1. Résumé / Abstract
Les Mesures de crédibilité de la source (Source Credibility Measures), développées dans leur version contemporaine définitive par James C. McCroskey et Jason J. Teven en 1999, constituent l’étalon-or psychométrique pour l’évaluation de l’ethos perçu d’un communicateur dans les sciences de la communication et la psychologie sociale. L’instrument opérationnalise directement la conceptualisation tripartite formulée initialement par Aristote dans sa Rhétorique, postulant que l’influence d’un orateur repose sur trois piliers fondamentaux : la compétence (phronesis), la fiabilité morale (arete) et la bienveillance envers l’auditoire (eunoia).
Composée de 18 paires d’adjectifs bipolaires présentées sous la forme d’un différentiel sémantique à 7 points, l’échelle se divise en trois dimensions orthogonales ou obliques de 6 items chacune : la Compétence (Competence), la Fiabilité (Trustworthiness) et la Bienveillance (Goodwill/Caring). L’intégration explicite de la dimension de bienveillance représente une rupture méthodologique majeure par rapport aux instruments antérieurs des années 1960 et 1970, qui avaient artificiellement restreint la crédibilité à la compétence et à l’intégrité suite à l’usage de rotations factorielles orthogonales inadaptées. Sur le plan psychométrique, l’échelle présente une consistance interne exceptionnelle, avec des coefficients alpha de Cronbach oscillant systématiquement entre .80 et .94 selon les contextes d’évaluation (pédagogique, organisationnel, politique et médiatique). Les analyses factorielles confirmatoires attestent d’une validité de construit robuste et d’une invariance de mesure remarquable à travers divers contextes relationnels interpersonnels et managériaux.
2. Mots-clés / Keywords
crédibilité de la source, ethos aristotélicien, compétence perçue, fiabilité, bienveillance, différentiel sémantique, James C. McCroskey, communication organisationnelle, communication persuasive, évaluation psychométrique
3. Auteurs / Authors
L’instrument a été conçu et validé par deux figures éminentes de la recherche en communication interpersonnelle et pédagogique :
- James C. McCroskey, Ed.D. (1938–2012) : Professeur émérite au Département des études en communication de l’Université de Virginie-Occidentale (West Virginia University, Morgantown, États-Unis). Auteur de plus de deux cents articles scientifiques et pionnier mondial de l’anxiété de communication (communication apprehension), des dynamiques d’évitement socio-communicatif et de la mesure quantitative de l’ethos dès 1966.
- Jason J. Teven, Ed.D. : Professeur d’études en communication à la California State University, Fullerton (CSUF), États-Unis. Ses travaux de recherche se focalisent sur la crédibilité perçue des enseignants, le leadership organisationnel, l’affirmation de soi et la théorie de la rhétorique relationnelle.
4. Objectif / Purpose
Les Mesures de crédibilité de la source ont pour finalité d’évaluer de manière quantitative, fiable et standardisée les perceptions qu’un récepteur entretient à l’égard des caractéristiques intrinsèques et motivationnelles d’un émetteur. Dans toute situation d’interaction sociale ou médiatisée, le traitement cognitif d’un message persuasif est tributaire de l’évaluation préalable ou concomitante de la source qui le dispense. Cet instrument vise à capturer le construit global de l’ethos à travers un format concis mais exhaustif, capable de prédire l’adhésion cognitive, l’impact affectif et les modifications comportementales qui en découlent.
Historiquement, les recherches menées par l’école de Yale sous la direction de Carl Hovland dans les années 1950 avaient mis en exergue l’importance capitale de l’expertise perçue et de l’honnêteté du communicateur. Toutefois, les instruments initiaux laissaient de côté la dimension affective relative à l’intention bienveillante de la source. La justification théorique de l’outil de McCroskey et Teven repose sur l’impératif de restaurer la composante aristotélicienne d’eunoia (bonne volonté), souvent négligée dans les modélisations comportementales du XXe siècle en raison de postulats factoriels réducteurs.
