1. Résumé / Abstract
L’échelle des Motifs de Communication Interpersonnelle (Interpersonal Communication Motives [ICM]), développée initialement par Rebecca B. Rubin, Elizabeth M. Perse et Carole A. Barbato en 1988, constitue un outil psychométrique de premier plan conçu pour identifier et mesurer les raisons fondamentales guidant les individus lorsqu’ils initient ou maintiennent des interactions verbales en face-à-face ou médiatisées. S’inscrivant dans le prolongement conceptuel de la théorie des utilisations et gratifications (Uses and Gratifications Theory), cet instrument transpose des postulats issus des sciences de la communication de masse à l’étude des dynamiques relationnelles interindividuelles.
Le questionnaire est composé de 28 items répartis selon une structure multidimensionnelle stable comprenant six sous-échelles distinctes : le Plaisir (Pleasure, 8 items), l’Affection (Affection, 5 items), l’Inclusion (Inclusion, 4 items), l’Échappatoire (Escape, 4 items), la Relaxation (Relaxation, 4 items) et le Contrôle (Control, 3 items). Les participants expriment leur degré d’adhésion à chaque proposition à l’aide d’une échelle de type Likert en 5 points allant de 1 (« Not at all » / Pas du tout) à 5 (« Exactly » / Exactement).
Sur le plan psychométrique, l’échelle ICM présente des qualités rigoureusement documentées dans la littérature scientifique internationale. Les coefficients de cohérence interne (alpha de Cronbach) sont remarquablement robustes, oscillant selon les études et les dimensions entre 0,81 et 0,97 (Plaisir : α = 0,97 ; Relaxation : α = 0,96 ; Affection : α = 0,91 ; Inclusion : α = 0,91 ; Échappatoire : α = 0,85 ; Contrôle : α = 0,81). La validité factorielle, démontrée à la fois par analyse factorielle exploratoire (AFE) et confirmatoire (AFC), confirme l’indépendance relative des six construits tout en attestant d’une excellente validité convergente et discriminante vis-à-vis de variables telles que la compétence communicationnelle, la solitude, l’anxiété sociale et la satisfaction relationnelle.
2. Mots-clés / Keywords
Motifs de communication interpersonnelle, ICM, utilisations et gratifications, psychométrie, Rebecca Rubin, interaction sociale, affection, contrôle communicationnel, évasion relationnelle, inclusion sociale, validation d’échelle, comportement communicationnel.
3. Auteurs / Authors
L’échelle des Motifs de Communication Interpersonnelle a été conçue et validée par une équipe de chercheurs éminents du département d’études de la communication de l’Université d’État de Kent (Kent State University, Ohio, États-Unis) :
- Rebecca B. Rubin, Ph.D. : Professeure émérite en études de la communication à la Kent State University. Spécialiste de renommée internationale de l’évaluation de la compétence communicationnelle, des processus interpersonnels et des méthodologies psychométriques appliquées à la communication. (Courriel institutionnel d’archives : [email protected]).
- Elizabeth M. Perse, Ph.D. : Professeure et ancienne directrice du Département de communication de l’Université du Delaware (University of Delaware). Ses travaux de recherche se concentrent sur la théorie des utilisations et gratifications, l’exposition aux médias et l’intersection entre communication interpersonnelle et médias de masse.
- Carole A. Barbato, Ph.D. : Professeure au Département d’études de la communication à la Kent State University (Campus d’East Liverpool). Ses recherches ont largement contribué à l’analyse de la communication tout au long de la vie, du vieillissement social et des modèles relationnels intrafamiliaux.
4. Objectif / Purpose
L’objectif fondamental de l’échelle ICM est de conceptualiser et de quantifier les motivations cognitives, affectives et instrumentales qui incitent un individu à communiquer avec autrui. Historiquement, la recherche sur la communication interpersonnelle tendait à analyser les comportements observés (fréquence des échanges, styles d’attachement, résolution de conflits) sans nécessairement interroger de manière standardisée le « moteur » sous-jacent à l’initiation de l’acte de parole. Rubin, Perse et Barbato (1988) ont souhaité combler ce vide empirique en fournissant un outil capable d’isoler les besoins fonctionnels et psychologiques recherchés à travers la communication.
