1. Résumé
Le Modèle des antécédents des idées fausses sur la santé sexuelle et reproductive (en anglais, Antecedents of Sexual and Reproductive Health Misperceptions–Model ou ASRHM-M), élaboré par Yujie Dong, Lianshan Zhang, Chervin Lam et Zhongwei Huang (2024), constitue un instrument d’évaluation psychométrique et un cadre structurel conçu pour quantifier et élucider les mécanismes étiologiques sous-tendant l’adhésion aux croyances erronées en matière de santé sexuelle et reproductive (SSR). Développé et validé auprès d’un échantillon représentatif de femmes adultes en Chine, cet outil multidimensionnel intègre des variables cognitives, émotionnelles et communicationnelles afin d’expliquer comment la stigmatisation perçue, la surcharge informationnelle et l’exposition aux infox favorisent l’évitement délibéré de l’information et, in fine, l’ancrage de connaissances médicalement infondées. L’échelle opérationnalise un modèle de mesure comprenant initialement 22 items répartis entre cinq construits latents interconnectés : la perception de la stigmatisation liée à la SSR, l’évitement de l’information, la surcharge informationnelle, l’exposition à la désinformation et l’adhésion aux énoncés erronés de SSR (misinformation statements).
Les réponses sont recueillies principalement au moyen d’échelles de Likert graduées en 7 points, adaptées à la nature de chaque sous-dimension (allant de 1 = « fortement en désaccord » à 7 = « fortement d’accord », ou de 1 = « totalement faux » à 7 = « totalement vrai » pour la validation des croyances factuelles). Sur le plan psychométrique, le modèle de mesure évalué par modélisation d’équations structurelles (SEM) a révélé d’excellentes qualités d’ajustement global (χ²/df = 2,728 ; CFI = 0,941 ; RMSEA = 0,050 ; SRMR = 0,043), après l’élimination de trois items dont les saturations factorielles étaient sous-optimales (< 0,50). La cohérence interne s’avère particulièrement robuste, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant entre 0,78 et 0,90 selon les sous-échelles, et des valeurs de fiabilité composite (CR) supérieures à 0,80. Cet instrument s’impose désormais comme une référence majeure en santé publique, en psychologie de la santé et en communication médicale pour identifier les freins psychosociaux à la littératie en santé reproductive et concevoir des interventions ciblées de démenti (debunking).
2. Mots-clés
Santé sexuelle et reproductive, idées fausses, désinformation médicale, stigmatisation perçue, surcharge informationnelle, évitement de l’information, psychométrie, modélisation par équations structurelles, littératie en santé, santé des femmes, croyances erronées, communication en santé.
3. Auteurs
L’échelle et son modèle structural sous-jacent ont été développés par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en communication en santé, psychologie sociale et médecine de la reproduction :
- Yujie Dong : Chercheuse en communication médicale et comportementale, affiliée à la School of Media & Communication, Shanghai Jiao Tong University, Shanghai, République Populaire de Chine. Identifiant de recherche : ORCID.
- Lianshan Zhang (Auteur correspondant) : Maître de conférences et chercheur à la School of Media & Communication, Shanghai Jiao Tong University (800 Dongchuan Road, Minhang, Shanghai, 200240, Chine). Courriel académique :
[email protected]. - Chervin Lam : Spécialiste des sciences de la communication et des comportements préventifs en santé publique.
- Zhongwei Huang : Département d’obstétrique et de gynécologie, Yong Loo Lin School of Medicine, National University of Singapore, Singapour.
4. Objectif
Le Modèle des antécédents des idées fausses sur la santé sexuelle et reproductive a été instauré pour répondre à un défi épidémiologique et communicationnel critique : la prolifération incontrôlée de mythes médicaux, de rumeurs pseudo-scientifiques et d’informations inexactes relatives à la fertilité, à la contraception et aux infections sexuellement transmissibles (IST). Si l’avènement du Web 2.0 et des plateformes numériques a démocratisé l’accès aux renseignements cliniques, il a simultanément favorisé l’essor d’une infodémie sans précédent. Dans des contextes socioculturels où la sexualité demeure entourée de tabous ancestraux et de normes morales conservatrices, la recherche d’informations sur la santé reproductive génère des tensions psychologiques intenses. L’ASRHM-M ne se contente pas de mesurer passivement le niveau de fausses connaissances d’une population ; il quantifie précisément l’ensemble des antécédents psychosociaux et informationnels qui créent un terrain fertile à l’adoption de ces erreurs cognitives.
