Motivation d’achat (sentiments négatifs) (SM)

Découvrez l’échelle Shopping Motivation (Negative Feelings) de Ridgway, Kukar-Kinney et Monroe (2008). Analyse psychométrique approfondie, cadre théorique du renforcement négatif, validité, fidélité et items originaux en langue anglaise.

Dr. Mohammed Looti Universitaire et chercheur spécialisé en psychologie
PUBLIÉ
Révisé scientifiquement · Dr. Marwa Abd-Alazim · octobre 3, 2026
Revu médicalement et scientifiquement Vérifié le : octobre 3, 2026
Dr. Marwa Abd-Alazim PhD in Psychology
Faculty Member • University of Kerbala
Critères d'évaluation et normes cliniques

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1. Résumé / Abstract

L’échelle de Motivation d’achat sous l’influence de sentiments négatifs (Shopping Motivation – Negative Feelings [SM]) est un instrument psychométrique bref composé de trois items, développé initialement par Nancy M. Ridgway, Monika Kukar-Kinney et Kent B. Monroe dans leur étude séminale de 2008 publiée dans le Journal of Consumer Research. Cet instrument standardisé a été conçu pour évaluer la mesure dans laquelle un individu utilise l’acte d’achat comme une stratégie de régulation émotionnelle dysfonctionnelle ou compensatoire, spécifiquement orientée vers l’atténuation ou la neutralisation d’affects négatifs tels que la tristesse, l’anxiété, le stress ou la détresse psychologique.

Mesurée sur une échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« Pas du tout d’accord ») à 7 (« Tout à fait d’accord »), l’échelle capture un construit unidimensionnel robuste. Les propriétés psychométriques établies dans la littérature scientifique démontrent une consistance interne exceptionnelle (avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant habituellement entre 0,85 et 0,92 selon les échantillons), une structure factorielle stable validée par analyse factorielle confirmatoire (AFC), ainsi qu’une excellente validité convergente et discriminante vis-à-vis d’autres dimensions de la consommation compulsive, de l’impulsivité d’achat et de la détresse émotionnelle générale. L’instrument s’est imposé comme une référence incontournable en psychologie du consommateur, en psychiatrie clinique et en recherche comportementale pour isoler le mécanisme de renforcement négatif qui sous-tend les conduites d’achat problématiques.

2. Mots-clés / Keywords

Motivation d’achat, affects négatifs, régulation émotionnelle, achats compulsifs, oniomanie, psychométrie, renforcement négatif, détresse psychologique, comportement du consommateur, consommation compensatoire, échelle de Likert, validité factorielle.

3. Auteurs / Authors

L’échelle a été développée et formalisée par un collectif de chercheurs éminents spécialisés dans la modélisation du comportement du consommateur et la tarification psychologique :

  • Nancy M. Ridgway, Ph.D. : Professeure de marketing à la Robins School of Business, University of Richmond, Virginie, États-Unis. Ses travaux portent principalement sur les comportements atypiques et dysfonctionnels des consommateurs, notamment l’achat compulsif, la dépendance comportementale et la vulnérabilité psychologique des acheteurs. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Monika Kukar-Kinney, Ph.D. : Professeure et directrice du département de marketing à la Robins School of Business, University of Richmond, Virginie, États-Unis. Experte reconnue des processus décisionnels des consommateurs, des technologies d’achat en ligne, des promotions et des déterminants émotionnels des achats excessifs. (Courriel institutionnel : [email protected]).
  • Kent B. Monroe, Ph.D. : Professeur émérite de marketing à l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign (University of Illinois at Urbana-Champaign) et professeur invité émérite à l’Université de Richmond. Pionnier mondialement reconnu de la recherche sur la perception des prix et le comportement d’achat. (Courriel institutionnel : [email protected]).

4. Objectif / Purpose

L’objectif fondamental de l’échelle Shopping Motivation (Negative Feelings) est de quantifier précisément la tendance cognitive et comportementale d’un individu à mobiliser l’acte d’achat dans le but explicite d’atténuer, d’échapper ou de moduler des états émotionnels aversifs. Dans le cadre de la réévaluation théorique des achats compulsifs initiée par Ridgway, Kukar-Kinney et Monroe (2008), les conceptualisations traditionnelles (par exemple, Faber & O’Guinn, 1992) traitaient souvent l’achat compulsif comme un trouble unique du contrôle des impulsions, sans dissocier formellement les facettes d’impulsivité pure des motivations sous-jacentes de soulagement émotionnel.