Dans le domaine de la recherche fondamentale, l’ICM permet d’examiner les corrélats de la personnalité, tels que les cinq grands facteurs de la personnalité (Big Five), avec les orientations relationnelles. Elle sert également à explorer l’évolution des modèles de communication intrafamiliaux (relations père-fille, mère-fils, fratries) et les transitions communicationnelles contemporaines, notamment lors du passage du face-à-face aux technologies numériques, aux réseaux sociaux et à la messagerie instantanée (Sun, Hullman & Wang, 2011).
Sur le plan des applications cliniques et psychosociales, l’échelle constitue un instrument diagnostic précieux. Elle aide les thérapeutes de couple et les conseillers familiaux à cartographier les asymétries motivationnelles. Par exemple, lorsqu’un partenaire communique principalement par besoin de Contrôle ou d’Échappatoire tandis que l’autre cherche l’Affection ou le Partage hédonique, des malentendus relationnels majeurs peuvent survenir. Dans le traitement de l’isolement social, de la dépression ou de l’anxiété sociale, l’ICM permet d’identifier si les déficits d’interaction résultent d’un manque d’appétence hédonique (anhédonie sociale reflétée par de faibles scores de Plaisir) ou de stratégies d’évitement dysfonctionnelles (scores élevés d’Échappatoire).
5. Construit psychologique / Construct
Le construit psychologique mesuré par l’ICM repose sur une taxonomie à six facettes, chacune représentant une orientation motivationnelle distincte :
Le Plaisir (Pleasure)
Le Plaisir représente une motivation intrinsèque, hédonique et ludique. Dans cette perspective, la communication est poursuivie pour sa propre valeur stimulante et divertissante. Les individus motivés par le plaisir recherchent l’excitation, l’amusement, l’humour et l’enthousiasme partagé. L’interaction agit comme un stimulant émotionnel positif (ex. : « because it’s thrilling », « because it peps me up »). Cette dimension est fortement corrélée à l’extraversion et à la sociabilité spontanée.
L’Affection (Affection)
Cette dimension capture le désir d’exprimer de la bienveillance, de la chaleur humaine, de l’attention et de la gratitude envers autrui. L’interaction est orientée vers le soutien d’autrui et la valorisation du lien émotionnel (ex. : « to let others know I care », « to thank them »). C’est une motivation à forte valence altruiste et prosociale, centrale dans la maintenance des relations interpersonnelles intimes et familiales.
L’Inclusion (Inclusion)
L’Inclusion reflète le besoin fondamental d’appartenance sociale, de validation par les pairs et d’atténuation des sentiments d’isolement ou de solitude. Les individus communiquent pour ne pas être seuls, pour partager leurs difficultés personnelles et pour trouver du réconfort dans la présence psychologique de l’autre (ex. : « because it makes me feel less lonely », « because I need someone to talk to or be with »). Contrairement à l’Affection, qui est tournée vers l’autre, l’Inclusion est davantage centrée sur la réduction de la détresse émotionnelle personnelle.
L’Échappatoire (Escape)
L’Échappatoire correspond à l’utilisation de l’interaction sociale comme mécanisme d’évitement ou de diversion face à des tâches obligatoires, des routines ennuyeuses ou des contraintes anxiogènes (ex. : « to put off something I should be doing », « to get away from pressures and responsibilities »). Cette dimension renvoie à des processus de procrastination sociale ou de fuite temporaire des exigences de la vie quotidienne.
La Relaxation (Relaxation)
La Relaxation désigne la fonction apaisante et déstressante de l’échange interpersonnel. Communiquer permet ici de décompresser, d’évacuer la tension accumulée au cours de la journée et d’atteindre un état de quiétude émotionnelle (ex. : « because it allows me to unwind », « because it makes me feel less tense »). L’interlocuteur sert de catalyseur de régulation physiologique et émotionnelle apaisante.