Sur le plan de la justification théorique, les auteurs ont postulé que les fausses croyances en SSR ne résultent pas uniquement d’un simple déficit de connaissances (hypothèse traditionnelle du knowledge deficit model), mais constituent le produit systémique d’une chaîne causale intégrant :
- La stigmatisation socioculturelle perçue entourant les affections gynécologiques et sexuelles, qui induit chez les individus la peur d’être jugés ou exclus ;
- L’évitement actif de l’information (information avoidance), mobilisé comme stratégie de régulation émotionnelle défensive contre l’anxiété liée à la maladie ou à la réprobation sociale ;
- La surcharge cognitive et informationnelle (information overload), engendrée par des flux contradictoires, non vérifiés ou pléthoriques sur les réseaux sociaux ;
- L’exposition répétée à des récits erronés, qui active des biais de familiarité et facilite l’acceptation de faussetés biologiques.
En contexte clinique et éducationnel, cet instrument offre aux praticiens, aux épidémiologistes et aux promoteurs de la santé publique une cartographie diagnostique des vulnérabilités individuelles. Il permet de repérer précisément les patientes ou les sous-groupes de la population qui se trouvent piégés dans un évitement défensif ou submergés par le volume d’informations, afin d’adapter les consultations de planification familiale, les campagnes de vaccination (notamment contre le papillomavirus humain) et les interventions de santé numérique en désamorçant en amont la peur du stigmate moral.
5. Construit psychologique
Le construit opérationnalisé par l’ASRHM-M repose sur une architecture multidimensionnelle articulée autour de cinq composantes principales, agissant de concert pour influencer le jugement épistémique de l’individu :
1. Perception de la stigmatisation liée à la SSR (Stigma Perceptions)
Cette dimension capture l’anticipation et la perception de la dévalorisation sociale, de l’opprobre et de l’exclusion associées aux troubles sexuels et reproductifs. En s’appuyant sur les travaux sociologiques de Goffman et les développements de Ramondt et Ramírez (2019), ce construit mesure la croyance selon laquelle une femme atteinte d’une pathologie reproductive (par exemple une IST, une endométriose ou une infertilité) sera étiquetée comme « impure », coupable d’immoralité ou indigne de fréquentation. L’intériorisation de ce jugement social crée un climat d’insécurité psychologique qui contraint l’accès aux soins préventifs.
2. Évitement de l’information (Information Avoidance)
Fondée sur le modèle théorique de la gestion de l’incertitude et la communication de gestion du stigmate, cette dimension évalue la propension délibérée de l’individu à refuser d’entendre, de lire ou de traiter des données relatives à la SSR. Face à un sujet jugé menaçant, anxiogène ou source de honte, le sujet choisit activement de maintenir son ignorance (« Je préfère ne pas penser à la santé sexuelle et reproductive »). L’évitement bloque l’assimilation des données scientifiques fondées sur des preuves et laisse le champ libre aux superstitions populaires.
3. Surcharge informationnelle (Information Overload)
Cette sous-échelle mesure l’épuisement cognitif et le sentiment d’impuissance ressentis lorsqu’une personne est confrontée à une profusion excessive de recommandations divergentes. Les répondantes rapportent ne plus savoir à quelles sources se fier, jusqu’à développer un désintérêt ou un dégoût protecteur (blunting) vis-à-vis des actualités sanitaires (« Il y a tellement de recommandations… qu’il est difficile de savoir lesquelles suivre »). La surcharge excède les capacités de traitement de la mémoire de travail et empêche toute analyse critique approfondie (traitement central au sens du modèle de probabilité d’élaboration).
4. Exposition à la désinformation (Misinformation Exposure)
Ce construit évalue la fréquence à laquelle l’individu rencontre, de manière passive ou active dans son écosystème numérique et relationnel, des allégations non fondées sur la santé reproductive. L’exposition fréquente déclenche un phénomène psychologique bien documenté : l’effet de vérité illusoire (illusory truth effect), où la répétition d’une affirmation accroît mécaniquement sa plausibilité perçue.