Sur le plan clinique, l’échelle permet de diagnostiquer la présence d’un mécanisme de coping d’évitement ou de compensation. Alors que les acheteurs récréatifs conventionnels recherchent fréquemment une gratification hédonique positive (excitation, nouveauté, plaisir esthétique), les individus présentant un score élevé sur cette échelle s’engagent dans des transactions commerciales sous le régime du renforcement négatif : acheter devient un anxiolytique comportemental. L’instrument permet ainsi d’identifier les patients susceptibles d’évoluer vers une oniomanie sévère ou de souffrir de comorbidités telles que le trouble dépressif majeur ou les troubles anxieux généralisés.

En recherche académique, cette échelle fournit un indicateur parcimonieux, standardisé et hautement réplicable pour tester des modèles d’équations structurelles (SEM) explorant les liens de médiation et de modération entre les facteurs de vulnérabilité psychologique (faible estime de soi, solitude, stress perçu, matérialisme) et les conséquences délétères de la consommation (endettement excessif, dissimulation financière, conflits interpersonnels, remords post-achat).

5. Construit psychologique / Construct

Le construit mesuré par l’échelle relève de la motivation d’achat axée sur l’affect négatif, également qualifiée dans la littérature de consommation compensatoire ou de thérapie par le shopping d’évitement (compensatory consumption). Il se définit comme une disposition cognitive et affective stable par laquelle un individu perçoit l’expérience d’acquisition de biens comme une modalité immédiate de soulagement de son mal-être psychologique.

Ce construit s’articule autour de trois dimensions dynamiques imbriquées au sein d’un facteur unique :

  • L’amélioration de l’état thymique (Mood Repair) : La croyance internalisée selon laquelle le simple fait d’acheter restaure un équilibre hédonique interne lorsque l’individu se sent triste, vide ou abattu (« make myself feel better »). L’individu ne recherche pas l’extase, mais le retour à une ligne de base affective neutre ou supportable.
  • La réduction de l’activation anxieuse (Anxiety and Stress Reduction) : L’utilisation de l’acte d’achat comme mécanisme de décharge de la tension somatosensorielle et de l’hyperactivation cognitive induite par des stresseurs externes ou des conflits internes (« relieve stress or anxiety »). L’environnement commercial (physique ou digital) agit comme une diversion attentionnelle qui absorbe les ressources cognitives auparavant saturées par l’anxiété.
  • L’action d’échappement face à la contrariété et à l’abattement (Distress Escape) : La propension à initier des transactions en réaction directe à des événements déclencheurs frustrants, des sentiments de dévalorisation personnelle ou des contextes relationnels conflictuels (« when I was feeling down or upset »).

Contrairement aux motivations d’achat purement utilitaires (guidées par la fonctionnalité intrinsèque du produit) ou hédoniques (guidées par le plaisir intrinsèque de la découverte), la motivation d’achat sous sentiment négatif se caractérise par son indépendance vis-à-vis des objets acquis. L’objet physique ou numérique acheté n’a souvent que peu de valeur pour l’individu une fois la transaction conclue ; c’est le processus transactionnel lui-même qui fournit le soulagement temporaire de l’inconfort émotionnel.

6. Cadre théorique / Theoretical Framework

Le fondement théorique de l’instrument s’enracine dans la convergence de plusieurs courants majeurs de la psychologie contemporaine et des neurosciences comportementales :

La théorie du renforcement négatif et le conditionnement opérant

Selon les principes du conditionnement opérant de B.F. Skinner, un comportement est renforcé négativement lorsqu’il permet de mettre fin à un stimulus aversif ou de l’éviter. Dans le cas de l’achat compulsif, l’affect négatif (angoisse, culpabilité préexistante, ennui insupportable) constitue le stimulus aversif. L’acte d’achat engendre une libération transitoire de dopamine et procure une sensation de contrôle environnemental. La disparition momentanée de l’affect négatif renforce la probabilité que l’individu réitère le comportement lors du prochain épisode de détresse, instaurant ainsi une boucle d’assuétude comportementale.