En pratique, l’échelle trouve de multiples applications :
- En psychologie organisationnelle et du travail : Mesure de la crédibilité perçue des cadres dirigeants, superviseurs et gestionnaires par leurs subordonnés, servant de médiateur central de la satisfaction au travail, de l’engagement organisationnel et de la justice procédurale perçue.
- En pédagogie et communication éducative : Évaluation de l’impact de la communication non-verbale et de l’immédiateté verbale des enseignants sur la perception de leur crédibilité par les apprenants, corrélée aux gains d’apprentissage cognitifs et affectifs.
- En psychologie de la santé : Analyse de la relation médecin-patient et acceptation des protocoles thérapeutiques en fonction de l’empathie et de l’expertise perçues chez le praticien.
- En communication politique et médiatique : Évaluation de la réception des discours publics, de la confiance envers les porte-paroles institutionnels et du traitement heuristique de l’information dans les médias numériques.
5. Construit psychologique / Construct
L’instrument postule que la crédibilité de la source n’est pas un trait intrinsèque inhérent au communicateur, mais une perception subjective co-construite et attribuée par le récepteur. Ce construit multidimensionnel repose sur trois facteurs intercorrélés :
1. La Compétence (Competence)
La compétence réfère au degré d’expertise, de qualification, de savoir et de maîtrise intellectuelle accordé à la source sur le sujet traité. Le récepteur s’interroge : « Cette personne possède-t-elle les connaissances nécessaires pour savoir ce qui est vrai et pertinent ? ». Dans l’échelle, ce facteur est mesuré par des ancres telles que Intelligent / Unintelligent, Untrained / Trained, Inexpert / Expert, Informed / Uninformed, Incompetent / Competent, et Bright / Stupid. Une source hautement compétente réduit l’incertitude épistémique du récepteur et confère au message une valeur informative prépondérante.
2. La Fiabilité ou Intégrité (Trustworthiness)
Cette dimension évalue le jugement moral, la probité, la véracité et la justice perçues du communicateur. Même si une source est considérée comme éminemment experte, son message peut être rejeté si elle est soupçonnée de manipulation ou de duplicité. La question centrale pour l’auditeur est : « Cette personne est-elle honnête et digne de confiance dans la transmission de ce qu’elle sait ? ». Les items constitutifs englobent des couples sémantiques tels que Honest / Dishonest, Untrustworthy / Trustworthy, Honorable / Dishonorable, Moral / Immoral, Unethical / Ethical, et Phony / Genuine. Ce facteur ancre la confiance relationnelle et sécurise l’acceptation du contenu sans suspicion d’agendas cachés.
3. La Bienveillance ou Sollicitude (Goodwill / Caring)
La bienveillance constitue l’apport conceptuel distinctif de McCroskey et Teven (1999). Elle renvoie à la perception que la source se préoccupe réellement du bien-être, des besoins, des intérêts et des sentiments de ses interlocuteurs. Contrairement à une source compétente mais froide, ou intègre mais détachée, une source bienveillante démontre de l’empathie, de l’écoute active et un dévouement authentique. Elle répond à l’interrogation : « Cette personne prend-elle mes intérêts à cœur ou est-elle uniquement motivée par son propre bénéfice ? ». Les items opérationnalisant ce facteur sont Cares about me / Doesn’t care about me, Has my interests at heart / Doesn’t have my interests at heart, Self-centered / Not self-centered, Concerned with me / Not concerned with me, Insensitive / Sensitive, et Not understanding / Understanding. Des recherches empiriques ont démontré que la bienveillance est souvent le prédicteur le plus puissant de la satisfaction relationnelle et de l’ouverture au changement.
6. Cadre théorique / Theoretical Framework
L’assise conceptuelle des Mesures de crédibilité de la source s’inscrit au croisement de la philosophie rhétorique classique, du cognitivisme social et des théories de la persuasion contemporaine.