5. Idées fausses / Croyances erronées en SSR (SRH Misperceptions)
Cœur opérationnel de l’évaluation, ce construit quantifie le degré d’adhésion cognitive factuelle à des déclarations biologiquement erronées et trompeuses (13 items spécifiques). Ces énoncés couvrent les domaines clés de la gynécologie, de la contraception et de la vénéréologie :
- Mythes contraceptifs et barrières mécaniques : croyance selon laquelle la pilule contraceptive orale protège contre les IST, efficacité erronée du retrait coïtal (méthode de retrait avant éjaculation), ou fausse certitude que le cumul de deux préservatifs double la protection physique ;
- Transmission et symptomatologie des IST : croyance qu’une infection nécessite obligatoirement un rapport avec pénétration ou qu’un porteur asymptomatique ne peut transmettre le pathogène ;
- Physiologie de la reproduction et pratiques hygiéniques inopérantes : recours à la miction ou à la douche post-coïtale pour prévenir la conception, calculs infaillibles de la « période de sécurité » naturelle, ou certitude d’une fécondation systématique lors de rapports fréquents durant l’ovulation ;
- Mythes folkloriques, médecine alternative et cancérologie : assimilation de la consommation de lait de soja au risque de cancer de l’ovaire ou du sein, prétention que la médecine traditionnelle chinoise (MTC) guérit le VIH/SIDA, disparition supposée des dysménorrhées après l’accouchement, ou exclusion des hommes des bilans préconceptionnels.
6. Cadre théorique
L’ASRHM-M s’inscrit au carrefour de la psychologie de la santé, de la psychologie cognitive et des théories des communications de masse. Son architecture théorique repose sur trois modèles fondamentaux :
La théorie de la gestion de l’anxiété et de l’incertitude et la communication sur la stigmatisation
Dans la lignée des travaux de Meisenbach (2010) et de Smith (2012) sur la communication relative à la stigmatisation (Stigma Management Communication), la perception d’un stigmate social ne conduit pas spontanément à une recherche constructive d’informations. Au contraire, lorsque la maladie ou la sexualité est associée à une transgression morale ou à une honte identitaire (comme démontré par Cunningham, 2002, et Chae, 2015), l’individu met en œuvre des stratégies d’adaptation axées sur l’évitement défensif. La théorie de l’évitement motivé de l’information (Sweeny et al., 2010) postule que les individus écartent intentionnellement les données médicales lorsque celles-ci requièrent un changement de comportement coûteux, provoquent des affects négatifs ou menacent leur estime personnelle.
La théorie de la charge cognitive et le modèle du traitement heuristique-systématique
Le cadre théorique de Chaiken (1980) ainsi que la théorie de la charge cognitive (Sweller, 1988) permettent d’expliquer l’impact de la surcharge informationnelle. Dans un environnement numérique saturé de messages conflictuels émanant d’influenceurs, de pairs et de sources sanitaires institutionnelles, la capacité de traitement cognitif systématique se trouve dépassée. Lorsque la surcharge cognitive s’installe, les individus basculent vers un mode de traitement heuristique superficiel : ils s’en remettent à des signaux périphériques (longueur du message, familiarité subjective, résonance affective avec des croyances préexistantes), ce qui diminue considérablement la détection des faussetés scientifiques.
Le modèle de l’effet de vérité illusoire et l’assimilation des infox
En intégrant les apports de la psychologie cognitive moderne (Pennycook & Rand, 2019), le modèle postule que l’exposition continue à la désinformation, conjuguée au désengagement critique provoqué par l’évitement et la surcharge, consolide les connexions sémantiques erronées dans la mémoire à long terme. L’absence de vérification rigoureuse conduit à attribuer une valeur de vérité à des croyances infondées, transformant de simples rumeurs en « évidences » subjectives.
7. Validité
La validation psychométrique du modèle ASRHM-M a été effectuée par Dong et ses collaborateurs (2024) auprès d’une cohorte de femmes adultes chinoises recrutées par voie électronique. Les protocoles statistiques ont examiné minutieusement la validité de contenu, la validité de construit, la validité convergente et la validité discriminante.
Validité de construit et ajustement structurel
La validité de construit a été examinée via la modélisation par équations structurelles (SEM) sous le logiciel AMOS/R. Le modèle de mesure initialement composé de 22 items a été soumis à une analyse confirmatoire. Les résultats ont confirmé un ajustement statistique satisfaisant aux données empiriques après suppression de trois items défectueux :
- Rapport du chi-carré aux degrés de liberté : χ²/df = 2,728 (valeur inférieure au seuil strict de 3,00) ;
- Indice de comparaison de Bentler (Comparative Fit Index, CFI) : CFI = 0,941 (supérieur au seuil de 0,90) ;
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (Root Mean Square Error of Approximation) : RMSEA = 0,050, avec un intervalle de confiance à 90 % démontrant une excellente précision ;
- Résidu quadratique moyen standardisé : SRMR = 0,043 (inférieur au seuil critique de 0,08).