La théorie de la fuite de la conscience de soi (Escape Theory)

Formulée initialement par Roy Baumeister et Todd Heatherton (1991) pour expliquer les conduites de frénésie alimentaire (binge eating) et adaptée aux addictions comportementales, la théorie de l’échappement stipule que lorsque les individus font face à un écart douloureux entre leurs standards idéaux et leur réalité perçue, ils ressentent une détresse aiguë liée à la conscience de soi. Pour neutraliser cette douleur psychique, ils tentent de déconstruire leur conscience en réduisant leur foyer attentionnel à des stimuli sensoriels immédiats et concrets de bas niveau. L’acte de magasiner et d’acheter offre exactement ce cadre : il focalise l’esprit sur les prix, les couleurs, les étiquettes et les transactions, occultant temporairement les cognitions négatives de niveau supérieur.

Le modèle de régulation des affects et de consommation compensatoire

Les modèles de consommation compensatoire développés notamment par Derek Rucker et Adam Galinsky (2008) démontrent que les menaces perçues envers le soi (sentiment d’impuissance, d’inadéquation sociale ou de tristesse) créent un déficit psychologique que les individus cherchent activement à combler par l’acquisition matérielle. L’achat devient une tentative symbolique de restaurer le sentiment de valeur personnelle, de maîtrise et d’agentivité.

7. Validité / Validity

Les qualités métrologiques de l’échelle Shopping Motivation (Negative Feelings) ont fait l’objet de rigoureuses vérifications empiriques dans les travaux de Ridgway, Kukar-Kinney et Monroe (2008), ainsi que dans de multiples réplications internationales indépendantes.

Validité de construit et validité convergente

La validité convergente a été démontrée par des corrélations positives, hautement significatives et robustes entre les scores de l’échelle et les instruments de référence mesurant les troubles du contrôle d’achat :

  • Corrélation élevée avec l’échelle clinique de dépistage de l’achat compulsif de Faber et O’Guinn (1992) (coefficients généralement compris entre $r = 0,55$ et $r = 0,72$, $p < 0,001$).
  • Forte convergence avec la dimension de préoccupation d’achat (obsessive-compulsive buying tendency) de l’indice composite de Ridgway et al. ($r > 0,65$).
  • Associations modérées à fortes avec des indicateurs validés d’affects négatifs chroniques, tels que l’échelle PANAS (Watson, Clark, & Tellegen, 1988), la dépression (BDI) et l’anxiété-trait (STAI).
  • La variance moyenne extraite (Average Variance Extracted – AVE) dépasse systématiquement le seuil critique conventionnel de 0,50 recommandé par Fornell et Larcker (1981), se situant fréquemment au-dessus de 0,68.

Validité discriminante

La validité discriminante a été scrupuleusement établie par rapport à l’impulsivité d’achat purement hédonique (impulsive buying) et aux motivations utilitaires. Les analyses montrent que bien que l’achat impulsif implique une prise de décision rapide et non planifiée, il ne requiert pas nécessairement un état de souffrance psychologique préalable. Le critère de Fornell-Larcker est respecté : la racine carrée de l’AVE pour la dimension de motivation sous sentiments négatifs est nettement supérieure à ses corrélations inter-facteurs avec les autres dimensions de la consommation.

Validité prédictive et critérielle

L’échelle prédit de façon statistiquement significative les conséquences négatives objectives et subjectives associées aux dérives de consommation :

  • Probabilité accrue de dettes non gérées sur cartes de crédit ($OR > 2,1$).
  • Comportements de dissimulation des achats auprès des conjoints ou proches.
  • Intensité des sentiments de culpabilité et de remords post-achat dans les 24 heures suivant la dépense.

8. Fidélité / Reliability

La fidélité psychométrique de l’échelle SM a été documentée au travers d’échantillons diversifiés (étudiants, panels nationaux d’adultes consommateurs, populations cliniques) :

Consistance interne

Bien que l’instrument ne comporte que 3 items — ce qui a mathématiquement tendance à pénaliser le coefficient de cohérence interne — l’échelle présente des indices d’homogénéité particulièrement élevés :

  • Alpha de Cronbach ($lpha$) : Dans l’étude princeps de Ridgway, Kukar-Kinney et Monroe (2008), les coefficients observés sur les différents sous-échantillons d’étalonnage et de validation croisée variaient entre 0,86 et 0,90. Des études subséquentes confirment une fidélité systématiquement supérieure à 0,84.
  • Fiabilité composite (Composite Reliability – CR / Omega de McDonald) : Les valeurs calculées de $\omega$ dépassent régulièrement 0,88, attestant d’une excellente consistance interne exempte de variance d’erreur excessive.
  • Corrélations inter-items : Les coefficients de corrélation bivariée entre les trois items oscillent de manière homogène entre 0,65 et 0,78, ce qui indique que les énoncés partagent un noyau commun puissant sans pour autant constituer une redondance tautologique triviale.