L’héritage aristotélicien : l’Ethos tripartite
Dans le Livre II de sa Rhétorique, Aristote établit que la persuasion (pistis) produite par le discours repose sur trois modes : le logos (le raisonnement logique), le pathos (la disposition émotionnelle de l’auditoire) et l’ethos (le caractère moral et la présentation de soi de l’orateur). Aristote formule avec une précision remarquable que l’orateur gagne la confiance de son public non par des arguments extérieurs, mais par la manifestation simultanée de trois vertus :
- Phronesis : la sagesse pratique, le discernement éclairé et l’expertise technique.
- Arete : la vertu morale, l’intégrité éthique et la noblesse de caractère.
- Eunoia : la bienveillance, la bonne disposition affective et l’absence d’animosité envers l’auditeur.
La dérive méthodologique du XXe siècle
Lorsque la communication s’est institutionnalisée en tant que science empirique quantitative dans les années 1950 et 1960 (avec Carl Hovland, David Berlo, Jack Whitehead, et McCroskey lui-même en 1966), les chercheurs ont fréquemment eu recours à des techniques d’analyse factorielle utilisant des rotations orthogonales de type Varimax. La rotation Varimax impose mathématiquement que les facteurs extraits soient strictement décorrélés (indépendants à 90 degrés). Cette contrainte statistique a conduit à l’absorption ou à l’élimination des items d’eunoia (bienveillance), ceux-ci saturant partiellement à la fois sur la compétence et sur la fiabilité. Dès lors, les manuels de communication ont pendant trois décennies réduit l’ethos à un modèle dyadique (compétence et honnêteté).
La réhabilitation théorique de McCroskey et Teven
En 1999, McCroskey et Teven ont démontré que la fidélité au modèle aristotélicien exigeait l’abandon de l’hypothèse d’orthogonalité au profit de rotations factorielles obliques (telles que Promax ou Oblimin direct). Dans la réalité phénoménologique, un individu perçu comme très compétent et extrêmement moral a également une plus grande probabilité d’être jugé bienveillant. La réalité des interactions humaines est intrinsèquement corrélée. En permettant aux facteurs de présenter une covariance naturelle, l’analyse factorielle a fait réapparaître la bienveillance comme un construit distinct, hautement autonome sur le plan de la variance expliquée, et doté d’une valeur prédictive incrémentale majeure.
Articulation avec le modèle de probabilité d’élaboration (ELM)
Dans le cadre du Elaboration Likelihood Model (ELM) de Petty et Cacioppo, la crédibilité de la source opère comme un indice périphérique majeur lorsque les récepteurs disposent d’une motivation ou d’une capacité cognitive faibles pour traiter le contenu (voie périphérique). À l’inverse, en situation de forte élaboration cognitive (voie centrale), la bienveillance et la compétence perçues modulent la valence des pensées générées à l’égard des arguments avancés, consolidant une persistance accrue du changement d’attitude.
7. Validité / Validity
L’échelle de McCroskey et Teven (1999) a fait l’objet de protocoles de validation rigoureux démontrant d’excellentes qualités métrologiques à travers diverses populations.
Validité de construit
La validité de construit a été établie par des modélisations en équations structurelles et des analyses factorielles confirmatoires (AFC). Les indices d’ajustement soutiennent invariablement la supériorité du modèle à trois facteurs corrélés par rapport à un modèle unidimensionnel ou bidimensionnel :
- Indice de comparabilité de Bentler (CFI) régulièrement supérieur à .95.
- Indice de Tucker-Lewis (TLI) supérieur à .94.
- Erreur quadratique moyenne d’approximation (RMSEA) oscillant entre .04 et .06.
- Résidu quadratique moyen standardisé (SRMR) inférieur à .05.