Validité convergente et discriminante
La validité convergente a été attestée par les coefficients de saturation factorielle (factor loadings) standardisés, qui dépassaient pour la très grande majorité le critère standard de 0,60 (seuil minimal fixé à 0,50). La fiabilité composite (Composite Reliability, CR) calculée pour l’ensemble des dimensions latentes excède le seuil recommandé de 0,80, garantissant que les items traduisent fidèlement leur variable latente respective. La variance moyenne extraite (AVE) a permis de confirmer la validité discriminante selon le critère de Fornell-Larcker : la racine carrée de l’AVE pour chaque facteur s’est révélée supérieure aux corrélations bivariées inter-facteurs.
8. Fidélité
La fidélité de l’ASRHM-M a été documentée au moyen d’indices d’homogénéité et de cohérence interne pour l’ensemble des dimensions latentes retenues dans la solution finale :
- Cohérence interne (Alpha de Cronbach) : Les coefficients α mesurés pour les différents construits s’échelonnent entre 0,78 et 0,90. Précisément, la sous-échelle d’évaluation des perceptions de stigmatisation et d’évitement présente une cohérence interne de premier ordre (α ≈ 0,88-0,90), tandis que la dimension mesurant la surcharge informationnelle atteint α ≈ 0,85. L’échelle de croyances erronées (items de désinformation) démontre également une excellente tenue psychométrique (α = 0,84) ;
- Fiabilité composite (CR) : Toutes les dimensions présentent des indices de fiabilité composite supérieurs à 0,80, confirmant que l’erreur de mesure aléatoire demeure faible et maîtrisée ;
- Stabilité des saturations : L’absence de redondance excessive entre items a été contrôlée par l’examen des corrélations résiduelles, attestant d’une robustesse intrinsèque de l’instrumentation.
9. Analyse factorielle
La vérification empirique de l’architecture factorielle a suivi une démarche rigoureuse en deux étapes dans le cadre de la modélisation d’équations structurelles :
Épuration des items et critères de rétention
Au cours de l’évaluation du modèle de mesure factoriel confirmatoire (CFA), trois items initiaux ont présenté des saturations factorielles standardisées insatisfaisantes (inférieures au seuil conservateur de 0,50) :
- L’item 4, l’item 13 et l’item 14 du pool global d’items ont été supprimés en raison d’un manque de communalité avec leurs facteurs latents assignés.
Cette décision méthodologique a permis d’optimiser la parcimonie du modèle tout en éliminant le bruit de mesure. Les 19 items restants ont tous affiché des saturations statistiquement significatives (p < 0,001), majoritairement situées entre 0,62 et 0,88.
Structure à cinq facteurs latents
Le modèle structurel validé corrobore l’existence de relations directionnelles directes et médiatisées :
- La stigmatisation perçue prédit positivement et significativement l’évitement de l’information (β > 0,40, p < 0,001) ;
- L’exposition à la désinformation est positivement associée à la surcharge informationnelle et amplifie directement l’adhésion aux idées fausses ;
- L’évitement de l’information et la surcharge cognitive agissent comme des médiateurs cruciaux affaiblissant le contrôle épistémique, ce qui majore l’acceptation des déclarations erronées sur la SSR.
10. Instrument de mesure
- Type d’instrument : Inventaire psychométrique / Questionnaire standardisé d’évaluation cognitive et attitudinale ;
- Domaine clinique et comportemental : Santé sexuelle et reproductive, communication médicale, psychologie cognitive ;
- Nombre d’items : 22 items initiaux (19 items retenus dans le modèle final après analyse confirmatoire, dont 13 items spécifiques mesurant directement l’adhésion aux fausses croyances) ;
- Mode d’administration : Passation individuelle, auto-administrée sur support numérique (questionnaire en ligne sécurisé) ou papier-crayon ;
- Durée de passation : Environ 8 à 12 minutes ;
- Formats et échelles de réponse :
- Perceptions de stigmatisation (Stigma perceptions) & Évitement : Échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« fortement en désaccord » / strongly disagree) à 7 (« fortement d’accord » / strongly agree) ;
- Surcharge informationnelle (Information Overload) : Échelle de Likert en 7 points allant de 1 (« fortement en désaccord » / strongly disagree) à 7 (« fortement d’accord » / strongly agree) ;
- Exposition à la désinformation (Misinformation Exposure) : Échelle de fréquence en 7 points allant de 1 (« jamais » / never) à 7 (« très souvent » / very often) ;
- Idées fausses sur la SSR / Énoncés de désinformation (SRH Misperceptions) : Échelle d’exactitude perçue en 7 points allant de 1 (« totalement faux » / very false) à 7 (« totalement vrai » / very true) ;
- Cotation et calcul des scores : Calcul des moyennes dimensionnelles pour chaque facteur latent. Pour les 13 items de fausses croyances (SRH Misperceptions), un score moyen élevé reflète un degré élevé d’adhésion aux mythes médicaux et une vulnérabilité accrue aux comportements sexuels et contraceptifs à risque.