Stabilité temporelle (Test-Retest)

Dans les études longitudinales et les protocoles de validation test-retest conduits sur un intervalle de 2 à 4 semaines, l’échelle présente un coefficient de corrélation intra-classe (CCI) supérieur à 0,78, confirmant qu’elle capture une modalité dispositionnelle relativement stable chez l’adulte, tout en demeurant sensible aux interventions thérapeutiques cognitivo-comportementales visant la gestion des émotions.

9. Analyse factorielle / Factor Analysis

L’architecture dimensionnelle de l’échelle a été rigoureusement analysée par des méthodes factorielles exploratoires (AFE) et confirmatoires (AFC).

Analyse factorielle exploratoire (AFE)

Lors de l’extraction par factorisation en axes principaux ou par le maximum de vraisemblance, l’analyse des valeurs propres (critère de Kaiser-Guttman) et l’examen du diagramme de sédimentation (scree plot) mettent en évidence l’émergence sans ambiguïté d’un facteur unique dominant présentant une valeur propre nettement supérieure à 1 (souvent supérieure à 2,30), expliquant à lui seul plus de 75 % de la variance totale des scores d’items.

Analyse factorielle confirmatoire (AFC)

Les modélisations par équations structurelles menées pour tester le modèle unifactoriel indiquent un ajustement exceptionnel aux données empiriques. Dans la configuration où les trois items saturent sur la variable latente unique, les indices d’adéquation (Goodness-of-fit) atteignent des niveaux optimaux :

  • $\chi^2 / dl$ (khi-deux normé) : généralement non significatif ou inférieur à 2,5.
  • CFI (Comparative Fit Index) : $ge 0,99$
  • TLI (Tucker-Lewis Index) : $ge 0,98$
  • RMSEA (Root Mean Square Error of Approximation) : $le 0,04$ (intervalle de confiance à 90 % incluant zéro).
  • SRMR (Standardized Root Mean Square Residual) : $le 0,02$

Saturations factorielles des items ($lambda$)

Les saturations factorielles standardisées des trois énoncés sur le facteur latent de motivation sous sentiment négatif sont particulièrement robustes, toutes statistiquement significatives à $p < 0,001$ :

  • Item 1 (« I have bought things to make myself feel better ») : $lambda pprox 0,82 – 0,88$
  • Item 2 (« I have bought things to relieve stress or anxiety ») : $lambda pprox 0,84 – 0,91$
  • Item 3 (« I have bought things when I was feeling down or upset ») : $lambda pprox 0,85 – 0,92$

L’invariance de mesure (invariance factorielle stricte : configurationnelle, métrique et scalaire) a par ailleurs été vérifiée à travers les genres (hommes vs femmes) et les groupes d’âge, confirmant la pertinence de comparaisons directes de moyennes entre populations sans biais de mesure.

10. Instrument de mesure / Instrument

  • Type d’évaluation : Auto-questionnaire psychométrique standardisé (Self-report inventory).
  • Format : Papier-crayon ou administration numérique informatisée.
  • Nombre d’items : 3 items unifactoriels rédigés sous forme d’affirmations comportementales directes.
  • Échelle de réponse : Échelle de Likert en 7 points (1 = Strongly Disagree [Pas du tout d’accord] à 7 = Strongly Agree [Tout à fait d’accord]).
  • Temps de passation : Moins de 2 minutes (extrêmement rapide et parcimonieux).
  • Procédure de cotation :
    • Aucun item inversé (les 3 items sont formulés dans le sens direct du construit).
    • Score moyen : Somme des 3 items divisée par 3 (plage de score : 1,00 à 7,00).
    • Score sommatif : Somme brute des 3 items (plage de score : 3 à 21).
  • Interprétation des scores : Un score élevé indique que la dynamique d’achat est préférentiellement déclenchée et entretenue par le besoin de juguler des états affectifs désagréables. Dans les modèles composites de détection de l’achat compulsif (Ridgway et al., 2008), un score moyen élevé combiné à une faible capacité d’inhibition des dépenses caractérise le profil du consommateur compulsif clinique.