Validité convergente
La validité convergente de l’échelle est attestée par des corrélations positives fortes avec d’autres échelles d’attraction interpersonnelle (notamment l’échelle d’attraction sociale et professionnelle de McCroskey & McCain), la réceptivité communicationnelle et les mesures d’immédiateté non-verbale (corrélations de Pearson se situant entre r = .50 et r = .72, p < .001). Les trois dimensions convergent vers un méta-construit d’évaluation positive de la source tout en conservant une variance spécifique substantielle.
Validité discriminante
Bien que corrélées (les corrélations inter-facteurs s’étendant généralement de .45 à .70), les trois sous-échelles satisfont le critère de Fornell et Larcker : la variance moyenne extraite (AVE) pour chaque dimension excède systématiquement le carré de la corrélation entre cette dimension et toute autre dimension du modèle. De plus, la dimension de bienveillance se distingue empiriquement des simples mesures de complaisance ou de désirabilité sociale.
Validité prédictive et de critère
Les scores obtenus aux trois sous-échelles prédisent de façon significative des variables d’issue majeures :
- Dans le champ pédagogique, Teven et McCroskey (1997) ont démontré que la bienveillance perçue de l’enseignant explique une part unique de variance dans l’apprentissage affectif des étudiants (ΔR² = .15 à .28, p < .001), au-delà de la compétence perçue.
- Dans le champ du management, la dimension de fiabilité et celle de bienveillance prédisent l’intention de rotation du personnel (turnover intentions) et l’adhésion aux directives managériales (compliance gaining).
8. Fidélité / Reliability
La fidélité de l’instrument est l’une des plus documentées et reproductibles de la littérature en sciences sociales.
Consistance interne
Dans l’étude princeps de McCroskey et Teven (1999) portant sur d’importants échantillons d’évaluateurs évaluant des cibles diverses (professeurs, figures politiques, supérieurs hiérarchiques), les coefficients alpha de Cronbach (α) ont atteint les valeurs suivantes :
- Compétence : α = .85 à .92
- Fiabilité (Trustworthiness) : α = .90 à .94
- Bienveillance (Goodwill) : α = .89 à .93
La fidélité composite (Composite Reliability – CR) calculée lors d’études confirmatoires ultérieures dépasse couramment le seuil conservateur de .90 pour l’ensemble des trois dimensions.
Fidélité test-retest et stabilité temporelle
Dans des protocoles longitudinaux examinant la stabilité des perceptions sur des intervalles de deux à quatre semaines en l’absence d’interactions communicationnelles nouvelles, les coefficients de corrélation test-retest se situent entre .78 et .88, illustrant une remarquable stabilité temporelle du jugement lorsque la source ne modifie pas son répertoire comportemental.
9. Analyse factorielle / Factor Analysis
L’histoire de l’analyse factorielle appliquée à l’échelle de crédibilité est centrale dans l’histoire de la psychométrie de la communication.
L’analyse factorielle exploratoire (AFE)
Lors de la refonte de l’instrument, McCroskey et Teven ont soumis un large ensemble de différentiels sémantiques à une extraction par factorisation en axes principaux suivie d’une rotation oblique (Promax, Kappa = 4). Les critères de décision statistique comprenaient le test du coude de Cattell (scree plot), les valeurs propres supérieures à 1.0 (critère de Kaiser), et une règle d’exclusion des items présentant des saturations inférieures à .60 sur leur facteur primaire ou des saturations croisées supérieures à .30 sur un facteur secondaire.
L’analyse a produit une solution nette et parcimonieuse en trois facteurs rendant compte de plus de 65 % à 72 % de la variance totale :
- Facteur 1 (Bienveillance) : Sature fortement sur les items 3, 5, 8, 9, 15 et 18, avec des saturations factorielles s’étalant de .68 à .86.
- Facteur 2 (Fiabilité) : Sature principalement sur les items 4, 6, 10, 12, 14 et 17, avec des saturations variant de .71 à .89.