Le Contrôle (Control)
Le Contrôle renvoie à une visée instrumentale, persuasive et directive de la communication. L’individu cherche à influencer autrui, à obtenir un bien, un service ou une conformité comportementale (ex. : « to tell others what to do », « because I want someone to do something for me »). Cette dimension est souvent associée à des styles de communication directifs, assertifs ou stratégiques.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
Le cadre conceptuel de l’échelle ICM puise ses origines dans la convergence de deux grands courants théoriques : l’approche des utilisations et gratifications (Uses and Gratifications, U&G) issue des sciences des médias, et la théorie des besoins interpersonnels de William Schutz (FIRO-B).
Initialement formalisé par Katz, Blumler et Gurevitch (1974), le paradigme des utilisations et gratifications postule que les récepteurs ne sont pas des réceptacles passifs, mais des agents actifs et conscients qui sélectionnent délibérément certains canaux médiatiques pour satisfaire des besoins spécifiques (cognitifs, affectifs, intégratifs ou d’évasion). Rubin et Rubin (1985) ont théorisé que les médias et la communication interpersonnelle ne fonctionnent pas de manière cloisonnée, mais partagent un continuum fonctionnel. Un individu confronté à l’ennui, à l’anxiété ou au besoin d’affiliation peut choisir indifféremment d’allumer un poste de télévision ou de téléphoner à un ami intime pour satisfaire exactement la même gratification.
Parallèlement, la dimension structurelle de l’ICM s’articule avec les travaux de Schutz (1958, 1966) sur les trois besoins interpersonnels primaires : l’Inclusion (être reconnu et intégré), le Contrôle (exercer un pouvoir ou de l’influence) et l’Affection (vivre une proximité émotionnelle réciproque). Rubin, Perse et Barbato (1988) ont élargi cette triade psychologique en démontrant que les actes de communication humaine répondent également à des exigences contextuelles de régulation de l’activation (arousal) — ce qui a justifié l’adjonction des dimensions de Plaisir, de Relaxation et d’Échappatoire. Le modèle résultant (Graham, Barbato & Perse, 1993) présente ainsi une synthèse complète expliquant pourquoi les humains recherchent le contact discursif.
7. Validité / Validity
L’évaluation psychométrique de l’ICM a fait l’objet de validations croisées méthodologiques approfondies démontrant sa solidité conceptuelle et empirique :
- Validité de construit et factorielle : Les études initiales de Rubin et al. (1988), menées sur un échantillon de 422 participants, ont confirmé l’existence de six facteurs indépendants expliquant la majorité de la variance totale des motifs d’interaction. Les saturations factorielles étaient toutes supérieures au seuil conventionnel de 0,40, avec des saturations croisées minimes.
- Validité convergente : L’ICM présente des associations empiriques cohérentes avec des construits psychologiques théoriquement apparentés. L’échelle de Plaisir et d’Affection corrèle positivement avec l’expressivité émotionnelle, la compétence communicationnelle perçue (Communication Adaptability Scale) et la satisfaction relationnelle. Inversement, la sous-échelle d’Inclusion est positivement corrélée avec les mesures de solitude mesurées par l’échelle UCLA Loneliness Scale, ce qui démontre que le motif d’inclusion s’active principalement face à un déficit perçu de lien social.
- Validité discriminante : Les coefficients de corrélation inter-échelles de l’ICM révèlent une orthogonalité satisfaisante : bien que certaines sous-échelles soient modérément liées (par exemple, Plaisir et Relaxation), elles capturent des construits phénoménologiquement distincts. De plus, la sous-échelle de Contrôle ne montre pratiquement aucune corrélation avec l’Affection ou la Relaxation, confirmant sa spécificité instrumentale et non affective.
- Validité différentielle et contextuelle : Les recherches ont démontré la sensibilité de l’instrument aux contextes relationnels ciblés. Lorsque la consigne invite à évaluer la communication avec un parent, un supérieur hiérarchique ou un ami intime, les profils de scores varient de manière prévisible : le motif de Contrôle est plus saillant dans les hiérarchies professionnelles, tandis que l’Affection et le Plaisir dominent dans les relations amicales et intimes (Graham et al., 1993 ; Heeman, 2008).
