M. B. (1982). Hedonic consumption: Emerging concepts, methods and propositions. Journal of Marketing, 46(3), 92–101. https://doi.org/10.1177/002224298204600314
  • Seiders, K., Voss, G. B., Grewal, D., & Godfrey, A. L. (2005). Do satisfied customers buy more? Examining moderating and mediating influences on convenience and purchase behavior. Journal of Marketing, 69(4), 26–43. https://doi.org/10.1509/jmkg.2005.69.4.26
  • Tauber, E. M. (1972). Why do people shop? Journal of Marketing, 36(4), 46–49. https://doi.org/10.1177/002224297203600409
  • Westbrook, R. A., & Black, W. C. (1985). A motivation-based shopper typology. Journal of Retailing, 61(1), 78–103.
  • Williamson, O. E. (1985). The Economic Institutions of Capitalism. Free Press.
  • Zeithaml, V. A. (1988). Consumer perceptions of price, quality, and value: A means-end model and synthesis of evidence. Journal of Marketing, 52(3), 2–22. https://doi.org/10.1177/002224298805200302

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :
Instructions / Directions: Please indicate your level of agreement or disagreement with each of the following statements regarding your reasons for shopping by mail catalog, using the scale from 1 (Strongly Disagree) to 7 (Strongly Agree).
Response Scale: 7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)
1

Shopping by mail catalog saves me time.
2

Shopping by mail catalog allows me to shop at any time of day or night.
3

Shopping by mail catalog lets me avoid crowds and traffic.
4

It is easy and convenient to order merchandise from mail catalogs.
★

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Looti, M. (2026, octobre 3). Motivation pour la commodité d’achat (SCM). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-pour-la-commodite-d-achat-scm/
Looti, Mohammed. “Motivation pour la commodité d’achat (SCM).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-pour-la-commodite-d-achat-scm/.
Looti, Mohammed. “Motivation pour la commodité d’achat (SCM).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-pour-la-commodite-d-achat-scm/.