- Facteur 3 (Compétence) : Sature sur les items 1, 2, 7, 11, 13 et 16, avec des saturations comprises entre .64 et .87.
Analyses Factorielles Confirmatoires (AFC)
Les investigations contemporaines confirment la robustesse de cette structure factorielle. Les comparaisons de modèles concurrents démontrent que le modèle trifactoriel oblique surpasse significativement :
- Le modèle unifactoriel (où tous les items chargent sur une seule dimension de réputation générale) : le test de différence du chi-carré est hautement significatif (Δχ²(3) > 1200, p < .0001).
- Le modèle bifactoriel classique (Compétence et Fiabilité, où la bienveillance est amalgamée à la fiabilité) : Δχ²(2) > 450, p < .0001.
Ces données confirment sans ambiguïté la nécessité psychométrique de conserver la bienveillance comme une entité factorielle distincte.
10. Instrument de mesure / Instrument
- Type de test : Instrument psychométrique d’auto-évaluation / hétéro-évaluation par différentiel sémantique.
- Format : Échelle bipolaire à 7 points ancrée par des adjectifs antinomiques (ex. Intelligent vs Unintelligent).
- Nombre d’items : 18 items au total, répartis équitablement en 3 sous-échelles de 6 items chacune.
- Sous-échelles :
- Sous-échelle Compétence : Items 1, 2, 7, 11, 13, 16.
- Sous-échelle Fiabilité (Trustworthiness) : Items 4, 6, 10, 12, 14, 17.
- Sous-échelle Bienveillance (Goodwill/Caring) : Items 3, 5, 8, 9, 15, 18.
- Échelle de réponse : Continuum de 1 à 7 où :
- 1 et 7 indiquent un sentiment très fort en faveur de l’un des adjectifs de la paire.
- 2 et 6 indiquent un sentiment fort.
- 3 et 5 indiquent un sentiment modéré / assez faible.
- 4 indique l’indécision ou la neutralité.
- Procédure de cotation (Scoring) :
Afin d’éviter les biais de réponse d’acquiescement, l’orientation des polarités positives et négatives a été aléatoirement inversée lors de la conception. Par convention, un score élevé (7) doit refléter la plus haute crédibilité perçue.
Les items pour lesquels l’adjectif négatif est placé à gauche ou l’adjectif positif à droite doivent faire l’objet d’un recodage inversé avant sommation selon la clé :
1 = 7, 2 = 6, 3 = 5, 4 = 4, 5 = 3, 6 = 2, 7 = 1.Conformément aux instructions princeps de McCroskey et Teven, les items inversés à recoder sont les items 2, 6, 7, 8, 13, 14, 15, 17 et 18.
Pour chaque dimension, les scores des 6 items correspondants sont sommés pour produire un score dimensionnel allant de 6 à 42 :
- Score de Compétence : Somme des items (1 + [2 recodé] + [7 recodé] + 11 + [13 recodé] + 16).
- Score de Bienveillance : Somme des items (3 + 5 + [8 recodé] + 9 + [15 recodé] + [18 recodé]).
- Score de Fiabilité : Somme des items (4 + [6 recodé] + 10 + 12 + [14 recodé] + [17 recodé]).
Des scores globaux peuvent également être moyennés par item (variant de 1.00 à 7.00) pour faciliter l’interprétation comparative entre dimensions.
11. Permissions, Tarifs et Année du test / Permissions & Fee and Test Year
- Année de publication : 1999 dans sa forme trifactorielle définitive (les précurseurs datent de 1966 et 1981).
- Statut du droit d’auteur et permissions : L’échelle fait partie des instruments développés par le Dr. James C. McCroskey mis à la disposition de la communauté académique internationale dans le domaine public pour les activités d’enseignement, de formation et de recherche non-commerciale sans frais ni redevance.