11. Permissions, Tarifs et Année du test
- Année de publication officielle : 2024 ;
- Propriété intellectuelle et droits d’auteur : © 2024 Les Auteurs (Dong, Zhang, Lam, & Huang). Publié par Elsevier B.V. au nom de la fondation Patient Education and Counseling ;
- Conditions d’accès et tarif : L’utilisation de cet instrument à des fins exclusives de recherche scientifique non commerciale ou d’enseignement universitaire est libre de droits, sous réserve de citer scrupuleusement la publication originale princeps ;
- Utilisation commerciale : Non autorisée sans accord formel préalable des auteurs et de l’éditeur scientifique. Pour toute demande d’adaptation, de traduction transculturelle ou d’application commerciale, contacter le Dr Lianshan Zhang à l’adresse
[email protected].
12. Références
Dong, Y., Zhang, L., Lam, C., & Huang, Z. (2024). Counteracting sexual and reproductive health misperceptions: Investigating the roles of stigma, misinformation exposure, and information overload. Patient Education and Counseling, 120, Article 108098. https://doi.org/10.1016/j.pec.2023.108098
Chae, J. (2015). The effects of information avoidance and information overload on health literacy and preventive behaviors. Health Communication, 30(11), 1144–1154. https://doi.org/10.1080/10410236.2014.928214
Chaiken, S. (1980). Heuristic versus systematic information processing and the use of source versus message cues in persuasion. Journal of Personality and Social Psychology, 39(5), 752–766. https://doi.org/10.1037/0022-3514.39.5.752
Cunningham, S. J. (2002). The role of social stigma in the communication of reproductive health information among young adults. Journal of Health Psychology, 7(4), 451–463. https://doi.org/10.1177/1359105302007004332
Meisenbach, R. J. (2010). Stigma management communication: A theory and agenda for applied research on how individuals manage structural stigmas. Communication Theory, 20(3), 268–292. https://doi.org/10.1111/j.1468-2885.2010.01363.x
Pennycook, G., & Rand, D. G. (2019). Lazy, not biased: Susceptibility to partisan fake news is better explained by lack of reasoning than by motivated reasoning. Cognition, 188, 39–50. https://doi.org/10.1016/j.cognition.2018.06.011
Ramondt, S., & Ramírez, A. S. (2019). Stigmatized health issues and information seeking: How stigma perceptions shape information behaviors among vulnerable populations. Social Science & Medicine, 238, Article 112485. https://doi.org/10.1016/j.socscimed.2019.112485
Smith, R. A. (2012). An experimental test of Stigma Communication to contest the health-related stigma of STIs. Communication Monographs, 79(4), 509–528. https://doi.org/10.1080/03637751.2012.723811
Sweeny, K., Melnyk, D., Miller, W., & Shepperd, J. A. (2010). Information avoidance: Who, what, when, and why. Review of General Psychology, 14(4), 340–353. https://doi.org/10.1037/a0021288
13. Questions et items du questionnaire
Response scale: 1 = « very false » to 7 = « very true »
- Taking oral contraceptive pills effectively prevents the transmission of STDs.
- Withdrawal before ejaculation prevents pregnancy.
- Using two condoms together doubles the protection and can be more effective in preventing conception and the transmission of STDs.
- You can’t contract an STD unless you have penetrative sex.
- You can only transmit an STD if you have symptoms.
- Showering or urinating after sex prevents pregnancy.
- Having unprotected sex during the safe period (i.e., the days before and after the expected fertile window) does not lead to pregnancy.
- Frequent sexual intercourse during the ovulation period can definitely get pregnant.
- Menstrual cramps will cease after giving birth.
- Drinking too much soy milk can lead to ovarian or breast cancer.
- Traditional Chinese medicine can cure AIDS.
- Emergency contraceptive pills are 100% successful after unprotected sex.
- Only women need to take pre-pregnancy/preconception tests, not men.