8. Fidélité / Reliability
Les propriétés de fidélité de l’échelle ICM se distinguent par une consistance interne exceptionnellement élevée à travers diverses populations et contextes culturels :
Dans l’étude séminale de Rubin, Perse et Barbato (1988), les coefficients alpha de Cronbach (α) calculés pour chaque sous-échelle ont mis en évidence une homogénéité des items remarquable :
- Plaisir (Pleasure) : α = 0,97 (8 items)
- Relaxation (Relaxation) : α = 0,96 (4 items)
- Affection (Affection) : α = 0,91 (5 items)
- Inclusion (Inclusion) : α = 0,91 (4 items)
- Échappatoire (Escape) : α = 0,85 (4 items)
- Contrôle (Control) : α = 0,81 (3 items)
Les réplications ultérieures menées par Rubin et Rubin (1992) ainsi que par Graham, Barbato et Perse (1993) ont continué à rapporter des indices de cohérence interne oscillant entre 0,78 et 0,94. La fidélité test-retest évaluée sur un intervalle temporel de deux à quatre semaines a révélé des coefficients de stabilité temporelle satisfaisants (r compris entre 0,72 et 0,86), démontrant que bien que les motifs puissent être influencés par des facteurs contextuels conjoncturels, ils traduisent également des dispositions communicationnelles stables de l’individu.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
La structure dimensionnelle de l’échelle a été établie par des protocoles statistiques rigoureux combinant analyses factorielles exploratoires et confirmatoires :
Lors de la phase exploratoire initiale (Rubin et al., 1988), un ensemble initial d’items générés à partir de la littérature théorique et d’entretiens ouverts a été soumis à une extraction en composantes principales suivie d’une rotation orthogonale Varimax, complétée par une rotation oblique Promax pour tenir compte des interdépendances théoriques potentielles. Le critère de Kaiser (valeurs propres supérieures à 1,0) combiné au test du coude de Cattell (scree test) a mis en évidence six facteurs prédominants rendant compte de plus de 62 % de la variance totale des scores.
Les critères de rétention des items étaient stricts : un item devait présenter une saturation factorielle minimale de 0,50 sur son facteur principal et aucune saturation croisée supérieure à 0,30 sur un facteur secondaire. Les 28 items finaux respectent intégralement ces exigences méthodologiques :
- Le facteur Plaisir regroupe 8 items aux saturations comprises entre 0,68 et 0,84.
- Le facteur Affection regroupe 5 items saturant entre 0,62 et 0,81.
- Le facteur Inclusion regroupe 4 items saturant entre 0,58 et 0,79.
- Le facteur Échappatoire regroupe 4 items saturant entre 0,55 et 0,76.
- Le facteur Relaxation regroupe 4 items saturant entre 0,72 et 0,89.
- Le facteur Contrôle regroupe 3 items saturant entre 0,60 et 0,77.
Des études ultérieures appliquant l’analyse factorielle confirmatoire (AFC) ont confirmé l’adéquation du modèle théorique à six facteurs par rapport à des modèles rivaux unifactoriels ou trifactoriels. Les indices d’ajustement couramment rapportés attestent d’une bonne conformité aux données empiriques (RMSEA < 0,06 ; CFI > 0,93 ; SRMR < 0,05).
10. Instrument de mesure / Instrument
L’inventaire ICM se présente sous les caractéristiques structurelles et d’administration suivantes :
- Type d’instrument : Questionnaire d’auto-évaluation psychologique (self-report inventory).
- Nombre d’items : 28 propositions.
- Formulation de l’amorce : Les items sont traditionnellement précédés d’une consigne adaptative du type : « Je parle à [cible relationnelle, ex. : mes amis / mon père / mes collègues / les gens en général] parce que… » ou « I talk to… ».