- Tarif : Gratuit pour la recherche scientifique et pédagogique (Open Access / Educational Use). Toute utilisation à des fins lucratives ou d’audit commercial exclusif requiert une vérification des droits auprès des ayants droit ou de l’éditeur du périodique d’origine (National Communication Association).
12. Références / References
- Aristote. (1991). On rhetoric: A theory of civic discourse (G. A. Kennedy, Trad.). Oxford University Press.
- Berlo, D. K., Lemert, J. B., & Mertz, R. J. (1969). Dimensions for evaluating the acceptability of message sources. Public Opinion Quarterly, 33(4), 563-576. https://doi.org/10.1086/267745
- Hovland, C. I., Janis, I. L., & Kelley, H. H. (1953). Communication and persuasion: Psychological studies of opinion change. Yale University Press.
- McCroskey, J. C. (1966). Scales for the measurement of ethos. Speech Monographs, 33(1), 65-72. https://doi.org/10.1080/03637756609375482
- McCroskey, J. C., & Teven, J. J. (1999). Goodwill: A reexamination of the construct and its measurement. Communication Monographs, 66(1), 90-103. https://doi.org/10.1080/03637759909376464
- McCroskey, J. C., & Young, T. J. (1981). Ethos and credibility: The construct and its measurement after three decades. Central States Speech Journal, 32(1), 24-34. https://doi.org/10.1080/10510978109368075
- Petty, R. E., & Cacioppo, J. T. (1986). The Elaboration Likelihood Model of persuasion. Advances in Experimental Social Psychology, 19, 123-205. https://doi.org/10.1016/S0065-2601(08)60214-2
- Teven, J. J., & McCroskey, J. C. (1997). The development of a measure of perceived teacher caring: Goodwill as a third dimension of teacher credibility. Communication Education, 46(1), 1-9. https://doi.org/10.1080/03634529709379068
13. Questions et items du questionnaire / Scale Items
Instructions: On the scales below, indicate your feelings about your manager (or, if not currently employed, your most recent supervisor). Numbers 1 and 7 indicate a very strong feeling. Numbers 2 and 6 indicate a strong feeling. Numbers 3 and 5 indicate a fairly weak feeling. Number 4 indicates you are undecided.
- Intelligent 1 2 3 4 5 6 7 Unintelligent
- Untrained 1 2 3 4 5 6 7 Trained
- Cares about me 1 2 3 4 5 6 7 Doesn’t care about me
- Honest 1 2 3 4 5 6 7 Dishonest
- Has my interests at heart 1 2 3 4 5 6 7 Doesn’t have my interests at heart
- Untrustworthy 1 2 3 4 5 6 7 Trustworthy
- Inexpert 1 2 3 4 5 6 7 Expert
- Self-centered 1 2 3 4 5 6 7 Not self-centered
- Concerned with me 1 2 3 4 5 6 7 Not concerned with me
- Honorable 1 2 3 4 5 6 7 Dishonorable
- Informed 1 2 3 4 5 6 7 Uninformed
- Moral 1 2 3 4 5 6 7 Immoral
- Incompetent 1 2 3 4 5 6 7 Competent
- Unethical 1 2 3 4 5 6 7 Ethical
- Insensitive 1 2 3 4 5 6 7 Sensitive
- Bright 1 2 3 4 5 6 7 Stupid
- Phony 1 2 3 4 5 6 7 Genuine
- Not understanding 1 2 3 4 5 6 7 Understanding
SCORING INSTRUCTIONS:
To compute your scores, add your scores for each item as indicated below:
Recode questions (2, 6, 7, 8, 13, 14, 15, 17, 18) with the following format:
1 = 7
2 = 6
3 = 5
4 = 4
5 = 3
6 = 2
7 = 1
Competence Factor: (1, 2, 7, 11, 13, and 16) __________
Caring/Goodwill Factor: (3, 5, 8, 9, 15, and 18) __________
Trustworthiness Factor: (4, 6, 10, 12, 14, and 17) __________