11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year

  • Année de publication princeps : 2008.
  • Éditeur scientifique original : Journal of Consumer Research (Oxford University Press / The University of Chicago Press).
  • Statut des droits d’auteur : L’article original et l’échelle sont protégés par le droit d’auteur du Journal of Consumer Research, Inc. Toutefois, l’échelle elle-même est largement accessible dans le domaine public académique à des fins de recherche non commerciale, d’enseignement et d’évaluation clinique.
  • Frais et tarification : L’utilisation des items dans le cadre de recherches académiques universitaires est gratuite (« Free access for academic and clinical research »), sous réserve d’une citation bibliographique formelle de l’article source de Ridgway et al. (2008). Toute exploitation commerciale, intégration dans un logiciel payant ou utilisation par des agences marketing privées requiert une autorisation préalable auprès des ayants droit ou de l’éditeur de la revue via le Copyright Clearance Center (CCC).

12. Références / References

Les sources et études fondatrices citées dans cet article sont présentées ci-dessous selon les normes bibliographiques de l’APA (7e édition) :

  • Baumeister, R. F. (2002). Yielding to temptation: Self-control failure, impulsive purchasing, and consumer behavior. Journal of Consumer Research, 28(4), 670–676. https://doi.org/10.1086/338209
  • Faber, R. J., & O’Guinn, T. C. (1992). A clinical screener for compulsive buying. Journal of Consumer Research, 19(3), 459–469. https://doi.org/10.1086/209315
  • Fornell, C., & Larcker, D. F. (1981). Evaluating structural equation models with unobservable variables and measurement error. Journal of Marketing Research, 18(1), 39–50. https://doi.org/10.1177/002224378101800104
  • Heatherton, T. F., & Baumeister, R. F. (1991). Binge eating as escape from self-awareness. Psychological Bulletin, 110(1), 86–108. https://doi.org/10.1037/0033-2909.110.1.86
  • Kukar-Kinney, M., Ridgway, N. M., & Monroe, K. B. (2012). The role of price in the behavior and purchase decisions of compulsive buyers. Journal of Retailing, 88(1), 63–71. https://doi.org/10.1016/j.jretai.2011.02.004
  • Ridgway, N. M., Kukar-Kinney, M., & Monroe, K. B. (2008). An expanded conceptualization and a new measure of compulsive buying. Journal of Consumer Research, 35(4), 622–639. https://doi.org/10.1086/591108
  • Rucker, D. D., & Galinsky, A. D. (2008). Desire to acquire: Powerlessness and compensatory consumption. Journal of Consumer Research, 35(2), 257–267. https://doi.org/10.1086/588569
  • Watson, D., Clark, L. A., & Tellegen, A. (1988). Development and validation of brief measures of positive and negative affect: The PANAS scales. Journal of Personality and Social Psychology, 54(6), 1063–1070. https://doi.org/10.1037/0022-3514.54.6.1063

13. Questions et items du questionnaire / Scale Items

Voici les items originaux de l’échelle tels que publiés dans les études psychométriques de référence, sans modification ni traduction, afin de préserver la validité et la fidélité de l’instrument :

Response Scale:

7-point Likert scale (1 = Strongly Disagree to 7 = Strongly Agree)

  1. I have bought things to make myself feel better.
  2. I have bought things to relieve stress or anxiety.
  3. I have bought things when I was feeling down or upset.
★

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Citer cet article

Looti, M. (2026, octobre 3). Motivation d’achat (sentiments négatifs) (SM). Base de données de psychologie en français. https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-achat-sentiments-negatifs-sm/
Looti, Mohammed. “Motivation d’achat (sentiments négatifs) (SM).” Base de données de psychologie en français, 3 octobre 2026, https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-achat-sentiments-negatifs-sm/.
Looti, Mohammed. “Motivation d’achat (sentiments négatifs) (SM).” Base de données de psychologie en français. octobre 3, 2026. https://fr.arabpsychology.com/scales/motivation-achat-sentiments-negatifs-sm/.