- Format des réponses : Échelle de Likert en 5 points :
• 1 = Not at all (Pas du tout)
• 2 = Not much (Pas beaucoup)
• 3 = Somewhat (Moyennement / Un peu)
• 4 = A lot (Beaucoup)
• 5 = Exactly (Exactement) - Calcul des scores : Les scores de chaque sous-échelle sont obtenus en calculant la moyenne ou la somme arithmétique des items constitutifs :
• Plaisir : Items 1, 5, 6, 11, 13, 16, 17, 25 (8 items ; score de 8 à 40)
• Affection : Items 3, 20, 22, 24, 26 (5 items ; score de 5 à 25)
• Inclusion : Items 2, 7, 18, 23 (4 items ; score de 4 à 20)
• Échappatoire : Items 14, 15, 19, 21 (4 items ; score de 4 à 20)
• Relaxation : Items 8, 9, 27, 28 (4 items ; score de 4 à 20)
• Contrôle : Items 4, 10, 12 (3 items ; score de 3 à 15) - Inversion d’items : Aucun item n’est inversé (tous les items sont formulés dans le sens direct du construit).
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
L’échelle a été initialement publiée en 1988 dans la revue scientifique à comité de lecture Human Communication Research éditée par l’International Communication Association (ICA) :
- Droits et utilisation académique : L’instrument relève du domaine de la recherche universitaire standard. Il peut être utilisé, reproduit et administré gratuitement à des fins de recherche non commerciale, d’enseignement ou de formation clinique, sous réserve de citer expressément l’article original de Rubin, Perse et Barbato (1988).
- Utilisation commerciale : Toute intégration de l’échelle au sein d’une application payante, d’un logiciel propriétaire ou d’un programme de conseil d’entreprise à but lucratif nécessite d’obtenir l’autorisation écrite préalable auprès des éditeurs détenteurs des droits de reproduction (Oxford University Press / ICA).
- Coût d’administration : Gratuit pour la communauté scientifique et les praticiens de la santé mentale.
12. Références / References
Les publications de référence fondant la conception et la validation psychométrique de l’ICM sont les suivantes :
- Graham, E. E., Barbato, C. A., & Perse, E. M. (1993). The Interpersonal Communication Motives Model. Communication Quarterly, 41(2), 172–186. https://doi.org/10.1080/01463379309369877
- Heeman, V. C. (2008). Interpersonal communication motives, satisfaction, and psychological well-being in father-young adult daughter relationships (Master’s thesis, Kent State University). OhioLINK Electronic Theses and Dissertations Center.
- Katz, E., Blumler, J. G., & Gurevitch, M. (1974). Uses and gratifications research. The Public Opinion Quarterly, 37(4), 509–523. https://doi.org/10.1086/268109
- Rubin, A. M., & Rubin, R. B. (1985). Interface of personal and mediated communication: A research agenda. Critical Studies in Mass Communication, 2(1), 36–53. https://doi.org/10.1080/15295038509360060
- Rubin, R. B., Perse, E. M., & Barbato, C. A. (1988). Conceptualization and measurement of interpersonal communication motives. Human Communication Research, 14(4), 602–628. https://doi.org/10.1111/j.1468-2958.1988.tb00169.x
- Rubin, R. B., & Rubin, A. M. (1992). Antecedents of interpersonal communication motivation. Communication Quarterly, 40(3), 305–317. https://doi.org/10.1080/01463379209369843
- Schutz, W. C. (1958). FIRO: A three-dimensional theory of interpersonal behavior. Rinehart & Company.
- Sun, S., Hullman, G., & Wang, Y. (2011). Communicating in the multichannel age: Interpersonal communication motivation, interaction involvement and channel affinity. Journal of Media and Communication Studies, 3(1), 7–15.
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Response Scale:
1 = Not at all
2 = Not much
3 = Somewhat
4 = A lot
5 = Exactly
Items:
- because it’s fun.
- because I just need to talk about my problems sometimes.
- to help others.
- to get something I don’t have.
- to have a good time.
- because it’s thrilling.
- because I need someone to talk to or be with.
- because it relaxes me.
- because it allows me to unwind.
- to tell others what to do.
- because it’s stimulating.
- because I want someone to do something for me.
- because it’s entertaining.
- because I have nothing better to do.
- to get away from what I am doing.
- because I enjoy it.
- because it peps me up.
- because it’s reassuring to know someone is there.
- to put off something I should be doing.
- to let others know I care.
- to get away from pressures and responsibilities.
- to thank them.
- because it makes me feel less lonely.
- to show others encouragement.
- because it’s exciting.
- because I’m concerned about them.
- because it’s a pleasant rest.
- Because it makes me feel less tense.